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Poésie néo-classique
pieralun : Cœur de brique
 Publié le 11/02/10  -  18 commentaires  -  908 caractères  -  323 lectures    Autres textes du même auteur

Carlos Gardel naquit à Toulouse en 1890 et quitta la ville à l’âge de deux ans.
Installé à Buenos Aires, il donna ses lettres de noblesse au tango argentin.


Cœur de brique



Fin d’été sur la ville rose ;
Un ciel trop lourd de chevaux noirs,
Brise leur galop et dépose,
Sur les toits l’orage d’un soir.

Dans la ruelle qui se vide,
L’averse gifle le pavé,
Sur le mur, la trace liquide,
Esquisse un visage gravé :

Il vient du cœur de ton histoire,
Nourrissait les rumeurs d’antan ;
Une des voix que ta mémoire
Sème au gré de ton vent d’autan.

Les trottoirs guident l’eau qui file,
Les bouches avalent les fragments
De briques rouges et de tuiles,
Ton passé lourd de leurs pigments.

Il porte le sang de l’Espagne,
La rudesse des Jacobins,
Le don d’un enfant qui s’éloigne
Au pas des tangos argentins.

Moi, courtisan de cette pierre,
Moi qui me fondrai dans ces murs,
Je voudrais qu’un jour ma poussière,
Ruisselle entre ces pavés sûrs.


 
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   bulle   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne peux rester insensible à cet 'hommage'..
(Quel beau titre !)

Le rythme en octos, est là pour nous entraîner sur les traces de ce chanteur atypique
(- compositeur) reconnu..
La ville Rose que j'affectionne, est parfaitement évoquée. Je l'ai bien reconnue aussi dans ces lignes.
"La rudesse des jacobins,"
"De briques rouges "

J'en aurais même aimé davantage, peut-être en variante de cadence, pour influencer un peu plus le tango, mais ce n'est qu'une fantaisie personnelle qui s'éveille là.

La musicalité est bien en place, les octos sûrs et bien scandés, et les images dansent joliment :

"L’averse gifle le pavé,
Sur le mur, la trace liquide,
Esquisse un visage gravé "

"Les trottoirs guident l’eau qui file, (oui !)
Les bouches avalent les fragments
De briques rouges et de tuiles,"

Pour qui connaît Tolosa, respire les airs de quelques grands hommes, et il est vrai que sa voix s'entend toujours dans les bars à tapas. (je pense aussi à Nougaro forcément)

"Une des voix que ta mémoire
Sème au gré de ton vent d’autan."

Je regrette un peu la reprise du mot pavés, mais c'est un détail minime..

Ce texte m'est devenu très personnel, mais je n'en oublie pas la composition générale, ni le rythme adapté, et l'expression fluide, qui m'ont procuré beaucoup de plaisir..

   LeopoldPartisan   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voici un poème éducatif qui m'a obligé, ignorant que j'étais avant de le lire, dès cette lecture terminé, intrigué par ce qui y est évoqué à aller surfer pour me renseigner sur le personnage auquel le texte rend hommage, mais aussi sur quelle est donc cette ville rose ?
J'ai aussi tout particulièrement apprécié le décor ainsi que les éléments climatiques qui donnent vie à cette histoire. Je partage aussi complètement cette vision que chaque pierre puisse nous raconter des histoires.

   colibam   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte que n’aurait pas renié le « grand » Claude avec ces mots qui craquent et giflent le pavé de la Cité aux briques roses.

Le style pictural de l’écriture vient souligner cet agréable tableau.

   Garance   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle description de la ville rose.
Un rythme passionné, où le temps, les couleurs fuient et marquent de leur tempo la vie.
La troisième strophe est moins puissante par rapport aux autres, c'est dommage.

   Marite   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Le thème est intéressant mais l'ensemble manque de fluidité à la lecture. Certains vers gagneraient à être revus, modifiés. Par exemple:"Les trottoirs guident l'eau qui file..." j'aurais préféré "L'eau file au ras des trottoirs..." L'ensemble me laisse une impression de "texte brut" qui demande à être encore travaillé. Certains mots semblent faire du remplissage pour le nombre de syllabes "Sème au gré -de ton- vent d'antan" .

   Leo   
6/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair"

Pour évoquer le tango, cette remarque de Verlaine m'aurait semblé devoir s'imposer à l'auteur. Par contre, pour un hommage à la Ville rose, le choix de quatrains octosyllabiques, une des formes les plus "carrées" qui soit en poésie, est parfaitement justifié. Les mots sonnent justes, les images frappent l'esprit, mais tout cela s'adresse à Toulouse la Mondine, celle du Capitole et de Matabiau, celle de Nougaro et d'Art Mengo (pour ne parler que des modernes). Mais pas à celle de Gardel, macarel (comme on dit là-bas) ! Je ne comprends donc pas la dédicace, le résultat me semblant fort éloigné de celle-ci. Si l'auteur veut bien nous éclairer là-dessus en forum...

Un très joli texte à l'arrivée, qui m'a fait voyager dans ma mémoire, dans des lieux et au milieu de couleurs enfouies dans mes souvenirs, et avec beaucoup de nostalgie, je l'avoue.

