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À propos de "L'Echelle de Rorchak"
Maître Onirien
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15/04/2007 13:17
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Merci à tous pour vos commentaires sur ce texte :)

Pour ceux que la création intéresse, je reviens un peu sur le comment j'ai écris ce texte, et répondrai ensuite aux commentaires.

(Il va y avoir du spoil, alors mieux vaut ne pas continuer si vous n'avez pas lu le texte !)

La genèse :

A la base, ce texte devait être une nouvelle très courte, autour des 10 000 caractères. Je voulais essayer de faire un truc plus bref, plus percutant que d'habitude. Une nouvelle, quoi. Brève et incisive.

J'avais depuis longtemps l'envie de faire une nouvelle "old school", dans le ton de celles qu'a écrit, par exemple, Asimov. Une idée simple, une chute si possible un peu surprenante, et basta. Pas d'explications superflues, pas de détails inutiles, l'essentiel et rien d'autre. Pas forcément un truc très original, mais quelque chose de sympa à lire, qui fasse -si possible- penser aux "classiques".

J'avais en tête l'histoire d'un explorateur qui se rend sur une planète dont il a reçu les coordonnées. Dans son périple, il est accompagné de sa petite fille et d'un robot nourrice, qu'elle s'amuse à faire tourner en bourrique.
Le type arrive sur la planète, et l'explore succinctement, ne découvrant aucune trace de vie malgré les nombreuses ruines.
Comme il est seul pendant l'exploration (la gamine et le robot restant sur le vaisseau), il utilise un "dictaphone" pour enregistrer ses observations, ce qui me permet de décrire certaines scènes sous forme de monologue et donc de rompre un peu la monotonie des descriptions.
Au terme de son exploration, il confronte ses résultats avec l'échelle de Rorchak qui indique un score assez médiocre. (et donc pas de nouvel avenir pour ce monde mort)
Au moment où il va plier bagages, sa gamine tripote un bout de métal qui traîne sur le pupitre de commande, et demande ce que c'est à son père. Ce dernier lui répond que c'est le morceau de métal trouvé dans les décombres d'un vaisseau, sur lequel figuraient les coordonnées de la planète. Puis il lui montre les deux personnages figurant sur la plaque, et lui dit un truc du style "tu vois là, ce sont eux"... et la gamine de répondre "pouah ! ils sont moches !"... quelque chose comme ça.

On rebouclait donc sur la plaque de Pioneer et la Terre, la différence étant qu'elle est découverte par un alien.

Ce ressort un peu grossier a déjà été utilisé plusieurs fois et n'a rien de bien original, mais comme je l'ai dit, je ne visais pas forcément un truc neuf, plutôt un texte sympa fortement inspiré (et imprégné) de l'ambiance de ces vieilles nouvelles qui ont bercé mon adolescence.

Du coup j'ai fait mon texte, et l'ai envoyé sur Oniris, une première fois.

Le verdict fut sans appel, tant les premiers avis étaient unanimes :

Sans originalité, prévisible, trop simple. Défauts auxquels venaient se greffer d'autres critiques (au demeurant parfaitement justifiées) : un alien beaucoup trop anthropomorphe (c'était un peu voulu, pour induire le lecteur en erreur, mais là on frisait la tricherie), une gamine et un robot nourrice dont on se demandait un peu ce qu'ils foutaient là, et un univers à peine évoqué, beaucoup trop survolé, dans lequel on avait du mal à s'imaginer pourquoi un mec part seul explorer des planètes paumées. La chute prévisible, on l'a vu, n'était pas sauvée par la plaque de Pioneer (que j'avais pour le coup laissée intacte).

Du coup, fort de ces quelques avis pertinents (et unanimes), je demande l'annulation de la publication et remet la nouvelle au placard pour la retravailler plus tard.


***

La maturité :

Pat m'avait dit à popos de Guerre Froide :

Citation :
Tu as une écriture de roman, pas de nouvelle (ou de novella, à la rigueur).


Et c'est aussi mon idée. Je pensais néanmoins être capable de faire une nouvelle courte et percutante, mais je m'aperçois que non content d'avoir du mal, ça ne m'amuse pas... je préfère largement m'éclater à inventer des trucs et des idées pour justifier un contexte, une situation, et mettre en place certaines choses plus ou moins (in)utiles afin de faire vivre des personnages dans un univers crédible... choses difficiles en très peu de signes.

Du coup, je laisse tomber cette idée et décide de faire ce que je fais le mieux : un truc long et précis.

Après avoir laissé mûrir quelques semaines, je reprends le bébé et m'amuse à imaginer plus précisément tout ce qu'il pourrait y avoir autour de mon explorateur, pour l'améliorer.

Exit l'alien, le concept est décidément trop vu et revu, je lui préfère l'idée d'une humanité qui re-découvre la Terre disparue. C'est pas neuf non plus, loin de là, mais c'est plus cohérent avec ce que je veux mettre autour.
Le trio explorateur - gamine - robot nourrice devient un binôme humain - robot. Mais pour m'amuser un peu, je décide de mettre en avant le robot, et de le rendre -si possible- plus attachant que l'humain. Pour ce faire, je déshumanise un peu ce dernier sans vraiment le décrire ni le nommer ("Opérateur"), et je rend mon robot plus "humain" que la moyenne, chose que j'explique par son passif diplomatique.
Il n'y a pas à aller chercher très loin pour mon inspiration. Même si leurs attitudes et personnalités respectives sont différentes, le couple Elijah - Daneel du cycle des Robots d'Asimov est évidemment une bonne source de référence. Un humain paumé, tourmenté, qui rêve d'une chose que son obsession finira par lui faire rater. A l'inverse, un robot sensible, qui pense et aime jouer avec ses souvenirs, tout en respectant un protocole strict que je n'ai pas évoqué mais qu'on peut bien évidemment rapprocher des Lois de la Robotique.

