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MarionTouvel : Dvāparayuga
 Publié le 12/10/10  -  10 commentaires  -  2545 caractères  -  338 lectures    Autres textes du même auteur

Broderies sur kigo persos, l'almanach qui figure de manuel. Sigur Ros/Jonsi en bruits de fond.
Les feuilles du châtaignier en tombent. Krishna est mort, vive Krishna !
Un arrière-goût de fin du monde, autant de pieds qu'il y a de jours, mais rien à prendre trop au sérieux.


Dvāparayuga




I

Le vent dans la lice
souffle une bogue statique.
La châtaigne tombe.

Brûle_______________la futaie.
Un radeau seul________dans les cimes.
Drupes.
Il pleut___________________des akènes.

Le soleil dérive.
Un banc,_________________des astéracées.
Lotus, Il médite.

Ô Lakhsmi,________________huit cent
soixante-quatre
mille ans____________se sont écoulés.
Ouvre tes__________bras blancs.

Kama et Artha,
après eux vient l'Âge d'homme.
Kali de son sabre

blessa le pêcheur
Roi.


II

Entre chiens et loups,
l'idéal s'entredéchire
et s'achève,_______bas.

Lorsque___________l'enfant verse,
se faufile entre_____________les sauges,
rouges,
essoufflé,______________rafales.

Mort du crépuscule,
restent les ombres____________qui dansent.
Ô Lakhsmi,_________________prends-moi.

Lascifs et_______________marchands,
Après l'orgie,
les vices______________sur le salut,
vestiges,____________triomphent.

Le sel naît_________du souffre,
ciel et océan________stériles.
Je viens embrasser,

corolle en fleur, ta
bouche.


III

Canopée, Il flotte
sur le brasier déclinant,
lueur, Caravage.

Sa chapelle_________en larmes
d'une main étendit les
ruines.
La ronce________________et le lierre.

De l'autre______________________trancha
net la pénultième patte
du taureau__________________Dharma.

Lakhsmi, ô déesse,
Il t'a rejoint.
Noces de bronze,_______________oraison.
Son règne s'achève.

Un lit de fougère.
Les yeux clos, las, Il repose
au creux de Tes reins,

vergers merveilleux,
mort.


 
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   brabant   
12/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour MarionTouvel,

Je ne connais que peu de choses à la mythologie hindoue et me mélange un peu les pinceaux dans les différents dieux, leurs attributions et leurs avatars.
Dvapara yuga désignerait le troisième âge de la cosmogonie hindouiste, âge sombre qui précéderait le quatrième âge qui serait celui de la dissolution, de la destruction.
D'où, sans doute, la disposition en trois "oeufs"...

Je ne sais pas pourquoi, mais ce calligramme me fait penser à des oeufs de Fabergé, peut-être parce que les apex en sont aplatis, très jolis visuellement, et fermés de même que des cycles, délicats, niellés, avec une écriture délicatement placée et ciselée, calligraphie sereine, reposante comme méditative, malgré une succession d'événements tourmentés, mais les ovales donnent une impression de fermé, avec passages et plénitude.

Absence du quatrième oeuf, probablement parce qu'il y aurait là désordre, éclatement ou tout simplement néant.

Lakhsmi a rejoint Krishna. Vishnu entreprendra-t-il un nouveau cycle ?


L'exercice est réussi. Il a charmé le néophyte que je suis. Beau sémantiquement et visuellement.

   wancyrs   
12/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Marion,

Je suis moi-aussi un profane dans la mythologie hindoue, mais pour avoir essayé un calligramme, je sais le travail, le temps et les difficultés qui sont derrière une telle réalisation. Alors juste pour la mise en page je te donne un très bien, en espérant que tu nous expliquera ce qui se cache dans ces prières.

Wan

   Anonyme   
12/10/2010
Pas vraiment attiré par les calligrammes, je peux toutefois estimer le travail qui a été fait de cette manière ici.
Le texte forme comme un fragment de chaîne ADN. C'est quand même assez joli visuellement mais ça ne m'a aucunement aidé à décrypter ce qui est énoncé ici.
Trop dense, trop touffu, trop spécifique.
Décourageant en ce qui me concerne.

