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Poésie contemporaine
Quidonc : Illusions
 Publié le 16/07/19  -  12 commentaires  -  899 caractères  -  231 lectures    Autres textes du même auteur

Toute ressemblance avec des événements ayant pu ou ayant existé est purement « for tweet ».


Illusions



Insolentes deux tours s’élevaient haut jadis,
Et les cieux se troublaient de leur omnipotence.
Honnies de la rose, enviées du lys,
Contre elles se levaient des haines en semence.

Un matin de septembre aux cris de dieux duplices, (*)
L’effroi tomba du ciel, religieux discord, (**)
Par le fer et le feu, les jumelles complices
Laissèrent, cendre au sol, une ombre pour décor.

Je suis une muraille, anodin mur de ronde,
Clamant de tour à tour ; « Quand la bataille gronde
La querelle résiste où flottent les fanions ! »

Si comme je le crains, l’enfer est notre terre,
Si bourdonnent encor des légendes de guerre,
Je veux croire toujours au son des carillons !


(*) Duplice : Qui présente deux aspects, parfois contraires.
(**) Discord : Qui manque d'accord entre ses divers éléments.


 
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   poldutor   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien que l'auteur prévienne en exergue que "Toutes ressemblances avec des événements ayant pu(s) ou ayant existé est purement « for tweet", on ne peut pas éviter de penser à l'attaque des deux tours, les "Twin Towers"le 11 septembre 2001.

La 1ère strophe décrit la suffisance de ces deux tours "Insolentes deux tours s’élevaient haut jadis" cela rappelle le vers de Jean de La Fontaine
"Celui de qui la tête au ciel était voisine" dans les deux cas la fin est identique.

Le 3éme vers est un peu obscur : "Honnies de la rose, enviées du lys"
s'agit-il de l'Angleterre et de la France ? J'ai du mal à penser que ces deux pays enviaient les tours de Manhattan.

Aux 3ème et 4ème strophes, la modeste et sans doute oubliée muraille écroulée d'une vieille ruine, optimiste, veut encore croire, malgré les risques de guerre, "au son des carillons".
Thème original assez bien décrit.

   Corto   
26/6/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Philosopher sur l'arrogance, le drame, la haine, la violence, semblent être les ressorts de ce poème qui laisse un goût amer.

Je ne peux m'empêcher d'y retrouver l'influence de certaines chaines d'information continue qui chaque matin se choisissent 3 drames ou 3 grosses inquiétudes, et qui les répètent en boucle toute la journée.

Je ne vois ici guère d'image poétique à retenir et surtout pas le dernier vers s'il s'agit des carillons des églises.

La troisième strophe a cependant retenu mon attention pour son caractère historico-désuet. Mais pourquoi les fanions n'ont-ils pas droit à un verbe en accord pluriel ?

A vous relire.

   Gabrielle   
26/6/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Beaucoup de cynisme dans ce texte.

Le sujet porte sur des questions existentielles.

En espérant que l'auteur(e) puisse penser différemment.


Bien à vous.

   Davide   
16/7/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Quidonc,

Ce sonnet me laisse perplexe.
Une critique de la guerre et de la haine qui fait montre d'une impudence dangereuse, car le regard choisi apparaît en première lecture comme celui d'une malveillance assumée. Le qualificatif "Insolentes", introduisant un jugement, renvoie directement à celles et ceux qui nourrissent la haine (d'une nation, d'un peuple, d'un pays...).

Le premier tercet marque un changement d'atmosphère hâtif, et à mon sens, maladroit : les tours cèdent leur place à une muraille (?) introduite par un "je" difficilement compréhensible.
L'auteur désire-t-il évoquer métaphoriquement les frontières invisibles qui nous séparent les uns des autres ?
En ce cas, je trouve peu à propos l'ironie niellée dans le premier quatrain : "insolentes", "omnipotence"...
Le thème se prête mal à ce registre !

Ce réquisitoire contre la guerre s'orne de plus de clarté - sur les intentions du l'auteur - dans le dernier tercet, où le "son des carillons" vient, comme en rêve, étouffer les bourdonnements des "légendes de guerre".