Reste à justifier du périple. La plaque est retrouvée dans les vestiges de ce qui ressemble à un vaisseau (on va dire qu'une -vieille- sonde écrasée quelque part peut ressembler à n'importe quoi : petit vaisseau, navette de secours...)
Oui, mais si ce sont des humains qui retrouvent la plaque, ils vont forcément se reconnaître... Bon, ben disons que la plaque a été endommagée dans le crash et que la partie où figurent l'homme et la femme n'est plus visible. Les connaisseurs la reconnaîtront quand même, mais les néophytes ne risquent-ils pas de passer à côté ? On verra.

Mon couple est formé, et ils ont leur destination. Me reste à décrire tout le reste : pourquoi cette exploration, et comment l'humanité a-t-elle pu perdre sa propre planète d'origine ?

S'établit alors dans ma tête un lien -d'abord ténu- avec mon texte Cernes, et plus précisément sa première partie, qui met en scène NOE, une intelligence artificielle ayant été créée pour permettre aux hommes de fuir un monde devenu hostile, et instable.

Cet exode, un peu précipité par les événements, me semble une bonne base de départ. Forcée à partir, pas vraiment prête, l'humanité se lance à l'aveuglette dans un espace inconnu et terrifiant. Je n'entre pas dans le détail de cet exode de plusieurs siècles (millénaires, pour certains), mais on peut considérer que loin de tout, coupé de ses racines et de tout port d'attache, il n'est pas impossible que l'origine de tout ce calvaire soit oubliée... si ce n'est occultée.

En réalité, si ce texte est une suite relativement indirecte à Cernes, il sera également suivi d'une suite (beaucoup plus directe, cette fois) dans laquelle la plupart des questions laissées ici en suspens trouveront leurs réponses.

Mais ceci est une autre histoire. Il me restait à établir le Plan Rorchak, de sa mise en place à ce qui en ressort (la fameuse échelle). Ça n'a pas été trop dur, ayant le point de départ (Cernes) et la chute, de trouver une articulation logique et globalement cohérente à tout ce bazar.

Voilà, en gros, comment on en est arrivé là.

Bien. Assez d'archéologie, je réponds maintenant aux commentaires.

Réponse aux commentaires :

@ Socque :

Citation :
Bon, c'était clair que la planète en question était en fait la Terre... tout l'annonçait dans le mouvement général du texte.


J'avais (un peu) peur que ça ne soit pas si clair, et que seule la plaque à la fin permette de l'identifier vraiment. (et comme cette dernière est tronquée)...

Du coup, tant mieux !

Citation :
Seulement cette plaque, justement, placée dans une sonde, qu'est-ce qu'elle fabriquait dans un vaisseau en ruines ?


Je n'ai peut être pas été assez clair, mais je voulais passer assez vite là-dessus, pour éviter justement qu'on ne fasse trop rapidement un lien entre les sondes Pioneer (il y en a deux, qui transportaient une plaque, en fait) et la fin du texte.

En fait, je me suis dit que la sonde est suffisamment grande pour pouvoir être prise pour les restes d'un petit vaisseau, ou d'une capsule de sauvetage.

Sur la plaque complète, on voit l'échelle et la sonde est suffisamment grande pour être prise pour un -petit- vaisseau, par des gens qui n'ont jamais vu cette technologie (ce qui est le cas de nos hommes du futur)

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C'était clair pour moi, peut être moins pour vous. Je verrai comment clarifier ça si je devais y retoucher :)

Citation :
Par ailleurs, je n'ai absolument pas compris ce qui empêchait les Opérateurs d'opérer depuis chez eux puisqu'ils disposent d'un hypercom, donc de communications instantanées ; pourquoi les isoler et les rendre aussi malheureux ? J'ai bien vu pourquoi les humains ne pouvaient plus explorer par eux-mêmes, mais cette contrainte sur les Opérateurs ne m'a pas paru logique, être là uniquement pour ajouter du dramatique.


J'avoue avoir ajouté ça en bonne partie pour apporter une touche de dramatique. J'aimais bien cette idée de "gardien de phare", ces hommes isolés de tout pendant plusieurs mois, qui se "sacrifient" pour coordonner le travail de plusieurs robots d'exploration... je trouvais ça chouette.

Mais c'est pas uniquement pour faire du pathos. Des (bouts) d'explications, j'en ai quelques-uns en tête, que je n'ai pas développés car le texte était déjà long et que ça m'a paru secondaire. La plus simple étant, que l'hypercom a des limites aux distances qu'il peut franchir. De là, la nécessité d'avoir des relais (les opérateurs) entre les zones les plus lointaines explorées par les robots, et l'Espace Connu. (Je préciserai peut être ce point dans la suite du texte, du coup, si c'est nécessaire)...

Citation :
En fait, j'ai trouvé le robot plus attachant que son Opérateur. Bonne idée, pour moi, ce point de protocole qui lui interdit de raccrocher avant l'humain !


C'était voulu, content que ça ait fonctionné ;)

Merci !

@ Placebo :

Citation :
J'aime bien l'idée de la peur du vide, ça me rappelle les cavernes d'acier d'asimov. Encore qu'en quelques générations le problème sera vraisemblablement résolu.


