Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
mistral : Parfois, quand vient le soir
 Publié le 03/02/21  -  10 commentaires  -  715 caractères  -  193 lectures    Autres textes du même auteur

Angoisse de jeunesse.


Parfois, quand vient le soir



Parfois, quand vient le soir, au milieu du silence,
On croit entendre au loin quelque écho oublié :
Un sanglot étranglé, lugubre dissonance,
Faisant naître dans l’ombre un monstre familier.

Les dryades alors interrompent leur bal
Et le ciel aussitôt voile son œil brumeux ;
Zéphyr retient son souffle et le sombre animal
Dévoile en un souris cent poignards écumeux.

Le démon, libéré de sa prison antique,
S’embrase, se consume, atroce et hypnotique,
Laissant pour toute trace un cadavre atrophié ;

Alors l’obscurité avec pudeur s’empresse
De recouvrir, le cœur débordant de tendresse,
L’effroyable vision de l’Homme supplicié.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
21/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
le sombre animal
Dévoile en un souris cent poignards écumeux.
Sympa ! (Si j'ose dire.)

D'une manière générale, je trouve plutôt bien campée cette ambiance gothique en diable... Bien que nulle part ce soit dit, les vers me semblent exhaler un parfum de crypte, de cimetière.
Cela dit, j'ai aussi l'impression que pour ce sujet tout de même très daté dix-neuvième siècle, de « vrais » vers classiques, ou au moins néo-classiques selon la catégorie de publication onirienne, auraient mieux convenu. Un poil d'attention supplémentaire à certaines rimes, notamment : oublié/familier et atrophié/supplicié pèchent à mon avis. Et, pour tenir la scansion sur douze syllabes, je me vois obligée de renoncer à marquer les diérèses alors que, je crois, a-tro-phi-é et su-ppli-ci-é, au vu du propos, auraient de l'allure !

   embellie   
26/1/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je vois dans ce poème une jeune personne insomniaque perturbée par des chimères.
Il ne s'agit pas ici d'une simple « angoisse de jeunesse » comme l'indique l'exergue, ou alors les symptômes sont décrits avec exagération, mais d'une véritable pathologie.
Le sujet est en proie à des sons inquiétants « sanglot étranglé, lugubre dissonance » qu'il croit entendre, provenant d'un monstre imaginaire. Viennent ensuite des hallucinations « le sombre animal dévoile en un souris (pour sourire je suppose) cent poignards écumeux. » Les éléments de la nature, ciel, zéphyr, pour l'effrayer, se mettent au diapason. Le monstre, devenu démon, se consume, « laissant pour toute trace un cadavre atrophié. » Image horrible.
Enfin, l'obscurité vient libérer l'individu de ses angoisses en lui procurant, je suppose, le sommeil.
Il y a dans ce texte pléthore de mots et expressions suggérant la peur ; je ne peux les énumérer tous.
C'est cette exagération qui limite mon enthousiasme. Ce sonnet remanié, moins puissant, adouci en quelque sorte, présenterait sûrement un intérêt.

   Provencao   
3/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
"Les dryades alors interrompent leur bal
Et le ciel aussitôt voile son œil brumeux ;
Zéphyr retient son souffle et le sombre animal
Dévoile en un souris cent poignards écumeux. "

J'ai préféré ce quatrain aux autres, où la peur, l'inquiétude, l'épouvante et la frayeur quand vient le soir sont un réel sentiment " d'animal" menaçant à priori l'être, mais au fond ces angoisses viennent de l'etre lui-même. Et c'est ce versant que j'y ai lu et que vous avez fort bien, à mon sens, développé avec un vocabulaire riche et fort.

"Quand vient le soir, " se dessine, comme un soir devenant imperceptible , et que l'affolant ne soit nulle part, et que l'effroyable soit en l'être lui-même.

C'est ainsi que se pose ma lecture.