Poétiquement, je n'ai pas été séduit, ni par l'écriture, ni par les images, notamment dans les quatrains.
La syntaxe est trop approximative : "Insolentes deux tours s’élevaient haut jadis" (hein ?), "haines en semence", "honnies de la rose, enviées du lys" (ce vers n'est pas un alexandrin et cette personnification florale me paraît bien confuse ; ne dit-on pas d'ailleurs "enviées PAR le lys" ?).
L'emploi des termes "duplices" et "discord" est d'un effet grandiloquent qui ne convient pas non plus, d'après moi, au sujet.
Pourquoi les dieux "duplices" ? Pour signifier la colère qui les désunie, à l'image des hommes ? Pourquoi pas, mais...

J'aurais aimé - beaucoup - plus de simplicité pour traiter un sujet aussi marquant, la présence de "l'humour" (humour noir, ironie...) pouvant amener à bien des incompréhensions ! Personnellement, l'ensemble m'a paru trop confus.

Mon cher Quidonc, ne doutez pas de la bienveillance qui accompagne mon commentaire.
Je vous lis chaque fois avec le même plaisir... Si je n'ai pas accroché aujourd'hui, rien de grave, je tenais juste à détailler mon point de vue avec honnêteté.

Au (grand) plaisir de vous relire !

Davide

   STEPHANIE90   
16/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Quidonc,

Votre poésie est un peu difficile à cerner, pour moi en tout cas. Vraiment pessimiste dans le fond > « Quand la bataille gronde
La querelle résiste où flottent les fanions ! » et >"Si comme je le crains, l’enfer est notre terre, Si bourdonnent encor des légendes de guerre"
La terre c'est l'enfer... Désolée, mais je suis une éternelle positive qui voit toujours le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
Mais je me raccroche à votre dernier vers :
"Je veux croire toujours au son des carillons"

Il y a toujours au minimum quatre cloches pour un carillon, mais alors qui sont les cloches qui carillonnent ? ethnies, religions, culture ? Je pencherai à votre lecture pour la religion.
>>> à vous de me le dire. j'attends l'info...
merci pour le partage même si je ne partage pas votre pessimisme,
Stéphanie

   papipoete   
16/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Quidonc
Elles étaient bien insolentes ces 2 tours au centre de Manhattan, au point de rendre fous une équipe de pilotes d'avion ! Aujourd'hui, devant les tours Pétronas, ou la BurjKalifa qu'auraient fait ces disciples de Satan ? De surcroit, elles abritent sûrement une partie des richesses pillées à Kaboul, puis plus tard à Palmyre !
Les Twin Towers laissèrent bien des gravats au sol, et déclenchèrent le feu contre ces criminels... et toutes ces victimes " colatérales " qui ne savaient même pas que New York existait !
NB mais l'auteur après ce cri de désespoir, laisse espérer qu'au son des carillons, nous nous retrouverons tous un jour, mes frères...
La métrique irrégulière justifie la " forme contemporaine "

   senglar   
16/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Quidonc,


Savoureux le "for tweet" :)

C'est magnifique (horrifique) ! Ce texte me laisse baba (astonished) à première lecture.

Il faut que je m'en aille relire cela...

L'Amérique, symbole honni des laissés-pour-compte de ce monde, je veux bien (aujourd'hui que l'on sait). Mais toutes ces victimes - innocentes et que l'on ne vienne pas m'alléguer le contraire - qui se jettent dans le vide comme on se jette dans l'onde. Pas vrai ! Tous ces ultimes coups de portable ! Toutes ces dernières déclarations d'amour ! Pas supportable tout ça ! Des lâches peuvent-ils devenir des héros au nom d'une cause ? Un martyr ne tue pas un innocent pour affirmer son martyre, un innocent plus martyr que lui-même. Où es ta gloire exécrable assassin qui tue des existants anonymes, des gens de tout parce que des gens de rien. Coupe-toi les couilles si elles te chatouillent et va chanter Purcell et jouir aux rôles de castrats.

