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Poésie néo-classique
poldutor : Ce matin le printemps
 Publié le 05/05/20  -  12 commentaires  -  1244 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

En cette période triste où l'humain confiné rumine son ennui, j'ai voulu mettre une note de fraîcheur et d'optimisme avec ma poésie...


Ce matin le printemps



Ce matin le printemps a frappé à ma porte.
Depuis longtemps déjà le soleil nous guettait ;
La brise et le ciel bleu lui ont servi d’escorte,
Le rude froid d’hiver sans remord nous quittait.

Les corolles nacrées, les jonquilles ouvertes,
Tendent complaisamment aux pieds des durs pavés
Leurs pétales jolis, leurs fines tiges vertes
Que les ondées de mars lentement ont lavés.

Les abeilles pressées ont tôt quitté la ruche
Dès le lever du jour avant les papillons
Concurrents en nectar des veloutées peluches,
Tournoyants arlequins, mordorés tourbillons.

Simple bête à bon Dieu la sage coccinelle,
Minuscule vampire du mol puceron,
Tache de rouge et noir la rose pimprenelle
Ou attend à l’affût sur le vert maceron.

Des clins d’œil ardents tracent dans la nuit profonde
Le message charmant du lampyre amoureux
Tandis que dans les bois deux effraies se répondent
Et ajoutent leurs chants aux ébats lumineux.

Ces prémices me rendent l’âme guillerette
Sous mes yeux éblouis jaillissent les couleurs,
Des parterres fleuris de l’humble pâquerette
Mêlant leur beauté aux richesses des odeurs.


 
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   Gabrielle   
14/4/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Une invitation à la contemplation de l'arrivée du printemps qui se manifeste à travers une effervescence de la nature.

Un texte qui porte un message d'espoir malgré cette période très difficile.

   Curwwod   
16/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Au total un tableau vif, coloré d'une nature qui, dans sa globalité, explose de vie et manifeste son élan de tous les spectacles possibles. Des odeurs, des couleurs, des sons animent ce poème en alexandrins organisés en quatrains à rimes croisées. L'élément humain n'intervient qu'en toute fin pour dire le plaisir d'assister à cette éclosion. L'écriture est soutenue et le rythme attachant si le dernier vers qui dvrait exploser me semble un peu plat et perturbé dans son rythme 5/7

   Anje   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
L'évocation du printemps est toujours charmante. Il se réveille ici sans bruit, sans chant d'oiseaux si ce n'est celui de la l'Effraie qui porte bien son nom.

Beaucoup de qualificatifs et presque autant d'inversions engendrent un manque de fluidité. Il ressort pourtant une légèreté plaisante qui caratérise bien la première saison de l'année, le vert naissant des première feuilles. Le hiatus est admis mais avouons que le wouah du seizième vers n'est pas du meilleur cru.

Remord ou remords ? Comme prémisse ou prémices, c'est un problème de "s" à méditer.

   Ascar   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
un regard poétique contemplatif sur l'émergence du printemps quand la vie reprend ses droits.

un texte qui ne manque pas de fraîcheur et qui nous rappelle que
conserver son âme d'enfant et ne pas vivre "hors-sol" sont source de petits bonheurs

   Lebarde   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Poldutor

Belle évocation euphorisante et rafraîchissante de la nature qui s'éveille sous "La brise et le ciel bleu " du printemps.

Le sujet n'est certes pas nouveau mais vous l'avez joliment traité en reprenant pourtant des clichés bien classiques, c'est dommage.

Je cherche un peu les images originales et je regrette pour certaines une expression empruntée qui alourdit le propos et chasse parfois la poésie.
"Tendent complaisamment aux pieds de durs pavés
Leurs pétales jolis, leurs fines tiges vertes
Que les ondées de mars lentement ont lavés." Bof!!

J'ai bien aimé par contre le sérieux naturaliste des descriptions du petit monde discret rarement mis en scène avec autant de réalisme: papillon, coccinelles, mol puceron, lampyre etc..

Je crois comprendre que le classique vous échappe pour quelques broutilles, peut être les rimes ruche/peluches, profonde/répondent et quelques autres que je n'aurais pas vues pour ne pas les avoir cherchées.

Je retrouve dans votre écriture mes objectifs et mes difficultés, ce qui me la rend d'autant plus sympathique.
L'art de la poésie , tellement ingrat et laborieux devrait pousser à la bienveillance et aux encouragements dont on a tous besoin.

