Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
mattirock : Animale
 Publié le 11/05/15  -  23 commentaires  -  2537 caractères  -  283 lectures    Autres textes du même auteur

Quelquefois la nuit, quelque part en ville, sur les trottoirs s'affairent les Animales.


Animale



C’était une nuit de mars

La pluie martèle le sol

Je marche le long d’un boulevard quelconque

Maudissant les trous dans mes bottes

Et surtout le vent




Je regarde au loin

Enfin aussi loin que les yeux permettent de voir

Quand il pleut des torrents

Et qu’il fait nuit




Là, à côté d’une cabine téléphonique,

La pute du coin

Blondasse, la peau marquée

La bouche usée




Les cheveux rêches, cassés

Quasiment chauve

Les yeux injectés de sang

Les avant-bras niqués




Les cuisses trop fines

La poitrine trop morte

Le nez cassé




À dix mètres

Je sens le sperme

Dans son haleine




Évidemment, il est 4 h du matin

Et elle boite, meurtrie

Dure nuit, je me dis.




Alors elle vient vers moi

Et je vois dans ses yeux


L’espoir, la joie, la haine

Et l’abandon

Et l’errance

Et la douleur, la faim

Et le dédain d’elle

L’Animale.




Elle s’avance vers moi, la pluie s’écarte,

La pute marche sur les anges

Elle arrive.




Elle ouvre la bouche.

Je vois des dents noires, des jaunes, des vertes

Des crayons de couleurs enfoncés dans ses gencives

Un filet de bave ou d’autre chose s’étend entre ses deux lèvres




Elle essaie d’articuler :

« Eh, jeu… rre… ne… re… »




Et en un mouvement naïvement gracieux,

Elle fait tournoyer son parapluie

À la Marylin.




Il se prend dans ses jambes,

Surprise elle trébuche, son genou trop maigre flanche,

Son corps tremble




Les anges se taisent.




Elle continue de me regarder alors qu’elle tombe

Au ralenti

Et dans ses yeux,

Panique

Elle est Animale




« Eh. Jeu… mmh. »




Et elle tombe, comiquement, dans une flaque.


Je passe à côté et relève le col de mon pardessus.




Dure nuit.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Vincent   
20/4/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
je n'ai rien aimé de votre texte

il m'inspire une lourde impression de dégoôt

je ne sais pas si vous connaissez un peut les prostituées

elle n'ont rien d'un animal que je trouve fabuleux

ces femmes sont souvent belles et respectables

les hommes se confient à elles

et ce sperme entre les dents...non !!

   Anonyme   
29/4/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Sur le fond et la motivation…j’hésite entre cynisme ou sincérité.

Mais quelle que soit votre intention dépeindre la prostituée toxicomane comme « animale », c’est une drôle d’idée pour moi.

Pour la forme, le côté hyper-réaliste de l’odeur de sperme dans la bouche de « l’animale » c’est du lourd, mais peut-être trop lourd justement.

Si votre objet était de dépeindre un quidam qui traîne sa nuit blanche comme un boulet parce qu’il y a un peu de vent contraire…vous auriez du changer le titre du poème en « Animal ».
Si vous voulez parler des prostituées, ce sera dur de faire mieux que Brassens par exemple.

Dans tous les cas, il me semble que vous devriez élaguer votre texte par exemple dans le passage suivant :
« Je regarde au loin
Enfin aussi loin que les yeux permettent de voir
Quand il pleut des torrents
Et qu’il fait nuit »

vous pourriez abréger en

« Je regarde au loin » et même « Je regarde loin » et même « Je regarde » et enchaîner sur « la pute… » parce qu’il pleut on le sait déjà et qu’il fait nuit aussi…

   Arielle   
30/4/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Il me semble que la première partie de votre texte (jusqu'à Animale)
dit suffisamment la détresse de cette femme sans qu'il soit besoin d'y rajouter le ridicule de cette chute grotesque qui ne fait, à mon sens, que décrédibiliser la compassion que le narrateur semble vouloir nous faire partager.
Je trouve d'autre part assez curieuse cette vision que vous donnez de l'animalité qui aurait selon vous, le dédain d'elle-même, un sentiment qui me parait plutôt celui d'une conscience très humaine.

