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Poésie libre
Lariviere : Les sources primitives
 Publié le 15/05/20  -  11 commentaires  -  2063 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur


Les sources primitives



Au plus profond des âges
Les sources primitives
Bouillonnent de bas instincts

La vie
Est un long fleuve
Aux humeurs détestables

Aux margelles
Du puits
Où l'on va chercher l'eau

Il y a un ruisseau
Voire un ru plein de boue
Qui barre le passage

Ses crues et ses décrues
Font remonter le temps...

Ainsi
La rage
Est le mal

Qui nous mine

Ô CRUELLE
DESTINÉE !!!

Ô SAISONS en enfer !
Ô ruines de châteaux !

De maisons
Et de vies
Encore
À reconstruire...

Et malgré Pasteur
Et ses vaccins

C'est le retour aux ténèbres
Qui nous menace
De folles et tenaces infections

Car plus nous avançons
Plus nous fouillons nos abîmes
Et la fameuse
Abondance
Nous en portons la corne
Poussant
Chaque jour
Avec fatalité
Dans les Caddies
Lourdement chargés
De nos vies de damnés

Ici
Le parfum des plaisirs
Égare
Le sens commun

Là-bas
Les effets
De la faim
Aiguisent les appétits
Avec férocité...

Et à l'aube
Du jour
Déclinant
Sur les deux pôles
Du globe
Empourpré
De déchéance
Aux lèvres toujours gonflées
D'improbables
Espérances

L'humanité
Reste plus proche
Du loup

Que de l'ange

Étrange miroir
Des âmes

Et des sourires

Pourtant
Divinisés...

Humanité
Écartelée

Comme jamais

Mais tissant
Éternellement
Son destin

Entre sa part
D'ombre
Et de lumière

Aux cimes du superflu
Au profit du néant

Partagé
Entre son désir
De jouir

Sans entrave

Et sa volonté

D'être

Un être

De raison

Malgré le voile

Originel

À moitié rabaissé...


 
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   Corto   
23/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème à l'ambition philosophique attire le lecteur qui rapidement lève les sourcils.
La disposition du texte n'est pas en cause, mais plutôt l'ambition.
Une pensée m'est rapidement venue: 'Qui trop embrasse mal étreint'.

Néanmoins la réflexion est parfois harmonieusement présentée:
"Aux margelles Du puits Où l'on va chercher l'eau
Il y a un ruisseau Voire un ru plein de boue Qui barre le passage".

En final je retiens aussi volontiers:
"Humanité / Écartelée / Comme jamais / A moitié rabaissée..."

Merci à l'auteur.

   PlumeD   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Je ne vois pas bien où est la poésie là-dedans. Pour moi, ce sont simplement des réflexions critiques sur notre société.
Je suis toujours étonné que l'on puisse transformer quelque phrases en vers hachés, ici...92 ! pas moins, pour ce qui tiendrait en quelques lignes.
Quant au fond, ma fois, rien de bien nouveau. Désolé

   ANIMAL   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien ce poème en forme d'élégie, cette façon déclamatoire de s'adresser aux cieux :

"Ô CRUELLE
DESTINÉE !!!

Ô SAISONS en enfer !
Ô ruines de châteaux !"

Le fond est dramatique et pessimiste, constatation que les humains ne progressent pas car au moindre obstacle le vernis de civilisation s'écaille et la brute réapparaît.

La réserve que j'émettrai néanmoins est sur la longueur. Le poème se fut-il arrêté à "De nos vies de damnés", il eut été parfait à mon goût. Pour moi, la suite est bien moins percutante et affaiblit l'ensemble, hormis le très beau passage :

"L'humanité
Reste plus proche
Du loup

Que de l'ange"

Un ressenti mitigé, donc, à cause de cette longueur malgré un thème fort et un traitement plaisant en première partie.

   papipoete   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Larivière
Le temps aura beau s'écouler, décennies après décennies, siècle après siècle, nous aurons toujours d'un pôle à l'autre cette nuance " les riches auront de la nourriture, les pauvres de l'appétit " paroles d'un célèbre candidat à la présidence française...
Il y aura toujours des routes à l'impeccable bitume pour certains, et des chemins plein de trous que barrent la ronce pour d'autres...
Quand nous focaliserons les infos sur un mal local, ne parlant plus de la faim dans le monde, de l'excision chez les fillettes noires, de la traversée de la Méditerranée ; cela signifiera-t-il que ces fléaux n'existent plus ?
Et " l'humanité reste plus proche du loup... que de l'ange "
NB l'auteur en images en pointillés, nous dépeint un tableau aux couleurs sombres, d'où émergent souvent le pourpre tel des joues brûlées au soleil, tel le sang qui coule aux quatre coins de la planète.
La teinte des mois que nous traversons, n'est sûrement pas étrangère à cette réflexion philosophique ? Mais certains passages de votre texte me font le situer ( même si certains concitoyens souffrent ) loin de nos frontières.
Concernant la construction de votre ouvrage, j'aurais mis certains passages en une seule ligne ?
103 poésies, 16 nouvelles... qui dit mieux ? La densité de votre inspiration ne peut qu'étonner !

