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Poésie libre
Sodapop : Parkings
 Publié le 30/01/18  -  12 commentaires  -  1011 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Sur les murs de la ville basse, il inscrivait de nuit toujours la même phrase :
"Quelque chose manque."

B. Bégout


Parkings



Des colonnes en béton pour baliser l'espace
Dans des barathrums creux où la ville s'étale
Les parkings
Se dessinent à la gomme brûlée des pneumatiques
Dans des galeries sans nom

La frénésie des tags sillonnant les parpaings
Montés en barricades
De latrines en parfums
Mécaniques

Stationnements
Emplacements
Cimetières de voitures à ciel ouvert
Sous un soleil de pierre au décor de barrières
Tôle froissée en sous-sol dans des lieux de passages
Où les larves circulent mais jamais ne s'attardent

Ascenseurs
Baraquements souterrains dans des couloirs obscurs
Suivre le sens des flèches bombées à la peinture
Sous des voies suburbaines à la périphérie
Exorciser la peur et conjurer l'ennui

Repérer son secteur en lettres capitales
Dans l'océan des corps aux allures de ferrailles
Au niveau inférieur par la cage d'escalier
Retrouver la lumière, rue de la liberté
Porte C


 
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   MissNeko   
20/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
{Espace lecture}
Bonjour

Voilà un poème original qui traite de lieux du quotidien qui ont pour point commun d'être bien loin de représenter la poésie comme pourrait le faire la forêt, la campagne etc..
Mais ce que j apprécie en l'espèce c est que l auteur parvient à insuffler une sorte de poésie en utilisant un vocabulaire à la fois "brut de décoffrage" (béton, parking, pneumatiques, parpaing, latrines..) et un vocabulaire léger qui apporte la poésie en ces lieux assez glauques (parfum, soleil, frénésie, liberté).
L ensemble créé un poème déroutant et original qui a le grand mérite d apporter de la poesie là où il n y en a pas.
Pour moi une réussite qui sort des sentiers battus

   kreivi   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
cher auteur
j'aime bien votre tag poétique écrit à la gomme des pneus.
Je crois même y avoir aperçu Mad Max... ou son cousin.
romantique des mégapoles .

   Jocelyn   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime cette logique poétique. L'auteur nous amène à percevoir ce qu'il perçoit, mais perçoit autrement ce qui s'offre à lui. Parfois la simplicité relève du génie

   Eccar   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
La vie des hommes en ce qu'elle a de plus sinistre, des aires bétonnées sans nom, grises et sales, où les habitudes obscures se jouent.
J'ai beaucoup aimé le dernier paragraphe:
"Repérer son secteur en lettres capitales
Dans l'océan des corps aux allures de ferrailles
Au niveau inférieur par la cage d'escalier
Retrouver la lumière, rue de la liberté
Porte C". "C" comme l'initiale de Ciel, synonyme de paradis.
Toute notre existence de cloporte est là, en ces quelques mots. Chercher le chemin vers le haut, vers la lumière.
Les hommes auront grandi quand ils auront su transformer leurs hideux parkings en luxuriants paysages. Et malheureusement, ce n'est pas demain la veille.
Nous sommes dans cette ère des bagnoles qui errent sur nos aires, étouffant l'air.

Merci à vous pour ce très joli texte sur ces décors de fin de civilisation.

   Brume   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Sodapop

Et oui quelle angoisse ces bétons sales et gris.
Le regard que tu portes sur cet environnement est très intéressant, riche, distant.
Quand je lis ton poème je sens l'odeur des gaz du pot d'échappement, des pneus, la pollution "Se dessinent à la gomme brûlée des pneumatiques
Dans des galeries sans nom"

Un tableau dont nous en faisons aussi partis, dont les détails ajoutent une richesse "les tags, la tôle froissée, flèches bombées à la peinture..."

Très belle description tout en poésie d'un morne quotidien.

   Pouet   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un poème ma foi bien sympathique, l'ambiance est là.

