Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Meaban : Équinoxes
 Publié le 24/04/12  -  13 commentaires  -  446 caractères  -  332 lectures    Autres textes du même auteur

Ils t'ont remplie d'enfants aux sourires de brutes…


Équinoxes



Aux plaines hydrauliques tabassées de misères
Ombrageux tabernacles, vieilles miséricordes
Les marées en sonnailles estivent vers le roc
Et le vent s’atrophie au cilice des plages


Les moulins d’ouragans aux fenêtres béantes
Rebattent la mesure aux suaires de leurs bras
Tu chemines duveteuse le flanc sous la bourrasque
Ils t’ont remplie d’enfants aux sourires de brutes

Octobres désertés


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
12/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il n'est pas aisé de saisir le sens de cette poésie mais j'apprécie beaucoup le choix du vocabulaire et l'agencement des mots. Une puissante émotion aux accents de tragédie s'en dégage.

Des références antinomiques ne choquent pas, au contraire : « Les marées en sonnailles estivent vers le roc », « Et le vent s’atrophie au cilice des plages ». En associant mer et montagne elles accentuent ce déchainement unanime des éléments.

Je n'oserais risquer une interprétation mais a priori quelque chose de douloureux s'est joué, une sorte de martyr que laisserait transparaitre ces termes à connotation religieuse : « tabernacles / miséricorde / cilice / suaires.

Ou bien n'est-ce tout simplement que la description imagée d'un équinoxe, mais alors « Ils t’ont remplie d’enfants aux sourires de brutes » est vraiment énigmatique. Nombre d'hypothèses sont possibles, ce qui rend ce poème intéressant.

   brabant   
24/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Meaban,


Bonjour d'allure ! Même si on peut ne pas être d'accord avec certaines images :
"Et le vent s'atrophie au cilice des plages"; je le vois plutôt se déchirer, mais s'atrophier/s'étouffer ?

Remarquable mélange de vocabulaire religieux/mystique/inspiré et industriel/friches rendues à la campagne/paganisme sous l'égide de réelles images poétiques.

Le dernier vers me laisse interrogatif et superbement admiratif :
"Ils t'ont remplie d'enfants aux visages de brutes".

   Fattorius   
24/4/2012
J'avoue rester perplexe face à ce poème - je peine à voir de quoi il s'agit, et c'est peu de le dire, même si les images, prises séparément, sont belles ("plaines hydrauliques tabassées de misères" - la pluie d'automne, déjà?). Equinoxes? On ne les retrouve guère dans le texte, sans parler d'"octobre" en fin de poème, qui n'est pas un mois d'équinoxe. Enfin, quel lien avec le lexique religieux/catholique, certes recherché et cohérent?

Beaucoup de points d'interrogation. Désolé... merci pour l'instant poétique... et perplexique!

   socque   
24/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ah, j'aime beaucoup ! Très visuel, ce poème, je trouve, et en même temps s'élargissant sur autre chose, la cruauté de l'homme. Du reste elle est sensible tout du long, l'humanité paraît tout abîmer : les plaines qu'elle tabasse, les moulins dont les bras sont des suaires, elle-même enfin en transformant ses enfants en brutes... Telle est du moins la lecture dont je ne prétends pas qu'elle rejoigne forcément la vôtre !
Un regret : la brièveté du texte. Vous tenez là une ambiance très forte, intense et vide à la fois (la force du désert), et vous nous en arrachez à peine entrés. Dommage. J'ai adoré certaines associations de mots :
"plaines hydrauliques tabassées de misères",
"cilice des plages",
"Tu chemines duveteuse",
et ce superbe vers "Ils t’ont remplie d’enfants aux sourires de brutes" qui file une belle claque !

   fredericprunier   
24/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
c'est du concentré de poétique
et je pense
en tant que lecteurs lambda
qu'un peu d'aquarelle diluée
m'aiderait un peu à tout prendre

je pense pourtant que la base est très bonne
et que les images habitant le poète sont là
bien présentes et interressantes

   Anonyme   
24/4/2012
Bonjour Meaban… Une fois encore, et bien malgré moi, je vais jouer le Candide…
J’ai lu et relu ces huit vers sans vraiment en saisir le sens…
Tout d’abord le titre Équinoxes. Je ne vois pas en quoi il s’apparente au texte.
Les deux premiers vers ne me parlent pas du tout, que ça soit les plaines hydrauliques, les ombrageux tabernacles ou les vieilles miséricordes.
Pour le troisième j’imagine une transhumance vers les sommets, mais je peux me tromper.
Le quatrième, que j’avais cru comprendre, me déroute tout autant s’il s’agit bien ici de cilice et non de silice. Je poursuis… sans trop détailler car ce second quatrain m’est totalement hermétique. J’aurais pourtant bien voulu comprendre qui était celle qui cheminait duveteuse et emplie d’enfants aux sourires de brutes.
Certes il y a ici de très beaux vers mais quid de la finalité de ce texte auquel je me garderai bien d’accoler une quelconque appréciation.
Je compte sur toi pour éclairer ma lanterne… Merci d'avance

   Anonyme   
24/4/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas réussi à rentrer dans ce poème. Les images ne sont pas faciles à saisir...

   FABIO   
24/4/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pardon, mais moi pas tout comprendre.
Pourtant ca interpelle et les images sont aussi belles qu elles n'ont de sens a mes yeux.
J'ai le décors mais rien autour, comme si vous gardiez le sens de ce texte pour vous même, si c'est le cas alors a quoi bon le publier ?
Mais je dois surement être trop bête, pour comprendre.

   Anonyme   
28/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après avoir lu les images sur le forum, j'avais tout faux. C'est tout l'art des métaphores.
Merci pour ce plaisir.

   melancolique   
25/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Meaban,

J'avais déjà lu ce poème, sans avoir pu le commenter, parce que je n'y avais rien compris, même si les images étaient vraiment originales est belles...mais le sens y manquait...

J'ai surtout aimé:

"Ombrageux tabernacles, vieilles miséricordes"

et "Les moulins d’ouragans aux fenêtres béantes"

Je viens de lire vos explications, et je comprends mieux votre poésie, j'apprécie donc beaucoup plus les images décrites ici.

Au plaisir de vous relire.

   Pimpette   
26/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Les enfants aux sourires de brutes ont fini de m'égarer, mais il y avait déjà plusieurs minutes où je pataugeais lamentablement...ce n'est pas grave et ça m'arrive souvent!
Reste un texte terriblement bien rythmé et je devine une très bonne patte pour des lecteurs plus avisés

   Anonyme   
28/4/2012
Une atmosphère particulière, pesante mais attirante, fascinante.
Je n'ai pas compris qui était le "Tu", la région dont il est question, peut-être.
J'ai aimé.

   Anonyme   
28/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Meaban,

On sent dans votre texte, de par sa construction et son expression, une vraie force, brutale, irrésistible :"tabassées, misère, ombrageux, ouragans, bourrasque, brutes" constituent un réseau qui ne peut laisser indifférent. Certaines images me parlent (V1, V3) et dénotent une grande inventivité, le rythme soutien bien l'atmosphère qui se dégage du propos.
Toutefois, à la lecture de vos explications, je me dis que l'ésotérisme de l'ensemble nuit à la transmission de votre émotion.
Je ressens finalement une atmosphère lourde et violente teintée d'un peu de malaise.
Ce ne fut pourtant pas une lecture désagréable.
Bien amicalement.


Oniris Copyright © 2007-2020