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Poésie libre
Provencao : Fragrance
 Publié le 02/09/20  -  12 commentaires  -  549 caractères  -  217 lectures    Autres textes du même auteur

Le miracle des saisons...


Fragrance



Aux bruissements murmurés illuminant l'été
S'invite le matin, en arcane excusée
Unie par d'indiscrets trèfles à quatre feuilles,
La pelouse, fraîchement tondue, soupire.

Le camélia rouge égrène la candeur esquissée,
Se crayonne la fragrance du seringa. Belle promesse
En ces heures chaudes.
Savourons l'instant
Tout va si vite, si vite dans le bleu du ciel.

Demain, s'émancipera dans l'effluve éternel
Le miracle des saisons évanouies,
Arrachées aux premières étoiles...


 
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   socque   
16/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ce qui est dommage pour moi dans ce poème, c'est que j'ai un peu de mal à le comprendre grammaticalement parlant. J'ai dú décortiquer le premier quatrain pour saisir que l'arcane excusée unie par les trèfles à quatre feuilles, c'était la pelouse qui soupire ; comme je ne sais pas ce qu'est une arcane excusée, je ne peux accéder à l'image à l'œuvre dans le lien opéré par les trèfles...

J'apprécie la fragrance du seringa qui se crayonne, là l'image me parle, ainsi que la promesse du matin : la journée chaude va permettre ensuite aux odeurs de se déployer. D'où l'idée d'esquisse, soit.

Me reste toutefois au final l'impression d'une construction trop intellectuelle pour me faire ressentir la richesse, la sensualité des odeurs de l'été appelées à se dissiper avec la ronde des saisons. En d'autres termes, votre poème me passe au-dessus de la tête... Je me rends compte qu'il est réfléchi, sans doute habile, mais il ne me touche pas.

   pieralun   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Provencao

J’ai un peu de mal ce matin avec votre poème.

La compréhension m’est difficile:
quel lien peut il y avoir entre une pelouse fraîchement tondue, donc par la main de l’homme, et le mot arcane? Je sais que la poésie s’exonère souvent du sens littéral, mais lá je n’y arrive pas
Se crayonne la fragrance du seringa ??

J’aime beaucoup le vers 9 et l’ensemble est esthétique.

   dream   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
« Mais pourquoi donc faire simple quand….. ». Je ne comprendrai jamais pourquoi certains poètes s’acharnent à poétiser en des termes incompréhensibles, alors que le naturel est si simple et si beau. Que veulent-ils nous prouver par là ?

Cependant, j’apprécie pleinement ces vers :

« Unie par d’indiscrets trèfles à quatre feuilles, »
« Le camélia rouge égrène la candeur esquissée,
« Se crayonne la fragrance du seringa. »

Tout le reste de ce poème ne m’interpelle pas. Sans doute que je ne suis pas assez érudit en la matière…

Mais Merci quand même pour la beauté de ces deux vers et demi.
dream

   Stephane   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Provençao,

Hasard des circonstances ou circonstance du hasard, j'ai lu dernièrement un poème dans lequel figurait le mot "seringa", et bien que votre texte n'a rien avoir celui-ci, ce terme m'a quand même frappé (dans le bon sens du terme).

Donc c'est une douce fragrance du seringa et de la nature en général que vous décrivez avec délicatesse, si bien qu'on a envie de se laisser bercer par le courant des voluptés et du "miracles des saisons évanouies" (pour reprendre vos propres termes).

Bravo et merci pour ce petit moment d'évasion,

Stéphane

   Myo   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Provencao,

Dans l'ensemble, je trouve l'ambiance bien rendue et l'instant se savoure avec sérénité.

Certains passages me semblent moins poétiques
" la pelouse fraîchement tondue... "
Cette image ne "colle" pas avec le naturel du reste.
" en arcane excusée" ... je ne comprends pas l'image.

La 2e et 3e parties sont davantage porteuses de l'intérêt de cet instant contemplatif.

Merci du partage.

   Vincente   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Les années passent, les saisons se reproduisent mais sont bien délicates, difficiles, à réinventer. Comme l'exergue, "Le miracle de saisons" annonce la couleur sans ambage, le sujet ne sera donc pas un regard sur ce qui fait "saison" mais sur ce qui leur donne, au travers des vibrations du titre, des "fragrances" miraculeuses…

Poésie libre, texte court versifié non rimé, le cadre est modeste. Le dévers imaginatif va donc avoir besoin de ressorts métaphoriques inspirés, et de chants absolument enchanteurs pour emporter son lecteur.

