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Poésie libre
wancyrs : Laisser aller
 Publié le 02/04/10  -  11 commentaires  -  1730 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

À une princesse éplorée qui un soir fut ma muse.


Laisser aller



Entrer dans le secret
de son débarras
bercer les souvenirs.

Au sein des joutes momifiées
l'inconfort sourit
au mat des images glacées.

La peine,
qui jadis avait noué,
interpelle le présent.

Laisser aller...

Lorsque partir s'impose
- d'aucuns diraient s'enfuir,
refuser de faire face.

Pourquoi,

Composer des vers ?
découvrir l'envers du décor ?
essayer de comprendre ?

Laisser aller...

De son ego éventré,
retenir
l'absinthe qui s'épand,
la douleur qui s'égosille,
les stigmates qui s'étirent.

Soutenir le tempo
de l'insatisfaction,
des étreintes hypocrites,

tandis que

la mélancolie marque
au fer de la désillusion
l'âme déboussolée.

Laisser faire,

car

à vouloir charrier les sédiments
des éclats de nos fureurs,
que restera-t-il de nos déboires ?

Laisser aller...

Combien d'heures encore
dans le sanatorium du temps
à regarder se consumer
les squelettes du passé ?

Suturer les brèches du remords
où dansent encore chaque soir
des non-dits,
des maux-dits.

Laisser aller,

ou

se laisser aller,

à dépérir un peu...

puisque

parfois

l'humain s'y plaît.


 
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   belaid63   
8/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
la fin est trés jolie, "des non-dits, des maux-dits" me plaisent bien. sinon le début est un peu mièvre, quelques lieux communs. un poème quelconque qui est sauvé par sa fin, trés jolie, je me répète.

   bulle   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime d'entrée cette atmosphère posée.
Des vers courts, porteurs de sensations plus ou moins fortes.

Quel que soit le passage, tout s'entend de "l'en-dessous", et transpire, à mon ressenti.

Le tout, d'apparence simple, semble si fragile.
Le final "cassé", par les mots qui se dispersent, comme s'ils s'étaient perdus dans l'essoufflement, lui offre une belle puissance.

   shanne   
11/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Laisser aller...Faut-il encore le savoir ?
J'aime bien le rythme, j'aime la présentation: la répétition du laisser aller démontre que ce n'est pas facile et la longueur du texte note une notion de temps. J'ai apprécié :lorsque partir s'impose- d'autres diraient s'enfuir, refuse de faire face - Là, j'entends le discours des autres, l'affirmation: moi, je pense que tu ne fais pas face à la situation
J'ai apprécié les derniers vers: laisser aller ou se laisser aller ? Oui, dans se laisser aller, l'humain peut s'y plaire mais c'est aussi un chemin parfois nécessaire pour se reconstruire
Un grand bravo pour se laisser aller et merci à vous

   Garance   
13/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
La forme de cette poésie me plaît.
Retourner sur le passé, et ressentir les mêmes douleurs ; d'où la répétition de" Laisser aller".
Il y a comme une lutte entre des souvenirs qui remontent et le conscient qui les refuse...cette lutte devient douloureuse pour le lecteur également.
Les derniers vers rassurent, de par leur présentation en signe de flèche, ils nous laissent espérer que l'auteur ne se complaira pas dans le passé.

   Anonyme   
16/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Let's go alors... De beaux passages, certains très parlants, une lecture fort agréable.

   Anonyme   
21/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème qui est parvenu à induire chez moi une envie d'entrer en résonance. Il s'en dégage de la tristesse bien sûr, un sentiment de renoncement pas encore tout à fait résigné. Me vient l'image d'un feu qui s'éteint lentement.
En tout cas, ça me parle.

Pour la forme, une certaine inégalité : certains passages très forts, et d'autres nettement moins.

Les trois vers d'entame me plaisent ; "entrer dans son débarras", j'aime beaucoup, cette impression d'un fatras de souvenirs/douleurs encombrants relégués là, mais qu'il va bien falloir se décider à inventorier un jour.

La suite, jusqu'au "pourquoi" se maintient, tout en étant moins forte à mon goût. Disons que chaque vers, chaque image prise pour elle seule ne me semble pas vraiment extraordinaire, mais que le résultat d'ensemble est bon et parvient à induire une émotion.

Je ne comprends pas bien, par contre, la finalité rythmique des petits mots esseulés comme ce "pourquoi", "tandis que", "car"... je n'aime pas trop leur mise en évidence, parce que je ne ressens pas pourquoi ils se retrouvent ainsi mis en avant alors qu'ils ne sont que des charnières. Surtout ce "pourquoi" avec une virgule, et puis un grand espace... ça ne me plaît pas, et ça me semble même limite.
Après, ces "pourquoi composer des vers", "pourquoi essayer de comprendre", c'est un peu banal comme expressions ; étant donné le niveau du reste, ça tombe à plat je trouve.

Ensuite, tout le passage qui va de "laisser aller" jusqu'à "l'âme déboussolée", c'est de nouveau plus puissant, plus évocateur. L'"absinthe qui s'épand de l'ego éventré", le "tempo de l'insatisfaction", bravo, des images très réussies. J'ai été happée.

De nouveau une petite baisse à la lecture de :
"à vouloir charrier les sédiments
des éclats de nos fureurs,
que restera-t-il de nos déboires ?"

