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Poésie libre
jhc : À tercets perchés
 Publié le 29/04/18  -  6 commentaires  -  1351 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

À tercets perchés
j’ai vu les mots du printemps
jouer dans les buissons.


À tercets perchés



À tercets perchés
j’ai vu les mots du printemps
jouer dans les buissons

pour une jolie demoiselle
dont c’était la saison nouvelle
sa gorge douce et son jupon

les nuages
ont fondu verticales
leurs ailes vernales

le vieil hiver
quittant son vertige
tandis qu’au zénith

la jeune fille
cheveux couleur d’oiseau bleu
ni n’a quitté son nid

ni
n’y
nie

ni n’a laissé son chien
ni allaité son chat
qu’à l’horizontale

au mois de mars
vers la vieille mare
se marre la verte grenouille

premier arc qu’on tend
ainsi va-t-on au printemps
content

bande vers la primevère
la prime fois qu’il la verra
pas qu’à Pâques

et
le ver
d’éther

initie
son premier cri
le premier vers

le vers un
envers celle
ouïe qui jouit

j’ois
tant et tant tout le jour
du prince temps

le vent
se
lève

un cerisier fait risette
sur son lit de pâquerettes
lustre du soleil levant

cerisier
cerisier
aussi le magnolia



ce printemps de passage
est-il jeune est-il vieux
le printemps n’a pas d’âge


 
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   Brume   
9/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Tercets perchés oui c'est clair.
J'ai aimé parcourir votre douce folie.
Mais paradoxalement, une folie qui reste dans la cohérence.
On n'est pas dans le n'importe quoi, on est dans l'expression originale.
Une touche d'humour, des vers incroyables :

-" la jeune fille
cheveux couleur d'oiseau bleu
ni n'a quitté son nid

ni
n'y
nie "

Parler du printemps et de la vie tout autour d'une manière aussi déjantée fait du bien au moral.

   Lulu   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Jhc,

J'ai beaucoup aimé la légèreté de ce poème tout plein de fantaisie et de sourire. Il s'accorde bien avec la saison printanière, même si, comme vous l'énoncez dans le dernier vers, "le printemps n'a pas d'âge"...

Cela dit, je n'ai pas du tout été convaincue par le jeu des homonymes. En effet, visuellement, lorsqu'on lit le texte, on a bien cette possibilité d'y trouver du sens, mais si on avait à entendre ce poème dit par autrui, sans le visualiser, je trouve qu'on y perdrait beaucoup. Et indépendamment de cela, ce n'est pas ce qui m'a séduite ici.

Ce que j'ai aimé, c'est le rythme d'ensemble, lié au choix des tercets et aux images simples et souriantes, comme ici, par exemple : "pour une jolie demoiselle / dont c'était la saison nouvelle / sa gorge douce et son jupon", ou encore : " un cerisier fait risette / sur son lit de pâquerettes / lustre du soleil levant".

Bonne continuation.

   papipoete   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour jhc
avec ces 2 premiers tercets rieurs, j'ai voulu emprunter le chemin de votre poème, jusqu'au vers final mais...
les faux haîkus sont devenus pour moi " pierre de Rosette " et pas Champollion pour un sous, je me suis perdu dans le codage de votre inspiration !
Mais, de ci de là, je vois des coups de plume, en particulier vers la fin qui donnent le sourire .

   Vasistas   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut
Oui c’est ça le printemps, le soleil qui traverse en averse de lumière, les idées rebondissent, les mots jouent à s’envoler, les grenouilles se marrent, les cerisiers en fleur de rire.
Douce chansonnette qui nous rajeunit, merci

   PIZZICATO   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Malgré plusieurs lectures, je n'ai pas pu me décider sur l'interprétation à donner à ce texte.

Soit suivre tout simplement ces " mots du printemps " et jeux de mots - dont certains ne m'ont pas vraiment séduit -
Soit y voir un second degré beaucoup plus grivois avec le " vieil hiver " et la " jolie demoiselle ... sa gorge douce et son jupon " qui vont " jouer dans les buissons ".
" ni allaité son chat
qu’à l’horizontale " ...

Mais dans l'ensemble, ce texte n'est pas parvenu à susciter un véritable intérêt.

   LenineBosquet   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Attiré par le titre (j'aime les "perchés"), je ne suis pas déçu. C'est plein de fraîcheur, des allusions sexuelles aussi ("premier arc qu'on tend", "bande vers la primevère" etc...), des jeux de mots, assonances et allitérations, et tout ceci gentiment perché, bref c'est le printemps quoi !
Merci


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