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Poésie néo-classique
taha : Rayons d'hiver
 Publié le 06/03/20  -  14 commentaires  -  1399 caractères  -  315 lectures    Autres textes du même auteur

Un vieux rayon d’hiver échaude la lisière...


Rayons d'hiver



Un vieux rayon d’hiver échaude la lisière,
Moi, j’aime à conjuguer cet âge tertiaire,
Au présent qui ne m’est, que par ce que je fus.

L’eau du temps se tarit, la timide pervenche
N’effleure plus de bleu la veine aux vieilles branches.
Mais ni la ride au front, ni l’émoi qui n’est plus,

Ne sauraient rien m’ôter, tellement j’ai reçu.

Malgré ces fins de chant, la mésange qui passe,
De ces petites morts je renais par ta grâce,
Je sais, ce que sans toi, je n’aurais jamais su.

Pleuve aux heures du soir, pleureuses des vieux bourgs,
La lourde chevelure, embruns des fins de jour.
L’astre, chanvre bruni, pend à son col ténu ;
Mon cœur frémira-t-il quand tout se sera tu ?

Quand dans le clair-obscur, confus et baignés d’ambre,
Fouillis de mousseline et soyeux taffetas
Mêlent leurs froissements aux velours de la chambre,
Où bruisse le silence et soupire à tes pas.

Tout, dans ma songerie, implore ta venue
Et ma paupière close, ayant chassé les ombres,
Rêve la nuque blonde et la pâle ingénue.
Que mes vœux sont profonds... C’est le temps de décembre.

Mais voyez ! Ce matin, la rose pudibonde
Au calice nacré, la rose dévêtue,
Dévoile sa soierie et, d’humeur vagabonde,
Devers les blancs frimas, se berce toute nue !


 
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   papipoete   
6/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour taha
" que serais-je sans toi... j'ai tout appris de toi... " ainsi m'apparaissent ces vers, fruits d'une songerie qui renvoie le héros dans des temps qui ne sont plus ! Mais si toutes ces douceurs, ces câlins ne sont plus que souvenirs, ils restent ancrés comme un délicieux tatouage au corps et au coeur !
NB fort poétique façon de dire merci, à celle qui donna sans compter, s'appliquant dans l'art de l'amour, et qui revient à l'esprit quand les mésanges à nouveau pépient...
Les deux ultimes strophes sont superbes !
Un bémol au quatrain " quand dans le clair-obscur... " le 4e vers m'intrigue " où bruisse le silence et soupire à tes pas " ne vouliez-vous pas dire " où bru/it ..." ?

   Corto   
6/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jolie plongée dans tant de souvenirs.
Tout est dit de façon délicate, en suggestion, en vibrations.

On sent dans cette plongée intimiste un sentiment de merveilleux, de ceux qui pour toujours donnent la force de regarder le présent et l'avenir.

Ce vers mis en valeur le résume parfaitement:
"Ne sauraient rien m’ôter, tellement j’ai reçu".

Bravo pour tant de finesse affirmée.

   taha   
6/3/2020

   hersen   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un très joli poème qui a la grâce d'être tout en retenue, ce qui amplifie son ambiance.

Il y a de la clarté, dans ce poème, et pourtant on parle d'un âge "tertiaire", mais sans acrimonie, avec reconnaissance
"Ne saurait rien m'ôter, tellement j'ai reçu"

on est en décembre, période propice à un retour sur soi, les jours sont courts et les nuits sont longues. mais peut-être si propices à la "songerie", dont au fond nous avons besoin. Pour se souvenir de toutes ces choses que nous avons reçues.
Un temps lent.

merci de cette belle lecture !

   sympa   
6/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Taha,

C'est beau cette poésie toute en retenue et délicatesse.
Des souvenirs de l'aimée qui a offert tant d'amour au narrateur.
Les vers sont agréables , j'ai beaucoup aimé ce poème émouvant et poétique à souhait.

   Hananke   
7/3/2020
Modéré : Commentaire hos charte (se référer au point 6 de la charte).

   Robot   
6/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Malgré quelques lourdeurs stylistiques, je ne bouderai pas le plaisir que ce poème un peu "lamartinien" m'a apporté.

J'en ai apprécié les images érotisée qui parcourent le texte en utilisant la nature comme un élément amoureux.

   Donaldo75   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour taha,

J’ai bien aimé ce poème même si je lui trouve un petit côté exercice de style que je suppose constituer une forme d’hommage à un poète en particulier ; peut-être que je me trompe et que finalement ma lecture matinale est quelque peu chagrine.

En tout cas, la force de ce poème est sa retenue, un peu comme une pièce dans un château dont les visiteurs admirent l’intérieur chargé de souvenirs, les toiles, les tapisseries, les meubles, les tapis et l’accumulation de vestiges passés.

   Hananke   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour

Ayant été modéré, je vais essayer de reformuler mon commentaire
pour être dans la norme.

Un bon premier vers inaugure ce poème mais rapidement gâché
par cet âge tertiaire et ce vers 3 avec ses 3 qui, que, qui gâchent l'ensemble.
J'ai du mal à comprendre la veine aux vieilles branches et surtout
les 2 vers suivant :
Mais ni la ride au front, ni l’émoi qui n’est plus,
Ne sauraient rien m’ôter, tellement j’ai reçu.
Pas compris non plus : de ces petites morts je renais par ta grâce,
Mal énoncé : Je sais, ce que sans toi, je n’aurais jamais su.
Mal énoncé : Pleuve aux heures du soir, pleureuses des vieux bourgs
Pas compris : L'astre pend à son col ténu et le vers suivant.

