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Poésie contemporaine
kiwi05 : Prière à l'Amour
 Publié le 02/07/13  -  8 commentaires  -  723 caractères  -  192 lectures    Autres textes du même auteur

"You want a love that consumes you, you want passion, and adventure, and even a little danger…" D.S.


Prière à l'Amour



Un démon maléfique infecte mes pensées.
Mon cœur tout entier brûle, mon corps est un bûcher.
Pardonnez à mon âme, car elle est corrompue,
Et le meilleur des dieux exclurait son salut.

Sans volonté aucune, j’ai renié la croix,
Abandonné pudeur, et méprisé les lois,
Parjuré tous les saints, et prié jours et nuits
Lucifer le déchu, de me mener à lui.

La passion me consume et déchaîne mes envies,
En buvant mon sang pur, il a souillé ma vie,
Quand la mort me guettait, j’ai croisé son regard,
Une seconde, à peine, mais il était trop tard.

Pardonnez-moi Mon Père, mais je serai damnée,
Dans les yeux du démon, j’ai vu l’amour germer.


 
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   Ioledane   
25/6/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Cette ‘prière’ est assez paradoxale, pas tant par son côté « je pèche mais j’assume » que par la certitude affirmée haut et fort : « je suis maudite, vous ne me sauverez pas » quand la démarche semblerait viser l’inverse. Pourquoi venir voir un prêtre, avec une telle certitude ? A quoi bon demander le pardon d’un représentant de Dieu alors que l’on est aussi certain de ne pas l’obtenir de ce dernier ?

A moins qu’il ne s’agisse ici du père de l’intéressée, indépendamment de toute considération religieuse ? Mais le vouvoiement et les références nombreuses à la religion m’incitent à penser le contraire.

Au-delà de cette remarque de fond, je trouve que les descriptions des affres de cette passion diabolique sont un peu trop appuyées et manquent à la fois de finesse et d’originalité.

« Abandonné pudeur » me gêne, l’article semble écarté juste pour l’équilibre du vers, mais un autre verbe aurait pu être employé (délaissé ou écarté, par exemple).

Ce texte gagnerait sans doute à être moins caricatural et plus recherché dans son expression.

   brabant   
2/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Kiwi05,


Sulfureux, efficacement. Pas certain que l'héroïne ait beaucoup à perdre dans ce parjure passionné ; peut-être naîtra-t-elle enfin réellement ?....

Quant au Père, qu'elle le laisse s'emmerder s'il reste sourd à l'Appassionata !

Lol

   Robot   
2/7/2013
Bonjour Kiwi,
J'ai apprécié l'objet de votre poésie, et je pense que nous n'avons pas ici à juger l'opinion qui émane de votre texte. - Se damner pour connaître l'amour -. Je sais que nous ne sommes pas en classique ou en néoclassique mais pourquoi ces ruptures avec les alexandrins pour passer à des vers de treize pieds qui semblent négliger les "e muets" (vers 2 - 9 - 12) et ne me paraissent pas apporter un plus à la lecture, au contraire.

   Marite   
2/7/2013
Cette poésie contemporaine se lit aisément mais c'est le thème qui me surprend énormément. Comment, en ce début de 21ème siècle concevoir que l'amour c'est : l'âme corrompue ... renier la croix ... mépriser les lois ... et le plus extraordinaire, enfin à mon avis : invoquer Lucifer ! L'emprise de la religion catholique serait-elle dévastatrice à ce point sur un comportement somme toute naturel et humain ? A moins que cette passion ne soit ni naturelle, ni humaine ...

   KIE   
3/7/2013
Quant à Lucifer (porteur de lumière) et aux dieux (papa !), ne croyez pas tout le mal qui se dit des uns et des autres. Il y a aussi du bon en eux. Et il y a de gentils démons, voyez Hellboy.

Question forme, vos intentions ne sont pas claires. Plutôt que négliger volontairement (?) les « e » muets, ne vaut-il pas mieux ne pas les mettre et leur substituer des apostrophes ou alors s’écarter franchement des formes « classicoïdes » ? Les dodécasyllabes qui n’en sont pas (tridéca, ça porte malheur), gagnent (mais il y a des exceptions) à être franchement hexa, hepta, octo, ennéasyllabes.

Il s’agit juste d’une idée en l’air, le contraire n’est probablement pas moins faux.

Il serait intéressant de voir vos explications concernant ce texte.

Agréable la lecture est de cette « Prière à l’amour ».

   David   
4/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Kiwi05,

Beaucoup de son de voyelle en fin de vers, ça donne un ton sépulcral qui convient bien à ce poème aux airs de messe noire. C'est bien rythmé aussi, équilibré comme une litanie religieuse avec un vocabulaire qui appuie sur cet effet sans excès ni maladresse.

Vous "élidez les E à la césure", les erreurs par rapport à une écriture classique sont toutes situées au même endroit des vers. C'est une façon de faire qui remonte aussi loin que la chanson de Roland, ce n'est pas vraiment une faute de rythme, mais plutôt une vision du vers en deux partie.

   Laroche   
10/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour. 14 vers, comme pour un sonnet, mais distribués en trois quatrains et un distique; voilà une disposition assez particulière. En effet, comme mentionné ci-dessus, le Diable fait beaucoup moins peur; peut-être grâce à (ou à cause de) "La fin de Satan", mais surtout, sans doute, par l'effet de "...laisse-moi, rien qu'une fois, plonger mes doigts dans les cheveux d'Esmeralda.", chantée pendant des mois sur la scène du Palais des Congrès...

   Anonyme   
14/1/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
En lisant le titre "Prière d'Amour", je m'attendais à mieux que ce texte au vocabulaire convenu, le passionnel est bien là, mais tout ces mots mystiques franchement cela manque d'originalité.

D'un bout à l'autre de l'écrit, une litanie de propos liturgique, il n'y a que cela, quelle abomination pas une once de quelque chose de bien plus personnelle, de plus marqué, qui aurait montré à quel point c'est engouement était irréversible, était bouillonnement, à si juste une ébauche " La passion me consume et déchaîne mes envies ", mais c'est bien trop peu. Je reste sur ma faim.

Vous vous êtes bien trop focalisé sur tout ce qui touchait à la "prière", vous n'avez pas su donner à votre idée, qui est bonne en soi, de l'envergure.


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