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Poésie contemporaine
Pussicat : La flèche et la cible
 Publié le 16/08/16  -  15 commentaires  -  1178 caractères  -  219 lectures    Autres textes du même auteur

« C'était un temps de solitude »… alors que je le vis au présent, j'apprends à la connaître mieux.


La flèche et la cible



Au matin le miroir se brise.
Mon reflet devient répugnant.
Le souffle court je m'éternise
à vouloir chercher un coupable.

Je me souviens de la lumière
du jeu des couleurs sur ton corps
sous les branches du saule bleu
Et ces poissons dans les courants
sautillants vifs gueules ouvertes
gober les moucherons en vol

Je me souviens c'était hier
le jour semblait n'avoir de fin
L'herbe tendre saoulée d'empreintes
d'élans fougueux de longues pauses
nous chuchota la seule nuit
passée sans que le temps comptât

Aujourd'hui est un autre jour
une aube neuve une autre peau
une autre vie à s'inventer
comme une route à suivre seule
bordée d'angoisses inconnues
à connaître puis à manger

Comment dois-je prendre l'affaire :
par surprise ou bien face à face ?
Tordre son cou la faire rire
ou lui jeter un sort fatal
aussi puissant que ton regard
qu'elle abandonne par pitié ?

J'aime à penser en ton absence
mon absence qui pousse en toi.
Je la sais peine et pourtant belle,
belle à mourir en cet instant.


 
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   JulieM   
4/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
De très belles images dans ce poème, une réelle sincérité dans l'expression. Dans sa structure, je relève l'attaque qui campe, ancre brutalement la scène et remarque que le présent embrasse le passé (1ère strophe, présent ; 2ème et 3ème passé; 4ème et dernière, présent. Cela donne une dynamique intéressante.
Dans la 4ème, le mot "manger" est trop trivial pour terminer cette "route...bordée d'angoisses inconnues à connaître"
La 5ème est en totale rupture de ton avec le reste du poème, je la trouve très en-deçà des autres, sans poésie, et j'avoue ne pas en comprendre le sens.

   dom1   
7/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
On perçoit la flèche, un peu moins la cible. Pour bien viser dans le mille, il faudrait mieux la cerner. Dommage.

   papipoete   
16/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Pussicat,
Un matin, le miroir ce fidèle compère naguère, me fait une grimace, terrible reflet de moi .
Fermer les yeux pour échapper au présent, repasser le film des images d'avant avec toi " sous les branches du saule bleu " ..." l'herbe tendre saoulée d'empreintes d'élans fougueux " puis rouvrir les yeux .
Elle, je ne suis plus avec ce visage à fêler mon psychée, à faire se baisser ton regard .
Je sais ta peine, et notre absence commune me pèse à en mourir .
NB une cible touchée dans le mille par cette flèche cruelle que ta plume guide jusqu'aux yeux du lecteur éperdu pour l'héroïne

   MissNeko   
16/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli poème agréable à lire sur la solitude et l absence de l autre.

Ma préférence pour cette strophe :


Je me souviens de la lumière
du jeu des couleurs sur ton corps
sous les branches du saule bleu
Et ces poissons dans les courants
sautillants vifs gueules ouvertes
gober les moucherons en vol

   Anonyme   
16/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai un peu de difficulté à saisir les protagonistes de " l'affaire ".
Nous avons la narratrice (je suppose), et le premier quatrain me porterait à penser qu'elle est la " flèche ", donc coupable de la désunion (pas certain).
" une aube neuve une autre peau
une autre vie à s'inventer
comme une route à suivre seule " mais ce passage semble infirmer ma déduction.
Y a-t'il une troisième personne qui serait l'instigatrice ? " Tordre son cou la faire rire
ou lui jeter un sort fatal "
Nonobstant ces petites zones d'ombre (pour moi bien sûr) je trouve ce texte bien écrit avec de belles images.

   leni   
16/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
jepeine à comprendreJ'ai formulé plusieurs pistes j'attends les coms de l'auteur je souligne quelques passages qui m'ont beaucoup plu

Je me souviens c'était hier
le jour semblait n'avoir de fin
L'herbe tendre saoulée d'empreintes
d'élans fougueux de longues pauses
nous chuchota la seule nuit
passée sans que le temps comptât


J'aime à penser en ton absence
mon absence qui pousse en toi.


merci pource moment choisi mon salut cordial LENI

   jfmoods   
16/8/2016
Le titre ("La flèche et la cible") désigne métaphoriquement l'individu et sa quête du bonheur.

