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Poésie libre
wancyrs : Treize...
 Publié le 12/08/13  -  8 commentaires  -  666 caractères  -  253 lectures    Autres textes du même auteur

Et quatorze !


Treize...



Treize coups il a tiré

Treize fois on a entendu
L'oraison funèbre
Vu les flammes s'échapper
Du canon froid de l'arme

Treize interminables secondes
Tuées de sang froid

Puis il les a comptés
Treize cadavres encore chauds

Il les a recomptés
Hésitant
Comme s'il en manquait

Ensuite il s'est assis
A rechargé tranquillement
Son arme
L'a pointée sur sa tempe

Et quatorze !

Jamais plus il ne verra
Jamais plus il n'entendra parler

Des miroirs
Des échelles
Des chats noirs
Des vendredis

Un treize...


 
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   troupi   
12/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Wancyrs, ça faisait un moment que je n'avais pas lu du Wancyrs et encore une fois je ne suis pas déçu.
Quelques mots bien choisis pour raconter une histoire dramatique, une folie de tous temps incompréhensible pour le commun des gens.
"Des miroirs
Des échelles
Des chats noirs
Des vendredis
Un treize..." cette façon de terminer le poème lui confère toute son originalité.

   Anonyme   
12/8/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Cher Wancyrs,

En lisant : " Treize coups il a tiré " , j'ai tout de suite pensé à Jésus et à Marie-Madeleine. Blasphème, donc, qui promettait une lecture excitante dans sa spiritualité.
A la fin de la strophe suivante j'ai un peu déchanté (je ne pouvais tout de même pas m'imaginer qu'on était toujours dans le même sujet!).

Il s'agit donc du massacre de Jésus et de sa communauté apostolique.
D'un attentat-suicide, puisque l'assassin ne cherche ni à se convertir ni à déguerpir en criant sa foi.
D'un attentat à la Kalachnikov que Jésus n'a pas vu venir.

Mais qui est donc cet intrus? J'avance trois hypothèses :

1. Le fou d'un dieu voisin peu partageux. Une sorte d'Arès accompagné du cortège épouvantable de ses enfants "Terreur" et "Effroi". Avec les méthodes modernes des tueurs à gage : "Tuées de sang froid" et " Il les a recomptés/Hésitant/Comme s'il en manquait".

2. Un rationaliste qui veut en finir avec Homère, le chant des sirènes, les croyances débiles, les échelles, les chats noirs et les Vendredi 13. Un pauvre type qui se dit qu'il serait temps qu'on s'occupe nous-mêmes de nos affaires.

3. Un parieur de Loto ruiné, qui joue chaque Vendredi 13 depuis 50 ans tous les chiffres qu'on peut trouver dans la bible. Même pas un ticket remboursé! De quoi flinguer tout ce qui bouge.

Bravo pour " Et Quatorze" . Le meilleur moyen d'exorciser le chiffre 13, c'est effectivement de s'habituer à compter jusqu'à 14.

J'espère que tu ne donneras aucune explication à ton poème. Je serais très déçu que ta réflexion soit en-dessous du niveau où je l'ai menée:)

Ludi l'apathéiste.

Edit: A aucun moment tu n’évoques le fait divers dont parle Brabant. Tu aurais pu le faire dans la présentation de ton texte. Ton poème se voulait donc plus ambitieux, plus universel, plus intemporel. Du coup je lui ai donné la dimension sacrée qui lui manquait :)

   brabant   
12/8/2013
Bonjour Wancrys,


"Treize" placé en tête de vers pour mieux interpeller, "Treize" placé en tête de vers pour mieux conjurer... le miroirs, les échelles, les chats noirs, les vendredis. Ce poème est un exorcisme destiné à conjurer concomitamment une folie et qui partant ne craint pas de se terminer sur une pointe d'humour ou de dérision, ce qui ici revient au même.

Et si tu le ramassais sur treize vers ? J'aimerais bien ; ça doit être possible...

Bon, tel quel c'est plus un cri qu'un poème... poétique me semble-t-il : un cri de surprise, de stupéfaction, d'incrédulité.


N B : Qu'est-ce qu'il avait comme arme le Louis (Cherche pas ! C'est juste un trait d'humour noir. Parce que Louis... 14 ! Lol. Oui, je sais...)
En fait Wiki m'a appris qu'il s'agit du Serbe Ljubisa Bogdanovic. Curieux de lire qu'il est mort à 14 heures ! Toujours en fait, il en a quand même manqué trois. C'est horrible ! Exact ! Pourquoi attirer notre attention sur ce fait divers Wan ? Ton poème (cruel) en est-il la lecture ?

Bon, c'est quand même plutôt loin de ce que tu nous fais partager habituellement. Je n'évalue pas. :)

   fugu   
13/8/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Autant je peux apprécier le minimalisme, la sobriété et dirais je la froideur du poème, autant je ne comprends absolument pas de quoi il est ici question. De quel "drame" s'agit-il ?
Il y a bien un caractère superstitieux qui ressort de ce texte, mais... ?
Vous ne nous aidez pas beaucoup non plus avec l'accroche du texte. Là on a du coup plus l'impression d'un jeu de piste façon tueur en série comme ce fut un moment à la mode dans les thrillers fin années 90 début 2000 (Genre cherchez les mots clés du texte, recoupez les et vous trouverez la solution sur Google).
Dommage car je le redis, j'aime cette écriture minimaliste qui quelque part "garde son sang froid"par rapport à l'acte barbare évoqué dont nous ne savons rien.

   Anonyme   
12/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Wancyrs
Ce que je retiens de ce texte, c'est qu'une fois dans sa vie, cet homme aura été le maître.
Rien n'est venu du hasard ou de la superstition.
Et c'est dans la mort qu'il aura enfin réussi cette maîtrise.
Bravo.

   pieralun   
13/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut l'ami,

je n'ai pas beaucoup d'explications a mettre sur ton texte...., un fou à l'origine de son exorcisme......
En revanche, après plusieurs lectures, je ressens une forme de fascination et peut être de jubilation.
peut-etre pourras tu m'expliquer celà.....?

   MissNode   
15/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Hello, Wan ! Avant de lire toutes les explications que tu n'as pas encore fournies, et les commentaires précédents, je te laisse mes impressions :

J'ai aimé :
- le contraste entre "les flammes" et "le canon froid"
- l'ambiguïté volontaire entre "interminables secondes tuées" et "l'arme" qui précède
- la description du cynisme détraqué et atroce du personnage, renforcé par l'exclamation "et quatorze !"

Je vois dans ce texte davantage de prose que de poésie pure, comme s'il s'agissait d'une micro-nouvelle, très percutante, il est vrai.
Je m'en repars très vite sur la pointe des pieds...

   Jema   
22/8/2013
Commentaire modéré

   Anonyme   
30/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien
un drame, simple mais prenant.
la folie est claire et pourtant c'est si distant.
elle est là toute l’ambiguïté:
en 2 lectures 2 tons résonnent:
une émotion froide ou passionnée de celui qui raconte.

pas du tout tombé dans le sordide ou le mélodrame.
on est dans la description d'une scène sans sentiments.

une écriture fluide, ça coule de source.


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