   David   
12/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Marion Touvel,

Après ma lecture, je me suis intéressé au titre et j'ai trouvé cela :

Citation :
Mahāyuga (Devanagari: महयुग) correspond dans la cosmogonie hindoue à l'ensemble des quatre âges du monde (yuga) qui vaut 4,32 millions d'années. Ces quatre âges se décomposent comme suit :

1. Kritayuga (âge du monde ou âge d'or) compte 1,728 millions d'années.
2. Tretāyuga (deuxième âge du monde ou âge d'argent) compte 1,296 millions d'années.
3. Dvāparayuga (troisième âge ou âge de bronze) compte 0,864 millions d'années.
4. Kaliyuga (quatrième âge ou âge de fer) compte 0,432 millions d'années.


ça vient d'ici

Et j'avais repéré également les Haïku, le poème semble presque intégralement composé avec le fameux 5/7/5, avec comme des incises parfois, tel "drupes" dans ce passages, pas évident à placer parmi la lecture des autres mots, mais ce n'est pas forcement utile non plus :

Citation :
Brûle_______________la futaie.[5]
Un radeau seul________dans les cimes.[7]
(Drupes.)
Il pleut___________________des akènes.[5]


Le texte est peuplé de mythes indiens, bouddhistes ? Enfin de symboles qui sembleraient accompagnés aussi bien la contemplation d'un jardin du matin jusqu'au soir, ou bien une histoire d'amour, naissante, déclinante, disparue, ou même une vision du monde et des humains décrits de la naissance à la mort, en tout cas la gradation semble bien là, temporelle, sentimentale ou bien spirituelle. C'est une atmosphère vraiment particulière et assez bien rendue, un petit moment hors de... quelque chose.

La fusion de la forme ancienne, le haïku, et moderne, le calligramme, m'est complètement inédit et colle à ce qui s'appelle couramment "le fond" du poème.

   Anonyme   
15/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
le calligramme m'importe peu ce qui m'intéresse se sont les mots. et quel texte! je le trouve sublime, je ne peux dire précisément de quoi ça parle, ça me fait penser à un combat des dieux, de l'aventure sur fond de légende. c'est coloré, les vers sont beaux, un fort ressenti. un texte qui m'a fait du bien à la lecture.

   MarionTouvel   
29/10/2010

   zahra   
1/12/2010
Commentaire modéré

   Anonyme   
1/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis épaté par l'effort et donc la composition "Picturale" , l'originalité du texte qui pour un OCCIDENTAL pourrait être marqué mais pour un voyageur passé par l'INDE : il y a beaucoup plus mystique !

Accrocheur, fantaisie et plaisir de combinaison verticale voir horizontale des mots...

A quand le jaÎnisme ? le lac sacré et les perles du désert du thar ?
Oui j'attends... avec intérêt !

   Anonyme   
24/1/2015
 a aimé ce texte 
Pas
désolé mais la lecture est rendue peu facile, avec ce caligramme qui n'apporte rien et de toute facon je n'y ai rien capté

   Anonyme   
14/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel caligramme ! Les formes m'ont fait penser à une sorte de mantra que l'on réciterait au rythme d'une incantation mystique.

Je me suis tordu le cou en essayant de faire le tour de ces "tableaux" dessinés avec élégance pour voir s'il n'y avait pas d'images cachées... mais non, et ce n'est pas ce qui importe.

Personnellement j'y vois une sorte de tryptique dessinant une évolution à travers les âges.

Le 1er caligramme représente - à mon avis - une sorte de structure bien établie, une certaine solidité, voire une harmonie.

Le second fait état d'une destructuration passive et modérée, mais réelle, comme si le monde petit à petit commençait à s'effilocher.

Le 3ème et dernier caligramme montre l'éclatement dans toute sa splendeur.

Quant aux termes, fortement hermétiques au profane, ne sont pas trop rébarbatif. Savamment distillés, ils donnent du lien à la structure.

   Marie-Ange   
19/5/2017
La forme ici, ne m'a pas posé de problème, bien au contraire, c'est plaisant déjà à voir dans son ensemble.

Par contre, je suis bien plus en retrait pour la compréhension du texte, qui me reste hermétique dans son ensemble. Il y a de belles images, par-ci par-là. C'est bien trop disparate pour créer chez moi une véritable émotion.


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