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À l'ombre des Séquoias - remerciements
Onirien Confirmé
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08/11/2018 18:55
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Bonjour à vous,

Tout d'abord merci pour vos lectures, ça me fait chaudement plaisir de pouvoir partager mon texte avec une communauté amoureuse de littérature et exigeante sur la qualité. C'est un grand encouragement d'être publié sur Oniris et d'avoir de bons retours.

J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette nouvelle, j'ai aimé décrire les lieux et jouer avec des mythes existants et mes inventions, tout cela placé dans un contexte historique et intégré dans un récit fantastique quelque peu effrayant. Voyez-vous, il s'agit là de mon premier texte d'épouvante. Je voulais réaliser cet exercice nouveau pour moi et je suis très heureux que ça ait plu.

Certains ont posé la question sur les Miwoks et la part de vérité dans ce que j'ai utilisé. J'ai bien étudié la question et, par le passé, ai été amené à étudier les Miwoks en anthropologie. Donc oui, mon histoire s'inscrit bel et bien dans un contexte réel. Ces tribus ont été en contact très rapproché avec les missionnaires franciscains de la région du nord de San Francisco et San Bernardo est une ville de fiction calquée sur San Rafael (avec d'ailleurs son université dominicaine qui existe aussi.) Les cosmogonies décrites existent bel et bien. La partie inventée réside dans l'ajout de Ioch'oto'o et la cosmogonie Lu'uma (tribu fictive) adaptée à sa présence et son apparition.

J'ai constaté les quelques déceptions sur la fin de l'histoire et je les accepte. Toutefois, il n'est pas dit que le personnage était ou est devenu fou. C'est une fin classique de récit fantastique, beaucoup utilisée j'en conviens, mais qui consiste à laisser une part de doute. Pour ma part, en tant qu'auteur, mon personnage n'est pas fou, il n'est victime d'aucune psychose. Il est seulement une énième victime de ce mystérieux esprit malfaisant, Ioch'oto'o. Son état final et le même que celui des vieux Amérindiens dont l'esprit a été capturé : béat, en état de catharsis et ne répondant à aucun stimulus. Dans notre société, si quelqu'un se trouve dans un état pareil, c'est à l'hôpital qu'on le met. Après, le lecteur est tout à fait libre de penser que tout ceci s'est passé dans la tête du personnage, ou qu'un gaz neurotoxique l'a bel et bien rendu psychotique. Les deux interprétations sont possibles. J'ai aussi envie d'écrire une autre nouvelle autour du même lieu, de façon différente bien sûr, dont l'intrigue se déroulerait à notre époque et pour cela j'ai besoin d'une trace de ce personnage, de documentation sur lui pour qu'un nouveau personnage principal puisse retracer son histoire. Peut-être verrez-vous par vous-même lors d'une prochaine publication ?

De plus, cette fin classique me satisfait pas mal car c'est dans une ambiance un peu lovcraftienne que j'ai voulu me lancer. D'ailleurs, Ioch'oto'o n'est qu'une traduction amérindienne du fameux Yog Sothoth et le docteur Harold Paul Lowell partage ses initiales avec HP Lovecraft.

Hersen

Merci pour ton commentaire. Ça m'a bien fait plaisir de le découvrir (le seul en espace lecture), merci du soutien Effectivement, comme tu le dis, ce texte prend du temps, merci de l'avoir pris. J'aime les nouvelles un peu longues avec une histoire qui se développe petit à petit, rentrer lentement dans les ambiances et bien visualiser les lieux et les effets sur les personnages. Merci pour les compliments et je suis ravi de voir que mon style a été cohérent avec l'époque du récit. En ce qui concerne la part d'élucubrations et d'authenticité, tu as la réponse au-dessus. Et oui, quelques longueurs, sûrement, mais j'ai tellement pris de plaisir à développer les passages du livre du missionnaire que j'ai déjà du en supprimer un nombre non négligeable, alors imagine... Je suis désolé de ne pas avoir eu assez de temps à consacrer à des lectures de nouvelles sur Oniris, je vais aller faire un tour sur tes dernières publications que j'ai vu passer.

Poldutor

C'est un très bon résumé Que vous trouviez le suspense "savamment distillé" me ravit. Comme je l'ai dit, il s'agit de ma première nouvelle de ce genre et j'avais peur de ne pas savoir comment manier tous ces éléments. Merci pour vos compliments et vos retours.

