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Poésie contemporaine
Robot : À toi qui m’écrivais des îles [Sélection GL]
 Publié le 09/08/14  -  15 commentaires  -  838 caractères  -  242 lectures    Autres textes du même auteur

Ce n'est qu'un souvenir, mais un beau souvenir…


À toi qui m’écrivais des îles [Sélection GL]



À la source j’ai bu tes vers
Emplis de gouttes de rosée
Ciselés comme du Prévert
En excès ils m’ont enivré

Glace latine qui m’apaise
À la saveur de chocolat
Le fondant de tes diérèses
Ressemble aux sonnets de Dorat*

Quand les vagues dansent au lac
Tes rimes résonnent mutines
Puis elles glissent au ressac
On croit entendre Lamartine

Tes mots sont des fruits somptuaires
Sur mes lèvres leur goût sucré
A la saveur de Baudelaire
Révélateur de volupté

Partis des îles tes écrits
J’en demeure dépositaire
Dans mon cœur ils sont à l’abri
Comme s’ils venaient de Césaire



______________________________

* Jean Dorat de la Pléiade écrivait surtout en latin d’où l’allusion au second quatrain.


 
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   Lulu   
21/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup l'idée, à partir de ce poème, d'un échange épistolier sous forme de vers...

Ce poème est très agréable à lire. C'est aussi un bel hommage au destinataire, comme à tous ces poètes qui sont évoqués tout au long du texte.

Merci pour la précision de Jean Dorat que je ne connaissais pas.

   TOTO   
24/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut c'est TOTO.

Qui aime bien ce petit texte avec ses références poétiques.
Tes vers emplis de gouttes de rosée : c'est très joli.
Le fondant de tes diérèses : TOTO aime mieux le chocolat mais c'est joli aussi.
Chaque petite strophe possède son poète.
TOTO a bien aimé ce poème ciselé comme un bijou.

   Arielle   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un hommage à la poésie qui coule agréablement et sans fausse note.
J'ai bien aimé Baudelaire" révélateur de volupté" bien que" sucré" ne soit pas le qualificatif que je choisirais pour ses mots.
Quelquefois un peu tiré par la rime l'ensemble se lit cependant avec plaisir

   margueritec   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai voyagé sur votre poème aux sons des" rimes mutines" et enivrée de "fruits somptuaires".

J'ai rendu visite à quelques amis (Prévert, Baudelaire et Césaire).

Ce bel hommage m'a incité à une déambulation poétique.

   David   
27/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Au début, je trouve que ça s'emporte un peu :

"A la source j’ai bu tes vers
Emplis de gouttes de rosée"

J'imagine que "source" et "goutte de rosée" sont là pour évoquer une pureté, mais du coup, ça décrit une sorte de "pureté pure" des "gouttes de rosée de source". C'est le risque des éloges, d'empiler des compliments de la sorte. Dans le second passage, j'aime assez les glaces latines au chocolat fondantes comme des diérèses, associer une diction à un plaisir gustatif est assez original. Le poème semble remplir le rôle qu'il s'est donné sinon, les écrits en question resteront énigmatique aux lecteurs anonymes, il reste un témoignage d'amitié, d'une relation plaisante du moins semble-t'il.

   Anonyme   
9/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Robot... Prévert, Dorat, Lamartine, Baudelaire et Césaire, une bien belle galerie de portraits et un choix très éclectique qui me ravit... Chaque quatrain illustre bien l'auteur auquel il se réfère.

Un bémol pourtant... Le "sucré" de Baudelaire ! Pas sûr que ça soit le meilleur qualificatif pour l'auteur des Fleurs du mal

Une question concernant le dernier quatrain :

"Partis" au pluriel semble concerner les écrits en question...
J'aurais bien vu "parti" au singulier qui signifierait dans ce cas l'éloignement du narrateur.

Cela dit, très bon poème tant pour le thème que pour la forme !
Merci...

   Hananke   
9/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

C'est un beau texte et qui commence fort :
A la source j'ai bu tes vers
Emplis de gouttes de rosée.

Ce distique à lui seul est magnifique.

Chaque petite strophe d'inégale valeur nous fait pénétrer dans l'intimité d'un poète.
Je regrette simplement le manque de classicisme de l'écriture
de l'ensemble, surtout qu'en petits vers, ce n'est pas bien dur
à faire et c'est très chantant.
La poésie contemporaine ne devrait pas être le refuge d'un effort moindre ?

C'est un avis personnel, bien sûr.

   leni   
9/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Robot
une idée originale Traitée avec une belle maitrise Et on est tout étonné que ce soit fini
j'ai un faible pour de quatrain 2

Glace latine qui m’apaise
À la saveur de chocolat
Le fondant de tes diérèses
Ressemble aux sonnets de Dorat*

Merci pour cette belle distraction

Salut cordial Leni

   Uranie76   
9/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Attacher aussi finement mais intimement un souvenir à d'aussi insubmersibles rocs que ces poètes, n'est il pas aussi un recours pour le préserver de l'oubli?