Tant mieux si ça ne fait que "le rappeler" car c'est clairement de là que ça vient :)

Bon, Asimov n'a pas utilisé l'agoraphobie au hasard non plus. Ce serait la pathologie la plus logiquement développé pour des personnes recluses depuis des siècles dans un univers confiné, qui se retrouveraient subitement "au grand air"... mais c'est une des quelques choses que je lui ai directement emprunté dans ce texte. (Sans aucun scrupules d'ailleurs, quand les gens ont eu de très bonnes idées, je trouve dommage de s'interdire de les reprendre, sous prétexte que ça ait déjà été fait... surtout que je n'ai pas franchement cherché à cacher mes sources d'inspiration)

Et en effet, dans quelques temps le problème sera résolu... il sera déjà bien amoindri dans la suite.

Citation :
Dans ce qui pose problème, il y a ces vaisseaux minuscules pour les opérateurs, ce travail d'opérateur qui pourrait être accompli par des machines assez perfectionnées et ces robots qui ont été "réaffectés" alors que la mise en production de quelques milliers de robots spécialisés pour cette mission ne devrait présenter pour cette civilisation aucun problème.
Tous ces problèmes n'en sont pas vraiment, j'ai simplement le sentiment qu'il y a des idées (retrouver ses origines, là je pense à terre et fondation :) mais au bout un manque de sentiment, et que c'est dans ce contexte qu'il a fallu créer la relation robot intelligent-humain pour pallier à cette sécheresse.


Hmmm intéressant ça.

Alors non, je n'ai pas utilisé la relation entre le robot et l'humain pour palier au manque d'émotion (ou de sentiment) du reste. Je voulais cette relation entre les deux, simplement parce que c'est ainsi que je voyais leur relation. Je voulais m'amuser à inverser les rôles : laisser le rôle analytique à l'homme, et le rôle explorateur / découverte au robot.

Mais tu as raison pour le problème de cohérence entre le "bricolage" apparent de certains trucs (vaisseaux et abris inconfortables des opérateurs, recyclage de robots "lambdas" à des fins d'exploration... autant de choses qui ne font pas forcément crédibles dans un univers aussi avancé.

Pour le coup, c'est partiellement voulu. Un de mes objectifs de départ était de faire une nouvelle "old school", ou plutôt, qui évoque ce genre de nouvelles. Ça m'amuse toujours quand je lis de la vieille SF des années 60 - 70. Les mecs se sont souvent contentés de greffer un générateur nucléaires qui alimente tout le vaisseau (armes, boucliers, moteurs) et roule simone ! Tout le reste fonctionne à l'ancienne, avec force boutons et leviers, voyants et loupiotes. J'ai relu récemment 20.000 lieues sous les mers, et c'est le même symptôme avec le Nautilus et son moteur électrique révolutionnaire qui fait des miracles.

Pour autant, c'est pas complètement idiot, et ces anachronismes structurels apparent peuvent même être voulus. Dur à croire que dans Star Wars, on maîtrise le laser et l'hyper espace, et que pourtant les combats se fassent encore à l'épée et que les combats entre les Tie-Fighters et les X-Wings ressemblent à des combats de biplans de la première guerre mondiale. Quoi, on a inventé aucune arme à guidage pour être obligés de tout faire en manuel ?

Je dois reconnaître que c'est quand même plus glamour quand c'est manuel, que si tout était automatique. Alors certes, mon opérateur aurait probablement pu tout faire de chez lui, un casque de réalité virtuelle sur la tête, et synchroniser en temps réel tout ses robots sans bouger de son canapé. Mais je préfère ce côté un peu vieux-jeu, où il faut encore appuyer sur des boutons (merde, ça n'a choqué personne, qu'il faille maintenir le bouton de l'hypercom appuyé pour que ça ne coupe pas ? ^^), regarder des écrans, et faire des manoeuvres manuelles. On peut déjà commander quasi intégralement son iPhone à la voix aujourd'hui, alors dans quelques dizaines d'années, peut être un siècle, les gens auront du mal à imaginer qu'on devait appuyer sur des boutons pour faire marcher un truc avant :)

Mais je m'égare.

Donc oui, ce côté un peu anachronique était voulu, mais j'ai peut être loupé un truc quand même, que j'aurais du expliquer.

Il faut voir que le plan Rorchak est lancé très rapidement. en quelques années, une petite dizaine peut être, tout au plus. Même pour une société comme celle-ci, très avancée, il faut du temps pour construire les infrastructures permettant de bâtir un aussi grand nombre de vaisseaux, et de robots spécialisés.

Du temps, et surtout des ressources. Des ressources que les hommes ont peut être peur de mettre en péril, sur des mondes qu'ils ont laborieusement terraformés et qui ne sont peut être pas très riches. (une des raisons potentielles du plan, que j'ai restreint dans le texte à un simple désir expansionniste).
Le tout, organisé dans un contexte proche du luxe militaire... (les gars qui partent sur l'ISS ne sont pas logés dans un trois étoiles, et les futurs voyages sur Mars seront eux aussi teintés d'austérité)...

Tout ça, sans parler du coût d'un tel projet, bien entendu ^^
J'évoque le fait que l'Univers Connu est en pleine expansion, ça implique (peut être pas assez clairement) que beaucoup d'argent et de ressources sont dépensées un peu partout, pour améliorer les routes commerciales, on peut imaginer que chaque planète / société travaille son tourisme, que le commerce, l'industrie, tout est en pleine expansion (et ne parlons pas de la démographie). J'évoque le fait que le Plan n'a pas fait l'unanimité, on peut donc raisonnablement considérer qu'un certain nombre d'opposants ne voient pas d'un bon oeil tout cet argent dilapidé pour aller se perdre au fin fond de nulle part, alors qu'il y a encore tant à faire ici.

