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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 64)
 Publié le 26/10/11  -  9 commentaires  -  273 caractères  -  308 lectures    Autres textes du même auteur

...


Fragment du crépuscule (morceau 64)



Vérité, tigre blanc aux yeux de neige…

Vigne vierge rougie, enroulée au bout du sentier lumineux…

Fou, celui qui court après l’écho envoûtant des chimères…

Fou et imposteur, misérable ignorant, celui qui croit courir après tout autre chose…


 
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   socque   
10/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Jolie allégorie ! L'idée est nette, visuelle... J'ai bien aimé, mais trouve tout de même l'ensemble un peu court ; j'en aurais bien pris plus longtemps, là le voyage s'est interrompu trop sèchement à mon goût.

   Pascal31   
16/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quatre lignes qui possèdent une force indéniable et qui ont fait naître chez moi une émotion, presque un malaise, palpable.
Il n'empêche que je ne peux que regretter la brièveté du propos. J'en aurais voulu davantage, même si le risque, bien sûr, est de gâcher l'émotion qui affleure de ces quelques mots.
Au final, un poème qui concentre beaucoup de force en peu de mots mais qui, pourtant, m'a laissé un peu sur ma faim.

   Anonyme   
26/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai un coup de foudre pour ce texte. [edit : et un point pour Estelle pour avoir reconnu un fragment en EL, un!]
Je suis fan de symbolisme (floral entre autre) et je trouve que c'est puissant de symbolisme dans les deux premiers vers qui posent le regard... contraste harmonieux et surprenant avec les deux vers suivants qui sont pragmatiques tout en étant tout aussi contemplatifs.
Je suis personnellement incapable de réduire un tout à son stricte minimum poétique et je trouve un réel trait de génie poétique dans l'assemblage de ces quatre vers.
J'apprécie également la ponctuation, importante sur format aussi court. Les suspensions qui renvoient à un état d'âme, une réflexion, un soliloque peut-être. Les sonorités sont particulièrement agréables, avec un dosage intelligent des sons. Le rythme coule tout seul...
Et puis le fond auquel je ne peux qu'adhérer à cent %.
Et puis le fait que ce ne soit pas personnel ajoute une forme de recul englobant paradoxal qui me plait, c'est pas un sermon c'est plus une constatation logique, sans équivoque... un regard posé.
J'aime tout, je retire rien, je prends ce texte tel quel...
Merci pour la micro-claque.

PS : donc, voilà la pause... j'aime assez la charnière, et transposé au "narrateur" des fragments y a une logique incontestable que je ne peux qu'applaudir...

   Anonyme   
26/10/2011
J'apprécie dans ce poème :
La concision.
Le contraste entre les images des deux premiers vers. L'une allégorique et glacée (la mort ?) , l'autre bien réelle et tout à fait de saison (la vie ?)
La sagesse orientale dans les vers 3 et 4. On pourrait d'ailleurs plutôt parler de versets.

J'y vois comme une sorte de haïku "géant", libéré des contraintes de cette forme, mais en conservant l'esprit.

J'ai adoré.

   Lunar-K   
26/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voici un fragment qui me change de ceux que j'ai déjà pu lire. Plus court, moins hermétique, moins dense aussi. Mais toujours cet incroyable sens de la formule et de la musicalité. Toujours également cette grande cohérence, cette unité qu'on n'attendrait pas forcément d'un "fragment".

En lisant ce texte, j'ai eu l'impression de lire deux séries de deux vers. Les deux premiers vers étant plus symboliques, obscurs et imagés tandis que les deux derniers, plus sentencieux, apportent leurs lumières sur les premiers et, ce faisant, sur l'ensemble du texte. Un texte qu'il convient donc de lire (au moins) deux fois afin de pouvoir rapporter, aux symboles présents dès le début, les sentences énoncées à la toute fin ; soit, afin d'opérer, a posteriori, la donation de sens.

Il m'est impossible d'en être bien sûr, ce terme commençant le premier vers et donc prenant d'office la majuscule, mais j'ai l'impression que c'est de la "Vérité" avec un grand "V" que vous nous parlez. La vérité unique et absolue qui se dresse, chimérique, "au bout du sentier lumineux" de la science (ou de la connaissance dans son acception la plus large).

Plus encore (et j'aime beaucoup cet aspect de ce texte), la "vérité", ici, peut tout aussi bien renvoyer à tout autre chose qu'à l'objet de connaissance. Pourquoi, en effet, ne s'agirait-il pas plutôt (ou même également) de la "vérité de l'être" (à nouveau en un sens très général) ? Or, vous savez à quel point cette question me fascine, ce pourquoi, entre autre, votre texte résonne tout particulièrement en moi. Vérité absolue inaccessible qui se dérobe toujours à nous mais qui, néanmoins, nous ébranle sur ce "sentier lumineux", obsédé que nous sommes (fou peut-être) par sa pleine, mais toujours illusoire, réalisation...

