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Poésie classique
Robot : Le temps du chemin
 Publié le 21/10/13  -  14 commentaires  -  570 caractères  -  399 lectures    Autres textes du même auteur

Qui n’a jamais entendu cette réflexion : avec l’âge, le temps passe de plus en plus vite ?


Le temps du chemin



Sur la trame des fils ténus
Que tricote la connaissance,
Pendant que s’étire l’enfance
Le temps s’invente à pas menus.

À l’heure où trop d’impatience
Dépasse en rêve l’horizon,
Plus vite avance la saison
À l’âge de l’adolescence.

Soufflant vers les jours d’avenir
Les vents qui gonflent les voilures,
Sur l’océan des âmes mûres
Poussent le bac du souvenir.

Avant de passer sous les arches
Au pont qui mène à l’inconnu,
De tout le chemin soutenu
Ne demeurent que peu de marches.


 
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   Hananke   
7/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Seulement quatre quatrains d'octo pour le temps qui passe
est un peu rapide justement.
C'est en fusée que nous traversons la Vie.

Quelques belles images cependant :
Le temps s'invente à pas menus
Dépasse en rêve l'horizon, entre autres.

Au final un poème qui mériterait de se rallonger quelque peu...
simplement pour voir le temps passer moins vite.

   socque   
8/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voilà plusieurs fois que je reviens à ce poème en me demandant pourquoi, à mon avis, il ne fonctionne pas. Le sujet me passionne et m'angoisse, mais cette lecture n'évoque aucune émotion en moi.

En y réfléchissant, je crois que me manque une progression nette, un mouvement illustrant l'idée exprimée dans le chapeau.
L'enfance, d'accord : on démarre doucement, elle "s'étire". L'adolescence avance "plus vite", c'est dit, de manière d'ailleurs trop directe à mon goût, j'aurais préféré que cette accélération fût rendue sensible par le rythme ou les sonorités. Or, la diérèse sur "impatience" augmente le nombre de syllabes du mot, le fait donc traîner ; cela va à l'encontre du mouvement voulu, d'autant que le premier quatrain, celui de l'enfance, ne comporte aucune diérèse.

Et les deux derniers quatrains n'apportent rien de ce point de vue : les octosyllabes se déroulent gentiment, les vents qui gonflent les voilures au troisième quatrain manquent de force pour moi, je ne vois pas "filer" le bac, vaisseau notoirement peu rapide par rapport, par exemple, à la frégate, au cotre ou que sais-je.
Quant au quatrième quatrain, il exprime non la rapidité à mes yeux, mais la pauvreté de ce qui reste : peu de marches, oui, mais rien ne dit à quelle allure on les parcourt...

Voilà pourquoi je trouve que le poème, en l'occurrence, rate son but : selon moi il dit mais n'illustre pas, n'exprime pas. Son mouvement ne m'est pas perceptible, or c'est précisément le sujet.
Les rimes me paraissent solides, j'ai bien aimé "arches"/"marches".

   Marite   
10/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Quatre petites strophes pour décliner les âges de la Vie ! Je m'incline devant la performance. Quand j'ai tenté de le faire, même un sonnet n'a pas suffit, il m'a fallu cinq quatrains de longs alexandrins. Bon il est aussi vrai qu'il était difficile de canaliser les flots qui m'habitaient, l'image principale étant un fleuve.
Cela dit j'ai aimé cette concision ainsi que les expressions qui décrivent parfaitement les quatre étapes majeures d'une vie complète.
La première et la troisième strophes sont mes préférées avec de belles images :
" Sur la trame des fils ténus
Que tricote la connaissance,

...

Soufflant vers les jours d’avenir
Les vents qui gonflent les voilures,
Sur l’océan des âmes mûres
Poussent le bac du souvenir. "

Seul le pronom "qui" me gêne un peu. Nécessaire au rythme bien sûr mais une formulation différente aurait peut-être fluidifié l'expression.

   Anonyme   
10/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les rimes sont la plupart du temps faibles (à peine suffisantes : connaissance-enfance ; impatience-adolescence ; voilures-mûres) ; la musique du poème en pâtit ; et pour cette catégorie, j'aurais souhaité autre chose.

Il doit y avoir une erreur au dernier vers de la strophe 3 (la plus poétique, au passage) : que vient faire le pluriel au verbe "pousser" ?
Il manque de la ponctuation par endroits : strophe 2 et strophe 4.

Dans plusieurs passages, les images employées me parlent peu, ou me paraissent trop opaques : particulièrement dans le 1er quatrain.

J'y vois pas mal de pessimisme, avec cette conclusion qui sous-entend qu'au soir d'une vie, il ne reste que peu de choses de tout ce qu'on a échafaudé - ou tenté d'échafauder - durant 70 ou 80 ans. Si nous survient un époux ou une épouse, des enfants, et des souvenirs communs, ce sont là des marches dont on peut être satisfait.

   Ioledane   
11/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème me plaît à la fois par son sujet et par son traitement.

Les quatrains comportent chacun leur progression : enfance, adolescence, maturité, vieillesse.

Les images sont bien trouvées : les fils ténus que tricote la connaissance, le temps qui s'invente à pas menus, l'impatience qui dépasse en rêve l'horizon, les vents qui poussent le bac du souvenir, le peu de marches qui demeurent ... J'ai néanmoins un bémol pour le dernier quatrain, moins bien construit et moins 'puissant' à mon sens, ce qui est dommage pour clôturer l'ensemble.