Le futur sera plus technologique, plus performant, plus abouti... mais il n'y a pas de raisons qu'il ne se heurte pas aux mêmes contraintes matérielles et financières que le présent.

L'Univers étant gigantesque, il faut voir qu'énormément de vaisseaux, d'opérateurs et de robots sont envoyés dans la galaxie.

Tout ceci considéré, ça ne me paraissait pas si absurde de réutiliser un maximum de ressources existantes (les robots) et de doter mes opérateurs d'un confort très sommaire (toujours mon image du gardien de phare). J'espère que ça répond à tes interrogations sur le sujet :)

Citation :
Les explications sur l'histoire de l'humanité restent des explications : même si elles sont bien insérées et bienvenues on les remarque. Je pense que c'est simplement la contrainte du format nouvelle qui a empêché de les disséminer plus.


Effectivement, c'est dur sur un texte déjà assez long (pour Oniris, j'entends) de poser tout un univers un peu élaboré, sans trouver des astuces pour glisser quelques tartines contextuelles. C'est un écueil auquel je suis souvent confronté, et même si j'essaie de lisser l'ensemble, c'est toujours délicat... :/

Citation :
On n'a pas grand chose à imaginer, c'est peut-être le reproche que je ferai à ce texte (un reproche quand même signe de qualité intrinsèque :). Il raconte très bien mais je n'ai pas été chercher plus loin.


Ça c'est pas nouveau pour moi, et c'est probablement le défaut dont j'ai le plus de mal à me défaire...

Ceci dit, c'est marrant que tu dises ça car il y a deux trois trucs sur lesquels je ne me suis volontairement pas attardé (ce dont je viens de parler sur l'anachronisme des robots recyclés, le confort spartiate des opérateurs, ou encore dans ma réponse à Socque, sur les limites techniques de l'Hypercom.) Et sur chacun de ces points que j'ai volontairement tus ou survolés ne les jugeant pas essentiels, vous avez tiqué en remarquant que ça manquait d'explication.

Du coup, j'ai toujours peur qu'en donnant moins d'explications, il y ait d'autant plus de questions qui restent sans réponses...

Dur de trouver le juste milieu entre ce qu'on doit dire et ce qu'on peut laisser deviner !


Citation :
Titre intriguant (c'est par lui et la catégorie sf que je suis venu) et porteur d'un joli sens : malgré la technicité des calculs, on ne voit que ce qu'on a envie de voir, quitte à passer à côté de l'objet de sa quête.


Merci ! Comme souvent, le titre définitif est venu à la fin... Le titre provisoire était "l'explorateur", pourri à souhait. Après, j'ai voulu trouver un nom qui sonne bien, et j'ai très vite eu en tête celui de Rorschach, autant pour les tâches que pour Watchmen, sans parvenir à m'en défaire.
Du coup, j'ai emprunté son échelle à Richter, et rebaptisé Rorschach en Rorchak, pour la forme.

Merci encore m'sieur ! :)

@ Matcauth :

Citation :
Excellente histoire et bien racontée, la fin est réellement bien trouvée.


Merci ! Comme je l'ai dit plus haut, il n'y a rien de très original ici, par rapport à diverses choses déjà faites sur le sujet... mais je suis content que pour certaines personnes l'ensemble apparaisse neuf et cohérent :)

Citation :
On dit que nombre des plus grandes découvertes proviennent du hasard mais là, on va se demander combien n'ont pas été faites à cause d'un hasard !


C'est à quelque chose près ce que j'ai failli mettre en résumé de la nouvelle ^^

Citation :
J'aurais peut-être aimé plus de détails qui me permettraient de ressentir l'atmosphère de l'infini et des planètes visitées, la solitude ou les peurs.


C'était une chose difficile à faire, le personnage principal étant un robot. J'ai essayé de retranscrire un peu de ça via l'Opérateur, mais c'était délicat et en effet, ça manque un peu.

Citation :
Le héros-robot m'a paru, et ce n'est qu'un avis, trop impersonnel (forcément, pour un robot). La tristesse et le désarroi de l'opérateur ne parviennent pas à rattraper le côté relativement froid de cette histoire.


Hmmm. Délicat là aussi. Je ne voulais pas trop charger le robot en émotion, mais à part l'Opérateur je n'ai pas vraiment trouvé de levier pour contrebalancer tout ça. Je conçois que ça manque, là aussi...

Citation :
Je me suis demandé par contre comment le robot et l'opérateur pouvaient communiquer. S'ils sont éloignés de plusieurs dizaines d'années-lumière, comment les ondes peuvent-elles êtres envoyées et reçues instantanément ?


Je n'ai pas développé l'aspect technique parce que je pensais que la plupart des gens s'en foutraient un peu :)
Mais sans trop creuser, l'Hypercom fonctionne sur le même principe que le saut Haenkel, à la différence que le vaisseau est remplacé par les ondes. Du coup, les communications passent d'un point A à un point B, quasi instantanément. Ca ne se ressent pas dans les dialogues, et ça aurait vite été chiant à lire, mais en réalité il devrait y avoir un petit temps de latence entre chaque échange, un peu comme quand on parle avec quelqu'un au bout du monde via une communication satellitaire.