Enfin, un dernier vers qui m'apparaît comme une mise en garde contre l'absolutisme-intégrisme de celui qui, ignorant de cette inaccessibilité, agit au nom de cette chimérique vérité, non plus comme un idéal à viser mais plutôt comme une réalité actualisée en lui...

Bref, j'aime beaucoup ce texte. Ses forts belles images ("tigre blanc aux yeux de neige") et ses sonorités (avec notamment cette "Vigne vierge rougie"). Poème très court, il est vrai, mais néanmoins (contrairement peut-être à ce que je disais au début de ce commentaire) assez dense et extensif. J'avoue vous préférer sur des textes plus longs et au souffle quasi épique, mais je crois que ce petit poème n'a finalement rien à leur envier !

Merci à vous !

   brabant   
26/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Larivière,


Je lis (et je relis) ce fragments/ces fragments de "Fragment 64" et je me dis : Que comprendre ? Qu'ai-je compris ?

le "tigre", la "vigne"
le "blanc", le "rouge"
les "yeux de neige", ben oui, des yeux de félin !
une "vigne vierge (rouge)", ben oui aussi ! "enroulée" dans la lumière.

Ces images sont poétiques, mais banales, malgré une recherche pour la première.

D'accord, la vérité du tigre c'est la mort et la vigne vierge rougie symbolise cette mort par la couleur du sang.


Une vigne vierge, c'est quoi ?
Du lierre ?
"au bout du sentier lumineux" je suis dans une impasse obscure !...



Personnellement je ne retiens qu'un vers de ce Fragment :
"Fou, celui qui court après l'écho envoûtant des chimères..."
Oui, nous sommes bien l'écho de nos chimères. (Le vers suivant confirmant ce vers-là). En poursuivant vos chimères, Larivière, nous ne faisons que lire les nôtres. Vous nous avez bien eus !

Pourquoi vous faites-nous déchiffrer nos lambeaux ?

Je vous préfère prolixe... pour taire la vérité et vivre de chimères !

   wancyrs   
26/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Juste quatre vers et autant de cohérence ! Une preuve qu'on a pas besoin d'une bible pour réunir la cohérence nécessaire à un texte... Bible ? en effet les deux derniers vers sonnent comme les leçons de l’ecclésiaste, Salomon le sage. Deux vers qui semblent controversés mais, après mûre réflexion, nous renvoie à la vanité de toute choses, d'où les similitudes avec l'enseignement du roi sage.

"Vérité, tigre blanc aux yeux de neige…"

Blanc, signe de pureté ; neige = blancheur ; ====> la pureté de la vérité. Mais pourquoi le tigre ? animal féroce qui griffe, qui déchiquette, mais se laisse approcher, apprivoiser par les humble ?

Petit, on me disait que "la vérité blesse" mais on me disait aussi : "tu connaîtras la vérité, et la vérité t'affranchiras". Connaitre le tigre et l'apprivoiser, un tigre qui pourtant blesse les non humbles, les vaniteux.

"Vigne vierge rougie, enroulée au bout du sentier lumineux…"

Vigne vierge rougie, est-ce pour parler de l'incorruptibilité de la vérité ? vérité qu'on essaie de rougir mais en vain elle reste vierge ?

Quel est donc le trait-d'union entre ces quatre vers qui semblent se suffire elles-même ? Et si on relisait le tout en inversant l'ordre des vers ?


Fou, celui qui court après l’écho envoûtant des chimères…

Fou et imposteur, misérable ignorant, celui qui croit courir après tout autre chose…

Vérité, tigre blanc aux yeux de neige…

Vigne vierge rougie, enroulée au bout du sentier lumineux…

Curieux non ?

   aldenor   
1/11/2011
Belle et frappante image de la vérité-tigre.
Il me semble que quelque chose cloche dans le dernier vers.
Fou qui court après les chimères (l’écho des chimères, oui, c’est joli, encore plus chimérique…)
Fou et imposteur qui croit courir après autre chose.

Fou lui aussi, d’accord, dans le sens ou ceux qui courent après quoi que ce soit sont fous.
Ce qui me dérange c’est qu’il « croie » courir.
Ce n’est pas sur le fait de courir qu’il doit se tromper, c’est sur le fait qu’il croit y avoir « autre chose » après quoi courir. Non ?

   David   
3/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Larivière,

Ça doit être en voie de disparition, les tigres blancs, surtout albinos, ça fait une double rareté, comme plus loin le "misérable ignorant" insistant. C'est aussi contradictoire, mais je la fabrique peut-être un peu cette histoire de tigre albinos, la contradiction serait entre la pureté et la clarté symbolique de la vérité et le flou, la mauvaise vision, lié à l'albinisme.

J'hésite à prendre les vers deux par deux, le tigre blanc est-il fou. La vigne vierge rougie, ou le sentier lumineux, sont-ils l'imposture.


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