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Poésie contemporaine
mattirock : Le danger des lignes droites [concours]
 Publié le 14/09/16  -  15 commentaires  -  1253 caractères  -  238 lectures    Autres textes du même auteur

On apprend à l'école que les droites sont infinies, c'est faux : au bout d'une ligne, il y a la mort.


Le danger des lignes droites [concours]



Ce texte est une participation au concours n°21 : Et en 13 secondes, tout bascula...
(informations sur ce concours).






J’aurais pu être un autre.
Quand j’étais petit, je voulais être médecin ou détective
À la place, je suis devenu un gribouillage
Destin avorté, dessin raté
Et il y a ma peinture sur les murs
Je suis la peinture, la peinture est mon sang
Comprenez-vous bien ?
Il y a treize ans, je voulais être médecin ou détective
Il y a treize mois, j’ai gribouillé mes dessins
Écourté le trait, abrégé les perspectives
Éteint les couleurs.
Toutes les couleurs, le vert, le jaune et surtout le rouge.
J’aurais pu être un autre,
Mais il y a treize mois j’étais gribouillé
Et quand on est gribouillé, on cherche les lignes droites
Celle que j’ai suivie avait une fin
Et c’est aujourd’hui.
Il y a treize secondes, j’ai commencé mon tableau.
D’abord, la peinture des autres.
Et puis ma ceinture d’explosifs
A répandu la mienne.
J’ai rallumé les couleurs.
Le vert, le jaune, et surtout le rouge.


 
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   MissNeko   
30/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un poème sur un suicide "artistique" d un homme qui s est cherché toute sa vie.
J ai aimé :
Et quand on est gribouillé, on cherche les lignes droites

Le sujet du concours est respecté.

   Anonyme   
2/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je ne suis pas du tout convaincu parce ce texte. D'abord parce que la consigne du concours n'est ici qu'à peine évoquée, n'est presqu'un prétexte. Mais bon ce n'est pas si grave, puisqu'elle peut être un support.

Par contre, je trouve le reste banal, plat, sans force, alors même que le sujet est intéressant. Il manque un souffle poétique, là j'ai l'impression de lire une énumération, sans force.
C'est dommage.

   Anonyme   
4/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir,

Je n'ai peut-être pas très bien compris la signification de ce poème. Pourtant celui-ci me plait bien. Est-ce un terroriste qui se fait exploser (à cause de la ceinture d'explosif bien sûr) ? Je n'arrive pas à lire entre les lignes et savoir s'il faut prendre ce poème au premier ou au second degré.

Joli travail tout de même.

Wall-E

   bolderire   
6/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Rude, mais bien amené.
C'est souvent du désœuvrement du désordre que sourdre peines et malheurs.
merci

   Pouet   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bjr,

Je trouve que le terrorisme est ici abordé avec originalité.

L'écriture est simple, peut-être un peu trop mais le message passe bien, c'est assez "percutant" je trouve.

Pour ce qui est du thème du concours, je suis un peu moins convaincu, voire pas du tout. J'ai le sentiment que les "treize secondes" sont ici ajoutées un peu artificiellement, que cela n'est vraiment pas central dans le poème; le sujet étant plutôt une des possibles causes du passage à l'acte de terrorisme. Enfin, on parle aussi de "treize ans" et de "treize mois", ce qui est hors sujet car, il me semble, que c'était bien le concept de "basculement rapide" qui devait être évoqué et ici c'est tout l'inverse: la lente maturation qui conduit à la destruction.

Au final, "oui" pour l'intention et le traitement du sujet mais "non" pour le thème du concours.

Cordialement.

   Lulu   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,

pour ma part, je n'aime vraiment pas ce texte auquel j'ai vainement cherché une dimension poétique. J'ai été gênée par l'écriture d'ensemble que j'ai trouvé lourde, comme s'il s'agissait là d'un premier jet qui aurait pu nécessiter une relecture et une réécriture.

Ainsi, par exemple, j'aurais allégé le début en enlevant le troisième vers, pour "Quand j'étais petit, je voulais être médecin ou détective / Destin avorté, dessin raté".

