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Poésie libre
melancolique : La voleuse de rêves
 Publié le 05/10/15  -  17 commentaires  -  855 caractères  -  433 lectures    Autres textes du même auteur


La voleuse de rêves



Nuées de mouettes,
rires éphémères,
urgence de vivre avant que tout s'effondre.

Quelques enfants aux mains inquiètes
défendent leurs châteaux de sable
contre la mer,
voleuse de rêves.

Mais ici tout s'efface,
même les pas alourdis
de vendanges d'algues
et de fatigue.

Même le jour s'affadit.

Et l'on écoute
cette musique
aux notes d'écume et d'obscurité.

Sans cesse les vagues qui s'interrogent :

Peut-on ajouter une poignée de dunes
dans le sablier presque vide ?
Peut-on croire
à l’éternité ?


Car même la mer a ses doutes,
qui égarent nos bouteilles
à la nuit.

De nos rêves dérobés,
elle s'inventera un lit,
s'endormira enfin,

et le temps s’arrêtera.


 
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   Anonyme   
11/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La récurrence de "même", "même les pas alourdis", "même le jour s'affadit", "car même la mer a ses doutes" sonne à l'oreille comme la musique de la mer et de ses vagues.. Les trois premiers paragraphes sont visuels : on imagine la plage survolée par les mouettes alors que jouent des enfants et marchent des hommes ramassant des algues.
Tout au long du poème, une allusion au temps est faite. Les rires éphémères, les châteaux de sable, le sablier, l'éternité.
Et sourd une note d'inquiétude : urgence de vivre, tout s'effondre, tout s'efface.
La musique n'est pas joyeuse, c'est une musique d'obscurité. Les bouteilles jetées à la mer sont perdues.
Rien n'est sûr, pérenne et la mer elle-même, qui vole les rêves s'interroge sur son propre sort, s'interroge sur l'éternité.
Les quatre derniers vers signent la fin des incertitudes. C'est une fin qui apporte une nuance à tonalité triste plutôt qu'apaisante.

J'ai trouvé le titre très poétique. Beaucoup de poésie aussi dans le traitement du texte, avec de belles images. Et la découpe même des vers apporte une musique, un rythme bien adaptés au thème.

Merci pour cette lecture qui m'a séduite.

   ameliamo   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelques enfants aux mains inquiètes
défendent leurs châteaux de sable
contre la mer,
voleuse de rêves.
ou
Car même la mer a ses doutes,
qui égarent nos bouteilles
à la nuit.
J’aime beaucoup ces images. Entière poésie coule harmonieuse dans sa musicalité. Ce poème pose un problème philosophique au lequel il donne une réponse poétique.

   emilia   
5/10/2015
Le titre gracieux nous transporte au pays des rêves alors que s’impose l’urgence de vivre face au sablier presque vide et au questionnement de l’éternité ; même la musique des vagues sans cesse recommencée et qui efface chaque jour les empreintes de la vie pourrait elle aussi disparaître lorsque le temps de notre planète la terre s’arrêtera à son tour en soulignant l’inquiétude des hommes impuissants à modifier cette probabilité qui apparaît de plus en plus aux scientifiques comme une certitude inéluctable : un rêve qui se transformera en cauchemar dans un temps futur à travers une poésie efficace qui cerne bien le sujet en phase avec la morosité dans l’air du temps…

   RB   
5/10/2015
Commentaire modéré

   PIZZICATO   
5/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il fallait la trouver et l'adapter, cette image, en parlant de la mer ! Belle métaphore.
Assimiler les châteaux de sable à des rêves défaits.

" Peut-on ajouter une poignée de dunes
dans le sablier presque vide ?
Peut-on croire
à l’éternité ? "

   Anonyme   
5/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une fois encore, je trouve que ce poème est bien à votre image - ou à votre pseudo, pour être plus précis... Une douce mélancolie qui berce chaque strophe, chaque vers comme une parfaite contemplation.

