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A la guerre comme à la guerre
Maître Onirien
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Merci naturellement au CE qui a décidé de publier mon texte.

Cette histoire illustre le dilemme. Ce père de famille est dans la Résistance ( il savait que le pont sur la Loire devait sauter) et cependant va faire la chose qui lui semble la plus humaine (aider des déserteurs ennemis).

Nous avons en ce moment de (très bons) textes sur Oniris sur les horreurs que les conflits engendrent. J'ai essayé de placer l'histoire d'un autre point de vue. Dans une situation où on va agir, même petitement, même individuellement.
Avec la principale question (axée sur les enfants dans le texte), sommes-nous toujours des hommes ? Que doit-on transmettre ?

Ce père de famille est un homme simple, un bosseur qui doit élever seul ses sept enfants. Ce n'était pas à l'époque une situation si rare. S'il va jusqu'à remettre en cause ce qui jusque-là était la base même de sa réflexion, ( le curé) c'est qu'il ne comprend pas ces différences qu'on fait entre les hommes, race ou religion, alors que sa propre religion lui a appris que tous les hommes sont égaux. Il restera en accord avec sa conscience, faisant peser un gros risque sur ses propres enfants. Mais leur transmettant ce que lui pense juste.

Pour répondre plus précisément sur un point, oui, cette histoire est vraie. Et un commentateur en relève la difficulté à le croire. Mais ces deux déserteurs sont dans un tel état qu'ils n'ont plus guère le choix s'ils veulent survivre. Ils vont dans ce qu'ils connaissent le mieux : une ferme. Car c'est aussi leur vie. Il est vrai que leur visite chez cet homme aurait pu bien mal se passer, surtout au vu de leur état physique. Mais dans la prochaine ferme, la nuit suivante, comment cela s'est-il passé ?

La question du respect de la parole des parents, qui revient dans les commentaires, n'est pas en soi un thème que j'aborde ; Je me contente de décrire l'ambiance dans cette ferme, la vie de tous les jours. A cette époque, c'est plutôt la normalité. Mais ce n'est pas non plus ce que je prône particulièrement. Je veux dire que les enfants qui interviennent dans une conversation est une très bonne chose s'ils ont l'opportunité d'apprendre au sein de la famille. Car s'exprimer est primordial, mais s'apprend.


Jaseh : Votre commentaire m'a fait bien chaud au coeur. Vous avez si bien su entrer dans ce décor que j'ai essayé de dépeindre le plus vrai possible.

Aloccasion : Merci de l'enthousiasme que vous avez mis dans votre lecture. J'en suis franchement très touchée.
Juste pour rire : je serais bien incapable de faire comme vous, un commentaire dans un Macdo. Il me semble que mon écran tactile serait couvert de gras pour des mois et des mois...

Alexandre : Bonjour Alexandre. On ne vous voit pas souvent du côté des nouvelles. Alors vraiment, merci d'être passé !
merci aussi de votre témoignage.

Vincendix : Merci de votre passage. Vous avez déjà aussi écrit sur le sujet, aussi je suis heureuse que mon texte vous ait plu. Les conditions difficiles sont toujours pour les deux camps, et ce qui est terrible, c'est que nous le perpétuions, encore et encore.

Veldar : Merci Veldar. Oui, il y a eu bien d'autres exemples et c'est ce qui peut nous faire croire en l'homme, n'est-ce pas ? Sinon...

Un bien grand merci à tous et à chacun !

Je n'oublie pas Alice que je soupçonne d'avoir remis d'aplomb un peu plus que ce que je pensais.


Contribution du : 21/04/2016 11:21
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Re : A la guerre comme à la guerre
Maître Onirien
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Bonjour Hersen,
Votre récit découle d’une histoire vraie, c’est évident, de tels cas m’ont été rapportés.
A l’inverse, quelques prisonniers Français ont bénéficié de l’aide de civils Allemands pour s’évader, j’ai connu un cas.
Un autre témoignage prouvant que la mansuétude n’était pas dans un seul camp, un pilote Français blessé dans son appareil a réussi à se poser sans trop casser de bois. Dirigé vers un hôpital de campagne, il risquait l’amputation d’une jambe et d’un bras. « Le major préparait son matériel pour l’opération ». L’arrivée rapide des envahisseurs a empêché les mutilations, un médecin Allemand a pris le blessé en charge et lui a sauvé ses membres…

Contribution du : 21/04/2016 11:46
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Re : A la guerre comme à la guerre
Maître Onirien
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Oui, vous avez tout à fait raison, Vincendix. il y a beaucoup d'anecdotes de ce genre.
Mon but était surtout, au travers de l'une d'entre elles, de montrer que nous restons des Hommes, même si certains événements pourraient grandement nous en faire douter.