Au lieu de "Et il y a ma peinture sur les murs", j'aurais bien vu : "Ma peinture sur les murs", par exemple.

Par ailleurs, si l'on comprend bien que le locuteur est devenu un "gribouillage", la répétition du terme "je suis devenu un gribouillage" ; "J'ai gribouillé mes dessins" ; "j'étais gribouillé" est bien trop lourde.

Enfin, je ne comprends pas franchement la logique de la ponctuation qui me semble complètement aléatoire. Si des points manquent au début, il y en a bien trop vers la fin...

Je doute qu'un personnage - une personne - qui est sur le point de se faire exploser remonte dans ses pensées à pile poil treize ans auparavant, précisément au moment où il voulait devenir médecin ou détective... Ce passage ne me semble pas crédible.

   PIZZICATO   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Ce que je n'aime pas dans ce texte c'est cette façon de concevoir la relation de causes à effets, du moins pour le fond.
" Destin avorté, dessin raté " : donc la " ligne " choisie est celle de détruire ?
Assimiler le sang répandu à un " gribouillage " ne me convient pas du tout.

Désolé.

   Bidis   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne trouve aucune harmonie dans ce poème, mais cela m’est personnel et n’est pas un critère.
« Quand j’étais petit, je voulais être médecin ou détective », ce serait un bon début de roman, mais dans un poème, cela me semble un peu plat. Plus loin, je lis « Il y a treize ans, je voulais être médecin ou détective », cette redite est-elle voulue ? Sans doute. Mais elle me semble banale et n’éclairer rien, et surtout pas la chute en forme d’explosion. Qu’éclaire par contre le titre – bien choisi.
L’écriture a quelques envolées (« écourté le trait, abrégé les perspectives, éteint les couleurs » par exemple), mais aussi des formules peu parlantes : « Je suis la peinture, la peinture est mon sang ».
Mon impression d’ensemble est mitigée.

   FABIO   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour l'idée est bonne mais elle mérite beaucoup plus d'images, de subtilités dans le langage et aussi de clarté.
Trop de mots pas assez de poésie, voila mon sentiment, j'ai réellement l'impression d'un poème qui a cherché longtemps la clef de la chambre de ses muses...... et qui finalement a dormi sur le palier .
Je suis un peu frustré a ma lecture car je le répète l'idée était bonne mais compliqué

   plumette   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas
je me suis demandée où était la poésie dans ce texte.
et puis je suis toujours dérangée par les écrits qui nous viennent d'outre tombe.
le narrateur s'est fait exploser, comment peut-il faire au présent le récit de cet évènement? Pour me permettre de passer outre cette logique, il faudrait une écriture qui transcende!

je n'ai pas été séduite par cette idée " d'être un gribouillage"

désolée, pour moi, ça n'a pas fonctionné.

Plumette

   Charivari   
15/9/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour.
Comme l'indique mon appréciation, je n'ai pas du tout aimé...

au début, à cause de l'incipit et des premiers vers, j'étais parti sur une autre direction... Un gosse, dans une voiture, est en train de faire un gribouillis, mais à cause d'un accident de la route mortel, le coup de frein lui fait tracer une ligne droite sur son dessin... L'idée me paraissait pas mal, et le style en accord, puisque c'est écrit de manière très naïve, avec beaucoup de répétitions....

Après le poème me demande si j'ai bien compris... J'ai trouvé ça un peu maladroit de prendre comme ça à parti le lecteur, mais bon tant pis... Le vers d'après dit "il y a treize ans je voulais être médecin ou detective" et là je me suis dit "zut, ce n'est donc pas un gosse qui écrit, c'est juste le style qui est très maladroit"... Mauvais signe.

Après, je ne comprends pas très bien un truc, ce que veut dire concrètement ce "gribouillage" : à certains moments, c'est son propre sang sur les murs qui forment le gribouillage -donc son attentat suicidaire, il y a 13 secondes-, mais de temps en temps il dit que ce gribouillage commence il y a 13 mois... La différence étant qu'il y a du rouge dans ses nouveaux gribouillages, j'en déduis que c'est le passage à l'acte, et qu'avant ce sont ses idées noires. Un peu confus pour moi...