   Vincente   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Sous ses dehors introspectifs, sur l'Homme d'aujourd'hui, sur les penchants de l'humain à se dépasser depuis les "sources primitives" jusqu'au "Cimes du superflu / Au profit du néant", ce poème s'avoue et se dévoile surtout en une vaste inquiétude sur l'angoissante propension de l'homme à se dévoyer par ses agissements.

Le poète "profite" de sa plume pour formuler cet état de fait, celui qu'il voit, non pas dans sa réalité intrinsèque, mais dans celle qu'il interprète depuis la subjectivité de son regard. Si bien que le lecteur se prêtant à son expressivité va devoir franchir deux sas d'accoutumance.
Sur le premier, le plus tangible, celui de la forme s'écrivant, bien séquencée (à part cette broutille que je cite plus bas), j'ai trouvé l'expression claire, plutôt démonstrative bien que peu factuelle, elle investit par le biais de sensations des "réalités" à la fois peu définies, et généralisantes ; pas facile de les contester ni même de les assimiler singulièrement, l'on reste dans l'émotionnel.
Sur le fond, vu que le discours cherche à montrer, à défaut de démontrer, j'ai trouvé un manque de clarté induit par des convocations de registres divers, voire antagonistes. Par exemple, la formule "bas instincts" pour caractériser les "sources primitives" ne me semble pas très adéquat ; dans celles-ci, n'est-ce pas notre origine animale qui est évoquée, à ce stade originel les instincts sont simplement "instinctifs", ils deviennent bas quand l'homme les dévoient dans des considérations immorales, ou délétères ; pour moi "sources primitives / instincts bas" sont deux notions que l'on ne peut associer dans un "bouillonnement".
Dans la métaphore inspirée où "la vie [est] un long fleuve aux humeurs détestables", je m'étonne que la formulation s'intéresse unilatéralement aux "humeurs détestables", sans glisser un contrebalancement positif ; j'ai eu l'impression d'une "instruction à charge", pour appuyer le propos. Avec ensuite les quelques vers suivants qui abondaient dans ce sens, j'avouerais avoir commencé à sortir de l'invitation. Ensuite, je n'ai pas réussi à me replonger dans une adoption d'abord émotionnelle.
Par exemple, le fait de glisser le terme "rage" m'avait porté à le considérer dans un chargé vaste, métaphorique, mais ensuite vient "Pasteur" et l'on revient à un prosaïsme scientifique ; l'on rebascule dans le déversement viral, biologique, qui semble être à l'origine de l'intention d'écriture.

D'une façon plus générale sur le fond du propos, vu que l'expression évolue tout de même pas mal dans le démonstratif, je ne me suis pas associé à sa vision, pas plus à celle instantanée qu'à celle projective. En fait, dans ce type de proposition, le lecteur se trouve en quelque sorte pris à parti ; ainsi je me permets de dire que je ne suis pas d'accord avec une part importante de cet opinion qui penserait que l'Homme premier était pur et que depuis qu'il évolue il se tâche et se gâche, ce serait nier tant de formidables évolutions, aussi bien dans le champ de la conscience que de celui de la connaissance. Alors oui, il doit rester vigilant, apprendre de ses erreurs, combattre tant de vilenies et de bêtise, etc… mais il est l'expression de son originel "augmenté" de son "évolution".

Une petite chose au sujet des deux strophes centrales de l'image sur la vie, que j'ai beaucoup aimé, je les aurais écrites en une seule strophe :
"Aux margelles
Du puits
Où l'on va chercher l'eau
Il y a un ruisseau
Voire un ru plein de boue
Qui barre le passage
"

   Stephane   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lariviere,

J'ai aimé deux choses (disons deux strophes) :

Car plus nous avançons
Plus nous fouillons nos abîmes
Et la fameuse
Abondance
Nous en portons la corne
Poussant
Chaque jour
Avec fatalité
Dans les Caddies
Lourdement chargés
De nos vies de damnés

et

Et à l'aube
Du jour
Déclinant
Sur les deux pôles
Du globe
Empourpré
De déchéance
Aux lèvres toujours gonflées
D'improbables
Espérances


J'ai aussi mieux apprécié la seconde partie du poème que la première, disons à partir de : "Ici, le parfum des plaisir".

