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Poésie néo-classique
tundrol : La cuisine du cœur
 Publié le 10/08/20  -  9 commentaires  -  733 caractères  -  277 lectures    Autres textes du même auteur

Joli sonnet d'amour ! Encore des vieilles idées ! Quel bonheur ! (Présentation antithétique)


La cuisine du cœur



Viens t'asseoir près de moi, je te raconterai
Des mensonges flatteurs sur ta peau, sur tes cuisses,
Et sur tes yeux brillants ; je te présenterai
Un beau plat cuisiné, bien rempli de délices.

Mange, mastique bien, avale lentement
Ces poisons de l'esprit, nourriture infernale
De l'orgueil ampoulé, le riche vêtement
De la vanité crue, la faiblesse finale.

Ah ! Tombe, mon amour, dans ce piège épineux,
Lutte contre le mal, nous sommes tous les deux
Dans le vaste du temps, attendant notre fin ;

Oui, nage dans le noir, comme moi, repoussant
Tous les maux de la chair, ton grand cœur frémissant,
Cœur qui n'apporte que des tourments et la faim.


 
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   Eclaircie   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un exergue qui invite à entrer goûter ce poème.
L'humour semble guider le texte, mais en avançant dans la lecture, on découvre plutôt le sarcasme et l'aigreur, il me semble.
Les paragraphes ne me paraissent pas d'égale qualité.
En particulier le second quatrain et son dernier vers (c'est dommage) sont les moins harmonieux.
J'ai bien aimé le vers :
"Un beau plat cuisiné, bien rempli de délices." surenchère terrible.

Merci du partage,
Éclaircie

   Queribus   
28/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

La bonne nouvelle du jour: un poème simple qu'on comprend à la première lecture, ce qui n'empêche pas une écriture soignée et un profond respect de la prosodie néo-classique. En conclusion, un sonnet tout à fait réussi.
Une toute petite remarque quand même qui n'est pas une critique: vous faites rimer des verbes entre eux: raconterai-présenterai, des noms entre eux: cuisses-délices, fin-faim, des adjectifs entre eux: infernale-finale, des participes entre eux: repoussant-frémissant; ceci est plutôt à éviter mais n'enlève rien à la qualité de votre écrit.

Bien à vous.

   Gemini   
31/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Des problèmes d'impératif.
Le titre me semble ambigu. D'abord ces majuscules (??), et puis je me mets mal dans l'idée le rapprochement entre ces deux mots.
Cette métaphore d'un amour confectionné comme un plat de cuisine, ne me convainc pas.
Si on retrouve dans les quatrains un champ lexical propre à la cuisine (plat cuisiné, délices, mange, nourriture, etc...), celui ci disparaît dans les tercets où l'on retombe dans la généralité (piège, temps, mal (maux), fin, coeur).
Le dernier vers (mal césuré d'ailleurs, dommage pour un sonnet) qui relie la coeur et la faim, l'affirme sans l'avoir prouvé.
Enfin, pour moi.
A la relecture, le premier tercet est vraiment incompréhensible. Il sort complètement du sens, et j'ai fini par avoir l'impression qu'il servait d'excuse à placer le mot "fin" pour avoir une rime avec "faim" au final.
Dans le second, grammaticalement, je ne vois pas à quel verbe se rattache "ton grand cœur frémissant". S'il s'agit de "repoussant", j'avoue perdre pied.
Pas convaincu du tout.

   papipoete   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour tundrol
Pour goûter à votre cuisine du coeur, il faut avoir moult notions culinaires, et mâcher très lentement les mets que vous nous servez sur cette table raffinée !
" Viens mon amour, et repousse toutes les avances que je te fais ! mais n'entends pas mes mots surtout ! "
NB un jeu auquel le héros se prête, laissant entendre " on recommence, mais c'est la dernière fois ! " et après un longue abstinence charnelle, d'au moins 1 jour, l'amant rejouera le rôle du séducteur-maître-queue, et " remettra le couvert "
le second tercet est la strophe la plus aboutie, de ce menu " avec rab "
techniquement, les rimes " cuisses/délices " me semblent un peu juste...
un sonnet néo-classique bien mitonné !

   Lebarde   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour tundrol

J'avais vu passer ce sonnet sans m'y arrêter, chez moi en général ce n'est pas très bon signe!

Sur la forme, rien à dire: les dodécasyllables sont là, souvent en alexandrins bien calés, les rimes aussi toutes bien correctes; ce qui pourrait faire un sonnet techniquement au point, même si la ponctuation trop présente donne un rythme haché que je trouve gênant à la lecture.

