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Chansons et Slams
Zachko : Somptueuse robe rouge
 Publié le 02/03/20  -  4 commentaires  -  2205 caractères  -  106 lectures    Autres textes du même auteur

J'ai écrit ce texte avec l'espoir de flatter la demoiselle concernée, tout en lui exprimant la vérité. J'essaie de mettre en mots la tourmente par laquelle je passe en ce moment grâce/à cause d'elle.
Quand j'étais à vos genoux de William Sheller, Te manquer de Grand Corps Malade et enfin Nan ?... Si ? de Stupeflip sont mes sources.


Somptueuse robe rouge



J’le reconnais, j’pensais qu’à vous.
Dans votre somptueuse robe rouge,
Comment aurais-je pu oublier votre bouche ?
Elle qui semblait si douce…


Regarde-moi ! Regarde-moi malgré ma pomme d’Adam.
Ce pincement érotique lorsqu’une notif’ s’affiche, est-ce que tu le ressens ?
Ris-tu lorsque mes vannes apparaissent sur ton écran ?
Non bien-sûr, car tout ça c’est aberrant en y repensant…

J’ai les sens en éveil, c’est un supplice, obnubilé je deviens fou.
Chacune de tes réponses est un couperet, même tes rires m’assènent un coup.
Tes mots doux ont quelque chose qui déroute, je ne sais pas si je vais tenir le coup.
Quand j’étais à vos genoux, profonde inspiration, je crois que je cède, je commence à voir flou.


J’le reconnais, j’pensais qu’à vous.
Dans votre somptueuse robe rouge,
Comment aurais-je pu oublier votre bouche ?
Elle qui semblait si douce…


Vous êtes comme cette amende qu’on montre aux copains.
Plein d’entrain, on fait le superbe, le fier, le Tarquin,
Mais passé ce moment, tout ce à quoi on pense dès le lendemain,
C’est qu’on n’aurait jamais dû faire le malin.

Entre vos lèvres, moi, jeune élève, entre vos lèvres, je m’élève,
J’omets mes responsabilités au creux de vos mains nourricières.
Plus addictive que l’opium, c’est l’adrénaline qui goutte de vos auréoles ; j’demande une trêve.
Pas de place pour ma peine, je m’enfuis rêvant de vous, altière.


J’le reconnais, j’pensais qu’à vous.
Dans votre somptueuse robe rouge,
Comment aurais-je pu oublier votre bouche ?
Elle qui semblait si douce…


Lobotomisé, complètement conditionné, par une image fantasmée,
Je vous ai tant estimée, j’vous ai tant désirée, mais quelle folie m’avait donc envenimé ?
Poupée de cire, je dis non, plus d’idolâtrie, me voilà émancipé,
Adieu expérience imaginée, adieu pensée qui a mal tourné.


J’le reconnais, j’pensais qu’à vous.
Dans votre somptueuse robe rouge,
Comment aurais-je pu oublier votre bouche ?
Elle qui semblait si douce…


 
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   Donaldo75   
24/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J’ai bien aimé ce slam que je trouve littéraire, avec un mélange entre écriture à l’ancienne – le champ lexical ne trompe pas – et formulation spontanée qui lui donne un ton indéniable. Nul doute que son égérie va se retrouver dans cette chanson et succomber au charme de ces mots.

Brav, c’est rafraîchissant.

   Provencao   
2/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
" J ’ai les sens en éveil, c’est un supplice, obnubilé je deviens fou.
Chacune de tes réponses est un couperet, même tes rires m’assènent un coup.
Tes mots doux ont quelque chose qui déroute, je ne sais pas si je vais tenir le coup.
Quand j’étais à vos genoux, profonde inspiration, je crois que je cède, je commence à voir flou."

Belle rédaction avec un style particulier, mais que j'ai beaucoup apprécié. Je suis heureuse de vous avouer que vous m'avez réconciliée avec le slam ...

Vous n'êtes pas dans le remplissage ni dans la banalité, vous avez emprunté la voix du cœur, du vrai, du sentiment et des sens en éveil...

Je n'ai pas retrouvé, et j'en suis fort aise de ces expressions diffusées d'une quête sociale.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
2/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Zachko
Un slam sans musique, ( tout le monde ne peut s'payer un musik'sien ! ) mais là pas d'importance, le tempo coule de notre bouche comme un flot joyeux, et chaque ligne nous donne l'intonation !
" j'pensaiis qu'à vous, dans vot' belle robe rouge, j'pouvais pas vous oublier ! )
NB j'aime bien ce dialogue où seul l'amoureux parle, pose les questions et y répond ! par contre, pourquoi tutoie-t-il à la seconde et troisième strophe alors que partout ailleurs, il vouvoie cette femme " plus addictive que l'opium " ?
Le personnage me fait penser ( gros dur qu'il est ) à la chanson de Brassens " je m'suis fait tout p'tit devant une poupée... "
C'est à la fois tendre et jubilatoire !

   Robot   
2/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un peu de fraicheur littéraire dans un slam de style adolescent dont l'écriture semble spontanée mais a de l'impact à l'oral.


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