Et ensuite, toute la fin me plaît beaucoup, le "sanatorium du temps", "suturer les brèches du remords"...

La structure du dernier "paragraphe" (si on peut appeler ça comme ça) m'étonne un peu, en ce sens que le graphisme évoque celui d'une flèche qui va vers l'avant, ce qui contredit plutôt le message qu'il véhicule qui est celui du découragement, d'un certain marasme émotionnel. Par contre j'aime bien l'aération des vers, qui semblent s'essouffler, hésiter...

Et puis cette dernière partie : "puisque parfois l'humain s'y plaît", j'aime énormément tout ce que ça évoque, tout ce que ça sous-entend dans la façon de réagir ou ne pas réagir, de tergiverser à poser certains choix définitifs, la part de "masochisme" qui est parfois en nous, ou de culpabilité, ou de manque de courage tout simplement.
"laisser aller", oui, même si ce n'est pas toujours aussi évident à faire qu'à dire. Et qu'est-ce que ça veut dire au fond ?

Bref, un fond riche et assez universel dans ce qu'il transporte, une forme assez réussie quoiqu'un peu hachée par moments dans que j'en comprenne vraiment la nécessité.
Le tout donne quelque chose qui me plaît quand même beaucoup.

   David   
23/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai pas été très charmé par le début. Une ponctuation que je trouve incomplète par endroit, ici par exemple pour l'énumération :

"Entrer dans le secret
de son débarras(,)
bercer les souvenirs."

Des effets d'assonance que j'ai trouvé en surcharge :

"Composer des (vers) ?
découvrir l'en(vers) du décor ?"

Des passages que j'ai trouvé proche du cliché ou peu parlant, "téléphoné" on dirait par chez moi, mais je ne sais pas si ça sera compris, ça veut dire "sans surprise" ou bien dont la trâme se devine à l'avance :

"De son ego éventré,
retenir
l'absinthe qui s'épand,
la douleur qui s'égosille,
les stigmates qui s'étirent.

Soutenir le tempo
de l'insatisfaction,
des étreintes hypocrites,

tandis que

la mélancolie marque
au fer de la désillusion
l'âme déboussolée."

Le dernier tiers du poème m'a agréablement surpris, plus singulier à mon goût, la chute est assez prenante, vraiment bien. Je serais pour un travail d'élagage, mais j'aurais encore moins apprécié que le poème débute "bien" et finisse "mal".

   Anonyme   
2/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Alors moi j'aime l'entame, les deux premières strophes plus particulièrement.
En revanche je regrette un peu la quatrième strophe, celle qui commence par "Lorsque partir s'impose", je l'ai trouvé trop "explicative", à mon sens elle manque de "poésie".

Le corps du poème oscille entre "images" et "réalisme" ce qui me plaît assez.

La toute fin est-elle correcte syntaxiquement?
"L'humain s'y plaît" où ça? dans quoi? Je ne vois pas à quoi le "y" renvoie ici même si je comprends bien le "sens" de se "complaire dans le malheur" je crois.

Dans l'ensemble un poème touchant.

   irisdenuit   
5/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut !

Je ne sais trop.....y a des mots qui me déplaisent qui selon moi ne donnent pas nécessairement le souffle à ce laissez-aller. J'accroche sur -momifiéés, éventré... - j'sais pas c'est comme trop violent.

Mais y a plein de bonnes choses dans ce poème. Je ne me risque pas sur la ponctuation puisque je suis totalement -dépourvue-. Je dirais même que la ponctuation m'étourdie carrément ici (soupir).

Par contre la fin est, selon mon humble opinion, sublime.... reflète tout à fait le fond de ton poème.

En toute amitié, Iris.



Suturer les brèches du remords
où dansent encore chaque soir
des non-dits,
des maux-dits.

Laisser aller,

ou

se laisser aller,

à dépérir un peu...

puisque

parfois

l'humain s'y plaît.

   Chene   
16/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Wancyrs

Une bonne impression d'ensemble pour ce poème qui évoque ce "laisser aller" aux ressentis du passé.

Cependant, la structure du poème me paraît de qualité inégale. Autant le début jusqu'au "pourquoi," (je ne comprends pas la présence de cette virgule...), autant le début, dis-je, est parlant, autant la mise en évidence des "pourquoi", "tandis que", "car" ne m'apparaît pas adéquate. Sont-ils si importants ? N'est-ce pas plutôt "la douleur, les stigmates, l'insatisfaction, la mélancolie" qui assurent la trame et la prégnance des ressentis ?

De plus, la mise en forme particulière de la fin ne m'a pas convaincu... Faire différent ? Hummm... Les mots, les expressions employés sont bien plus efficaces dans ce poème pour traduire ce laisser aller, ce découragement. C'est d'ailleurs cette qualité là qui a retenu mon attention.

Bonne continuation

Chene

   Flupke   
21/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une atmosphère nonchalante dans la mesure où le texte n'est pas agressif et qui va bien avec le thème évoqué:

Sourcils froncés sur "le sanatorium du temps"

mais bien aimé:
Suturer les brèches du remords
où dansent encore chaque soir
des non-dits,

et surtout:
à vouloir charrier les sédiments
des éclats de nos fureurs,
que restera-t-il de nos déboires ?

que j'ai trouvé bien formulé.

Lecture plaisante.


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