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Poésie néo-classique
Francis : Quelque part, l’enfance
 Publié le 28/12/15  -  14 commentaires  -  709 caractères  -  293 lectures    Autres textes du même auteur

C’est là que je suis né.


Quelque part, l’enfance



Perché sur son coteau, l’Olympe du gamin,
Un bosquet dominait les masures voisines.
La Traxenne quittait le feuillage prasin
En chantant sous les ponts par-delà les collines.

Adossées au vallon sur le bord du chemin
Les prairies ondoyaient sous les haies d’aubépine.
Les sentiers empierrés conduisaient au regain,
Louvoyant sur les monts aux senteurs d’églantine.

Au centre du hameau, promontoire divin,
L’église, le clocher dessiné au fusain
Veillaient sur les tombeaux et les blanches chaumines.

Torchis peint à la chaux et toiture carmin
Ma longère aux murets coiffés de capucines
Dès l’aube enluminait l’ocre du parchemin.


 
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   lala   
14/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
C'est une écriture très élégante que je découvre ici, qui me fait cheminer dans la montagne douce, fleurie, parfumée, colorée.
Deux rimes pour un sonnet, qui semblent s'apostropher d'une colline à l'autre, montrent le soin ciselé de ce poème.
Je ne partage pas tout à fait la construction du premier tercet. L'église est mise en relief, elle est au centre du hameau, le terme "église" est rejeté avec solennité au début de la rime suivante. De ce fait, le clocher devrait rester en-deçà. Par exemple, L'église, son clocher dessiné au fusain, veillait... Juste un avis bien personnel...

   papipoete   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
le temps de fermer les yeux, je me rappelle de " là où je suis né ". Donnez-moi du papier, et d'un fusain, je vous dessinerai les contours de mon village, les prairies aux haies d'églantiers, que les sentiers parcouraient ça et là.
Il suffirait de presque rien, pour qu'en classique votre sonnet parut. C'est un peu dommage...

   Anonyme   
15/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Découverte de ce lieu, que les mots nous peignent très élégamment, vous donnant l'envie d'aller le voir et de marcher dans vos pas, de s'arrêter, pour apprécier ces détails touchants, beauté et simplicité font de cet écrit, un plaisir de lecture.

   Anonyme   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Francis. Merci pour cette balade matinale et bucolique dans ton village natal sis sur les rives de La Traxenne.
J'aime beaucoup le feuillage prasin, terme rare au point que mon correcteur ne le connaît pas.
Pour ce qui est du premier tercet, j'aurais mieux vu :
L'église et son clocher, dessinés au fusain.

Je suis un peu surpris par le vers de chute... surtout par "l'ocre du parchemin "...
Dès l’aube enluminait l’ocre du parchemin.
Quelque chose m'aura sans doute échappé !
Hormis ces détails, l'ensemble est de belle facture...
Merci pour cette agréable lecture.

   Hananke   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Francis.

Enfin des progrès et de l'application dans l'écriture, ce qui se traduit par un changement de catégorie.
Bon, encore quelques hiatus mais cela viendra avec le temps.

J'ai lu ce poème comme un très joli tableau, ai découvert
la couleur prasin que je ne connaissais pas.

J'adore le premier quatrain qui pose le décor avec
son Olympe de gamin et le tercet final également.

Je me répète mais avec ce sonnet, votre écriture a vraiment
franchi un palier dans tous les domaines.

Bonne continuation, votre âme de poète que je sentais poindre
depuis longtemps est en mesure de se révéler complètement
dans l'écriture.

   cervantes   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Toujours ce petit faible pour le sonnet, même en néo classique.
Et le vôtre élégant aux termes recherchés (prasin que je ne connais pas) m'évoque la douce France de Trenet.
Merci beaucoup pour ce partage nostalgique et vivant

   Robot   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une belle description qui semble être celle d'un lieu de l'enfance. Un tableau comme Courbet aurait pu le peindre. Sur la construction, j'aurais mis le 1er tercet à la fin car je trouve que le vers " veillaient sur les tombeaux et les blanches chaumines" est beaucoup plus riche pour achever le sonnet. Et là qualité du vers final est très importante dans un sonnet dont il doit être l'apothéose.

   PIZZICATO   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Francis.
On garde toujours un petit coin dans son coeur pour abriter l'endroit de son enfance.
Un bien joli tableau.
" La Traxenne quittait le feuillage prasin
En chantant sous les ponts par-delà les collines. " Belle image animée.

   Vincendix   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De tels souvenirs d’enfance sont inoubliables et précieux, je le vois ce village au bord d’une paisible rivière, avec son « mont » Olympe, son église, ses fermes et ses maisons, il ressemble à celui où je suis né, à part les torchis.

Un sonnet aux senteurs d’aubépine et de regain, un plaisir à lire et à respirer.

   leni   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Francis
une élégante ballade en campagne Les mots sont choisis J'aime citer ces passages que j'aime particulièrement

l’Olympe du gamin,
et là nous y sommes

Les sentiers empierrés conduisaient au regain,
Louvoyant sur les monts aux senteurs d’églantine.

le clocher dessiné au fusain
Veillaient sur les tombeaux et les blanches chaumines.