Il s'agit d'un défi sous forme d'invitation non à combattre mais à se détendre… se laisser porter par le regard attendri, je dirais même fondu du poète. Sur les pas de celui-ci, à suivre son œil vagabond, je me suis rendu compte que j'étais séduit bien plus par la vision de l'auteur extasié que par ce qu'il exprimait assez "gentiment" disons-le. En fait, je souriais du sourire qui m'apparaissait dans ces lignes béates, c'est attendrissant de sentir l'attendrissement de quelqu'un, c'est communicatif. D'où peut-être l'idée d'écrire dans ce poème avec ces mots doux, presque "maladroits", comme candides. Cette candeur déclarative de modestie est donc la richesse de ce petit récit, là est sa principale grandeur…

   papipoete   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Provençao
Une fragrance, dont les senteurs flattent le nez et montent jusqu'à nos yeux, les ravissent de plaisir... mon Dieu, comme c'est bon !
Parfums et visions ne font plus qu'une, pour communiquer à l'esprit ce bien-être de savoir regarder, savoir ne pas se blaser...
NB encore un poème où la plume de l'auteure se fait gracieuse, et tout en enluminure nous fait aimer le cours du temps...
Dans la première strophe, j'aurais mis un point ou point-virgule après " feuilles "
Nous lisons depuis quelques jours, de la poésie si fine et élégante, comme dentelle de...

   Bellini   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Mon râteau doit pas être orienté vers le bon émetteur. Si je me mets à pas capter un poème floral, qu’est-ce qu’il va me rester sur Oniris ?

En arcane excusée ?? C’est pas la peine d’avoir deux dicos javanais-mandchou, trois étagères de Robert et quatre pages sur le mot arcane, pour ne rien trouver qui colle à ce curieux syntagme. C’est vrai que l’image d’une pelouse en arcane toute simple était trop directe pour l’intelligence des lecteurs du site.
Arcane, ça fait très club privé, j’aime ça. Malheureusement j’ai pas été coopté. Le cerbère, avec ses trois têtes de chien battu devant son rideau de velours grenat, m’a montré six rangées de crocs.

Une fois amadoué je suis presque déçu d’avoir compris la deuxième strophe. Je me dis que ça ne peut pas dire ce que ça dit.
Et puis à nouveau je repars dans une nébuleuse cosmique à la seule portée de Pan, le dieu de la flûte. Pourquoi cet effluve éternel ? L’expression est plutôt ambivalente, elle peut surgir d’un flacon Guerlain comme d’une poubelle organique à pédale, comme une antinomie à la fragrance du seringa… Du coup, je n’ai même pas compris si la fin était heureuse ou non. Vous parlez des premières étoiles, je remercie en tout cas la bonne étoile qui vous a tracé la route jusqu’à nous. Je respecte infiniment tous nos cailloux sur le chemin de la poésie, même si le vôtre m’a fait prendre une gamelle.
Bellini

   Lulu   
2/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Provencao,

J'ai aimé la simplicité apparente de ce texte qui semble dénoter l'importance de la simplicité du temps et des choses que l'on vit. Une fragrance de seringa et se ressent peut-être un peu plus le fait d'être là. Je trouve cela très beau, tout comme la simplicité ou la clarté du message sur le temps "Tout va si vite, si vite dans le bleu du ciel".

Les mots s'élèvent ainsi, tranquillement jusqu'aux étoiles. Pas besoin, souvent, de faire compliqué pour dire la beauté. Merci pour cela.

J'ai cependant été arrêté par l'expression "en arcane excusée", me faisant oublier le sens du mot au "arcanes" au pluriel... Le dictionnaire m'aura aidée à relire votre poème autrement. "Arcane", ainsi au singulier me semble moins spontané que le reste, mais peut-être que je me trompe tout à fait...

Bonne continuation.

   Pouet   
3/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

j'ai fort apprécié les deux derniers vers, très imagés et fort inspirés selon moi.

Ainsi que: "Tout va si vite, si vite dans le bleu du ciel. "
qui me semble éclore en toute simplicité poétique.

L'ensemble révèle une jolie sensibilité, une écoute, une vision... en odorama.

Je ne sais pas si le découpage parfois un peu heurté des vers apporte quelque chose.

Agréable lecture.

   solo974   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Provencao,
J'ai beaucoup aimé votre poème.
La personnification des éléments m'a particulièrement plu :
"Aux bruissements murmurés illuminant l'été"
"La pelouse, fraîchement tondue, soupire."
Une grande sérénité émane de votre texte, qui sollicite l'ouïe ("murmurée", "soupire"), l'odorat ("fragrance", "effluve") et la vue ("Se crayonne", "le bleu du ciel").
Une belle invitation au carpe diem...
Bravo à vous et merci pour le partage !

   Robot   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si le quatrain d'entrée m'a un peu surpris par sa composition, j'ai été agréablement pris par la suite de ce poème qui rend une ambiance de matin d'été quand s'exhalent les senteurs et la lumière.
Une image provençale s'est imposée. Je m'attendais même dans cette ambiance à entendre crisser une cigale.


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