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Poésie néo-classique
Quidonc : Captif
 Publié le 16/09/20  -  6 commentaires  -  1076 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur

Ou le timide envoûté.


Captif



Prostré dos au comptoir il n’ose davantage
S’approcher de la scène afin de tutoyer
La belle et lui jeter, sans plus atermoyer,
L’émoi comburant que la biguine encourage.

Craignant que de son zèle elle ne prenne ombrage,
Du bout des lèvres il ne peut que bégayer
Un baiser hésitant devant le plaidoyer
D'une danse qui le maintient en esclavage.

De retour au miroir, ce fantôme hagard,
Renonçant à l’amour, prend son cœur en fardeau
Puis se blâme et s’efface au baisser du rideau.

Il reviendra demain, car demain un regard
Réveillera l’espoir et sans autre état d’âme
Rallumera le feu que la forge réclame.


 
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   Miguel   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Pas
On commence classiquement par "Vous habitez chez vos parents", on ne tutoie pas (enfin, de mon temps ...) Timide et en plus maladroit, ce personnage ne convainc pas. Trois infinitifs à la rime en "yer", ça fait un peu facile, et les rimes du 1er tercet ne respectent pas l'alternance; quelques vers n'ont pas le rythme voulu. "Sans atermoyer", "sans autre état d'âme" me semblent un peu prosaïques, et la chute , avec son image de forge, un peu plate. Désolé de vous paraître si grincheux. Je souhaite à ce texte des lecteurs plus réceptifs.

Miguel, en EL

   Gabrielle   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Captif de ses sentiments et de sa timidité...

Un sujet qui encourage à aller de l'avant et comme il en est question dans la dernière strophe de ce sonnet l'espoir est appelé à renaître chaque jour...

L'auteur nous renvoie sur un joli récit d'une amourette qui naît, meurt, puis renaît chaque jour, mettant en exergue ce qui compte pour les coeurs (ici les timides amoureux).

Une jolie histoire qui incite à vivre le présent et à faire renaître chaque jour l'espoir qui fait la vie....

Merci à l'auteur(e) de ce conte qui renvoie un peu sur le merveilleux de la vie et sur les choses essentielles.

   papipoete   
16/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Quidonc
" il voudrait bien, mais n'ose point " le timide maladif, amoureux de cette danseuse qui enflamme son regard et écrase son coeur de guimauve. Mais ce n'est que partie remise ( après s'être blâmé au tain du miroir, chez lui le soir ) et demain il retournera voir danser la biguine, cette femme qui se tortille et tord le courage du héros...
NB " captif " de sa timidité est bien réel, et souvent cette geôle emprisonne bien des soupirants !
Quand enfin claque le déclic, que le pas est franchi, on se retourne sur soi ; que n'ai-je su ? quel temps de ma vie perdu !
Il y a plein de vers éclatants dans cette confession ( renonçant à l'amour, prend son coeur en fardeau ) par exemple
je suis surpris par l'écriture de " atermoyer " qui se révèle exacte !
je vois un " néo-classique " parfait !

   Arsinor   
16/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beau poème bien mené, narratif, régulier, qui nous quitte de façon flamboyante. La scène est un brin stéréotypée, pourtant difficile à décrire et vous avez réussi. C'est presque un exercice de style. Je note large parce que beaucoup de petits poèmes obscurs ont le don d'attirer les interprétations. Vous pécheriez par excès de clarté éventuellement. Des poncifs cependant : "réveiller l'espoir", "sans état d'âme" mais dans l'ensemble il y a une recherche.

Comburant et biguine : je ne connaissais pas, merci pour ces nouveaux mots, en ce qui me concerne.

   Lariviere   
21/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème plutôt bien mené où la forme colle bien (c'est bon pour la biguine?) au thème, et à l'axe de traitement choisi par l'auteur.

"Il reviendra demain, car demain un regard
Réveillera l’espoir et sans autre état d’âme
Rallumera le feu que la forge réclame."

Après toutes ces hésitations, voici une belle façon, sur fond et forme, de ponctuer le poème...

Merci pour cette lecture et bonne continuation.

   Queribus   
22/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Le sujet est très classique mais joliment traité dans une prosodie quasi parfaite. Les puristes noteront effectivement quelques petites fautes dans la forme(trois verbes en -yer, ce qui fait effectivement beaucoup, non-respect de l’alternance au premier tercet) mais ce sont que "broutilles" qui n'enlève rien à la qualité et au charme de l'ensemble et puis tout le monde connait les difficultés du sonnet.


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