Citation :
Autre chose, la fin ne m'a pas parue si claire que ça, me laissant perplexe face à deux ou plusieurs explications possibles, la découverte de la terre ou la découverte d'une autre planète qui avait "eu vent" de la terre. Ou encore un vaisseau terrestre portant le message aux confins de la galaxie. Si l'idée finale n'est pas si claire, elle a fait retomber le côté émotionnel, de mon point de vue, du moins.


Évidente pour certains, peu claire pour d'autres, là encore j'ai jonglé avec les différents indices en essayant d'en dire suffisamment sans être trop évident ni trop obscur. Difficile de toucher tout le monde de la même manière, dans la mesure où une bonne partie de la réponse vient de la plaque de Pioneer, et que c'est vachement plus compréhensible si on la connaît.

la découverte de la terre : C'est effectivement ça, même si pour le coup c'est une re-découverte, vu que les hommes ne font que retrouver leur monde d'origine qu'ils avaient "perdu".

la découverte d'une autre planète qui avait "eu vent" de la terre. Ou encore un vaisseau terrestre portant le message aux confins de la galaxie. : Non, même si la confusion est compréhensible. En fait, dans les années 70 sont parties deux sondes (Pioneer 10 et 11) portant chacune sur leur flanc une plaque (voir plus haut) censée permettre de localiser la Terre au travers de divers critères jugés plus ou moins universel, ainsi qu'une représentation de l'homme et de la femme (censés au passage faire un geste -pour le moins suggestif- de paix).

Cette sonde (disons que c'est Pioneer 10, qui dérive encore aujourd'hui, et dont on a reçu un dernier signal en janvier 2003, soit plus de 30 ans après son lancement) a fini par s'écraser sur un monde inconnu, quelques millénaires après son lancement.
Les hommes, depuis exilés de la Terre, l'ont découverte et retrouvé un bout de la plaque, permettant de déterminer le monde d'origine de la sonde (la Terre).
C'est bien ce monde que Cent-Douze explore, grâce aux coordonnées trouvées sur la sonde, qui a été retrouvée, elle, bien loin d'ici :)

J'espère que ça éclaire la fin !

Si le sujet t'intéresse, tu trouveras tout plein d'infos ici, sur Pioneer 10 (la sonde elle-même) et ici sur la plaque qu'elle transportait.

J'ai hésité à la fin à mettre un petit laïus rappelant l'histoire de la sonde et de sa plaque, qui aurait permis de comprendre la fin sans aucune ambiguïté, mais je me suis dit que ça casserait l'onirisme de l'ensemble. Après tout, si j'avais bien fait mon boulot, la nouvelle devrait être globalement compréhensible par tout le monde.

Merci en tout cas !

@ Perle :

Citation :
L’histoire n’a pas de suspens insoutenable (on se doute très vite de l’identité de cette planète), mais j’ai apprécié le traitement du personnage de l’opérateur, et le duo avec le robot fonctionne bien.


Bon, tant mieux, c'était globalement mon objectif :)

Citation :
J’aurais aimé que tu approfondisses la vie de l’homme, d’ailleurs.


Là encore, c'était malheureusement difficile à faire dès que j'ai eu pris le parti de faire la narration côté robot. J'avais peur qu'à trop mettre l'homme en avant, je m'embourbe dans les réflexions déprimo-monologuiennes, et que ça soit au final assez chiant. Mais il y avait peut être quelque chose à créer / décrire côté humain, et ça aurait peut être compensé cette "sécheresse" du texte que vous êtes plusieurs à avoir ressenti.

A creuser !

Citation :
(à propos du robot) Dommage que tu le dotes de « jambes », l’anthropomorphisme m’a semblé trop poussé. A ce sujet : « Le robot retourna s’asseoir » : là, j’aimerais savoir pourquoi, si c’est technique ou si le robot peut éprouver de la fatigue physique (??)


Je ne l'ai pas vraiment décrit exprès, pour laisser à chacun la liberté de se l'imaginer. Il ne ressemble pas à un humain comme le R. Daneel d'Asimov, mais il est clairement humanoïde : deux bras, deux jambes, un torse et une tête, sur laquelle on trouve deux yeux et un simulacre de visage.

Je discutais l'autre jour lors d'un salon avec un type de je ne sais plus quelle université française, qui travaille sur le comportement avec des robots NAO. Et il expliquait à une dame qui demandait "pourquoi on lui avait fait un visage", que les gens étaient plus à l'aise pour travailler avec des robots humanoïdes-mais-pas-trop.

Comprendre par là qu'un robot qui ne ressemble à rien (en tout cas pas à nous) peut être très fonctionnel, mais est tellement éloigné de notre apparence qu'il ne permet aucune identification. A l'inverse, un robot trop "humain", comme on en croise parfois sous forme d'hôtesse au Japon peuvent vite mettre les gens mal à l'aise.
Les robots qui ont la meilleure "réceptivité" sont ceux qui sont humanoïdes, avec des repères visuels qui nous sont familiers (membres, yeux, bouche, oreilles... autant de trucs pas forcément fonctionnels d'ailleurs, le robot voyant souvent par autre chose que les yeux que nous distinguons, et parlant via un haut parleur qui pourrait être n'importe où). Du coup, pour les plus ou moins gros robots du futur proche, qui seront amenés à travailler avec des humains (par exemple capables de relever sans la blesser une personne âgée ou handicapée qui serait tombée, ou l'aider à accomplir certaines tâches domestiques pour leur permettre d'être autonomes), c'est souvent une forme humanoïde qui est retenue, même si, au demeurant, ils pourraient être plus fonctionnels avec une autre forme.
(à noter que pour les robots qui ne travaillent pas directement avec des humains (disons des civils) on s'emmerde moins sur la forme et on fait au plus utile : déminage, par exemple.)