Je me suis amusée à deviner un quelconque lien entre les poètes et les îles et ce fut une fausse piste: il y eut ce lien boiteux de Baudelaire et sa Jeanne Duval, liaison de presque toute une vie, mulâtresse qu'il désignât comme "ma femme" par deux fois dans ses correspondances. Lui inspirant nombre de poèmes des fleurs du mal. Et Césaire pour des raisons évidentes.

Pourtant les cinq -éclectique choix- donnent corps et saveur à chaque vers, parent le souvenir de rosée, d'une empreinte de l'un des poètes, le parfument d' exotisme, pour le plus grand plaisir de nos sens, un souffle de d'éternité pour qu'il vive encore.

   RB   
9/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis inculte.
Je n'ai pas -assez- lu Prévert (en fait il faudrait relire à tout âge, surtout de la poésie, tant on évolue).
Je n'ai pas lu Dorat (je ne connaissais même pas son nom).
"Celui-ci recherchait peu les honneurs et s'est peu préoccupé de sa gloire posthume." (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Dorat)
Je n'ai pas non plus -du tout- lu Césaire.

De belles perspectives que vous nous donnez-là.
Je n'y manquerai pas.
Personnellement je préfère "partis" au pluriel, l'image est plus évocatrice des vers qui ne vous appartiennent plus...
Puis-je simplement un tout petit peu déplorer le manque de "sentimentalité" même si le terme désigne un excès ?
C'est un peu froid et, quitte à faire plus long, votre sentiment par rapport à ces auteurs ou la forme de poésie qu'ils ont écrite, m'intéressait, bien-sûr.

   Louis   
10/8/2014
Beaux souvenirs de vers à la saveur d'une poésie gourmande.

Ces vers sont un breuvage, ils sont liquides, fluents, on sent que l'auteur aime dans la poésie ce qui coule, ce qui est fluide.
« À la source j'ai bu tes vers » : vers comme un ressourcement, un regain d'énergie, de vigueur, de vitalité.
« Emplis de gouttes de rosée » : ces vers sont un rafraîchissement, brillants aussi comme brille la rosée du matin. « Ils m'ont enivré » : comme un vin, où la rosée se ferait rosé, ces vers enivrent aussi dans leur « excès ».
« Vers ciselés comme du Prévert » : les vers, bien que sous forme de « gouttes », ne les empêche pas d'être travaillés, polis, ciselés. Ne taille-t-on pas en joaillerie des gouttes et des perles d'argent, de diamants ou de diverses pierres précieuses ?

Le premier quatrain est placé sous la figure tutélaire de Prévert, le deuxième sous celle de Dorat.
Les vers, de nouveau, se savourent : ils se boivent, ils s'avalent, ils se dévorent.
« Fondants » au goût de « chocolat », goût du cacao des îles.
On s'attendrait à une chaleur reçue des îles, mais non, il s'agit de fraîcheur et même de « glace latine », glace apaisante qui apaise quelques brûlures, quelques douleurs.

Le troisième quatrain se place sous l'égide de Lamartine.
Une constante se confirme : le caractère « liquide » des vers reçus, puisque la référence est surtout au Lac du poète, où il n'est pas simplement question de l'eau, mais de l'écoulement, celui du temps.

Le quatrain suivant ne dément pas la constante, mais assimile les mots poétiques à des « fruits somptuaires », des fruits juteux, au goût « sucré ». Jus de fruits exotiques, les beaux vers dont la « volupté » rappelle Baudelaire. ( une réminiscence probablement de L'invitation au voyage :
« Là tout n'est qu'ordre et beauté,
luxe, calme et volupté » )

La dernière strophe se réfère à Césaire, le poète de l'île de la Martinique.

L'ensemble présente la poésie reçue, aimée, comme une gourmandise exotique, rafraîchissante, et très semblable à un « coulis » délicieusement fruité.

Un joli texte, Robot, dans un amour gourmand de la poésie.

   Anonyme   
10/8/2014
Bonjour Robot

Ce poème est une élégante réponse a une personne qui vous est chère et vous écrit en vers, sans doute des Antilles vu la référence à Césaire
Puisse cette correspondance n'être pas fictive car c'est une très belle idée et un joli poème.

Bémols
Pas sûr que Prévert ciselât ses vers, mais il rime bien avec ce mot.
Au vers 4, ne vouliez pas plutôt dire "à l'excès' ?

Merci et un petit coucou à votre oiseau des îles

   troupi   
10/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quel beau souvenir ne mériterait pas un joli poème ?
C'est fait et il semble que l'auteur s'est bien amusé à ciseler ces vers où chaque quatrain rend hommage à un poète disparu comme la situation qui a motivé cette écriture.
Un exercice qui ne manque pas de charme.

   Robot   
11/8/2014

   Ellon   
14/8/2014
Ce poème m'a beaucoup plus. Agréable à la lecture et la rend très fluide et exotique, un souvenir gourmand ? La référence à ces grands noms est très bien vue également. Original sans en faire trop...

Ellon


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