Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Jema : Cauchemar ?
 Publié le 12/10/13  -  3 commentaires  -  2007 caractères  -  77 lectures    Autres textes du même auteur

Juste une idée venue une nuit d'insomnie. Aucune sympathie pour les profanateurs ou autres antéchrists, aucune envie de choquer, uniquement un écrit nocturne.


Cauchemar ?



Nuit d’encre, nuit sans lune, opaque solitude
Tous les sens en éveil, magma d’incertitude
Je frissonne debout, dans ce froid cavernal
Somnambule égaré en un sombre dédale.
J’entends battre mon cœur, métronome du temps
Son tempo m’affirmant que je suis bien vivant
Si ma gorge n’est que braise, mes dents claquent d’effroi
Le derme de ma peau est grêlé par le froid.
De mes membres endormis je reprends possession
Réanimant mes chairs de frêles sensations
Mais dans l’obscurité une flamme surgit
Et une torche embrase un bûcher de fagots
Un halo né du feu qui ne jamais faiblit
Me laisse deviner les lignes d’un caveau
Puis celles d’une église que le brasier caresse
Éclairant les ténèbres de lueurs orangées
Où des langues enflammées d’une suave allégresse
Avalent sans pudeur l’édifice sacré.
La nécropole est proche et les stèles de marbre
Reflètent désormais la clarté du foyer
Mille croix s’illuminent quand j’aperçois des arbres
Que déjà des flammèches s’apprêtent à consumer.
Coutumes de Toussaint, rameaux et chrysanthèmes
S’assèchent et puis flambent tels fétus de foin
L’archange sur le clocher domine tel un diadème
Statufié dans son or, improbable témoin.
L’allée du cimetière ceinte d’ifs centenaires
Se perd dans l’arabesque d’une dense fumée
Et des cendres que brises et vents véhiculèrent
Coiffent les conifères d’une grise nuée
Recouvrant également tombeaux et cénotaphes,
Défunts redevenant d’anonymes dépouilles
Quand la poussière occulte d’élogieuses épitaphes
Confondant aux démons d’angéliques gargouilles.
Séduit par le succube, envoûté et conquis
Quand trop d’anges déchus se sont brûlé les ailes
Je récite ces vers, funeste litanie
Invoquant aux sorcières de pernicieux rituels.


_________________________________________
Ce texte est publié avec un mot protégé par PTS.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Pimpette   
12/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Texte troublant, précis, et c'est difficile dans le domaine concerné.
Cauchemar ou occultation, je ne sais que dire.
On suit cette scène presque invraisemblable comme si, pourtant, on était présent.;
L'auteur a une attitude d'une grande dignité, sans cris et sans pleurs;
presque sans peur!
J'ai beaucoup d'estime pour ce texte singulier et je vais guetter les com qui éclaireront sans doute ma vieille lanterne!

   PIZZICATO   
12/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Tous les sens en éveil ", ce n'est donc point un cauchemar. Errance dans un cimetière engendrant des visions fantastiques? Simple divagation de l'esprit encore somnolent ? " De mes membres endormis, je reprends possession ".
Qu'importe, ce tableau quelque peu macabre est rendu de façon précise avec cette succession d'images adéquates.

   senglar   
12/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jema,


Ce Chant gothique, poème pré-initiatoire, incantatoire, ne manque pas d'allure et n'est, bien sûr, pas de tout repos quoique clair dans son propos ou au moins ses intentions , On voit où il va ! Euh... Pourquoi alors ce "?" à "Cauchemar" ? Curieux quand même ce romantisme noir dans notre monde moderne, rétroactif, à rebours de ce à quoi l'on pourrait s'attendre jusqu'à être pré-vampirique, Dracula est encore au berceau ici, et nos vampires modernes à naître...

Dites-moi, vous osez encore dormir après un tel autodafé ?

J'aurais séparé les quatre derniers vers du reste en sautant une ligne pour signaler au lecteur subjugué (lol) qu'il pouvait ôter son masque à oxygène sinon anxiogène.

Belle plume ! Dommage de brûler tout ça :)


Senglar-Brabant


Oniris Copyright © 2007-2020