Bref, je m'égare encore. Donc oui, Cent-Douze est humanoïde, en bonne partie pour toutes ces raisons. (Je ne suis pas sûr que j'aurai dû les évoquer, la nouvelle est déjà longue et on est clairement dans la justification -même si c'est super intéressant-)

Dans l'exemple que tu cites, il s'assit aussi bien pour des raisons pratiques que consécutives à sa forme : le vaisseau est basé sur un modèle humain, comme je l'ai dit en répondant à Placebo les hommes ont réquisitionnés un maximum de trucs, vaisseaux et robots, et même si certains trucs diffèrent, la structure est la même, il y a donc un siège dans le poste de pilotage. Et il s'assied car tout robot qu'il soit, un vaisseau qui décolle et qui se pose, ça vibre vachement et qu'il n'est pas à l'abri de se casser la gueule :) (ou simplement parce que les commandes sont faites pour être manipulées assis, et que c'est du coup plus pratique ainsi).

J'ai bien pris note de tes passages à élaguer, et je suis en effet d'accord :) Merci.

Citation :
- une question :
« Cent-douze savait que le saut déclenchait une profonde désorientation chez les humains et la plupart des organismes. » et plus loin : « Avec la découverte du saut Haenkel, l’histoire de toute l’humanité s’était vue bouleversée : il avait fallu aux hommes des millénaires de voyage pour coloniser une poignée de planètes isolées, et du jour au lendemain ils s’étaient retrouvés en mesure de sauter d’un point à l’autre de la galaxie presque instantanément. La civilisation avait connu une expansion sans pareille : les liaisons commerciales avaient explosé au sein de l’Espace Connu et les planètes avaient tissé entre elles de véritables autoroutes de transport et de communication. »
Ces passages me paraissent contradictoires, parce que tu sembles écrire que l’Homme s’était mis à voyager avec facilité, alors que tu disais plus haut que non. Je suppose que ce sont des machines qui ont été envoyées ? Ce n’est qu’un point de détail dans la formulation, cela vient peut-être de moi.


Alors, euh... Disons que le saut Haenkel permet aux vaisseaux de voyager quasi instantanément d'un point à un autre (dans certaines limites, non évoquées ici, qui peuvent parfois nécessiter d'enchaîner plusieurs sauts. C'est assez similaire (dans mon esprit) à ce qu'on peut voir dans la série BattleStar Galactica.)

Ceci étant dit, les contraintes physiques éprouvées par les êtres vivants (humains ou animaux, et on peut supposer dans une moindre mesure, végétaux) sont importantes. Je n'entre pas non plus dans le détail, mais tu peux choisir entre toute une flopée de symptômes parmi : désorientation, nausées, vertiges, maux de têtes, douleurs musculaires et / ou articulaires, etc. pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours.

Les hommes le font sans hésiter : supporter quelques malaises pour un voyage d'une journée ou deux, là où il fallait deux siècles avant la découverte du saut, il n'y a pas photo. Mais ça n'est pas forcément agréable pour autant...

Plus clair ?

Citation :
(à propos du robot qui se parle à voix haute pendant son exploration) Pas compris l’utilité de ce passage dans le tout, sauf à expliquer les paroles du robot, mais dans ce cas, ça me parait un peu tiré par les cheveux.


Pas vraiment d'utilité particulière. C'est un vestige de la première version du texte, dans laquelle l'explorateur commentait son périple sur une sorte de dictaphone. J'aimais bien l'idée, je l'ai gardée en trouvant une justification pour que le robot fasse de même. Je ne trouvais pas ça si tiré par les cheveux, mais dans la mesure où ça n'apporte rien ça n'était peut être pas nécessaire en effet...

Merci à toi pour ton commentaire :)

@ Kerosene :

Citation :
J'ai vraiment apprécié la lecture de ce texte, avec sa narration très classique, ma foi fort agréable. J'ai bien aimé le suspense qui se crée au fil de la lecture sur la relation entre l'Opérateur et le robot : chaque paragraphe donne envie de lire le suivant, non sans impatience, dans mon cas.
Bien sûr, on devine bien vite la fin, mais ce n'est pas bien grave, crois-je.


Merci ! Je retrouve là encore les qualités que je visais, bien avant l'originalité dont je savais très bien qu'elle était limitée. Content d'avoir réussi :)

Citation :
Le titre est, à mon avis, très bien trouvé : il donne à lui seul envie de lire la nouvelle !


J'ai répondu à Placebo sur sa genèse, merci également !

Citation :
Une toute petite déception cependant : je trouve que la chute de l'Opérateur dans la folie gagnerait à être développée.


Ça rejoint un peu ce que disais Perle (J’aurais aimé que tu approfondisses la vie de l’homme, d’ailleurs.). Ça m'a paru un peu hors sujet sur le moment, et ça aurait surtout rajouté de la longueur à un texte déjà long (au standard d'Oniris), mais il y avait probablement moyen de creuser ce personnage et de le rendre plus intéressant. J'essaierai de compenser ce manque dans la suite :)

Merci encore !

@ Macaron :

Citation :
Pas très friand de sf, mais curieux malgré tout, j'ai lu votre nouvelle avec grand plaisir. (...) . Ancun concept inacessible, pas de mot barbare, une humanité qui respire même par le robot.