Ce poème de six strophes (un quatrain, quatre sizains, un quatrain) en octosyllabes, qui parle d'une vie de couple, se découpe en son centre.

D'un côté, le passé (présent de narration de la première strophe appuyant sur le constat délétère d'un échec, jeu d'opposition stérile sur le seul passage rimé : "se brise" / "m'éternise", anaphore fixant les strates d'un bonheur : "Je me souviens", imparfait des habitudes douces : "le jour semblait n'avoir de fin", adjectifs qualificatifs entérinant le désir : "sautillants", "vifs", "fougueux", passé simple évoquant la brièveté de l'essentiel : "nous chuchota") ; de l'autre, le présent, la projection sur un après (adjectifs qualificatifs déceptifs : "seule", "inconnues", gradation mettant en perspective l'avenir : "autre jour", "autre peau", "autre vie", double question ouverte, double occurrence de la conjonction de coordination marquant une alternative pour l'instant introuvable : "ou").

L'élément le plus significatif de la lecture reste sans nul doute le chiasme qui entame l'ultime strophe du poème ("J'aime à penser en ton absence / mon absence qui pousse en toi"). Tout comme nous avons autrefois appris à nous aimer, nous devons maintenant apprendre, par un long et douloureux processus, à nous défaire, à nous passer l'un de l'autre, à nous désaimer. On pense alors au poème de René Char intitulé "Allégeance"...

https://www.youtube.com/watch?v=uBD66TTXU-w

Merci pour ce partage !

   Lulu   
16/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Pussicat,

Pour ma part, je n'ai pas du tout compris le sens du titre... Peut-être pourrez-vous nous apporter quelques précisions par la suite ?

Quant au poème, j'ai ressenti une vive solitude mêlée de nostalgie. Le temps passe - c'est ce que vous semblez dire dans la première strophe -, mais ce qui compte, finalement, c'est le souvenir avec la force de ses vifs détails.

On sent un désarroi face aux questionnements concernant la vie à faire sans l'autre "Aujourd'hui est un autre jour..." mais ce qui prime à mes yeux, c'est la méditation, le recul pris sur les événements dans la dernière strophe, même si je m'interroge sur le fait de l'absence de soi provoquée chez l'autre... Je crois que je ne me suis jamais posée cette question.

Ce poème me semble triste, malgré les réflexions finales qu'il suscite. Il pose des questions, mais je crois que j'aurais préféré qu'il contienne surtout des images fortes comme dans la seconde strophe ; les souvenirs étant forts en eux-mêmes, et chargés de sens.

Bonne continuation.

   Johannes   
17/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Concernant l’emploi des majuscules dans les poésies, il me semble que les auteurs ont le choix entre deux solutions :
- Soit, comme les classiques, mettre systématiquement une majuscule au début de chaque vers ;
- Soit ne pas le faire et respecter les règles usuelles de la prose.
Il semble ici que le poète ait choisi la seconde solution. Et pourtant, à diverses reprises, des majuscules apparaissent au début des vers, sans qu’aucune ponctuation ne les précède. Pourquoi ?
J’ai également un souci avec l’usage des ponctuations dans ce texte. Elles sont utilisées au début et à la fin, mais pas dans les deuxième, troisième et quatrième strophes. Y a-t-il une raison çà cela ? Certes on peut, comme le fit Apollinaire, ne plus utiliser de signes de ponctuation, en estimant que la division du texte en vers est en elle-même suffisante pour la clarté de la lecture. Mais il ne me semble pas qu’il soit cohérent de passer d’un type d’écriture à un autre sans que le contenu du poème ne le justifie. Cela ne fait qu’embrouiller le lecteur. Et je suis particulièrement dérangé par l’absence de point à la fin de la troisième strophe alors que la quatrième commence de toute évidence par une nouvelle phrase.
Il y a de belles choses dans ce texte, notamment la deuxième strophe qui est ma préférée. J’aime l’image des poissons qui gobent des moucherons, ce qui indique que le passé qui semble être un paradis perdu n’était pas si parfait que ça et qu’il n’est pas sans rapport avec le angoisses du présent.
Mais il y a également bien des choses que je ne comprends pas, notamment les deux dernières strophes où je suis perdu par le mélange du « tu » et du « elle ». Comment faut-il interpréter : « ou *lui* jeter un sort fatal / aussi puissant que *ton* regard / qu’*elle* abandonne par pitié ? » Faut-il considérer que « lui », « ton » et « elle » se réfèrent à la même personne ? Il me semble que oui, mais pourquoi adopter un style aussi alambiqué alors que l’auteur n’avait même pas l’excuse de la difficulté de devoir faire rimer ses vers ?