Le sujet de votre texte pourrait être intéressant, voire poignant, mais il est desservi par l'outrance de sa deuxième partie qui le transforme en grosse farce burlesque

   leni   
11/5/2015
Trop c'est trop......Blaise Cendras


Salut à vous Leni

   Anonyme   
11/5/2015
Les femmes dans cet état m'inspirent une profonde tristesse et beaucoup de compassion.
Les femmes surpassent largement les hommes dans bon nombre de domaines, si pas tous quand on leur en laisse la "chance"; elles ont une autonomie, un sens du respect d'elles-mêmes bien plus élévé et surtout constant que leurs congénères masculins...
Alors, quand une femme se retrouve dans cet état, cela signifie qu'elle a dû subir de terribles déboires ou que l'on a profité sans vergogne d'une faiblesse de leur caractère ou d'une faille dans leur parcours...
L'auteur semble en manquer, de cette compassion qui grandit les personnes, le regard qu'on leur porte.
Il a un pardessus; c'est à cause de cela sans doute...malgré les trous dans ses bottes...
Le choix du titre est très mauvais : je rejoins un commentateur pour dire que sa version au masculin serait plus adaptée. Car cet homme se serait volontiers "payé" ses faveurs si elle avait été dans un autre état....
J'ai eu un bref espoir lorsque des anges sont intervenus dans ce texte. En vain.

Alors la "conclusion" de ce passage m'a ulcéré.

"L’espoir, la joie, la haine
Et l’abandon
Et l’errance
Et la douleur, la faim
Et le dédain d’elle
L’Animale. "

   mattirock   
11/5/2015
Commentaire modéré

   Anonyme   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Avilir une femme de cette façon m'inspire presque de la colère. Même si c'est une pute nul n'a le droit de la rabaisser presque au rang de déchet.
Et même si c'est une histoire vécue, est-il nécessaire de la conter ?

   LeopoldPartisan   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien
je ne doute pas un instant de la véracité de ce texte. C'est le traitement de celui-ci qui choque. Pourquoi au fait nous choque-t-il ?
Simplement parce qu'il nous renvoie à une terrible réalité qui peut être et même certainement nous ferait agir pareil au narrateur en de telles circonstances... Là laisser se vautrer dans sa flotte et décamper au plus tôt.

Cela m'a fait penser au coup de gueule que j'ai poussé, il y a déjà une dizaine d'années dans un parking pourtant en plein air mais vraiment glauque et lugubre. Un quidam tout sauf clean, m’a interpelé pour me demander tant une cibiche que quelques pièces et qui sait aussi me dealer une dose ou une passe… J’étais avec mon plus jeune fils qui n’avait pas 10 ans. En nous nous rendions en urgence chez un ostéopathe dont le second cabinet où il pouvait seulement nous recevoir se situait à la limite du quartier « chaud » de Charleroi. Donc est-ce l’appréhension, la peur, le dégout et le fait de devoir faire voir à mon fiston ces horreurs… Toujours est-il que j’ai choisi la posture d’un mâle dominant et j’ai hurlé, aboyé comme un salaud de kapo sur le pauvre ère afin que jamais il ne puisse déceler ma peur et qui sait alors essayé d’en profiter… J’ai vu sa peur et alors j’ai su que j’avais gagné mon droit de passage. Affligeant oui et non…

On ne peut humainement supporter toute la détresse du monde. On peut que dis-je on se doit d’y penser et sinon l’accepter au moins essayer à notre petit niveau de l’améliorer et ouvrant les yeux.
Merci de m’avoir autant choquer que fait voir la, ma , notre réalité en face.
Le second degree qui est celui de l'auteur est parfois très difficile à faire passé. Attention car cela devient pour le moins improductif.

   Anonyme   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans certains livres de W.T Vollmann, notamment dans - La famille royale - on retrouve des prostituées aussi bousillées par la vie, voire pire même que ce qui est dit dans ce poème.
Et ce n'est pas que romancé.
Bref, je ne doute pas une seule seconde de "l'authenticité" de la description proposée de la fille dans ce poème. Bah oui, ça existe. C'est cru mais c'est comme ça. Tout dépend après dans le milieu où l'on traîne.
Après, ici, c'est comment c'est fait. Je ne suis pas très convaincu par le déroulement narratif. On croirait un peu une nouvelle versifiée comme pouvait le faire Bukowski.
C'est presque théâtral par moment.