Merci

Lebarde

   Luz   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour poldutor,

J'ai bien aimé ce réveil du printemps. De belles descriptions de l'activité qui se lance dans la nature dès le mois d'avril.
Cette strophe, en particulier, est très belle :
"Les abeilles pressées ont tôt quitté la ruche
Dès le lever du jour avant les papillons
Concurrents en nectar des veloutées peluches,
Tournoyants arlequins, mordorés tourbillons."

Merci.

Luz

   papipoete   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour poldutor
Le printemps a pris son tour de garde pour 3 mois, congédiant pour un temps l'hiver, et réveillant la nature endormie.
Et ça sort de terre, et ça fleurit au sol, sur les tiges hautes qu'un escadron d'abeilles prend d'assaut. L'herbe verte se pare d'étoiles blanches, scintillent ici d'or, et au loin dans les bois, on entend les oiseaux se parler gaiement...
NB l'auteur nous parle d'un temps où les saisons s'enchaînaient, laissant l'une et l'autre qui, la neige endormante, qui la renaissance de la flore, qui le soleil monarque absolu, et enfin les rougeurs d'automne...
2020, point d'hiver ou si peu, et Dame Nature fit plus une sieste qu'un gros dodo ; mais se rappeler d'avant pour raconter...
le printemps est là, et semble dire à l'hiver " tu t'es pas foulé ! "
mais l'envahisseur qui tue, nous force à regarder par la fenêtre qu'il ne " s'attaque " pas au décor, et pour l'oublier nous admirons comme l'auteur ici, le spectacle du dehors qui met en joie !
à la 3e strophe, " tournoyants arlequins, mordorés tourbillons " est belle image !
la dernière strophe est celle que je préfère, donne le sourire...en attendant les prochaines nouvelles cathodiques...
un bémol au sujet de la technique, en raison de nombreux hiatus

   Davide   
5/5/2020
Bonjour poldutor,

Quelques poncifs peut-être, mais l'écriture est soignée, fluide, dommage que de nombreuses inversions et que des erreurs de prosodie (surtout dans les trois derniers quatrains, avec certains alexandrins boiteux) viennent ternir les couleurs offertes du printemps renaissant !

Je me suis demandé : si l'auteur parle bien du Vaucluse, je doute fort que l'hiver y a été si "rude" que ça ;) Peut-être en altitude, mais les conditions y sont habituellement plus rudes que dans les plaines ? Partout en France, cet hiver s'est montré particulièrement doux.

Restons au vers 4 : le mot "remords" prend toujours un "s", même si certains poètes, c'est vrai, l'ont utilisé au singulier à la rime afin d'éviter la rencontre singulier/pluriel ; je pense notamment à Baudelaire (avec "mort"/"remord"), mais il n'est pas le seul.

Poème sympathique et sans prétention. Toutefois, quelques passages mériteraient d'être retissés.

   Myo   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Un écrit qui nous plante un joli décor printanier, tout en lumière et en légèreté.
Quelques vers boiteux qui cassent le rythme de lecture, une formulation sans grande surprise.

Un poème... gentil.

   Miguel   
7/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte, qui n'est pas sans rappeler les évocations que Victor Hugo fait quelquefois de la nature, rien de moins ! De beaux vers, chantants et vifs, une luminosité de tout le poème qui fait du bien, indépendamment de notre contexte (ce texte a son mérite propre et non conjoncturel). Ce passage en revue de la faune et de la flore est comme un hymne à la vie, qu'il peint des couleurs les plus propres à nous la faire aimer. Bravo.

   Quidonc   
11/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Poldutor.

Un tableau bucolique à souhait que vous nous offrez ici. Un tableau qui nous invite à l'optimisme et c'est ce qui nous manque cruellement et pas seulement aujourd'hui.
Un vocabulaire soigné et coloré qui fleure bon le printemps.
Merci pour cette rafraîchissante lecture.

Quidonc

   Kanth   
22/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Poldutor,

Après ma lecture, me reste un sentiment frais et léger comme la brise printanière chargée d'une odeur d'herbe. Les images les plus naturelles, les descriptions presque naïves sont mieux évocatrices du charme du printemps que bien des prétentieuses envolées lyriques.

Et quelques unes de vos images sont charmantes comme les mordorés tourbillons des insectes butineurs.

Même si la métrique me fit parfois trébucher comme une racine accrochant mon pied dans l'herbe folle, j'ai bien aimé la spontanéité de votre texte simple.


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