Malitorne

Oui quelle époque ! Les Saint-Ex, les Malraux, les Corto Maltese et les Tintin... Le temps des explorations et des mystères sur notre bonne vieille Terre. C'est effectivement dans ce contexte que je voulais placer mon récit. Quant à la fin, j'ai partagé mes intentions plus haut. Le parti pris du fantastique a été pour moi de garder la possibilité du doute à la fin. Pour vous, le personnage est fou, mais comme je l'ai dit, pas pour moi en tout cas. Mais l'interprétation est libre. Merci de m'avoir lu et d'avoir pris le temps de commenter.


Davide

Ah Shutter Island, quelle intrigue ! Quel bon film et quel bon roman ! L'adaptation ne laisse pas trop le choix sur la fin, bien qu'il puisse toujours y avoir débat.

Pour répondre à vos questions, pour moi, le personnage n'est ni fou, ni n'est devenu fou. Ioch'oto'o l'a attiré dans son piège et s'est emparé de lui, le laissant à l'état de carcasse béate et vide de contact avec le monde extérieur. Il a tout simplement connu la même fin que le missionnaire. Mais comme je l'ai dit plus haut, libre à vous de préférer l'autre interprétation. Il peut très bien avoir été victime de son propre esprit tout le long de l'histoire, le livre du missionnaire n'a peut-être jamais existé et le libraire ne l'a jamais vu. Peut-être était-il déjà malade, ou bien des émanations neurotoxiques lui ont fait perdre la tête. Ou alors, comme je le pense, il est tombé sur un esprit malfaisant, vénéré et nourri par une tribu d'adorateur, puis encore adoré dans les années 1920 par des habitants de la région. Dans ce dernier cas, le livre a bien existé et le libraire qui paraît "contrarié" et prononce "quelques messes basses" avant de revenir au personnage "d'un air froid", ne se dit pas "merde, pourquoi un fou est venu m'emmerder aujourd'hui" mais "ce petit con lui a vendu le livre ! Il lui a donné la preuve de l'existence de notre divinité !"

Quant aux longues descriptions, sachez qu'elles étaient bien plus longues avant que j'en supprime pas mal de passages. Il était important à mes yeux de les faire afin que le lecteur visualise la forêt, les ambiances, les changements de tons et de lumières. Je suis très heureux que vous ayez "plongé" dans cette histoire, et je pense que les images bien claires permises par les descriptions n'y sont pas pour rien.

Merci à vous pour votre lecture et votre commentaire.

Senglar

J'ai été très agréablement surpris et ravi par votre note et le détail de votre commentaire. Cela m'a été très bénéfique de comprendre votre avis et votre notation avec ce qui vous a plu et déplu. Merci beaucoup pour cela. Est-ce que cela me fait rire... Moi oui, mais peut-être ne devriez-vous pas en rire et faire attention... Quoi qu'il arrive, n'allez pas à l'endroit que les hirondelles évitent ! Ou bien si vous y allez et finissez par dessiner des églises en ruines, envoyez-les moi que je puisse en faire une nouvelle illustrée.

Plus sérieusement, merci beaucoup pour votre temps et votre long commentaire. Certes, je n'aurais jamais vendu un livre pareil et l'aurais certainement mis sous cloche en défendant quiconque de s'en approcher. Ah, si seulement je pouvais faire une découverte pareille, ce livre n'aurait pas de prix !

Vous trouvez que j'ai ridiculisé mon héros ? Mmmh... Oui, peut-être. Ce n'était pas mon intention mais il est vrai que je lui ai donné là un air assez grotesque. Toutefois, si l'on admet qu'il n'est pas fou et qu'il est la cible d'un culte secret et d'un esprit malfaisant, ce n'est pas lui qui est ridicule mais les autres qui sont bien machiavéliques. Mais oui, je comprends votre bémol. J'aurais peut-être pu lui éviter cette expérience à ce pauvre professeur de philologie.

Je comprends également votre déception sur la conclusion. Merci à vous de me tirer votre coiffe et pour votre grand compliment. Que pensez-vous de la fin au regard de mon interprétation ?

Ellis

Merci à vous, je suis ravi que ça vous ait plu. Vous me faites plaisir, je voulais effectivement que ma nouvelle soit bien visuelle, d'où le temps passé à la décrire (et le plaisir également.) Comme je l'ai dit plus haut, j'étais inquiet à l'idée de mal manier ces éléments que je n'ai pas l'habitude d'utiliser, alors me voilà bien rassuré. Merci pour la comparaison avec la bande dessinée. Parfois je me dis que j'aimerais écrire comme l'on peint ou l'on dessine, votre commentaire me touche beaucoup sur ce point-là. J'y jetterai un oeil avec plaisir.