Le mot "comiquement" est de trop ici. La scène finale est déjà bien assez grotesque comme ça.

   papipoete   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
bonjour mattirock; en lisant votre texte à l'aveugle, je ne l'avais pas commenté, pensant que de toute façon il ne serait pas publié!
Erreur, le voici dans ces colonnes, alors permettez que j'en dise ce que je pense.
Jusqu'aux " cuisses trop fines, la poitrine trop forte, le nez cassé ", on baisse les yeux de pitié pour cette pauvre ère que des nuits, des années de trop, ont abîmée?
La suite dérape au point de dépeindre plutôt une méchante " Thénardier " complétement barrée!
Je ne fréquentai pas ce milieu, mais comme l'abbé Gilbert, je respecte ces " travailleuses du sexe " qui soulagent bien des misères, réconfortent aussi. Elles ont, sous leur forte poitrine un coeur qui bat; pas forcément un tiroir-caisse!
Je ne vois rien de poétique dans vos lignes, et ne vous encourage pas à versifier de telle manière; mais peut-être vous rattraper sur le sujet, en évoquant le sourire, le fameux sourire de ces dames!

   Robot   
11/5/2015
Ah le fameux second degré, celui qui excuse tout !

Donc une pute est - au second degré bien entendu - un animal. Cette lecture m’afflige. Je me demande si la portée de l’écrit a été mesurée. Cette femme est peut être tombée dans cette misère mais il s'agit tout de même d'un être humain dont il est question. Non ? Pas d’une mouche.

Si c'est du second degré il est bien maladroit et la prosodie en rajoute avec l'utilisation du "je" et cette indifférence finale du col relevé qui accroit l’absence de compassion totalement absente du récit.

Ah, cette fameuse volonté de choquer pour « faire prendre conscience » !

Pour le coup ce n’est pas une réussite. Car à ne souligner complaisamment que le sordide on ne nous montre que la bête (animale) sans attirer notre regard sur son humanité.

En tout cas, pour un second degré, il est bien affirmé. Animale en titre, en incipit, et en français dans le texte. avec l'article et la majuscule: L'Animale.

Car pour moi c'est l'adjectif et le vocable Animale qui résument le texte à son titre. C'est ce que je rejette. Une femme, fut-elle une pute dans la plus extrême des déchéances n'est pas un animal ... Peut être suis-je trop obnubilé par ce terme mais il ne correspond pas à mes engagements sur la discrimination et la vision qui demeure envers les femmes et leur image. (Voir ce qui se passe dans certains lieux où l'on s'accapare l'objet femme).
Parce que d'évidence, pour ce texte, le choix c'est UNE prostituée. Je ne suis pas certain qu'on aurait écrit la même chose d'UN homme exerçant la même pratique.

Si je ne nie pas que l'Homme puisse avoir des comportements dus à son animalité ou que son enveloppe est animale, je pense que ne pas lui accorder plus que cela c'est lui permettre de se dégager de toute responsabilité et de toutes valeurs.

Si la pute est animale, ça voudrait dire qu'il est normal qu’elle se vautre dans la fange du ruisseau et qu'elle y crève. Si les assassins de Daesch sont des animaux, en quoi seraient-ils condamnables dans leurs actes plus qu'un cochon qui dévore un bébé tombé dans l'auge ? Dépasser l'animalité, rester Humains c'est par exemple ce qui a fait la force des déportés contre leurs bourreaux nazis.

L’erreur est dans la manière d’aborder le thème. Car ce regard extérieur et complaisant jusqu’au sperme qui dégouline avec insistance ne s’intéresse qu’à la surface, oublie l'histoire et surtout pour ce qui nous concerne puisque nous sommes sur un site littéraire, oublie la poésie. La poésie ! C'est-à-dire la saisie par l'écrit de la valeur humaine sublimée y compris dans la laideur de l’indicible.
Si j'ai vu l'obscène, il m'a manqué de percevoir l'humanité.

   Anonyme   
11/5/2015
bonjour mattirock

La vénus anadyomène de Rimbaud était
"belle, hideusement, d'un ulcère à l'anus"

Sur le plan esthétique, la vôtre est tout aussi infortunée.
En outre elle est au boulot, contrairement à celle du poète, qui se contentait de prendre son bain.
Et quel boulot !
"Alors elle vient vers moi
Et je vois dans ses yeux
L’espoir, la joie, la haine
Et l’abandon
Et l’errance
Et la douleur, la faim
Et le dédain d’elle..."

Si la vénus de Rimbaud se contentait de choquer le bourgeois, la vôtre prend le lecteur aux tripes.

Mais le pire est à venir.

Elle trébuche et le narrateur, au lieu de l'aider à se relever, disparaît dans la nuit.

On n'est plus chez Rimbaud, mais chez Jehan Rictus, l'argot en moins, sauf qu'ici, le rôle du salaud est tenu par le narrateur lui-même.