Mais mon principal regret porte sur la ponctuation, peu présente (ce qui en soi ne me gêne pas) mais qui à mon avis n'est pas toujours utilisée à bon escient :
- j'aurais mis une virgule à la fin des vers 3, 6, 9, 14
- je n'en aurais pas mis au vers 10.
A mon sens la fluidité serait meilleure et le sens apparaîtrait de suite plus facilement et pleinement.

Hormis cela, un bel écrit classique que je salue.

   PIZZICATO   
21/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quatre strophes pour exprimer les quatre saisons de la vie.
Quoique le trouvant un peu "télégraphique", ce texte est bien mené avec de belles images.
La dernière strophe étant celle que j'apprécie le plus.

   leni   
21/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Robot
performant d'écrire la vie en si peu de mots C'est joliment dit Les images sont choisies..tricote ....à pas menus.. les vents .... le bac...
J'ai aimé tout simplement Merci Leni

   Anonyme   
21/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Robot... Etant moi-même en vue du pont qui mène à l'inconnu, ben oui faut pas rêver, je confirme l'incipit de ce poème : je n'ai pas vu passer les dix dernières années !
Quatre quatrains pour illustrer les différentes étapes de la Vie, à mon avis c'est insuffisant quand bien même ils sont plutôt bien tournés.
Bien aimé Le temps s'invite à pas menus et l'océan des âmes mûres.

Un ti peu plus long et plus détaillé n'aurait pas nui à ce poème... à mon avis !

Ps Je vous envoie par mp une autre version écrite de ma blanche main voilà quelques années.

   TheKid   
21/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Certes, sans doute un peu court, mais qu'ajouter?

:-)

En plus court, cela m'eut parlé aussi

-"Le temps s’invente à pas menus".
-"Dépasse en rêve l’horizon"
-"Sur l’océan des âmes mûres"
-"Ne demeurent que peu de marches".

Salutations

   funambule   
21/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Sans doute es-ce bien écrit car j'en aurait aimé plus... mais peut-être que l'économie, l'élagage du superflu renforcent le poids de cette jolie poésie gagnant à ne prétendre rien n'être plus qu'un regard.

   HELLIAN   
21/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est le côté pépère du poème qui me coûte, linéaire . Il est où ton problème avec le temps , Robot ? ça te fout la pétouille, ça va trop vite, pas assez ? Là, franchement, tu nous sers un plat trop convenu et mille fois, que dis-je un million e fois cuisiné. Moi,, moi personnellement, comme disait l'autre, ce qui m'intéresse à titre perso, c'est comment tu te démm... pardon, comment tu te débrouilles avec le temps et comment tu en joues en poésie. Je m'explique : si tu me parles en poésie du temps, ce n'est pas comme si tu me parlais d'un paysage. Le temps fait partie des sujets qui mettent les boules. Peut-être, d'ailleurs, est-il incompatible avec un traitement classique difficilement réductible au rythme et à sa maîtrise prosodique. Je me souviens d'un très pertinent poème d'Arielle, "les montres molles" Toute de vers libres, qui jouait à fond sur les cassures de rythme et vous donnait un peu le tournis.

J'aime assez ce vers :

"Le temps s’invente à pas menus."

Justement parce qu’il propose un rythme qui rompt avec l'ensemble.

Bien cordialement.

   Miguel   
24/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il me semble que quelque chose manque ; deux strophes pour l'enfance et l'adolescence, c'est trop d'une ; les deux s'appellent "la prime jeunesse". Car, au rythme initialement donné au texte par ces deux strophes, on passe trop vite à l'âge mur. Entre l'adolescence et l'âge mûr, il y a de si belles années ! Ce sont bien elles, à mon sens, les plus éphémères. Quelques belles images, une obscurité à la strophe 3 (ou il faut une virgule après "océan", ou bien il s'agit de l'océan des âmes mûres, et alors le sujet de "pousser" est "le bac", sujet inversé, et il fallait "pousse", et un ensemble où l'on sent de la mélancolie, mais une mélancolie qui ne descend pas très profond.

   senglar   
26/10/2013
Bonjour Robot,


Strophe 1 : Le temps de l'enfance
Strophe 2 : Le temps de l'adolescence pubère
Strophe (4) : Le temps de l'âge mûr ( 40/45 - 55/58 ans)
Strophe (5) : Le temps de la vieillesse

Il manque à mon avis la strophe [3] qui serait le temps de l'âge adulte où l'homme vit ses espoirs, son amour, où il se réalise entre rêve et réalité, le temps le plus important et le plus fécond.

Pourquoi cette impasse qui ne peut être que volontaire, pour une période que l'on ne peut occulter, toujours à mon avis ? En conséquence de quoi je ne peux évaluer :)

Bien à vous :))

Senglar-Brabant

Il y a beaucoup de fragilité dans ce temps, cette vie, peu d'assurance finalement. Or la strophe [3] serait celle où l'on est sûr de soi, ouvert et fort, avant le vermoulu. lol :D

   Sansonnet   
10/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je vous avais déjà commenté. De par votre réponse, je me devais de récidiver.

Alors que dire cette fois-ci !

Le rythme comme la fluidité, pour du classique, me plaît moyennement.
Disons qu'on peut s'attendre à quelque chose de plus envoûtant, surtout par rapport au temps d'une vie qui coule entre nos doigts, mais dont on ne peut se saisir, car il part trop vite.

Néanmoins, j'ai beaucoup aimé les images, et ce poème raccourci pour justifier de ce temps que l'on juge finalement trop court. (allez, en faisant le rabat-joie, on dira qu'il manque peut-être une strophe... Mais qui sait !? Cela pourrait tous casser)

Donc même s'il n'est pas transcendant, j'avoue qu'il m'a un minimum baladé. Et rien que pour ça, ça vaut bien un Bien !


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