Au plaisir de vous lire
Cordialement .

   inconnu1   
3/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sans doute que ce sonnet aurait pu entrer dans la catégorie néoclassique, car l'alternance des rimes féminines et masculines est respectée. Bien sûr il y a beaucoup trop pour d'erreurs pour la catégorie classique, le non respect de l'orthographe de certaines rimes (oublié-familier), des hiatus en nombre (écho oublié - obscurité avec), sans compter le non respect des diérèses, ainsi que le non respect des rimes embrassées gênant pour les puristes du sonnet.

Sur le fond, je resterai pragmatique car je reconnais ici mes angoisses d'adolescent concernant le surnaturel. cela représentait une bonne partie de mes écrits d'alors.

Par ailleurs, il y a du potentiel, de belles trouvailles poétiques (la 2eme strophe me semble la mieux réussie même si je n'aime pas l'absence d'article devant Zéphyr, cette personnification semblant ici faite pour respecter un nombre de pied adéquat)

Bien à vous

NB : après avoir lu le commentaire de papipoète qui voit tout, je me dédis, l'alternance des rimes masculines et féminines n'est pas du tout respectée dans la deuxième strophe (5 rimes masculines à la suite)

   papipoete   
3/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
bonjour mistral
Bien que le fond du texte évoque des moments horrifiques, quand le noir de la nuit entoure la moindre forme " brrrr ! " , les lignes pour en parler m'apparaissent absconses dans leur vocabulaire ( en particulier dans le 8 vers ( un souris ? ) Il me semble voir dans ce poème une énième scène, où un viol ou inceste se prépare ?
Et puis au final, je pense que le héros vient de faire un horrible cauchemar...
NB un sonnet " contemporain en raison de non alternance de rimes masculine/féminine, et maints hiatus !
Je sais que l'on écrit ce que notre plume a envie, mais ce genre de récit pourrait tellement faire copain-copain avec notre envahisseur depuis plus d'un an...

   Arsinor   
3/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pourquoi l'obscurité est-elle pudique, au milieu de ces outrances ? Voilà un coucher de soleil bien tumultueux, avec des cauchemars en avance sur l'heure (car ils arrivent le matin en général). L'étranglement se fait monstre, animal, poignard, démon : cela s'aggrave ! Heureusement, l'homme sait que ce n'est qu'une vision. On ne saura pas pourquoi il est tourmenté, à moins que l'exergue ne nous suggère que sa jeunesse puisse constituer une explication. Vocabulaire choisi, ni trop vil, ni trop recherché.

   Dolybela   
3/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut !
Au début je me suis dit "encore un poème sur le cri de l'individu perdu" et puis je me suis dit "qu'est-ce qu'elles font là ces dryades?". Mais en fait j'ai bien aimé le syncrétisme, comme si le sujet avait besoin de sauter d'une figure à une autre pour échapper à l'angoisse. Et puis c'est comme une transition des Grecs aux Chrétiens en passant par le diable. L'homme supplicié... Jésus ? Le poète ? Qui sait.... c'est une angoisse universelle après tout.
A vous relire

   FloKassar   
10/2/2021
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   Edgard   
8/2/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Mistral
Mon problème, même après plusieurs lectures, c’est que je ne vois pas… beaucoup de mots pour décrire l’horreur, disent en quelque sorte que « c’est horrible »
Lugubre dissonance, monstre familier, sombre animal, le démon, atroce et hypnotique, cadavre atrophié etc… Il faudrait des sons, des couleurs, des odeurs, des images, du mouvement, pour faire sursauter le lecteur, le surprendre l’effrayer… ! Des craquements d’os, des odeurs de brûlé, du sang… de la tempête !
J’ai aussi beaucoup de mal à comprendre le nature de ce monstre… ça a l’air très païen et ça ressemble aussi à un personnage de supplicié chrétien… D’accord ce n’est qu’un cauchemar, mais je suis un peu perdu.
Mais j’aime bien l’écriture, il y a sans aucun doute chez vous un potentiel . Le petit côté romantique – fantastique n’est pas mal rendu !
On attend la suite. Merci.

   WILCO   
9/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai lu un désir d'ado … comblé par lui-même. Je trouve assez frustrant de n'avoir choisi la forme classique, car ce joli texte en aurait été sublimé. Le plume a ce talent que j'envie.


Oniris Copyright © 2007-2020