Merci matterok pour ce poème qui, même si l'écriture n'est pas au top, a le mérite de secouer un peu les "bons sentiments".

   framato   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Hyper réalisme, j'adore ce portrait sans complaisance. Mais le portrait de qui ? De la pute ? En ce qui me concerne j'ai lu le portrait du spectateur indifférent, du juge qui assassine la victime; J'ai adoré la simplicité de la scène avec juste ce qu'il faut de glauque pour la rendre simplement réelle. J'ai adoré qu'il n'y ait pas d'effet de langue, juste les mots pour dire, alignés sans effet. C'est cru et c'est dur. C'est un regard glacial porté sur notre inhumanité.

J'aurais aimé avoir écrit ce texte (mais j'y aurais mis un peu moins de mots)

BRAVO !

Une lecture qui m'a pris les tripes (parce que nous sommes tous à un moment ou à un autre ce gars qui passe indifférent en relevant son col).

Quelques mots à retirer qui n'ajoutent rien (de mon point de vue) :

surtout, évidemment, alors, 2 ou 3 des et qui suivent, les onomatopées articulatoires, surprise, comiquement

Votre texte en gagnerait (je crois) en percussion et en fluidité et la suppression des adverbes pourrait laisser plus de place au lecteur dans son interprétation...

Le comiquement est le plus malheureux car il peut donner l'impression que vous vous moquez de la pute alors qu'il me semble (mais je peux me tromper) que c'est l'homme qui est votre cible.

J'aimerais vous lire encore

   Anonyme   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte très dur, mais pourtant assez réaliste d'une prostituée à la dérive.

Ce passage-là m'a heurté, si je puis m'exprimer ainsi. Plus exactement, je le trouve un peu trop excessif :

"Je vois des dents noires, des jaunes, des vertes

Des crayons de couleurs enfoncés dans ses gencives

Un filet de bave ou d’autre chose s’étend entre ses deux lèvres"

Néanmoins je comprends parfaitement le message et le sens de votre texte, qui décrit juste la triste réalité de certaines prostituées ayant atteint cet état de délabrement au point de ne laisser paraître que l'aspect "animal" de leur condition.

   Valmont   
11/5/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Ça démarre plutôt bien, et je me suis dit que j’allais peut-être trouver là un peu de poésie suburbaine, un regard décalé, une plongée réaliste dans un monde marginal. Mais ça se gâte très nettement à partir de l’odeur de sperme à dix mètres, puis les dents noires, jaunes, vertes… L’outrance nous fait basculer de la poésie vers le sordide. Dommage, car il y avait un « truc » intéressant à faire malgré tout. La poésie, à mon avis, est aussi dans le regard que l’on porte sur les êtres et la vie en général, et en matière de regard j’ai tendance à préférer celui-ci :

Si vous la rencontrez, bizarrement parée,

Se faufilant, au coin d’une rue égarée,

Et la tête et l’œil bas, comme un pigeon blessé,

Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,


Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d’ordure

Au visage fardé de cette pauvre impure

Que déesse Famine a, par un soir d’hiver,

Contrainte à relever ses jupons en plein air.


Cette bohême-là, c’est mon tout, ma richesse,

Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse,

Celle qui m’a bercé sur son giron vainqueur,

Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon cœur.

Charles Baudelaire

   Anonyme   
3/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Dans "Poésie Libre", il y a le mot poésie.
Dans votre texte, je ne vois rien de poétique.
Quant à la liberté ? Tout cela vole au ras des pâquerettes, sauf peut-être " la pluie s'écarte", " la pute marche sur les anges".
Tout le reste pour moi est chose bien inutile à lire.

Commentaire après relecture bien des mois plus tard:
J'ai décidé de remonter mon évaluation car ce texte m'a semblé beaucoup plus intéressant qu'à ma première lecture. Ecrire sur une unique impression n'est vraiment pas toujours très bon. Je n'ai aucun autre passage à relever dans votre texte à part ceux notés plus haut, mais c'est juste l'ambiance, l'humidité, la grisaille, la misère de cette rencontre, qui sont tout de même parfaitement restitués, et apportent une émotion réelle. La poésie, étrangement, n'est peut-être pas là où l'on est censé la trouver, et derrière des mots trop banals peut survenir une image globale de la vraie vie. "Maudissant les trous dans mes bottes..." quand la misère se reflète dans le caniveau.
Désolé pour mon premier commentaire un peu rêche, je dois dire.