   Anonyme   
19/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Plusieurs lectures, n'ont pas réussi à me convaincre, car le défaut de ce texte est le manque de ponctuation, les lectures se font difficiles et désagréables comme dans ces trois strophes :

" Je me souviens de la lumière
du jeu des couleurs sur ton corps
sous les branches du saule bleu
Et ces poissons dans les courants
sautillants vifs gueules ouvertes
gober les moucherons en vol

Je me souviens c'était hier
le jour semblait n'avoir de fin
L'herbe tendre saoulée d'empreintes
d'élans fougueux de longues pauses
nous chuchota la seule nuit
passée sans que le temps comptât

Aujourd'hui est un autre jour
une aube neuve une autre peau
une autre vie à s'inventer
comme une route à suivre seule
bordée d'angoisses inconnues
à connaître puis à manger "


Tous ces mots qui se suivent, les uns à la suite des autres, laissent au fil de la lecture comme sensation de confusion, cela fait très "brouillon".

Je me suis pourtant attardé, mais l'émotion reste en retrait, ce poème n'arrive pas à m'entrainer dans un ressenti.

   Brume   
19/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Pussicat
Sur la forme: alors il y a un gros soucis de ponctuations. Certaines strophes en comportent et d'autres non. En même temps je pense comprendre ce choix. Les strophes qui contiennent des ponctuations offrent une lecture posée et celles qui n'en comportent pas m'emportent sur un rythme fougueux.
Par contre je ne comprends pas pourquoi vous mettez des majuscules en début de certains vers alors qu''ils ne sont pas précédés d'un point?
Ex: "sous les branches du saule bleu
Et ces poissons dans les courants"
Cela manque de relecture.
Je ne comprends pas ce "elle" qui apparaît à la 5e strophe.
J'adore le fond, son souffle, son amertume, et son désir d'avancer, que vous me faites ressentir, le coeur battant.
La seconde strophe est la plus jolie.

   Pussicat   
26/8/2016
Je vous invite à me retrouver sur ce lien, en attendant mieux...
et plus !
http://www.oniris.be/forum/remerciements-la-fleche-et-la-cible-t22433s0.html#forumpost298281

   FABIO   
6/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y'a du bon surtout le derniers quatrains,
toutefois il y'a pour moi une irrégularité dans le style,
parfois parlé,parfois poétique, parfois classe, parfois
pauvre.je suis partagé mais je reviendrais vous lire pour un prochain texte.

   Anonyme   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je viens de lire 4 textes que je n'ai pas aimé, cherchant désespérément un poème que j'aimais bien pour y mettre un commentaire favorable, et voilà, enfin, j'ai trouvé !
J'aime le thème de ce poème (l'amour à la campagne, évidemment...), la façon dont c'est traité (l'absence, le souvenir...) , j'aime son rythme agréable à suivre ....

   Sodapop   
27/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Jolie poème bien construit, je ne peux que me rendre à l'évidence, bien écrit mais malgré tout, après plusieurs lectures, je ne parviens pas à me plonger vraiment dans le thème. La ponctuation manque cruellement et c'est dommage, car celle-ci aurait pu aider à construire un rythme plus accrocheur. Pour résumé, une écriture élégante mais qui pour moi, manque d'effet, de chocs émotionnels. Néanmoins, j'ai pris plaisir à lire ce poème qui me donne envie de découvrir plus de vous, en espérant plus de folie.


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