   Anonyme   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
je trouve cette description occitane d'une force équivalente à celle de Nougaro

j'éprouve à cette lecture une sorte de déchirement coloré d'ocre, de longues gouttes d'orage

bravo rien à rajouter

ce que je demande au poète c'est de me toucher ici c'est le cas

merci donc

Octete

   Anacreodes   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une agréable promenade dans les rues d'une ville attachante, où plane le souvenir de personnages tout aussi attachants.
Un poème simple où chaque vers est une "brique" bien posée, où chaque mot est à sa place.

   thea   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
belle lecture, on marche dans les rues de la ville et le rythme fait naître à chaque coin de rues des images différentes...vision d'autrefois où d'aujourd'hui le coeur de l'auteur bat sur le pavé de la ville rose

beau texte les mots le rythme et la fluidité insouciante d'une promenade agréable...

   pieralun   
11/2/2010
Merci mille fois à tous ceux qui lisent et commentent.
Pour Leo et tous ceux qui se posent la même question, j'ai fait un post sur le forum :

http://www.oniris.be/forum/coeur-de-brique-t10158s0.html#forumpost120207

   Anonyme   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comment ne pas aimer ? On a tous ou presque une ville au cœur. Ce murmure est charmant, pas toujours très adroit dans ses sonorités mais c'est un chant d'amour et de tendresse que l'on doit prendre comme il vient, avec ses forces et ses quelques faiblesses. J'ai porté sur cette poésie un regard attendri et charmé.

   irisdenuit   
11/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cher Pieralun,

Je ne peux pas être objective ici !

L'Espagne étant le premier pays que je visiterai en Europe cette année, ton poème me donne matière à recherches sur ce merveilleux pays. Il réitère cette envie d'en savoir plus et toujours plus.

Pour moi, tout coule, les mots se marient bien, la lecture est limpide à voix haute. Rien n'accroche (soupir de satisfaction).

Je ne peux pas commenter mieux.


Olé !

Amicalement, Iris

   Arielle   
12/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de tendresse pour ta ville que tu nous fais partager en rouge et noir au rythme de cet orage qui en accentue les couleurs et anime les murs.
Une belle musicalité, des images qui sonnent juste ... je sens presque l'odeur de la brique mouillée !

Le mot de présentation m'avait un peu égarée au départ, je cherchais trop la trace de cet artiste que tu n'évoques que dans deux vers ... Se méfier de trop en dire, faire confiance au lecteur et à son propre imaginaire qui se débrouille souvent très bien tout seul ;-)

   jaimme   
20/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Pieralun,
je suis sensible au thème, au rythme (parfois) et à de beaux passages: la première strophe, très belle, "la trace liquide", le "courtisan de cette pierre"... mais d'une façon générale je trouve que le texte manque de travail. Impression erronée certainement, mais tout n'est pas de la force de ce que j'ai noté plus haut.
Merci à toi.

Jaimme

   Chene   
20/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pieralun

Bel hommage à la ville rose que n'aurait pas démenti le grand Claude.

Mené sur un rythme d'octosyllabes, la lecture est plutôt fluide (elle accroche cependant au vers : "Les bouches avalent les fragments" à cause du seul "e" élidé de l'ensemble du poème. Nul doute que tu trouveras à remédier à cette petite rupture).

Les rimes sonnent là aussi plutôt bien sans que l'on perçoive une recherche qui nuirait au sens.

Cependant, j'aurais aimé que tu me surprennes avec un vocabulaire plus poétique, à l'instar de la première strophe et de deuxième vers, ainsi que la seconde strophe, qui étaient de bonne augure. Les autres strophes ont un ton plus narratif qui amoindrit nettement l'impression poétique initiale. C'est un peu dommage.

Bonne continuation

Chene

   David   
21/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pieralun,

J'aime bien l'image de la quatrième strophe entre autres, l'image du caniveau et cette impression que la ville va disparaître dilué dans ses égouts, sans justement utiliser ces mots, "égouts", "caniveau", pas vraiment propres au contexte, et habilement contournés. J'ai un peu de rejet, littéraire, pour le vent d'autan, mais ça doit un être un régionnalisme, j'ai rien contre le mistral. La strophe ne me semble pas très "forte" pour cette rime pourtant. Il y au contraire ce vers :

"Le don d’un enfant qui s’éloigne"

Le second mot ressort étrangement, le sens global me semble plus celui d'un abandon, mais c'est plutôt une qualité pour moi, cet "écho" en quelque sorte.

   Anonyme   
23/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un très beau poème, très imagé, sur la fameuse ville rose, avec ce "filet" de tango argentin.

J'aime particulièrement le 1er quatrain, le 2ème, le 5ème.

Juste deux bémols :
- "Les bouches avalent les fragments" n'est pas un véritable octosyllabe, dommage ;
- La répétition du "Moi" dans les deux premiers vers du dernier quatrain, me semble un peu lourde.

Pour le reste, bravo Pieralun !

   Lotier   
3/5/2014
Bonjour pieralun,

Elles sont belles vos ruelles où naviguent les souvenirs, les vôtres et ceux de qui vous tirez votre inspiration. L'eau rage et tinte sur les pavés et les toits, au point qu'elle se teinte du rose et rouge de la ville. Je veux bien suivre le guide qui dira votre poème et ce, avant que d'être poussière !
Merci pour cette image liquide de Toulouse !

Cordialement,
Lotier


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