Bravo,

Wall-E

   RB   
5/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Très beau texte. Et images. comme vendanges. Passionnément

   Francis   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand j'ai le cœur à marée basse, je vais m'y réfugier. j'y retrouve les ruines des châteaux de sable aux frêles courtines emportées par les flots, l"empreinte des pas que la vague efface, le vol furtif d'une mouette. Sur l'ardoise magique, se mêlent l'éphémère et l'éternité. J'écoute "cette musique aux notes d'écume". Je contemple l'horizon lointain où le soleil va se coucher. La mélancolie envahit mon âme. Je me suis retrouvé sous votre plume. Merci pour ce beau partage.

   Anonyme   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Tout est beau et délicat dans ce poème poignant doucement, comme un retour sur la vie qui passe avec ses espoirs, ses déceptions et ses regrets montrés comme aux prises avec le va-et-vient des vagues (du temps). C'est un poème très harmonieux et qui dit quelque chose d’essentiel, et le dit très, très bien.

Sur le fond, votre poème me fait aussi penser au livre : 'Le sentiment tragique de la vie' de Miguel de Unamuno.

Bravo Mélancolique pour ce beau texte si mélancolique !

   jamesbebeart   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mélancolique,

J'ai bien aimé votre texte avec ces thèmes qui vous sont chers comme l'enfance et l'eau toujours présente. Qui défait les châteaux de sable sous la vague inlassable. Peut-on en survivre ?

   leni   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Mélancolique

Superbement écrit tout en finesse en images sonores

Peut-on ajouter une poignée de dunes
dans le sablier presque vide ?
Peut-on croire
à l’éternité ?

là je tire mon chapeau devant ces perles

Tout a été dit Merci pour ce moment hors du temps

Salut cordial Leni

   papipoete   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour melancolique; sur une pente enneigée, l'igloo s'édifie lentement, et longtemps, l'enfant viendra l'admirer et se rêver explorateur. Sur une plage, le bâtisseur en herbe met les pieds dans l'éphémère, où à peine dressé vers le ciel, son château majestueux sous le ressac, va mollir; puis se démolir.
" Même en rajoutant une poignée de dunes dans le sablier presque vide ", le petit n'empêchera pas l'avance du temps.
Pourtant, la mer qui égare nos bouteilles messagères, ne s'endort-elle pas, le temps d'arrêter le cours du temps?

   Coline-Dé   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ne pas laisser la mer nous voler nos rêves... sinon elle finira par s'endormir ! Merci de nous alerter ainsi, Mélancolique !
Sérieusement, j'ai énormément aimé ce poème évocateur, à la fois visuel et sonore et ce sablier où rajouter un peu de dune...
Les choix sémantiques :
éphémères
urgence
s'efface
fatigue
Sans cesse
enfin
s’arrêtera.
rendent lancinante la réflexion philosophique qui sous-tend ce poème plein de délicatesse.

   Astras   
6/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'adore ce regard frais, pourtant tellement familier. L'amour de la mer et la mélancolie sont mélangés à la vitesse du temps qui passe.

Ça fait de ce poème un rêve lumineux... qui est déjà en train de disparaitre dans l'écume salée quelque-part à l'autre bout du monde...

   hersen   
7/10/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
" Des mains inquiètes ", quelle image !

Vous retrouver sur ce poème est un tel plaisir !

Magnifique, Mélancolique.

   Lulu   
7/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En lisant le titre, je ne m'attendais pas du tout à ce que vous évoquiez la mer... Je suis agréablement surprise. Vos mots ont une belle force : celle de pouvoir susciter diverses images ; et l'on entend à la fois les mouettes, les rires et la mer. C'est merveilleux.

Je trouve aussi originale l'idée de faire parler la mer. "Elle a ses doutes"... Il fallait y penser.

Personnellement, dans "Sans cesse les vagues qui s'interrogent", j'aurais enlevé le "qui". Il me semble de trop et alourdit inutilement la phrase.
Pour le reste, j'ai tout aimé.

   cervantes   
9/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Belle poésie aux senteurs maritimes et philosophiques.
La forme ne me parle pas mais j'ai été sensible aux images dégagées.

   MissNeko   
21/7/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il me semble entendre le ressac de la mer.
Quel beau poème que voici !
Une perle !!
Merci


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