"Honnies de la rose, enviées du lys"
Il faudra m'expliquer cela. Depuis longtemps l'Anglais a plié le genou et le coq a cessé de cocoriter... Vive la Dinde ! Thanks !...

Un bon vieux donjon eût-il mieux gardé les fanions ? Permettez-moi d'en douter que quelques pestiférés suffisaient à abattre.

Ah ! Comme l'homme échappe à son Créateur ! Et s'il détruisait les carillons... Peut-être deviendrait-il enfin adulte...


Je ne sais pas pourquoi mais il y a quelque chose dans ce sonnet qui à la fois me révolte et m'ensorcelle.

Un souvenir - incrédule - de 11 septembre, cela ne fait pas de doute. Goliath Bombe Atomique vaincu par David Pétro Dollars. Un combats de géants par-dessus notre tête.

Oh Manhattan édenté ! Oh l'Irak napalmé (pas uniquement façon de parler) !

oeil pour oeil !

Et l'impérialisme et l'obscurantisme réconciliés !


Senglar

   Vincente   
17/7/2019
Je ne comprends pas le positionnement de l'auteur dans ce poème.
Pourquoi ce parti pris, pré-établi dans l'exergue, consistant en une évocation "purement fictionnel" d'une dénonciation. N'y a-t-il pas là un problème congénital, une sorte de handicap que l'on inflige à sa démonstration ?

D'autant que cette mise en réserve de la force de la réalité avoue très vite son ambiguïté quand, au premier vers s'affichent les "deux tours" et au premier vers de la strophe suivante le "matin de septembre", et puis juste après "les jumelles complices. Je trouve assez facile, pour ne pas dire peu courageux, de s'interdire un ciblage plus assumé. D'où cette impression confuse d'une bataille rhétorique à l'aide de moulins à vent.

Quitte à s'emparer d'une problématique civilisationnelle, et bien sûr pourquoi pas, je salue l'ambition, mais quand je lis "l'enfer est notre terre" je ne peux m'empêcher de voir un propos convoquant des slogans qui "impactent" de façons plus spécieuses que réalistes.

   PIZZICATO   
16/7/2019
Je dois reconnaître que je suis perplexe quant à cerner l'intention de l'auteur.
Bon, aucun doute ; les Twin Towers ont inspiré ce poème.
" Insolentes " ? Certes elles ont été la représentation de la puissance américaine - que personne ne peut nier -. Mais elles n'en sont pas - étaient- le seul reflet.
" Honnies de la rose, enviées du lys " je n'ai pas compris ces allusions.

" Un matin de septembre aux cris de dieux duplices, (*)
L’effroi tomba du ciel, religieux discord, (**)
Par le fer et le feu, les jumelles complices
Laissèrent, cendre au sol, une ombre pour décor. " C'est ce quatrain qui m'a paru assez ambigu.

" Si comme je le crains, l’enfer est notre terre " un peu excessif, à mon avis.

Même si le dernier vers semble noter un certain espoir, je n'ai pas vraiment adhéré au propos.
Toutefois, je m'abstiendraide noter.

   Provencao   
17/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Si comme je le crains, l’enfer est notre terre,
Si bourdonnent encor des légendes de guerre,
Je veux croire toujours au son des carillons !"

J'ai bien aimé ces vers où vous avez fort bien, à mon sens, démontré cette succession se situant entre agissement de l’arrogance et agissement du bonheur.

J'ai bien aimé aussi cette élaboration en une allégorie élaborée de "l'ombre du décor," un double du réel, qui exécute son envie de certitude, et en parallèle elle assure l’allocation à petitesse que vous nous prescrivez inexorablement l’existence, sans pour autant sombrer dans une négation.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Quidonc   
19/7/2019

   Aconcagua   
24/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour
Autant, sur le fond, je trouve merveilleux que l'on ose traiter d'une actualité pas si lointaine avec les mots et le phrasé poétique, autant j'ai un peu de difficultés à suivre le fil du texte. c'est peut-être un peu dommage de s'arrêter à chaque vers pour le décortiquer et voir sa logique avec le reste du propos.
Bravo pour votre courage


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