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Poésie libre
krish : La colline aux coeurs purs
 Publié le 14/09/19  -  6 commentaires  -  757 caractères  -  162 lectures    Autres textes du même auteur

En hommage à l'humanité des habitants d'un village de guérisseurs soufis dans la Corne de l'Afrique.


La colline aux coeurs purs



Dernier baiser de braise sur les lèvres des sentiers
l'innocence les enroule dans leurs rêves de lune.
Elle balbutie au ciel
des paumes levées
l'inspiration de l'air
le rire de l'être.
Chants des voiles d'encens
psaumes des sources qui se jouent
de la pudeur des épines
bousculent les buissons de lave
fécondent les lisières du basalte.
L'eau appelle l'aube à coups de cornes
chahute à grands cris les sabots insolents
défie pas à pas la semence fertile
des piques des bouviers sur les flancs arrogants.
Sous le feuillage tendre des épistyles noueux
les légendes des femmes à la peau arc-en-ciel
bercent le beurre des calebasses
et des rameaux d'enfants.


 
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   lucilius   
25/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Difficile, pour qui est néophyte des sciences que se transmettent les guérisseurs de la corne africaine, d'apporter quelque hommage humain à l'appui d'un texte trop hermétique.
Etant initié, j'ai donc plus de facilités à comprendre et partager des images dont l'écriture me parle.

   Gabrielle   
26/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très bel hommage rendu.

Le tableau dépeint renvoie à un décor qui appelle au voyage.

La poésie fait naître chez le lecteur l'envie de rencontrer ces habitants dont on se rapproche grâce au texte.

Merci à l'auteur(e) pour cette invitation.

Au plus de vous lire.

   Pouet   
14/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Après Bénarès, l'auteur nous invite dans la corne de l'Afrique.

J'ai encore une fois pleinement goûté aux métaphores pétries d'humanité.

Un très joli "jeu" sur les renvois, les sonorités, les corrélations comme cette inspiration de l'air et le rire de l'être, ces paumes levées vers le ciel et ces psaumes des sources, cette eau qui appelle l'aube à coups de cornes dans cette région éponyme de l'Afrique où les piques des bouviers côtoient la pudeur des épines...
Et puis ce magnifique final et ses femmes arc-en-ciel berçant des rameaux d'enfants. (Comme dans son précédent texte, l'auteur clôture avec l'enfance.)

Dépaysement, découverte, sensibilité, talent d'évocation.

   papipoete   
14/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour krish
nous voici, après l'Inde en Afrique noire, où la magie qui guérit les hommes et les bêtes, opère au soleil couché, quand la divine lune sert de réverbère. Les chants, les gestes au ciel entrent en action jusqu'à l'aube...et la vie reprend son cours normal ; les femmes bercent le beurre dans leur calebasse.
NB bien sûr que j'ai suivi de loin ces rituels, que le cinéma nous montre dans ses documentaires, et n'imagine pas la ferveur que cela doit engendrer ; il faut être de là-bas pour le ressentir !
Mais en vers-images, l'auteur tente d'éclairer qui ne sait pas, mais partager pleinement qui connait !
" l'eau appelle l'aube à coups de corne " est de ces beaux clichés !

   Luz   
15/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour krish,

Je n'ai pas bien compris le texte, mais j'ai ressenti une grande poésie dans chaque vers, dans chaque image.
Un voyage, une fête hors de notre monde habituel.
Vraiment très fort ; on voudrait juste être présent.
Bravo !

Luz

   Davide   
16/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour krish,

Ce poème brille d'une forte "présence", à la lisière de l'univers des contes et des légendes.
Il y a d'abord les verbes d'action, nombreux et tellement évocateurs, qui enrobent d'un voile de mystère ces guérisseurs de ces "collines aux cœurs purs" : "bousculent", "chahute", "fécondent", "appelle", "enroule"...
Puis il y a la nature sous un clair de "lune" éblouissant ; ces rituels aussi fascinants qu'impénétrables convoquant les forces du divin et l'esprit des éléments : "braise"/"lave", "air", "eau", sans parler du "ciel", de "l'encens", de "l'aube" etc.

Sans conteste, la poésie nous parle à voix susurrée.
Il n'y a rien que je n'ai pas aimé, tout sonne juste, jusqu'à la délicieuse musicalité des vers.
Ah si, une petite réserve peut-être sur cette forme en bloc quelque peu rebutante.

Merci krish,

Davide


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