Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
luciole : Pétulance du printemps
 Publié le 11/12/16  -  20 commentaires  -  709 caractères  -  377 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème pour se réchauffer un peu le cœur.


Pétulance du printemps



Ce matin la grisaille a bouclé ses bagages :
On ne la reverra pas ici de sitôt.
Le soleil a rasé sa barbe de nuages
Et le ciel mis son bleu pour partir au boulot.

Les filles ont l’œil tendre et, dans les gais corsages,
Tangotent follement les jolis rotoplots.
Le vent, ce polisson, lève sur leur passage
Les jupes pour lorgner le galbe des gigots.

Impudique, un rayon lèche une devanture.
Les bourgeons, malappris, pètent dans la ramure.
Les tables des bistrots poussent sur le trottoir.

Le cheveu parfumé, rose à la boutonnière,
Vieux dandy plein d’entrain très agréable à voir,
Le printemps séducteur rejoint sa garçonnière.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
25/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les bourgeons, malappris, pètent dans la ramure.
J'ai franchement souri à ce vers irrévérencieux !

D'une manière générale, le sonnet m'a paru allègre, plaisant, il montre fugitivement ses fesses au passant. Dommage, pour moi, l'image du printemps en dandy rejoint le convenu : je la trouve trop raffinée, j'aurais préféré une allusion plus nette à la paillardise effrénée qui s'empare alors de la nature où ça nique dans tous les coins. Bref, à mes yeux le deuxième tercet n'est pas à la hauteur du premier. Bon, c'est l'ambiance que vous avez choisie en tant qu'auteur, rien à dire. En tant que lectrice, je reste un poil sur ma faim.

En résumé, le poème penche trpo à mon goût vers le gentillet (le soleil qui rase sa barbe de nuages, les filles à l'œil tendre, le vent polisson) et manque d'audace. Mais il est frais et, effectivement, "agréable" pour moi.

   Arielle   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Guilleret ce printemps un tantinet polisson mais alléchant.
J'ai beaucoup aimé cette image :

"Le soleil a rasé sa barbe de nuages
Et le ciel mis son bleu pour partir au boulot"

J'aurais, je crois, préféré pour le dernier vers :
Le printemps séducteur ouvre sa garçonnière plutôt que" rejoint" pour l'idée d'invitation à le suivre dans cette ouverture.

   Anonyme   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
La longueur de l'hiver, et sa " grisaille ", semble avoir titillé ce printemps à l'éveil un tantinet grivois.

" Le soleil a rasé sa barbe de nuages " amusant.

" Le vent, ce polisson, lève sur leur passage
Les jupes pour lorgner le galbe des gigots. " pas très élégant, je trouve.

   Robot   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Moi j'aime bien quand ça "pétule", alors ce texte bondissant me plaît beaucoup.
Plein d'optimisme, de vision agréable.

Je ne sais pas pourquoi, votre poème m'a fait penser à certaines description de Maurice Leblanc quand son Lupin joue au dandy en arpentant la capitale, en observant les jolies filles qui déambulent sur les trottoirs et qui lui aussi séducteur rejoint sa garçonnière.

Vivement le retour du printemps, mais à condition qu'il soit ensoleillé.

   Anonyme   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour luciole... Avec une saison d'avance je trouve que ce printemps est le bienvenu avec sa pétulance un peu débridée.
Autant j'accepte sans rechigner les pets dans la ramure, autant je suis réservé quant aux "gigots" qui ne collent pas avec les filles à l'œil tendre.
Oui, oui, je sais, la rime oblige parfois à certains écarts ! Soit...
Pour ce qui est du vers ultime, je rejoins la proposition d'Arielle.
Ouvre me semble mieux venu que rejoint.
Bien aimé dans l'ensemble ce sonnet un peu sautillant et sans prise de tête... Au plaisir !

   Brume   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Luciole

Votre poème ne m'a pas réchauffe le cœur ni donné le sourire. J'en ai assez de lire des poèmes dont les auteurs ne savent absolument pas mettre les femmes en valeur. Haaaa misère!!!!

"Jolis rotoplots" - c'est un terme de gamins, sérieusement ça se dit encore ça?

"Le galbe des gigots" - trop laid, pas du tout élégant, pourquoi pas cuisses de grenouille.

Sinon il y a de jolies trouvailles:
" le soleil à raser sa barbe de nuages
Et le ciel mis son bleu pour partir au boulot"

Le ton est très guilleret, une lecture qui aurait pu être agréable si il n'y avait pas ce hic que j'ai relevé plus haut.

   plumette   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Dans l'ambiance frisquette et givrée du moment, cette annonce du printemps fait du bien;
L'entrée en matière avec le premier quatrain m'a propulsée dans un matin frais, qui s'adoucit avec l'arrivée du soleil.
Mais dans le deuxième quatrain, je n'ai aimé ni les rotoplots, ni les gigots! Pourtant, il y avait certainement quelque chose à faire avec ces formes qui s'épanouissent et ces peaux fraiches et blanches qui se dénudent au premeir soleil.
Le premier tercet m'a réconciliée avec vos images et j'ai tiqué au printemps transformé en " Vieux dandy"car pour moi, le printemps a la jeunesse éternelle!

Une agréable lecture tout de même!

Plumette

   Anonyme   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,

Un sonnet plutôt bien écrit sur le thème du printemps dans toute sa splendeur, lorsque les bourgeons paraissent enfin et que la nature s'ouvre à nouveau au monde. J'ai bien aimé le parallèle entre ce "vieux dandy plein d'entrain" et le "printemps séducteur" dont il est question dans ce poème.