Globalement, c'est pas mal mais je pense que vous auriez pu mieux faire (à mon sens).

   hersen   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un fond que j'aime beaucoup, il y a comme un mélange, des sources primitives au caddie, une ascension de ce qui finalement n'a jamais changé. Ne changera pas.

La fin : un gros coup de coeur, ce voile à demi rabaissé me laisse li'idée d'un théâtre dont nous sommes les (pitoyables) acteurs qui ne savons sur quel piètre pied danser.

La forme : je suis moins convaincue. Mais il me semble que je te le dis souvent sur tes poèmes.
Mais dans ce cas ici, j'ai l'impression que l'impact s'affaiblit par ces vers si courts; parce que la pensée arrive moins bien à s'installer, le rythme est trop trépidant pour un sujet qui entraîne une réflexion profonde. Alors que j'ai l'impression qu'il faut que je me dépêche.

Mais un grand merci pour cette lecture !

   sauvage   
17/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Larivière,

j'ai lu ce poème, au contenu limpide, malheureusement parfois insipide. Il peut arriver que la poésie rate sa cible. Je ne suis donc pas réellement rentré dedans, les sensations trop souvent sur le côtés ou trop artificielles. Ce décrochage émotionnel est par exemple arrivé lors de ce passage (pourtant signalé en majuscules) :
Ô CRUELLE / DESTINÉE !!!
Ô SAISONS en enfer !
Ô ruines de châteaux

A mon goût, c'est trop appuyé. Désolé pour cette fois-ci.

Au plaisir de vous lire à nouveau !

   Anonyme   
19/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Larivière,
En première lecture, j'ai été ravie de découvrir ce poème libre. L'aspect aéré est appréciable, la longueur bienvenue ("la vie est un long fleuve"- "intranquille")

Dans le détail, j'ai moins aimé trouver ce paragraphe :
"Et malgré Pasteur
Et ses vaccins", un peu trop explicite à mes yeux -je me projette dans 1 siècle et ne suis pas sûre d'alors comprendre et aimer qu'on me nomme si clairement ce dont il s'agit.
Un peu moins apprécié la dernière partie, à partir de "L'humanité..." un peu trop étirée, pour moi (et puis le loup ne fait plus recette à mes yeux d'écolo, même si son opposition à "l'ange" est lourde d'hérédité).

La majeure partie du poème est bien conçue, pertinente et percutante, le titre est aussi bien choisi.
Ce que je préfère est la première partie, depuis " Au plus profond..." jusqu'à "À reconstruire."

Merci du partage,
Éclaircie

   Robot   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Tout ce que j'attends d'une poésie libre ! Quand on utilise cette forme il faut comme pour ce texte rompre avec les canons classiques, trouver une expression originale, exploiter un thème,

La poésie ne réside pas uniquement dans les mots, elle est dans la force expressive du propos.

Le seul bémol, je crois l'avoir déjà dit par ailleurs, c'est le découpage:
Il y aurait des regroupements possibles de vers, des rejets à la ligne à revoir. Par exemple, je trouve désagréable le final étiré dont je ne saisi pas la raison. Je me dis que s'il s'agissait d'insister sur le propos, un vers unique aurait été plus efficace. (Mais c'est un point de vue à discuter.)

Beaucoup apprécié le fond, trés sensible à la rédaction et la composition, moins convaincu par la structure.

   solo974   
21/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Larivière,
J'ai bien aimé la mise en page de ton poème et la découpe de certains de tes vers : selon moi, elles reflètent l'une et l'autre - sur un plan symbolique - le chaos dans lequel nous sommes plongés.
Certains passages de ton texte, dont j'apprécie la dimension philosophique, m'ont fait penser à l'œuvre de Frantz Fanon (Les Damnés de la Terre, plus particulièrement).
J'ai tout particulièrement apprécié ce passage :
"Et à l'aube
Du jour
Déclinant
Sur les deux pôles
Du globe
Empourpré
De déchéance
Aux lèvres toujours gonflées
D'improbables
Espérances"
Merci pour cette lecture et au plaisir de te relire !


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