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Poésie contemporaine
jackplacid : Mon ami le maçon
 Publié le 06/10/14  -  13 commentaires  -  748 caractères  -  614 lectures    Autres textes du même auteur

Voilà un sonnet que j'ai écrit pour un ami qui est maçon, daltonien…
et dont la véritable passion est la peinture.


Mon ami le maçon



Il a les mains durcies aux travaux de la pierre,
Il cimente, il bâtit, il joue du fil à plomb,
Il connaît les secrets du compas, de l’équerre,
Bien droit sur vos toitures il scelle vos blasons.

Il sait d’un cabanon restaurer la mémoire,
Tous vos murs sont trempés d’un peu de sa sueur
Et de tous vos autels c’est l’humble bâtisseur
Qui bien mieux que prier dresse des oratoires !

Pour bousculer sa vie, la nuit il se relève,
Parmi tout un fatras dans un coin du garage
Une toile est posée, c’est là qu’il vit ses rêves.

Il peint fiévreusement jusqu’au petit matin
Laissant fleurir son cœur, ses pinceaux, son instinct,
Ses couleurs parcourues de daltoniennes rages…


 
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   Miguel   
18/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un texte tout à fait touchant, plein d'une émotion contagieuse, avec de belles images et de belles sonorités. Je ne donne ici qu'un avis personnel et discutable, mais j'aurais préféré un poème ou tout sur le maçon, ou tout sur le peintre ; car l'émotion se disperse dans ces deux évocations et perd de sa force ; la note un peu trop réaliste du garage ne me semble pas heureuse, ni le verbe "bousculer", mais l'ensemble du poème a son charme et sa fraîcheur.

   Anonyme   
23/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien
"Il a les mains durcies aux travaux de la pierre,
Il cimente,il bâtit,il joue du fil à plomb,
Il connaît les secrets du compas,de l’équerre,
Bien droit sur vos toitures il scelle vos blasons.

Il sait d’un cabanon restaurer la mémoire,
Tous vos murs sont trempés d’un peu de sa sueur"

Très beaux vers !
"Et de tous vos autels c’est l’humble bâtisseur
Qui bien mieux que prier dresse des oratoires !"

C'est obscur, que voulez vous dire ? Nous ne sommes pas tous habitants d'églises... c'est un peu dommage ce côté artificiel. J'aurais d'ailleurs écrit "qui au lieu de prier"... si je comprends bien le sens de ces vers.

Les deux tercets sont fluides et on ne sent pas la technique du tout.
Dommage : "daltoniennes rages"... qui tombe comme cela sans aucune explication préalable sinon dans l'incipit.
A la limite, c'est superflu, vous auriez pu vous contenter de parler d'un peintre maçon. Qu'il soit daltonien ou pas n'apporte rien dans ce sonnet tel que vous l'avez construit.

   Francis   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime particulièrement le premier quatrain rythmé, fluide. Les tercets nous éloignent du maçon devenu peintre ou architecte.
Le sonnet, dans son ensemble, est agréable à lire.

   Anonyme   
6/10/2014
Bonjour Jack Placid

Dans ce sonnet contemporain de bonne facture, la volte est bien marquée, les quatrains évoquant le maçon dans son job et les tercets, le même dans son violon d'Ingres.

"daltoniennes rages" n'est pas très heureux
Peut-être auriez-vous pu faire l'impasse sur ce détail qui, surgissant au tout dernier hémistiche, n'apporte rien au poème et terminer plutôt sur une note plus agréable à l"oreille.

Mais ce n'est qu'un chipotage de consommateur exigeant

Merci Jackplacid et salut à votre sympathique artiste-artisan

   Pimpette   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime

tant d"amitié et d'admiration pour un homme simple et riche en même temps!
Cette humanité inonde tout le texte!
la poésie se glisse partout quelquefois même dans un sujet prosaïque par lui même!

Je me régale de ces textes sans prétention

"""Parmi tout un fatras dans un coin du garage
Une toile est posée, c’est là qu’il vit ses rêves.""

   Robot   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'éprouve de la sympathie pour le thème de ce poème, sorte d'éloge au travailleur manuel reconnu comme un artiste.
J'aime beaucoup la description réaliste de l'environnement: cet homme qui se relève la nuit pour sa passion de la peinture dans son garage que j'imagine encombré de toutes sortes de chose, peut être n'y rentre-il même pas sa voiture.
J'imagine un artisan rural amoureux du travail bien fait.
Je trouve ce vers un peu bancal (qui que)
"Qui bien mieux que prier dresse des oratoires !"
Mais l'ensemble m'a beaucoup plu.