Le fond par contre me laisse circonspect et mitigé au regard de l'ambiguïté du propos, voulue ou pas, donnée par les deux tercets qui ouvrent et referment plusieurs portes de compréhension que ni la formulation parfois lourde ni l'exergue curieux n'aident pas à éclaircir.

"Oui, nage dans le noir comme moi, repoussant
Tous les maux de la chair, ton grand coeur frémissant..."

Oui je veux bien! mais moi aussi je nage un peu et même je coule!

Désolé pour mon enthousiasme "atténué".

Lebarde

   Anonyme   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour tundrol,

J'ai longtemps hésité à [ne pas] commenter ce poème en EL et j'ai eu raison de patienter, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage !

Je n'entre pas dans les remarques concernant la rime qui doit être comme ci ou comme ça, ni sur la césure qui a mis un pied chez sa voisine, ces querelles de voisinage [modéré par moi-même] ne m'intéressent guère.

En revanche j'aime vraiment cette cuisine du cœur qui mêle avec bonheur deux conceptions pas si éloignées que ça au final, cuisine et amour.

Cuisiner - fut-ce une passion amoureuse - exige du talent et vous le démontrez avec un certain bonheur ! Tout est limpide dans ce poème et tout coule de source. Vous savez faire même si —confidence— j'ai lu ce texte comme s'il était rédigé en prose poétique. J'y ai trouvé plus de force encore et aussi moins de matière à critiques.

Votre poème recèle ceci que je ne trouve que trop rarement sous ces formes contraintes: l'esprit de la poésie !

Merci de ce partage

   Castelmore   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Tundrol,

Le ton de ce sonnet est Voltairien et n’est pas pour me déplaire !
Il pourrait s’intituler, à la manière de ce brillant esprit,
« À Madame ma maîtresse ».

Que de vérités, que de dénonciations, que d’amertume dans cette adresse amoureuse ...
Et quel talent dans leur énoncé !

Bravo

Castelmore

   socque   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je trouve assez intéressant ce blason qui dévie très vite sur une vanité, un de ces tableaux philosophico-moralisateurs de la Renaissance où, typiquement, on voit une belle auto-satisfaite se mirer tandis qu'au premier plan un crâne rappelle que, tout éprise de sa chair qu'elle soit, elle n'échappera pas au sort humain universel.

En l'occurrence, c'est le narrateur qui se charge de rappeler ce sort à la belle en la flattant et en exprimant dans le même souffle l'inanité de cette flatterie. Un sujet intéressant, donc, intemporel, que j'aurais vu servi par une forme classique rigoureuse. Vous n'en êtes du reste pas loin, je ne vois guère que
Cœur qui n'apporte que des tourments et la faim
de moins fluide à cause de sa césure que je trouve un peu malaisée.

Mais me manque quelque chose pour vraiment décoller. Est-ce la présence de " bien" dans deux vers d'affilée, avec sa fâcheuse impression de cheville, qui me gêne ? L'abondance d'adjectifs, me laissant penser que vous avez eu parfois du mal à "remplir" vos alexandrins ?
Flatteurs, brillants, infernale, ampoulé, riche, crue, finale, épineux, frémissant : neuf adjectifs pour quatorze vers...
(Avez-vous essayé le décasyllabe ? C'est un vers difficile à apprivoiser, mais qui oblige mécaniquement à une expression condensée.)

En résumé, je dirai que je trouve le propos intéressant, mais son expression pas assez épurée, ce qui lui fait perdre de l'impact. Bien sûr, c'est mon avis, vous en faites ce que vous voulez.

   Angieblue   
10/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

Je trouve que ce poème a quelque chose d'hypnotisant avec l'interpellation du destinataire, le futur de certitude, puis l'impératif envoûtant.
J'imagine bien le ton mielleux et rassurant du serpent qui séduit sa victime comme dans le mythe d'Adam et Eve.

Une vision bien sombre de l'amour présenté comme un met empoisonné, défendu, je retrouve l'image de la pomme...

Bien vu la strophe 2, en effet, l'orgueil, la vanité mènent à la perte, "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l' écoute..."

J'ai aussi apprécié cette nage en eau trouble où il faut, en effet, faire attention aux requins...

Et jolie la chute avec le mot "faim" qui reprend la métaphore contenue dans le titre.

Un poème sombre et troublant comme j'aime.

Bravo, je suis charmée.


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