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Poésie classique
Ramana : Deux tasses de café
 Publié le 04/01/16  -  18 commentaires  -  829 caractères  -  439 lectures    Autres textes du même auteur

Se lever le matin, planer entre veille et sommeil, ne pas savoir où s'arrête le rêve et où commence le réel tandis que fume le café dans les tasses. Se demander si le réel n'est pas une autre forme de rêve, et puis s'immerger dans la matrice du quotidien.


Deux tasses de café



Dans la poudre du jour qui vient par la fenêtre,
Qui donc es-tu ma mie, assise auprès de moi ?
Le matin s'est levé, je contemple ton être
Et nous buvons, heureux, le silence en émoi.

Deux tasses de café sur un coin de la table
Ravivent comme un feu nos rêves de la nuit.
La trame de nos corps est-elle véritable,
Ou chaque jour n'est-il que rêve reconduit ?

Qui sommes-nous, flottants sur nos chaises de paille
En ce brouillard confus qui sent bon le café ?
Un seul être pour deux ; son âme qui ripaille
Aspire à petits traits l'espace dégrafé.

Si la vie est un songe, alors pourquoi ma mie
Aurons-nous tout à l’heure oublié jusqu'au soir
Cette vérité-là ? Vraiment, quelle infamie !
Deux tasses de café pleurent sur l'égouttoir.


 
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   Anonyme   
19/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Un réveil à la fois doux et emprunt d'un regret qui le rend difficile.
Un moment intime bien écrit puisque j'ai ressenti vos émotions.
En cela, votre poème est une réussite.

   Anonyme   
19/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En première lecture, j'ai pensé tout cela me paraît un peu "surfait", et puis après une seconde lecture, m'est venue des images d'un quotidien par ce curieux mélange "banal/sublime", qui donne à cet écrit un aspect émouvant, attachant, comme cette phrase de fin "Deux tasses de café pleurent sur l'égouttoir."

   Lulu   
21/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème, pour ce qu'il raconte, et ce, d'autant plus que je suis extrêmement sensible à ce moment dans la journée. Indépendamment de tous aléas, ce moment peut effectivement s'apprécier à sa juste valeur. Tôt le matin, tout semble encore possible...

Sur la trame du texte, je n'ai rien à redire. C'est bien écrit et très visuel, mais peut-être ai-je développé ce visuel à l'aide de mes propres perceptions ?

En tout cas, merci pour ce moment délicieux...

Bien à vous.

   Francis   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pâle lueur de l'aube, moment silencieux, un café dans les nuages entre le rêve et la réalité. Ma mie, sommes-nous fantômes ou réels ? J'aime cet instant aux confins de la nuit quand les rêves s'effilochent dans les volutes d'un café.

   Hananke   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un bel instantané saisi par ce poème comme avec un appareil photo.

Ce temps que l'on voudrait qu'il dure, qu'il dure...

Un très beau vers d'entrée :
Dans la poudre du jour qui vient par la fenêtre,

La poudre qui annonce le café.

Des rimes très riches même si le émoi du vers 4 est opportuniste
tout comme le ripaille suivant.

Nous oublierons vite ces petites facilités qui n'enlèvent
rien la magie de cet instant saisi en poésie.

   leni   
8/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
a Ramana
Bonjour j'ai un peu de difficulté à vous suivre JE contemple ton être est grandiloquent Du moins c'est comme cela que je le perçois
Le silence en émoi Je ne situe pas ce propos

La trame de nos corps est-elle véritable,
Ou chaque jour n'est-il que rêve reconduit ?
l'idée me semble bonne mais la trame convient mal

L'âme qui ripaille????

Bref Il y a une idée qui pourrait être exploitée en développant plus de sensibilité
Ce texte devrait être réécrit Salut cordial Leni

je note après avoir lu votre commentaire!!!

   Anonyme   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ramana... Une belle écriture classique, un tableau entre rêve et réalité et la question que pose le second quatrain sans apporter de véritables réponses dans les suivants... Je trouve l'ensemble du plus bel effet, bien construit hormis émoi et ripaille qui sentent la rime "un peu" forcée, mais soit !
Je ne comprends pas non plus très bien ce que signifie "l'espace dégrafé".
J'ai un faible pour le second quatrain ainsi que pour le vers final...
Deux tasses de café pleurent sur l'égouttoir !
Bel ouvrage malgré mes remarques précédentes mais comme la perfection n'est pas de ce bas monde...
Merci pour cette agréable lecture matinale.

   Vincendix   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le petit déjeuner, dans le calme, l’odeur du café et du pain grillé, un moment privilégié où la conversation ne doit pas évoquer les problèmes cruciaux, la journée sera assez longue pour en parler, quand les tasses seront sur l’égouttoir ou dans le lave-vaisselle.
Comme d’autres, le mot ripaille me dérange, surtout s’appliquant à l’âme.
Par contre j’aime bien « l’espace dégrafé », qui illustre bien la situation vestimentaire au réveil.