Merci à tous.

Diogène.

Contribution du : 22/07 15:54:37
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Re : À l'ombre des Séquoias - remerciements
Maître Onirien
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De Algarve
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Tu nous fais un bien sympathique retour, Diogène, et en plus éclairant !

Et quand je repense à l'ambiance de cette histoire, un fluide glacial me traverse...et c'est pas mal vu la chaleur !

à la prochaine !

Contribution du : 22/07 18:03:54
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Re : À l'ombre des Séquoias - remerciements
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Une ambiance Lovecraft, oui, tout à fait. C'est aussi l'impression que j'ai eu à la lecture. J'aurais pu le mentionner dans mon commentaire.

Contribution du : 23/07 12:07:57
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Re : À l'ombre des Séquoias - remerciements
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Ah bah oui, c'est bien normal. Je sais que cette nouvelle prenait du temps et j'ai eu des commentaires ça m'a bien fait plaisir.

Effectivement j'ai vu qu'il fait très chaud en Europe. Un peu de fraîcheur forestière, cadeau !

Contribution du : 23/07 15:24:30
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Re : À l'ombre des Séquoias - remerciements
Onirien Confirmé
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Bonjour Shepard,

Pardonnez la lenteur de ma réponse. Tout d'abord merci à vous pour votre commentaire. C'est toujours très agréable d'avoir des retours détaillés.

Oui, effectivement, Lovecraft est très présent dans cette nouvelle. C'est une sorte de tradition que j'ai voulu honorer. Je suis heureux que certains le remarquent. Et pour ce qui est de l'objectivité, cette nouvelle étant ma première tentative dans l'épouvante, je suis ravi d'avoir des retours de lecteurs habitués au genre pour savoir si j'ai bien réussi à en manier les outils.

Comment le personnage se retrouve à chasser ce mystère, c'est plutôt le mystère qui s'impose au personnage. Là, j'ai voulu donner une dimension très fataliste, également chère à Lovecraft. C'est également la raison pour laquelle la fin est entièrement prévisible : on est dans l'inévitable, le personnage est déjà condamné au début.

Il faut également savoir que cette nouvelle est pour moi une base pour une plus longue histoire en trois parties. J'ai donc besoin de cette fin pour enchaîner sur les autres. Alors, c'est sûr, prise comme ça, isolée, ça fait un peu bateau. Mais je dirais qu'il vaut mieux rester classique que de se planter complètement. J'ai préféré rester simple et efficace plutôt que de m'embarquer dans une fin que j'aurais trop mal maniée.

J'aime les longues descriptions... Oui, je plaide coupable J'avoue m'être servi de l'excuse du besoin du personnage de prendre des notes pour m'amuser à décrire longuement les ambiances (j'ai d'ailleurs supprimé au moins la moitié des descriptions à la base présente dans le texte.) Je comprends votre critique et je l'accepte volontiers. Merci de me la formuler, j'en prends note et ça m'aidera pour la prochaine fois, bien que j'aie peur de ne pas pouvoir me débarrasser de cette obsession pour les longues phrases.

Oui, ce registre est très largement boudé par la littérature francophone, il n'est pas très bien vu et je trouve ça dommage, on passe à côté de beaucoup de choses lorsqu'on a un certain dédain pour l'épouvante ou la science-fiction.

En tout cas, je suis ravi que ça vous ait plu. Merci pour votre intérêt. J'espère pouvoir fournir bientôt un autre texte qui saura être apprécié également.

Bien à vous,

Diogene

Contribution du : 05/08 16:49:01
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Re : À l'ombre des Séquoias - remerciements
Onirien Confirmé
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Bonjour Maria,

Votre approbation me fait d'autant plus plaisir. Je suis heureux d'avoir pu vous plaire dans un registre qui d'habitude ne vous attire pas.

Merci de votre sollicitude Suis-je un peu fou moi aussi ? Sûrement...

Oui, il était nécessaire pour moi de mettre autant de passage du livre dans le livre car j'ai vraiment adoré écrire cette partie-là. Je me suis tellement amusé à la développer, comment ne pas la garder ? Désolé pour les longueurs.

Merci pour vos compliments en tout cas. Et merci pour votre temps et vos retours.

Bien à vous,

Diogene

Contribution du : 05/08 16:53:12
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