Contribution du : 21/04/2016 11:52
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Re : A la guerre comme à la guerre
Maître Onirien
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Merci Phoebus de votre passage.

je n'avais, jusqu'à votre commentaire, aucun doute sur le point de vue interne dans ce texte.

Mais maintenant je me pose la question.

Il m'aurait été utile que vous étayiez votre commentaire en citant certaines parties, que je comprenne plus clairement.

Merci en tout cas cet avis technique.

hersen.

Contribution du : 22/04/2016 13:22
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Re : A la guerre comme à la guerre
Expert Onirien
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Bonjour, Hersen,

Puisque vous demandez des précisions à Phoebus, je suppose que je peux me permettre de me joindre à votre demande.

Phoebus, je précise que je ne vous demande pas de "comptes", que ma demande ne cache donc aucune hostilité, mais que je suis au contraire intéressé par votre point de vue que des termes précis semblent étayer mieux qu'un avis vague et peu éclairé.

Pardon, Hersen, si je saisis l'occasion de votre fil pour évoquer cette question qui m'intéresse aussi personnellement. Il se trouve que j'ai pas mal écrit en évoquant des périodes de l'enfance, la mienne, et qu'il ne s'est pas trouvé un seul texte pour lequel il n'y ait eu au moins un commentateur pour me reprocher la même chose que ce que l'on vous reproche, même si je sais que le verbe "reprocher" n'est peut-être pas le plus adéquat. Dans mon cas, le style utilisé empruntait en partie à un style enfantin et je peux comprendre la confusion dans l'esprit du lecteur. Mais dans votre cas, le style ne peut expliquer cela et je comprends dès lors d'autant moins le commentaire de Phoebus, raison pour laquelle je suis particulièrement intéressé par les précisions qu'il pourrait nous apporter.

Contribution du : 23/04/2016 23:43
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Re : A la guerre comme à la guerre
Maître Onirien
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Stony,

Merci de votre passage et commentaire sur mon texte. J'ai particulièrement apprécié votre remarque sur le père de famille et sa sévérité, car c'est tout à fait ce que j'ai voulu exprimer.

C'est un grand compliment à un auteur que de dire qu'on n'a pas pu lâcher son histoire !

Pas de problème, Stony pour "saisir l'occasion de mon fil" puisque c'est à mon sens tout l'intérêt de ce site : avoir des avis techniques.

Alors en attendant Phoebus...

Contribution du : 24/04/2016 09:05
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Re : A la guerre comme à la guerre
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Stony, c'est le droit de tous que de demander des comptes...ou de plus amples développements.

Ce qui m'a interpelé dans le texte, c'est l'emploi simultané du passé composé et du passé simple. Comme si l'auteur, à certains moments, ne pouvait se distancier de l'histoire. Comme si pour faire authentique et faire parler une enfant de dix ans il fallait qu'elle emploie le passé composé, or bizarrement à certains passages du récit surgit le passé simple...

Si l'histoire prétend relater des événements de la guerre à travers le regard d'une enfant de dix ans de ce fait les événements sont racontés selon son point de vue, donc le point focal est situé à l'intérieur de la diégèse; on n'est pas dans une focalisation zéro avec un narrateur extradiégétique. qui surplombe les événements. D'autre part, la focalisation est interne car le lecteur n'a accès à l'information que depuis l'intérieur de la conscience d'une enfant de dix ans et donc le terme interne est pris avec le sens psychologique par conséquent c'est son système de représentations qui établit le rapport entre le récit et la diégèse.
C'est pour cela que lorsque le narrateur adulte attribue, par exemple ce type de sentiment : " Ces sermons, qui à la fois me terrorisaient et me faisaient aimer cette terreur " à une enfant de dix ans, cela ne me semble pas cohérent avec les représentations de cet âge-là. Et je me dis que le narrateur adulte a pris le pas sur l'enfant qu'il était et revisite ses souvenirs à l'aune de ses représentations d'adulte. Les marques de l'énonciation qui indiqueraient qu'il s'agit d'un texte autobiographique ont été gommées, par exemple je me vois..., avec emploi du présent. Le narrateur adulte essaie d'effacer toute présence dans son récit et par l'emploi du passé composé laisser croire aux représentations authentiques d'une enfant.

