Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Lyl_mystic : Yeux lourds
 Publié le 22/12/16  -  8 commentaires  -  609 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

Réalité et poésie.


Yeux lourds



J’ai sombré doucement dans les ravins obscurs
Où vont les vérités et le réel amer,
Parmi la nuit sans feu sillonnée de blessures
J’ai cru jeter l’espoir pour voguer sur les mers.

J’ai cru boire le jour chaque nuit éternelle
Où la beauté fanait dans des souffles d’hiver,
Plus de vent orageux élevant les nacelles
Ni de silence blanc comme un éclat de verre.

J’étais ce pantin gris dans un carton de lune
Courbé et solitaire aux rêveries sommaires,
J’ai dessiné le ciel en langage des runes
Pour fermer ces yeux lourds aux massacres primaires.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
22/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Lyl
Au-dessus de nos têtes, même si le soleil ne brille pas autant qu'on le voudrait, il éclaire de paix la vie qui passe, tranquille sous le toit .
Ailleurs, il fait peut-être la même chose, à part que sous ces toits-là, on tremble, on souffre, on meurt .
J'ai prié le langage des runes, rêvé au sommeil des vents orageux, " pour fermer ces yeux lourds aux massacres primaires " ; mais demain, un flash info dira : << attentat à ... >>

   PIZZICATO   
22/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas réussi à saisir le fond véritable de ce texte. J'y ressens une sorte de tristesse ; est-ce la constatation d'un monde qui ne tourne plus très rond ou un bilan personnel ?
En tous cas l'écriture est élégante et le rythme présent.

   Sodapop   
23/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lyl,
J'aime vos mots et la construction de votre poème. Votre texte plutôt condensé est un atout, car pour moi il suffit de peu pour faire passer des émotions, ce qui est réussi ici.
On peut s'interroger sur le but final de votre poème, ce vers quoi vous souhaitez aller, qui n'est pas évident à entrevoir. Mais là aussi, pour moi peu importe. Je suis de ceux qui aime privilégier les sensations, la perception des mots et de la rythmique, plus qu'une versification bien ficelée ou une ligne de conduite très stricte.
La poésie est un moyen de retranscrire ses émotions mais aussi de laisser aux lecteurs le moyen de se l'approprier. Gardez les clés de votre poème, ça n'en laisse que plus de charme et de percutant.
Bravo pour vos mots.

   HadrienM   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'écriture est plaisante et entretient un thème récurrent dans la littérature poétique.

On y lit des tonalités baudelairiennes et rimbaldiennes. Le ravin chez Baudelaire et le massacre chez Rimbaud.

C'est un poème de la confusion. Le profit du rêve : "la beauté fanait".

Compliments.

   Soruf   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les images qui parsèment ce poème sont très belles et les mots bien choisis et bien assemblés. J'ai particulièrement aimé la dernière strophe, très "céleste", avec ce "pantin gris dans un carton de lune".
Un petit moins par contre avec la répétition de "J'ai cru" mais c'est pour chipoter.
Je tire plus une impression de ce texte qu'un sujet ou un thème précis. C'est une impression de lourde tristesse que la rêverie (la poésie ?) allège.

   Robot   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien:
la beauté fanait dans des souffles d’hiver
J’étais ce pantin gris dans un carton de lune

Moins ceci qui sent la rime:
Plus de vent orageux élevant les nacelles

J'ai buté sur" parmi la nuit" car j'ai du mal à concevoir qu'on puisse être parmi une chose unique comme la nuit.

Mais un texte qui se laisse agréablement parcourir.

   Lulu   
3/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Lyl_mystic,

j'ai eu un peu de mal à entrer dans votre poème, du fait de la construction de votre premier quatrain. Peut-être parce que vous y opposez d'entrée quelque chose de concret "les ravins obscurs" et quelque chose de plus abstrait "les vérités et le réel amer".

Mais j'ai bien aimé cette remontée en surface par l'image de "voguer sur les mers" ; de même que certains vers en raison de leurs images, comme "J'ai cru boire le jour chaque nuit éternelle / Où la beauté fanait dans des souffles d'hiver".

Votre texte demeure toutefois un peu mystérieux, n'étant pas parvenue à le saisir dans sa totalité. Vous semblez garder beaucoup de choses pour vous-même, mais l'implicite ne fonctionne pas toujours. Le lecteur n'est pas toujours à même de deviner, en effet. Bien que je n'apprécie pas les textes trop explicatifs, je trouve tout de même que cela manque d'un peu de clarté.

J'ai aussi aimé ce vers : "J'étais ce pantin gris dans un carton de lune" ; image d'une certaine rêverie, je trouve.

A vous relire.

   lucilius   
6/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Titre judicieux, superbe versification. Images fortes avec des mots simples et justes.
"J'étais ce pantin gris dans un carton de lune
Courbé et solitaire aux rêveries sommaires" souffre à mon sens d'un manque de ponctuation qui peut altérer le sens. C'est le seul bémol d'un texte très équilibré.
Au plaisir de vous lire.


Oniris Copyright © 2007-2019