Bref. J'en arrive au vers "ma ceinture d'explosifs", et là on comprend enfin que c'est un terroriste suicidaire... Et là, je me dis que c'est totalement saugrenu comme idée de faire parler un terroriste suicidaire 13 secondes après son attentat. 13 secondes après son attentat, notre terroriste a plusieurs choix:
1. Ne rien dire, vu qu'il est mort, ce qui serait le plus logique
2. dire quelque chose, en admettant donc qu'il existe une vie après la mort. En admettant cela, notre terroriste devrait se dire soit "Je les ai bien eu ces mécréants, à moi les vierges du paradis" ou alors "merde, il est où Allah?"... (je suppose que c'est un terroriste type Islam radical, ce sont les seuls actuellement à se faire sauter le caisson) Au moins il aurait pu s'étonner de pouvoir parler et penser après sa mort, non ? Ou n'importe quoi en relation avec le credo qui lui a servi d'alibi !

Donc au lieu de ça, juste 13 secondes après sa mort, le terroriste se met à larmoyer en disant qu'il est un gribouillage, un "dessin raté". À qui le dit-il? À ses victimes? Franchement, ça manque totalement de cohérence, autant par rapport à la situation que par rapport à la personnalité supposée de cet assassin fou de Dieu.

Désolé, je n'ai rien trouvé à ce texte, mis à part peut-être l'idée d'un homme gribouillis qui cherche les lignes droites, la seule image un peu poétique du texte.

   Donaldo75   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'ai cherché un sens à ce poème, alors que d'habitude je ne le fais pas. Je l'ai donc relu.

Résultat:
* le thème a phagocyté la poésie,
* le rythme s'en est ressenti,
* la fin ressemble à une chute.

Je pense que la thématique du concours vous a inhibé.

   Anonyme   
14/9/2016
Commentaire modéré

   Anonyme   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour,

Voilà bien le discours de l'enfant gâté, j'aurais pu être "médecin ou détective", un métier qui a de la classe quoi, ah mais surtout pas plombier ou maçon, mais comme le petit chéri n'a sûrement rien fait à l'école et bien il est frustré, et son destin est avorté, son dessin (moi j'aurais écrit dessein) est raté. Et voilà que pour exister un tant soi peu dans sa cervelle de moineau bouffé d'orgueil, il se fait péter la bedaine ce qui met de la peinture partout, et c'est un gribouillis qu'il croit très joli.
Voilà le problème, il est dit au tout début " J’aurais pu être un autre" mais pourquoi toujours cette même ritournelle, être un autre, être ailleurs, être autrement...Tant pis si tu n'es que toi, si tu n'as que ce que tu as pour exister, si tu es là où tu es, c'est déjà pas mal, c'est un bon début et il faut faire avec, mais peut-être que faire pour un enfant gâté c'est déjà bien trop difficile.
Désolé, j'ai trouvé votre étalage de mots et de peintures un rien insipide et mal construit. Un vrai gribouillage en fait, littéralement.
Et cette référence au terrorisme, beurk, c'est bon là, ça devient risible de nous glisser ça à toutes les sauces.

   Anonyme   
15/9/2016
Commentaire modéré

   PatriciaBD   
15/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans ce poème je vois un adolescent perturbé aux idées embrouillées (gribouillis) qui trouve puis suit une ligne droite (radicalisation). Il découvre que cette ligne qu'il pensait infinie (mathématiques) se termine par sa mort. De gribouillis mental, il devient gribouillis de sang.

Je n'y vois pas, par contre, ce basculement en treize secondes.

   Ananas   
20/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

étrangement - alors que le thème m'a dérangée, que la forme m'a surprise - j'ai apprécié ma lecture.

Je trouve beaucoup de poétique dans cette oeuvre noire mais si haute en couleurs.
Il y a une belle maîtrise du rythme et des images.

Merci donc pour cette agréable lecture (si je puis dire) et bonne chance pour le concours.


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