   Anonyme   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Salut jackplacid... Un thème qui n'est pas pour me déplaire, l'hommage aux manuels ! Bien aimé le premier quatrain mais aussi le premier tercet, du maçon à l'artiste...
A mon avis, seul gros défaut de ce sympathique sonnet, le dernier vers et surtout les "daltoniennes rages" qui cassent une lecture somme toute agréable... On doit pouvoir trouver mieux que cette chute assez peu... artistique !

Edit... Simple suggestion... une piste, rien de plus avec un néologisme : Daltonie

Se riant du destin, la nuit il se relève,
Parmi tout un fatras dans un coin du garage
Une toile est posée, c’est là qu’il vit ses rêves.

Laissant parler son cœur, ses pinceaux, son instinct,
Artiste en Daltonie il peint jusqu’au matin,
Aux couleurs de sa vie, portraits et paysages...

   leni   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un sonnet dédié à l'amitié admirative
ce premier quatrain :

Il a les mains durcies aux travaux de la pierre,
Il cimente, il bâtit, il joue du fil à plomb,
Il connaît les secrets du compas, de l’équerre,
Bien droit sur vos toitures il scelle vos blasons
.
est un bel hommage aux manuels
le reste du sonnet est de belle facture Les daltoniennes rages me dérangent :Détail!

Merci à vous Salut cordial Leni

   Ioledane   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je m'attendais à un sonnet sans surprise mais plutôt bien construit (!) sur le maçon, et voilà que dans les tercets il se découvre peintre ... Pourquoi pas, cette double facette est intéressante.

Le premier quatrain me paraît le plus réussi, le second un peu gâché par le vers maladroit "Qui bien mieux que prier dresse des oratoires".

"Pour bousculer sa vie" me paraît un peu curieux, cela semblerait indiquer qu'il fait cela uniquement pour mettre un peu de piment dans sa vie de maçon (pourtant déjà riche et intéressante au regard des deux quatrains) ; or il n'en est rien puisque l'on apprend que c'est ainsi qu'il "vit ses rêves", ce qui me paraît bien plus fort.

Les "daltoniennes rages" achèvent ce poème de manière trop brutale, elles ont à mes yeux une tonalité un peu artificielle, bien qu'intéressante - elles ne me paraissent tout simplement pas à leur place ici.

   Purana   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je dois avouer que j'ai apprécié l'incipit car il m'a aidée à comprendre et à admirer ce poème, un hommage à un ami qui est maçon, qui aime peindre et qui est daltonien.
Je me demande si je l'aurais aimé autant si je n'avais pas lu ces explications.

Mais selon moi, l'incipit n'est doit pas être là pour aider le lecteur à comprendre le texte. Il ne doit être qu'une sorte de résumé, un très court extrait du contenu ; un tout petit texte dans lequel chaque déclaration correspond à une partie du texte principal qui se présente sous une forme élargie.

Ce n'est pas le cas ici.

Cela dit, j'ai apprécié la lecture de ce sonnet contemporain que je trouve agréable et sympathique, écrit par un ami vraisemblablement fidèle et dévoué.

Je vous remercie pour ce joli texte.
Purana

   Absolue   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme vous décrivez bien votre ami!
J'aime ce genre de poème, accessible, humble, vrai.
"Tous vos murs sont trempés d'un peu de sa sueur" est, je pense, le vers que j'apprécie le plus.
Par contre, j'aurais peut-être ajouté une suite pour expliquer ses rages daltoniennes...
Mais dans l'ensemble, j'adhère et je sue avec lui:-)

   Michel64   
6/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Ah ces "daltoniennes rages"… c'est vrai que le daltonisme aurait dû soit être traité plus complètement soit pas du tout mentionné.

"Pour bousculer sa vie, la nuit il se relève," me gène un peu.
Pourquoi pas "sublimer" ou "colorer" plutôt que "bousculer".

Mis à part cela, cet hommage à un maçon artiste est plutôt bien balancé. Le premier quatrain est mon préféré.

   kano   
12/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte très bien mené, sans prétention (ce n'est absolument pas péjoratif), réussit sur la forme: sa coule bien, c'est fluide, ça se lit tout seul ; et sur le fond: un portrait évocateur, un instant partagé avec un inconnu qui ne l'est plus tant arrivé à la fin du poème.

"Il sait d’un cabanon restaurer la mémoire,
Tous vos murs sont trempés d’un peu de sa sueur"

Très joli.
En somme, rien d'exceptionnel, mais un joli petit texte, ce qui est déjà beaucoup.


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