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Poésie néo-classique
Parmerion : Buveur d'étoiles
 Publié le 12/05/08  -  5 commentaires  -  1846 caractères  -  42 lectures    Autres textes du même auteur

« Le sucre dans une cuillère,
Et puis l’absinthe qui s’enflamme,
La chaleur percute un nerf,
La gorge siffle une lame. »...


Buveur d'étoiles



« Le sucre dans une cuillère,
Et puis l’absinthe qui s’enflamme,
La chaleur percute un nerf,
La gorge siffle une lame. »

Mes lèvres formaient une toile
Embrassées de mots et d’images
La nuit y perlait ces étoiles
Et le duvet de ses nuages
Je fus vite saoul de ce breuvage
Qui remplissait mes yeux tempêtes
De visions inconnues et sauvages
Qui se répandent dans ma tête

Je joue mes neurones comme on joue des dés
Sur cette table d’émeraude et de malchance
Les jetons de mes iris s’envolent enflammés
Et dessinent des landes pleines de violence

Me voilà nu dans la lumière
Embarqué par un ouragan
Englouti dans l’univers
Qui gît ici loin au-dedans…

Les astres recouvrent les plaines.
Et les lunes posées à terre,
Dont les masses roulent à peine,
Marquent le sol de leurs cratères.

Des fleurs de feu s’agitent folles,
Dans des clairières cendriers.
Au parfum de pures fumerolles,
Où les elfes aiment fumer.

Des pluies de lait empoisonnent
De nuages nacrés l’eau des mers.
Quand elles tombent ! Il tonne !
Et donnent à l’eau un goût amer.

Au loin les arbres reprennent
De longues plaintes suraiguës
Dont les notes m’entraînent
Vers des parterres de ciguë.

Les bêtes mortes qui les bordent
Me jettent des regards de vivant
Mes intestins soudain se tordent
Et dans ma bouche le goût du sang

Je m’enfuis in extremis
De la douleur plein la mémoire
Déchu de ces songes tristes
Dans les relents de l’alcool noir

Mes lèvres redeviennent sèches
Et sur leurs bouts plus une seule toile
La nuit et moi étions de mèche
Elle me laisse boire toutes ses étoiles


 
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   Pattie   
12/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Intéressant, cette montée et cette chute. S'enivrer d'étoiles...

   strega   
12/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'en buvais une hier tiens...

Bref, j'ai aimé, l'absinthe, les étoiles, les lunes. Poème qui flirte avec le surréalisme par moment. Poème saoul dont on ne connait pas l'alcool. Poème musical et presque horrifique... etc etc

J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé, merci et bravo.

   Anonyme   
12/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
D'accord avec les précédents comentaires.

Jveux bien une ch'tiotte rasade de voie lactée (écrémée

pour la digestion...)

   Absolue   
13/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que c'est beau... Je croquerais bien un croissant de lune tiens avec les étoiles... Original, rythmé, poétique, encore!

   Anonyme   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très beau poème serti d'étoiles. Les images souvent belles me parlent vraiment. j'apprécie ce genre d'atmosphère, ici généré par l'absinthe.
Merci.


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