   Pimpette   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
"deux tasses de café pleurent sur l'égouttoir"
Très bon : neuf simple, accordé au sujet.

le reste est traité en marqueterie précieuse et perd à cause de cela une partie de son charme pour moi...on pourrait reprendre le sujet dans une forme plus intime

   Anonyme   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Votre texte, qui évoque un bonheur béat finalement teinté d'inquiétude, est doux amer et charmant à la fois. Le dernier vers est un belle trouvaille.

Deux petits regrets : le recours à cet archaïque "ma mie" (les vers dits classiques en 2016, souffrent de ces mauvais réflexes) et ce "quelle infamie !" qui semble être trop pratique pour la rime.

A.

   PIZZICATO   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ramana.
Pour ma part, la poésie classique affectionne les grandes envolées lyriques et ne s'en prive pas ; c'est bien sûr son style.
Ici, je pense que cette écriture quelque peu emphatique ne colle pas très bien à l'intimité supposée du moment.
J'ai aimé la chute " Deux tasses de café pleurent sur l'égouttoir. "

   cervantes   
4/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé ce texte, instantané d'un moment de partage dans les effluves de café.
Beaucoup de sensibilité dont je ne ressens pas le caractère "surfait".
Comme d'autres je m'interroge sur l'âme qui ripaille, mais j'ai adoré le silence en émoi, car oui, beaucoup de nos émotions viennent du silence de la communion.

Merci pour cet écrit

   Pussicat   
5/1/2016
D'accord pour l'instantané - j'espère que le café n'en était pas ;)
Un accord à moitié, face à face.
Je cale sur les analyses, j'aurais misé sur l'émotion, tapis sur l'émotion, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit : un moment d'émotion, un bref instant de vie, un instantané, une photographie d'émotions captées.

Quand j'évoque les analyses, je peux parler de : est-ce ceci ou cela, c'est-y ça ou pas :
"La trame de nos corps est-elle véritable,
Ou chaque jour n'est-il que rêve reconduit ?"

ou ce quatrain :

"Qui sommes-nous, flottants sur nos chaises de paille
En ce brouillard confus qui sent bon le café ?
Un seul être pour deux ; son âme qui ripaille
Aspire à petits traits l'espace dégrafé."

"...son âme qui ripaille..." ouche !

Je retiens le premiers vers (pas seulement, mais il est superbe !) :
"Dans la poudre du jour qui vient par la fenêtre,"
pour la métaphore,

Un beau texte mais... j'aurais fait tapis sur l'émotion... ;)
à bientôt de vous lire

   Curwwod   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup cette évocation en dégradés de gris du reveil après la communion charnelle avec l'être aimé. L'écriture est très belle, fluide, le ton à la fois tendre et désabusé. La proximité entre les moments triviaux de la vie et ceux emplis d'exaltation est bien rendue et prête à réflexion. Ce café a un fumet bien agréable comme votre poème éloquent et subtil dans son intimité".

   jfmoods   
6/1/2016
J'ai quelques doutes sur le pluriel : « flottants » est-il bien ici adjectif verbal ? N'est-il pas plutôt participe présent ?

I) Un cadre intime

1) Un homme amoureux

La forme ancienne et surannée « ma mie » marque l'affection profonde éprouvée par le locuteur envers sa compagne. La proximité avec celle-ci est bien marquée (complément de lieu : « assise auprès de moi »). L'intensité particulière de l'attention portée à la femme aimée (« je contemple ton être ») confirme la force de cet attachement.

2) Le couple

La présence majoritaire de la première personne du pluriel (pronom personnel : « nous » x 3, adjectif possessif : « nos » x 3) ainsi que l'expression « Un seul être pour deux » mettent en exergue une communion des corps et des esprits. Le participe passé « dégrafé » laisse percer l'idée d'une certaine décontraction, voire d'une certaine sensualité.

II) La magie du réveil

1) Une inversion des repères

Le café, dont le champ lexical se déploie, génère un basculement de l'ordre naturel des choses, cheminement au terme duquel la réalité finit par s'assimiler au rêve (questions ouvertes avec effet de gradation : « Qui donc es-tu... ? », « Qui sommes-nous... ? » et fermées, avec alternative dirigée : « La trame de nos corps est-elle véritable / Ou chaque jour n'est-il que rêve reconduit ? »).

2) Un prolongement introuvable

Saisi par ce bienheureux basculement, le locuteur pose l'hypothèse de sa durée (« Si la vie est un songe »). Le futur antérieur (« aurons... oublié »), la forme exclamative (« quelle infamie ! ») et la personnification (« Deux tasses de café pleurent sur l'égouttoir ») manifestent alors l'impuissance fondamentale, l'impossibilité de pérenniser le rêve au cœur de la réalité vécue.

Merci pour ce partage !

   Ramana   
8/1/2016

   Miguel   
10/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une petite merveille de poésie intimiste, mais qui va au-delà pour un questionnement plus profond. Des vers mélodieux et de belles images, et cette chute pleine de grâce et de mélancolie. Un régal.

   Anonyme   
13/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour!
Joli, plaisant et même touchant!
Je croyais y être: j'ai ressenti l'arôme du café!
Et le texte est bien écrit, rythmé!
Moi, j'en redemande!
Merci pour ce délicieux moment!
Cordialement, Th.


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