Contribution du : 24/04/2016 21:50
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Re : A la guerre comme à la guerre
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Merci, Phoebus, de cet apport. Comme l'écrit très justement Hersen, c'est exactement ce que j'attends ou espère d'un site comme Oniris : un avis technique dont le commun des mortels n'est pas capable. Je ne suis pas certain d'en trouver le temps avant le week-end prochain, mais je relirai le texte de Hersen en gardant vos remarques à l'esprit. Rien ne m'a alerté quant aux temps de conjugaison, mais j'y prêterai une attention particulière.

Je suis plutôt du genre têtu et rien ne garantit que je sois d'accord avec vous, mais je vous suis infiniment reconnaissant de me permettre de me remettre en cause.

Merci encore.

Contribution du : 24/04/2016 23:59
_________________
Ah ! Camarade ! ce monde n'est, je vous l'assure, qu'une immense entreprise à se foutre du monde !

Louis Ferdinand Céline
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Re : A la guerre comme à la guerre
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Bonjour !
Je me permets d'intervenir parce que ce point m'intéresse également. Phoebus, votre perception serait-elle la même si un adulte racontait des évènements récents ?
Autrement dit, seriez vous agacé de lire des passages au passé composé et d'autres au passé simple dans une histoire racontée à la première personne du singulier sur des faits datant d'une dizaine d'années ?
L'écriture, pour les passages plus descriptifs par exemple, va naturellement vers le passé simple (en dehors de l'imparfait, autre sujet). Par contre, lorsque la perspective se resserre sur une scène précise, l'envie du passé composé est là, à la fois spontanément mais aussi pour impliquer davantage le lecteur.
Alice a par exemple dit qu'elle n'aimait pas le mélange des temps. Etes-vous donc du même avis ?
Evidemment, si on était dans la pure retranscription d'un témoignage oral, nous n'aurions que du passé composé et de l'imparfait. Mais l'écriture n'est pas une retranscription réelle, c'est une transposition littéraire, non ? On gomme les "heu, ben"... et autre hésitations, par exemple.

Merci pour votre réponse.

Contribution du : 25/04/2016 08:12
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Re : A la guerre comme à la guerre
Maître Onirien
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Merci à tous les intervenants, c'est un sujet effectivement qui intéresse tout le monde sur un site comme celui-ci. (pas de bol, c'est tombé sur moi... )

Les temps du passé ayant chacun leur fonction, je trouvais jusqu'à maintenant qu'il était normal qu'ils se côtoient dans un texte ( actions d'habitude, courtes, antérieures à l'action décrite etc).

Bon, j'ai tout faux, alors ?

Le présent dans les dialogues...qu'est-ce qu'on peut employer d'autre ?

ou alors les faire taire ?

Quoiqu'il en soit, je vais potasser tout ce que l'oeil vigilant de Phoebus suggère

En fait, ce qui me chiffonne le plus est que ce texte soit pris pour un texte autobiographique. Je ne suis pas, moi l'auteur, cette petite fille. Et je trouve que la question, finalement, n'a pas lieu d'être. Car qu'est-ce que ça apporte au lecteur de le savoir ? l'identité de cette petite fille n'influencerait pas la lecture puisque c'est une parfaite inconnue pour tout le monde !

Si c'est juste pour savoir quel âge j'ai, y a qu'à demander...

Il ne me reste plus qu'à me mettre au boulot et ressortir mes livres poussiéreux de grammaire. Un vrai nettoyage de printemps, ma foi !

Merci Phoebus.

hersen

Contribution du : 25/04/2016 10:55
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