Je vais retenir plus particulièrement (parmi d'autres):

"Sous un soleil de pierre au décor de barrières
Tôle froissée en sous-sol dans des lieux de passages
Où les larves circulent mais jamais ne s'attardent"

Seul bémol pour ma part, le rythme qui ma semblé chaotique mais qui, du coup, peut bien coller au thème.

   Anonyme   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je me suis longuement attardé dans votre écrit.

Vous me donnez la possibilité de voir ce "sordide" décor, de plus près, sans détourner le regard. Car bien souvent, on jette qu'un regard vague et distant sur l'aperçu d'un tel endroit.

Les images arrivent accompagnées par les odeurs, les couleurs, tout cela engendre une émotion troublée qui bouscule intérieurement.

Forte retranscription au cœur de vos mots, ainsi l'atmosphère puissante nous enserre.

Bon rythme, lecture aisée, thème originalement bien mené, qui permet au lecteur de se faire une idée sans concession d'un tel lieu.

   myndie   
3/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sodapop,

encore une fois, j’adore, j’adhère à ta vision poétique. Promeneur urbain, tu dépeins « la ville basse » dans ce qu’elle a de plus original, tu en dégages l’essence.
Les lieux sont laids et sont superbes à la fois.
Tu cherches moins à représenter avec précision qu’à inventer les images en puisant dans un flux lexical brut de décoffrage, comme cela a déjà été dit, mais d’une richesse inouïe :
« frénésie des tags »
« des latrines en parfums mécaniques »
« dans l’océan des corps aux allures de ferrailles »
et ce « barathrums » qui sied si bien au paysage !

Il en résulte un foisonnement descriptif qui au final rend parfaitement les sensations visuelles éprouvées.
Décrits ainsi, les parkings n’ont plus rien d’objectif : c’est toute une palette d’impressions/émotions qui passe sous les yeux de la lectrice que je suis.
Et ça me va très bien.

   sourdes   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Sodapop,

la vie semble s'être arrêtée à l'entrée de vos parkings sous l'effet d'un flash poétique qui a tout figé . Nous sommes conviés à une visite dans un monde décrit avec précision, avec cette petite touche de malaise grandissant mais non envahissant qui nous conduit vers le lumière de la sortie.

Une première strophe campe la scène qui se termine avec une grande économie de mots à la deuxième strophe créant un effet de suspens, une temporisation. Les troisième et quatrième strophes nous font réellement entrer dans cet univers que vous avez construit avec très peu de verbes conjugués, une sorte d'énumération de nos labyrinthes urbains et mentaux. La libération arrive avec la dernière strophe et un arrière-goût interrogatif sur l'accès à la lumière et la liberté par portes numérotées.

J'ai apprécié la concision de style et votre parti pris de mise en scène qui conviennent à ces espaces le plus souvent vides. Cet un thème anti-poétique par excellence pour se référer à un courant dont on reparle beaucoup ces derniers jours. En vous relisant j'ai pensé également à la "socialité" froide de ces espaces urbains chère à Pierre Sansot.

Sourdès

   PIZZICATO   
31/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il est peu courant de lire des poésies consacrées à ce sujet. Et pourtant ce sont des endroits que nous fréquentons presque au quotidien ; par obligation bien sûr mais toutefois utiles.

Une description personnelle et réaliste des parkings souterrains.

" Repérer son secteur en lettres capitales " une action à ne point négliger.

Un écrit intéressant.

   Donaldo75   
3/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Sodapop,

Voici un poème brillant, pictural, avec un arrière-goût de cinéma allemand des années soixante-dix tendance Wenders. Le thème est bien mis en avant, cette ville impersonnelle, sorte de cimetière bétonné dont les parkings pourraient être les églises.

Bravo !

Don

   Papillon26   
7/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème fort original, qui illustre fort bien ces lieux où parfois la peur, l'angoisse règne.
J'ai particulièrement aimé ce passage :
Les parkings
Se dessinent à la gomme brûlée des pneumatiques
Dans des galeries sans nom

je le trouve visuel.


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