   Anonyme   
12/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'ai pris connaissance de tous les commentaires et de votre mot d'explication.
J'avais découvert ce texte en espace lecture. Au premier abord, un sentiment de refus se fait jour.
Cependant que certains vers attirent vraiment.
Le départ de ce poème donne le ton : Je vois un être en dérive au bord de la nuit. La rencontre avec cette prostituée s'insère bien dans l'ambiance.
Et toute la description qui suit met en lumière la vision que cet homme a de cette femme, mais aussi de la vie et sans doute de lui-même.

Certains passages me semblent un peu maladroits notamment l'évocation des crayons, les deux balbutiements aussi.

J'ai pensé à Bukowski en lisant ce texte.
Le choix du titre amène à se demander qui est le plus "Animal" des deux personnages.
Cet homme au regard cynique ou cette femme que la drogue entraîne loin du statut d'être humain.
Pourtant cet homme parfois dépasse la répulsion qu'il éprouve, tandis que cette femme cherche à s'exprimer.

Un texte qui ne laisse pas indifférent.

   Mona79   
12/5/2015
C'est vrai que ce texte ne laisse pas indifférent : d'abord le rejet, puis le dégoût, après vient la pitié puis l'indifférence (parce que bien sûr on ne peut prendre toute la misère du monde sur ses frêles épaules) c'est ce qui ressort de ce poème. Même s'il y a des outrances qui semblent regrettables, on en prend tous une claque et ça fait mal.

   Aveta   
12/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Terrible constat ! C'est cru, il est vrai, mais la réalité l'est aussi parfois, souvent même. Votre texte me laisse dubitative, car je ne sais pas trop de quel côté penche cet homme : est-il indifférent ou mal à l'aise ??
pour moi, il est indécis, comme beaucoup d'entre nous face à une situation délicate et inédite. Quelques secondes plus tard, on se dit, "j'aurai dû"... Oui, mais 1,2,3 trop tard !
"Les anges se taisent" ... tout comme les passants indifférents !
Au final, j'ai beaucoup de compassion pour les deux personnages, plus pour la femme bien sûr, plus marquée par la vie...

   arigo   
14/5/2015
Je ne sais pas quelle est l'intention de ce texte ?

Le déni (je m'en réfère au titre) ?
Le dégoût ?
La pitié ?
La compassion ?

La scène est décrite de la façon la plus réaliste possible, la description se veut la plus concrète également, et je trouve que ça contraste avec cette rencontre et cette description qui, pour le coup, contrastent largement avec la description du cadre.

En fait, je ne sais pas expliquer si j'aime ou si je n'aime pas. Je suis juste... mal à l'aise.

Si c'est cela qui était recherché, alors bravo !

   Bleuterre   
16/5/2015
Plus je lis, plus je ressens ce malaise. Et pourtant, je ne sens pas cette femme insultée. Je sens simplement un univers à la Bukowski... du réalisme, cru, sans détour, exagéré par la loupe du narrateur qui veut nous montrer un tableau qui frise l'insupportable. En ce sens, je trouve que c'est réussi. Par contre, je ne peux pas dire si j'aime ou pas.. simplement dérangée par ces mots....

   Pussicat   
16/5/2015
La provocation, appuyer là où cela fait fait mal, prendre à bras le corps le réel pour réveiller le lecteur endormi obligent l'auteur au devoir : la langue ; je ne lis rien d'autre dans ce texte, et je veux bien grimper l'échelle des degrés pour le lire de plus haut, qu'une errance, une erreur sur le regard de l'Humain.
à bientôt de vous lire... autrement,

   Nilina   
9/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
ces mots si coupants très bien choisis sont égaux à la dureté du dédain que ce personnage a pour la prostituée. J'ai cru entrevoir l'espoir qu'il allait l'aider. Mais non, il est trop tard elle n'est qu'un "vide-ordures"pour sangs mauvais. Votre poésie m'a beaucoup touchée et il est vrai que dans ce monde personne ne se retourne.

   MissNeko   
20/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Pour du réalisme noir, c est noir!!! Zola chez les putes.
La fin m a dérangée. La pauvre, ne pas l aider à se relever !!!! C est vraiment irrespectueux.
Mais peut être y a t il une autre lecture : cela symbolise le dédain des hommes fassent à la condition féminine. La femme objet sexuel jusqu à la moelle, jusqu à la mort et pas un homme tendre ou compatissant.
Noir c est noir ...


Oniris Copyright © 2007-2022