Je n'ai pas trouvé le sujet du verbe de l'expression :
Mêlent leur froissement aux velours de la chambre
pas plus que je n'ai compris le vers suivant.

Au final, vous comprendrez que je n'ai ni compris ni aimé
grand-chose de votre texte.
Je pense qu'un retravail complet s'impose pour le rendre nettement
meilleur.

La modération m'ayant conseillé de noter ce texte, cette fois je suis obligé de mettre une appréciation.

   Davide   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour taha,

Ces rayons d'hiver illuminent le paysage intérieur d'un narrateur à l'orée du grand passage, au passé luxuriant. L'heure est au bilan de conscience : regard rétrospectif, introspectif, acceptation de ce qui est, émerveillement de l'enfance retrouvé devant chaque petite chose offerte par la vie… Une douceur indicible épouse chaque vers, chaque sensation, chaque inflexion. Etonnant emploi, sympathique au demeurant, du verbe "échauder" !

J'ai beaucoup aimé ces deux passages :

"Mais ni la ride au front, ni l’émoi qui n’est plus,
Ne sauraient rien m’ôter, tellement j’ai reçu."

"Tout, dans ma songerie, implore ta venue
Et ma paupière close, ayant chassé les ombres,
Rêve la nuque blonde et la pâle ingénue."

Toutefois, deux choses ont tempéré le plaisir de cette lecture :
- en premier lieu, les problèmes d'expressions et/ou de syntaxe : le vers 3 par exemple, alambiqué, le "ta" de la 4e strophe se rapportant à la mésange (et non à l'hiver ? à la mort ?) ou cette 6e strophe sans proposition principale ;
- deuxièmement, mais considérons-le comme un détail, l'ouverture suggérée dans la dernière strophe, cette rose nue s'enivrant des frimas de l'hiver, en métaphore de ce vieil homme paisible malgré l'âge avançant, me paraît "excessive" dans la narration. J'aurais mieux aimé le poème amputé de cette dernière strophe, se refermant dans la solennité de ce "temps de décembre".

Merci taha pour ce bien joli poème !

   Lebarde   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour taha

Votre poème a été accepté en neo-classique pour autant j’ai été gêné par les rimes ou singulier/pluriel (pervenche/branches ) ou insuffisantes (ombres/décembre, bourgs/jour) ne respectant pas bien l’alternance féminin/masculin, et le choix alternées ou plates.
L'écriture m’est apparue un peu alambiquée, les images peu convaincantes et l’expression parfois lourde ne respectant pas toujours la syntaxe ( strophes 4 et 5 notamment )
Vraiment désolé mais mon humeur « chafouine et bougonne » du jour m'impose ( peut être à tord) mon appréciation sans doute sévère!
Je regrette.

Lebarde pas dans son meilleur jour.

   Castelmore   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Émotion,et musicalité se complètent pour nous dire l’âme d’un poète.

Il y a une forme de magie dans ce « texte » Ce n’est pas un poème qui nous est proposé ...
je m’explique
ce texte n’est pas une construction respectant parfaitement une prosodie, une syntaxe pleines de règles plus ou moins rigides, et ...

non ce sont les mots d’un poète qui nous ouvre son âme, avec ses vérités qui sont quelque fois un peu obscures et quelque fois lumineuses !

Comment rester insensible à

« Un vieux rayon d’hiver échaude la lisière...
Au présent qui ne m’est, que par ce que je fus...
...L’eau du temps se tarit...

...Mais ni la ride au front, ni l’émoi qui n’est plus,
Ne sauraient rien m’ôter, tellement j’ai reçu...

De ces petites morts je renais par ta grâce,
Je sais, ce que sans toi, je n’aurais jamais su.
...
Mon cœur frémira-t-il quand tout se sera tu ?

Quand dans le clair-obscur, confus et baignés d’ambre,
Fouillis de mousseline et soyeux taffetas
Mêlent leurs froissements aux velours de la chambre,
Où bruisse le silence et soupire à tes pas... »

Et ce dernier quatrain :

« Mais voyez ! Ce matin, la rose pudibonde
Au calice nacré, la rose dévêtue,
Dévoile sa soierie et, d’humeur vagabonde,
Devers les blancs frimas, se berce toute nue ! »

Merci Taha

   shlama   
10/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Taha, voici un fort joli poème. il me donne une grande impression de légèreté dans cette multitude de petits détails d'une grande finesse. Un très beau voyage qui efface largement quelques petites imperfections estompé par la teneur du texte. Merci pour ce moment délicieux,
Shlama.

   oiselle   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle évocation de l'amour toujours ressenti, quel que soit son âge... vers très puissants, tout est dit en peu de mots, la pensée est concise et l'effet superbe : "Moi, j’aime à conjuguer cet âge tertiaire,
Au présent qui ne m’est, que par ce que je fus." , "Mais ni la ride au front, ni l’émoi qui n’est plus, Ne sauraient rien m’ôter, tellement j’ai reçu."
Délicat, sensuel, très agréable à lire, merci Taha !
Oiselle


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