C'est toujours un immense plaisir quand je lis ce genre de commentaires :) Faire apprécier un texte de SF à des gens qui n'en sont pas fans, c'est un peu mon cheval de bataille... il y a tellement de richesses et d'idées fantastiques dans certaines oeuvres de SF, et tellement de gens qui passent à côté parce qu'ils s'imaginent qu'ils vont à nouveau tomber sur des combats de vaisseaux spatiaux, des aliens et des trucs bizarres.

On a tous nos genre favoris (et c'est bien normal), mais du coup quand j'arrive à surprendre (agréablement) un lecteur avec un texte de SF, ça double ma satisfaction ^^

Merci.

Citation :
L'écriture, excellente, y est pour beaucoup


Vous êtres plusieurs à m'avoir félicité pour l'écriture, merci également. J'ai essayé de minimiser mes défauts récurrents et les principales critiques portent ici sur le fond, pas sur la forme, ce qui me laisse à penser que je ne m'en suis pas trop mal sorti :)

Citation :
L'idée est bonne sans être d'une grande originalité, cependant je me pose cette petite question: Aurions -nous aussi vite perdu la position de notre bonne vieille terre? Nous sommes impardonnables!


Ah, il y aura plus d'infos sur les circonstances de "l'oubli" de la Terre dans la suite de ce texte ;)

Merci Macaron !

@ Pepito :

Citation :
Forme : rien à dire, pas de fioritures mais agréable à lire.


Merci, c'est un peu le style que je vise, donc je considère ça réussi !

Citation :
Fond : L'épisode "petite planète" m'a paru inutile. Autre soucis (déjà relevés) sur le pourquoi de l'isolement des opérateurs et de l'agoraphobie spatiale. Un opérateur qui n'a pas réussi à m'émouvoir (Moon). Un D2R2/Cent-douze qui fait mieux dans l'émotion, mais sans plus.
Et le final... Encore la sonde Pionner !


L'épisode sur la petite planète est en effet totalement accessoire. Il n'est là que pour montrer la répétition des explorations du robot, et le fait que la grande majorité d'entre elles soient sans intérêt. Je le dis à un moment (en substance : depuis son entrée en service, il avait exploré 74 mondes, pour lesquels à peine 16% d'entre eux comportait des formes de vie à minima insectoïdes), mais j'avais peur que, noyée dans le texte, cette phrase soit vite oubliée. L'épisode petite planète était là pour apporter plus de poids à cette idée, et renforcer l'envie de l'Opérateur de trouver ENFIN quelque chose.

Mais peut être trop long pour ce que ça apporte réellement... (même si j'en ai profité pour glisser quelques éléments ambiants, sur le saut Haenkel et la description des étoiles par le robot).

Citation :
Autre soucis (déjà relevés) sur le pourquoi de l'isolement des opérateurs et de l'agoraphobie spatiale.


J'ai répondu là-dessus à Socque et Placebo. C'est vrai, j'aurai dû plus détailler ça pour que ça soit plus clair / crédible. Mais comme pour d'autres choses, ça aurait ajouté des détails pas forcément essentiels à un texte déjà plutôt long... toujours dur de trancher.

Citation :
Un opérateur qui n'a pas réussi à m'émouvoir (Moon).


Ça rejoint un peu les critiques de Perle et de Kerosene sur ce personnage, je le note donc ! Par contre, pas compris le "Moon", c'est une référence ?

Citation :
Un D2R2/Cent-douze qui fait mieux dans l'émotion, mais sans plus.
Et le final... Encore la sonde Pionner !


Plutôt un C3PO, pour le coup ^^
Il ne devait pas être trop humain non plus, mais quelque chose a merdouillé dans le binôme, je pense que c'est plutôt du côté de l'Opérateur que ça cloche...

Pour la sonde, pourquoi "encore" ? Il y a d'autres textes du même genre avec cette chute ? (je ne prétendais pas faire dans l'originalité, mais je ne voudrai pas non plus avoir fait un copié / collé d'une autre fin...)

Citation :
Non, je ne dirais pas que cela manque d'originalité ;=) mais je préfère la version ou les extra-terrestres trouvent que les humains leur ressemblent beaucoup, avec leur nez pointu et leur coupole derrière la tête, mais pourquoi ont-ils mis un couple de carottes au premier plan ? :)


Tu pourrais, c'est une critique que je me suis faite à moi-même dès que j'ai eu l'idée de ce texte :) Mais je préfère toujours aller au bout de mes idées, si j'estime pouvoir en faire un truc potable et agréable à lire (surtout), même si ça a déjà été plus ou moins fait par d'autres. (Tant de choses ont déjà été (bien) faites ^^)

J'aime bien ton interprétation de la plaque ceci dit :p

Citation :
Juste une question, c'était quoi l’œuf dans l'immeuble ruiné, un aspirateur ?


Ah, tu es le seul à tiquer dessus (en commentaire du moins). La réponse sera donnée dans la suite. J'avais commencé par plus détailler cette scène, puis je l'ai volontairement amputée pour ne pas trop en dire / montrer. La réponse viendra dans la suite du texte, mais non, ça n'est pas un aspirateur ;)

Citation :
Pas de chance Ninjavert, je sors de la lecture de Cernes (qui m'avait échappée pour classement en fantastique) alors du coup, une nouvelle nouvelle du même auteur, on se précipite...
Il faut prendre ma déconvenue pour ce qu'elle est : la rançon de la gloire.


