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Poésie classique
Ramana : Train de vie
 Publié le 29/01/18  -  15 commentaires  -  726 caractères  -  205 lectures    Autres textes du même auteur

Soyons fous, nous n’en aurons que moins de regrets…


Train de vie



Avant l’heure certaine où tombera la nuit,
Poursuivons, mes amis, les routes de l’ivresse ;
Partons le cœur battant d’une même allégresse
Et rattrapons, là-bas, l’aurore qui s’enfuit.

De cet autre soi-même, allons goûter le fruit,
Car il nous faut trouver dans ce qui se transgresse
Le souvenir perdu d’une ultime richesse :
Au fond de nos yeux clairs, une perle qui luit.

Prenons, dès cet instant, le train de notre envie
Jusqu’à trouver enfin notre fièvre assouvie,
Échoués un matin sous le ciel découvert.

Alors, ce sera là notre dernier voyage,
Et tout autour de nous le plus beau paysage
Étalé sous nos yeux comme un grand livre ouvert.


 
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   Mokhtar   
16/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle invite à sortir des blocages et contraintes pour oser vivre ses rêves, sans crainte des transgressions. Sortir de la vie sans regret, après avoir « goûté » le fruit que nous nous interdisions.

Le choix du sonnet, ni trop long, ni trop court, convient bien au message.

J’ai un peu de mal à trouver le sens de « souvenir perdu » qui concerne une recherche à venir.
J’ai du chercher avec quoi s’accordait le « Echoués » (probablement le nous de prenons), car seule l’orthographe (et le sens) retient de le rattacher naturellement à assouvie. Enfin on cherche a priori un verbe pour les deux derniers vers, avant de les rattacher avec « ce sera là ».

Le premier quatrain, par contre, est très bien construit, rythmé et lance idéalement le poème. Et le « rattrapons, là-bas l’aurore qui s’enfuit » est bien trouvé.

Bien que gêné par certaines tournures, j’ai bien aimé ce texte.

Mokhtar en EL

   Queribus   
19/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire devant un pareil texte; on a beau lire et relire, pas la moindre faute de prosodie; pour le plaisir de pinailler, je dirai que le mot "amis"au deuxième vers rime avec "nuit" et "s'enfuit", (rimes entre sixième et douzième syllabe) aurait pu être évité mais ce n'est pas vraiment une faute. À part ça, tout est parfait. Le texte est clair (Ah! l'irremplaçable sonnet): tout est dit (et compris)en peu de mots; l’opposition entre les deux tercets et les deux quatrains est bien perceptible.

Le sujet est éternel (Cueillons dès aujourd'hui...)mais traité, ici, de façon originale avec des mots simples mais poétiques et sans trop en faire.

En un mot, de la belle ouvrage et un modèle pour les apprentis-poètes et sonnetistes. Un texte pour fin gourmet. Merci.

Bien à vous.

   PIZZICATO   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une variante de << carpe diem >> exprimée ici avec une belle écriture.

" De cet autre soi-même, allons goûter le fruit " autant que faire ce peut, laissons libre cours à nos fantasmes.

" Le souvenir perdu d’une ultime richesse " est-ce une allusion à notre jeunesse ?

Allons ! Commençons dès aujourd'hui !

   Hananke   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

C'est un bon sonnet classique qui nous dit, me semble-t-il :
n'attendons pas demain pour faire ... etc...
Quelques trucs me chiffonnent quand même, il faut bien trouver
quelque chose à dire : découvrir et ouvrir ont-ils la même origine ?
ce qui serait déconseillé, voire interdit, dans un sonnet classqiue.
La rime envie, assouvie, évidemment prévisible mais bon, je sais
que cette terminaison est restrictive.

Malgre ces quelques broutilles, ce texte est joliment construit
et mené de mains de maître.

   papipoete   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Ramana
N'attendons pas, oublions les "on verra ", et profitons de la vie, avant que la mort profite de nous !
NB je viens de rencontrer un ancien copain, qui frappa aux portes de l'enfer ( Satan l'ayant fait chuter de vélo, et plongé dans un coma de 3 mois + 1 an d'hôpital ) ; il revit, reparle, remarche et aimerait votre leitmotiv !
Votre poème ne demanderait qu'à être une ligne de conduite à ne pas dévier, mais elle sinue, se brise, se recolle ...
Un sonnet bien construit et facile à lire !

   Marie-Ange   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un"Train de vie" à ne pas manquer, car il est d'un bel optimisme.
C'est très réconfortant, de nous le faire partager au travers de ce bel écrit à la forme bien soignée.

C'est rythmé, le phrasé nous ouvre des perspectives intéressantes pour une conduite à tenir et ainsi aller vers le meilleur, les regrets en seront alors absents. Nous aurons pleinement profité de chaque instant de la vie au jour le jour, sans retenue.

J'ai pris plaisir à lire et relire ce poème.

   gujot   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte accessible et juste. Le propos y est bien développé et je m'y retrouve dans toutes ces nuits où le bonheur se partage entre amis. Cette route est-elle symbolique ou concrète? Peu importe. Que ce soit en un voyage impromptu ou en une virée nocturne urbaine, le sentiment d'être à sa place bien entouré reste le même. Merci pour ce texte!

   Cristale   
29/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Soyons sages, mais pas trop.