Ce qui me plait c'est la maitrise des mots qu crée un joli tableau

Merci pour ce plaisir que tu as choisi de partager

Mon salut cordial Leni

   Automnale   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Voilà un sonnet qui fleure bon les parfums de l’enfance. Quant à son auteur, il était facile de deviner, juste en lisant le mot « chaumine », qu’il s’agissait de Francis. Cela me fait penser à Amélie Nothomb qui raconte que dans chacun de ses romans, sans exception, se trouve un mot précis (j’ai oublié lequel).

Mais suivons les pas du petit Francis qui sur son Olympe, un simple coteau, regardait les masures voisines. Ecoutons la Traxenne chantant sous les ponts. Et cherchons, au passage, la signification de «prasin » (vert tendre).

Cela sentait si bon, autrefois, l’aubépine et l’églantine ! Qu’il était charmant ce hameau ! Le clocher de l’église, dessiné au fusain, veillait sur les tombeaux et les blanches… les blanches… chaumines !

Et nous voilà de retour à la maison : une longère au torchis peint à la chaux, à la toiture carmin et aux murets coiffés de capucine.

Les tableaux de l’auteur sont toujours agréables à contempler. Et il me plaît de le suivre sur ses chemins de nostalgie.

Ceci étant, je me permettrais d’ajouter une virgule après « chemin »… Et je me demande si je n’écrirais pas :
« Au centre du hameau, promontoire divin,
L’église. Le clocher dessiné au fusain
Veillait sur les tombeaux et les blanches chaumines. »

Merci, cher Francis, pour cette balade au bord de la Traxenne… Grâce à vos peintures, emplies de délicatesse, j’aime votre pays natal.

   Anonyme   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Eh bien, vous êtes né dans un bien bel endroit, perché sur un coteau, au milieu des prairies et des sentiers empierrés.

Belle description d'une nature qui ne cesse jamais de nous émerveiller.

Wall-E

   Pussicat   
29/12/2015
L'écriture passe immanquablement par ce retour au source, d'une façon ou d'une autre.
Tu as choisi la peinture pour décrire ton village, ta maison, et le sonnet pour la forme, elle s'y prête à merveille.
L'enfant voit tout en grand, ainsi le "coteau" se fait "Olympe".
J'apprécie de découvrir des mots inconnus dans mes lectures, ici la couleur "prasin" dont l'association avec "feuillage" adoucit la dureté de la seconde syllabe "zin".
Le premier quatrain plante le décor.
Le second le suit, avec une petite accroche à : "...sous les haies d’aubépine." La suite de "é" est un peu maladroite : "les-haies".
Viennent les deux tercets et ce vers 10 qui me gêne.
La liaison entre "L’église," et "le clocher dessiné au fusain" qui "Veillaient sur les tombeaux..." est mal écrite.
Il y a comme une rupture entre "L’église," et "le clocher, ça ne glisse pas.
C'est comme le vers final, je ne le comprends pas.
Quel est ce parchemin ? j'ai pensé aux murs blancs de la longère...

Un joli sonnet sur le village qui t'as vu grandir, quelques incompréhensions, mais peut-être cela vient-il d'une lecture trop rapide.

à bientôt de te lire,

   jfmoods   
1/1/2016
J'aurais ajouté cinq virgules : les deux premières à l'hémistiche et en fin de vers 5, la troisième en fin de vers 12, les deux dernières au vers 13...

« Ma longère, aux murets coiffés de capucines, »


I) Les contours d'un tableau

1) Des lignes de force

La description s'attache d'abord, par un mouvement descendant, à rendre compte des éléments de décor figurant sur la partie basse de la toile (champ lexical de la nature : « coteau », « bosquet », « vallon », « prairies »). Le regard remonte ensuite sur le regroupement humain lié à cette terre afin d'amener le lecteur vers le point d'ancrage du locuteur. Après une mise en apposition, le cadre domestique est enfin évoqué (« Ma longère »).

2) Des lignes de fuite

La personnification de la rivière entame un mouvement d'éloignement (« La Traxenne quittait le feuillage ») qui s'amplifie de manière hyperbolique (complément de lieu : « par-delà les collines »), traçant une perspective pour le moins aventureuse vers l'ailleurs. Plus loin dans le sonnet, la sinuosité particulière du parcours dessiné (« Les sentiers... / Louvoyant sur les monts ») suggère, anticipe, appelle le spectateur vers d'autres points de fuite.

II) Un effet d'enveloppement

1) Les cinq sens

Des notations visuelles chatoyantes baignent la description du lieu (« prasin », « blanches », « à la chaux », « carmin », « capucines », « enluminait », « ocre »). L'ouïe (gérondif : « en chantant »), l'odorat que l'on peut agréger au goût par l'implicite présence du thé (« des senteurs d'églantine »), un toucher finement suggéré par l'idée d'une caresse (« les prairies ondoyaient ») viennent compléter la richesse de l'évocation.

2) Une mise en abyme révélatrice

A la verticalité sèche de la perspective générale décrite (participes passés : « perché », « adossées », verbe : « dominait », périphrase éminemment méliorative : « Olympe ») répond celle, douce, intimiste, maternante (complément de lieu : au centre du hameau »), de l'église (lexique : « promontoire », verbe à connotation protectrice : « veillait », métonymie appuyant sur la prégnance du temps traversé : « le clocher »).

Merci pour ce partage !


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