Wall-E

   papipoete   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour luciole,
Un peu en avance, l'auteure fait du charme au Printemps, alors que son cousin Hiver n'a pas encore pris son poste !
Mais s'il est sensible à votre charmant tableau, nulle doute qu'ils se rasera de près et priera le vent léger d'aller souffler sous les jupes des filles pour s'encanailler !
NB c'est si frais et " coquinou " qu'on lit ce sonnet d'un ton guilleret !
Le 8e vers avec son gigot me chagrine, me faisant penser à une bête ; j'aurais bien vu " les jupes pour lorgner leurs cuisses au teint pâlot "

   Marite   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai adoré le printemps tel qu'il nous est présenté dans ce sonnet. De nombreuses expressions m'ont séduite par leur simplicité et leur originalité. Entre autres :

" ... Le soleil a rasé sa barbe de nuages
Et le ciel mis son bleu pour partir au boulot."

Le vent a soufflé un zeste de son humeur coquine sur le second quatrain. Un petit bémol pour moi : le mot "gigot". Certes, il fallait une rime avec " les rotoplots" (je ne connaissais pas et c'est plaisant)
Les deux tercets sont à la mesure des quatrains pour le rythme et la fantaisie. Un réel plaisir !

   Hananke   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

On ne peut pas dire que ce soit un texte de saison ou par anticipation
mais j'aime bien cette vision anachronique du printemps
et ses images prises dans le quotidien.
Un brin Frédéric Dard, ce poème ne manque pas de charmes
et nous montre la saison sous des formes suggestives et différentes
un peu comme je l'avais fait dans mon texte La vigne vierge.

Oui, une vision printanesque qui sort de l'ordinaire.

   Francis   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un souffle de fantaisie, de légèreté, d'insouciance qui fait du bien ! Les filles de mai semblent être observées par l’œil coquin d'un gamin. La première strophe est vraiment réussie !
Merci pour ce partage.

   MissNeko   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Ce que j ai aimé :
- le thème frais du printemps
- la première et la dernière strophe sont un pur régale

Ce que j ai moins aimé :
- même si je le doute que c est l'effet désiré, certains mots de vocabulaire tranchent par rapport au reste du poeme ET m ont déconcertée. J avoue que le "rotoplot" ( je ne connaissais que roploplos d ailleurs ) gigot pour la cuisse et le verbe peter ne font pas bon ménage avec le reste.
Parler de gigot pour les cuisses d une jeune femme ce n est pas très heureux. Mais c est votre parti pris et je respecte.
A vous relire

   Soruf   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime ce mélange entre langage poétique presque enfantin (mais très réussi, ce n'est pas réducteur !) de la première strophe, et le langage cru presque vulgaire de la seconde. La dernière strophe conclut en beauté ce poème et le synthétise : le dandy dans sa garçonnière.
Parler de gigot dans un poème, il fallait le faire. Le titre aussi est accrocheur !
Effectivement, ça me réchauffe un peu dans cet hiver froid.
Merci beaucoup pour le partage !
Soruf

   Bidis   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est frais, c'est léger et c'est sans prétention.
A part les gigots qui font des fille du poème, que j'imaginais mignonnes, des petits boudins, c'est dommage.

   Annick   
13/12/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
La polissonnerie est détournée par la nature qui s'octroie une part de plaisir. Ce déplacement montre une nature qui se veut symbolique, annonciatrice du renouveau amoureux. Ce poème est joliment troussé. Pétulant, c'est bien le mot ! Bravo !

   lucilius   
14/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un regard polisson sur l'éveil printanier qui ne manque pas de verdure ! Mais utiliser 3 fois l'auxiliaire "avoir" en 5 lignes, nuit un peu à l'ensemble.

   silvieta   
13/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Si seulement c'était le printemps...

Je n'ai pas du tout apprécié le choix d'un vocabulaire un peu scatologique parfois et souvent prosaïque et dévalorisant, par exemple " pète" "rotoplots" "gigots" . L'ensemble ne m'a pas transportée dans le pays de l'espoir et du renouveau que l'on imagine être celui du printemps.

J'aurais pu me méfier avec le premier mot du titre, un mot aussi parlant que mon cher "concupiscent".

J'opte quand même pour "bien" car les rimes sont irréprochables et la métaphore "le soleil a rasé sa barbe de nuage" est sublime.

Je n'ai pas tout de suite compris pourquoi le printemps (traditionnellement jeune) était comparé à un vieux dandy. C'est culotté! en y réfléchissant je me demande si ce n'est point parce qu'il s'agit d'un printemps de décembre 2016, une vieille année.

   Anonyme   
16/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Sonnet léger et bien mené, aux images évocatrices et dont certaines me paraissent fraîches.

L'auteur est en droit d'en être satisfait.

A.

   jfmoods   
17/7/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes croisées et suivies, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

Les champs lexicaux de la vitalité ("a bouclé ses bagages", "a rasé", "mis son bleu pour partir au boulot", "tangotent follement", "lève", "pètent", "poussent", "rejoint") et de la sensualité ("l'oeil tendre", "les gais corsages", "jolis rotoplots", "ce polisson", "Les jupes", "lorgner les galbes des gigots", "Impudique", "lèche", "malappris", "le cheveu parfumé", "séducteur", "garçonnière") irriguent un réseau nourri de personnifications, répondant ainsi pleinement à l'ambition affichée par le titre du poème (allitérations significatives : "Pétulance du printemps").

Merci pour ce partage !


Oniris Copyright © 2007-2022