Bonjour Ramana,

L’auteur semble nous dire de profiter des belles et bonnes chose de la vie tant qu’il en est encore temps. Une seule chance nous est accordée, attrapons la aujourd’hui car qui sait où nous serons demain.

Si vous le permettez, je vais chipoter sur quelques détails concernant la prosodie qui m’ont « chiffonnée » : on retrouve par deux fois le mot « yeux » aux vers 8 et 14, le mot « même » au vers 3 et 5, le verbe « trouver » aux vers 6 et 10, trois fois « notre » aux vers 9,10, 12. Je trouve dommage l’assonance en « i » des deux rimes du premier tercet, celle-ci étant déjà présente dans les rimes des quatrains. Les mots « enfin » et « matin » se font écho à l’hémistiche vers 10 et 11.
« Ouvert » et « découvert » aux rimes 11 et 14 ont la même racine latine : operire ou aperire : ouvrir.

Nous sommes en classique, un sonnet qui plus est, c’est pour cela que je me permets ces quelques observations techniques qui n’enlèvent rien aux qualités de ce poème.

Merci à vous pour ce joli message : vivre ce qu'il y a à vivre pleinement et maintenant.

Cristale

   jfmoods   
30/1/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

J'aurais mis deux virgules au vers 3 (après "Partons" et en fin de vers) pour donner un caractère plus solennel au propos. J'aurais mis deux autres virgules au vers 13 (après la conjonction de coordination et à l'hémistiche) car le rythme ascendant semble intéressant à exploiter avant l'enjambement.

L'exhortation (interlocuteurs : "mes amis", impératifs : "Poursuivons", "Partons", "rattrapons", "allons", "Prenons") structure la progression du poème, l'euphémisme du vers 1 ("l’heure certaine où tombera la nuit") fixant l'enjeu vital d'un déracinement.

Une quête, ancienne ("Le souvenir perdu d’une ultime richesse"), exaltante (métaphores : "les routes de l’ivresse", "le train de notre envie", métonymie : "le cœur battant d’une même allégresse", apport sensoriel : "goûter le fruit"), impérieuse (modalisation : "il nous faut", marqueur temporel : "dès cet instant"), au long cours (marqueur spatial : "là-bas"), un brin utopique ("rattrapons... l’aurore qui s’enfuit", "un matin"), s'impose : celle du dépassement de soi ("ce qui se transgresse"), de l'identité à combler (démonstratif : "cet autre soi-même", complément de lieu : "Au fond de nos yeux clairs, une perle qui luit", complément de temps : "Jusqu'à trouver... notre fièvre assouvie").

C'est à ce prix et à ce prix seul que l'on pourra quitter ce monde ("notre dernier voyage") avec le sentiment de l'accomplissement personnel (images de la révélation : "sous le ciel découvert", "tout autour de nous", adverbe : "enfin", superlatif : "le plus beau paysage", comparaison : "Étalé sous nos yeux comme un grand livre ouvert").

Merci pour ce partage !

   emilia   
30/1/2018
Merci pour ce sonnet dont la musique des vers soutient bien le rythme classique si agréable à lire à voix haute, pour cette invitation enjouée et pleine d’allant où l’amitié se partage, et qui m’avait dissimulé à la première lecture ce que l’œil expert de Cristale a pu percevoir en soulignant l’exigence de ses règles…

   Ioledane   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Vivre à fond pour ne rien regretter ... Le thème n'est pas nouveau, les images ne sont pas non plus très originales, et les rimes sont assez classiques ; mais ce sonnet de bonne facture se déroule agréablement sur des rails bien posés.
J'ai bien aimé "rattrapons, là-bas, l'aurore qui s'enfuit" et "il nous faut trouver dans ce qui se transgresse / Le souvenir perdu d'une ultime richesse".
L'heure "où tombera la nuit", le "cœur battant d'une même allégresse", la "perle qui luit", la "fièvre assouvie", le "dernier voyage" et le "grand livre ouvert" sont plus convenus.
Un style assez sage finalement, par rapport au thème développé. Un peu plus de fantaisie n'aurait pas nui ^^

   Damy   
31/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique sonnet sur la jouissance du Carpe Diem et du dépassement de soi pour le plaisir. Philosophies dans lesquelles je m'attache moi-même à investir.
Merci d'avoir écrit ce poème en alexandrins, ma mesure musicale préférée, et sous forme de sonnet, mon genre préféré en poésie classique (à ce propos, j'ai vu rapidement que Cristale a commenté: je fais entièrement confiance à cette experte ès-classique et ne vous démoralisez pas :-)).

   Ramana   
31/1/2018

   Vincendix   
1/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ramana,
Un train qui s’écarte un peu des rails et ce n’est pas pour me déplaire.
J’apprécie la forme qui ne souffre, à mon avis, d’aucune dérive, à l’inverse du sujet qui m’entraine dans un voyage insensé vers un paysage « décalé ».
Vincent

   jlouisgillis   
3/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Votre poésie pour me briser le traintrain quotidien sans grand train, il n'y a pas mieux; alors, avec entrain, je n'hésite pas ces quelques mots sans frein, ni faim, ni fin et avec fain : superbe et encore !
(NB : fain du français archaïque = satisfaction)

Bien cordialement et bonne continuation !
jlg


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