Il y a peu de choses que je prends mal, et surtout pas les critiques constructives :)

Déjà, la sauce ne peut pas prendre à tous les coups... mais surtout, je ne place pas du tout Cernes et L'Echelle de Rorchak au même niveau. Je n'ai pas bâclé le second par rapport au premier pour autant, et j'ai fait tout mon possible pour le rendre le plus agréable possible (d'ailleurs il a bien un lien avec son grand frère), mais ça n'est pas la même chose du tout.

Je suis donc rassuré que tu lui aies préféré Cernes, l'inverse m'aurait étonné :)

Il aurait néanmoins fallu traiter certaines choses autrement pour que ça fonctionne mieux, je l'ai bien compris.

Citation :
Merci pour cette agréable lecture.


Ça reste toujours mon but premier, merci pour ce commentaire sans compromis !

Contribution du : 22/08/2012 20:43

Edité par David le 26/8/2012 7:17:22
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Re : A propos de "L'Echelle de Rorchak"
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Je n'avais pas lu la première version mais je savais qu'elle existait :) intéressant d'apprendre en quoi elle était différente.

Citation :
(Sans aucun scrupules d'ailleurs, quand les gens ont eu de très bonnes idées, je trouve dommage de s'interdire de les reprendre, sous prétexte que ça ait déjà été fait... surtout que je n'ai pas franchement cherché à cacher mes sources d'inspiration)


"Les mauvais auteurs plagient, les bons auteurs volent" ^^
Et si j'ai trouvé plein de touches d'asimov, c'est aussi parce que j'ai lu très peu de SF en-dehors de lui :/ il faudra que j'y remédie un jour.

Citation :
(merde, ça n'a choqué personne, qu'il faille maintenir le bouton de l'hypercom appuyé pour que ça ne coupe pas ? ^^)


Pas remarqué qu'il fallait maintenir la pression :)

Citation :
Dans quelques dizaines d'années, peut être un siècle, les gens auront du mal à imaginer qu'on devait appuyer sur des boutons pour faire marcher un truc avant :)


Bah, avant les boutons il y avait les leviers et les catapultes marchaient très bien avec :) Ça renvoie juste au passé.

Citation :
Du temps, et surtout des ressources. Des ressources que les hommes ont peut être peur de mettre en péril, sur des mondes qu'ils ont laborieusement terraformés et qui ne sont peut être pas très riches.


Oh, pour gagner du fric (quelle sera la place des entreprises face aux États dans l'avenir ?) il y a souvent quelqu'un prêt à mettre des billes :)

Citation :
Le tout, organisé dans un contexte proche du luxe militaire... (les gars qui partent sur l'ISS ne sont pas logés dans un trois étoiles, et les futurs voyages sur Mars seront eux aussi teintés d'austérité)...


Oui, j'avais lu deux-trois trucs dessus, exiguïté, recyclage de l'urine, ce genre de choses ^^


Sur le point des ressources, je pense qu'il serait tout à fait envisageable que certains mondes ne présentent que peu d'intérêt pour une longue terraformation mais soient exploitables pour leurs ressources uniquement. Je n'imagine pas trop la pénurie, à la rigueur le recyclage mais cette réutilisation des robots me laisse quand même dubitatif.
Ici, le robots est "humanisé" de par ses fonctions d'interprète et sa proximité avec l'ambassadeur, si je me souviens du texte. Il aurait pu y avoir d'autres raisons qui le poussent à évoluer, même le temps est un facteur (je pense à un truc genre wall-e, là :)


Bon, tu nous as écrit un joli pavé pour répondre aux commentaires ^^ thanks

placebo

Contribution du : 23/08/2012 19:41
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Re : A propos de "L'Echelle de Rorchak"
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Merci pour tes explications, Ninja.

Claires et intéressantes, elles montrent à quel point tu as un univers associé à ton texte. J'ai bien aimé ta justification du robot "humanoïde" mais pas trop, pour que l'homme l'accepte sans se sentir mal à l'aise. Je n'y avais jamais réfléchi (en même temps, hein...) et ça ne me semble pas bête du tout ! ;)

Pour le caractère de l'homme: tel que tu expliques ton choix, ma foi, ça se tient parfaitement. Réintroduire de l'humanité chez l'opérateur risquerait de changer ton équilibre actuel, donc, ma remarque n'est pas forcément une bonne idée.
Le problème classique, c'est que chacun te dit ce qu'il aimerait lire, alors que, bien entendu, c'est ce que tu as envie d'écrire l'important.

J'espère que te lire prochainement, quelque soit le format !

Contribution du : 23/08/2012 21:46
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Re : A propos de "L'Echelle de Rorchak"
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Bonjour Ninjavert,

Haargh, ai confondu C3Po et D2R2... haaaargh !
Du coup je suis obligé de te pardonner ta (oups !) méconnaissance de Moon. Un super film ou pour le coup, l'opérateur a le moral en berne: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136189.html

Pas de référence précise en tête pour des textes faisant allusion à Pionner. (Si ce n'est celle de mon gamin).

J'attends la suite, pas de problème.

Pepito

Contribution du : 24/08/2012 18:05
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Re : A propos de "L'Echelle de Rorchak"
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Bonjour,

et merci pour ce retour très intéressant. Reste en suspens... la suite de cette aventure littéraire.

Contribution du : 26/08/2012 12:06
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Re : À propos de "L'Echelle de Rorchak"
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@ Placebo :

Citation :
Citation :
Du temps, et surtout des ressources. Des ressources que les hommes ont peut être peur de mettre en péril, sur des mondes qu'ils ont laborieusement terraformés et qui ne sont peut être pas très riches.



Oh, pour gagner du fric (quelle sera la place des entreprises face aux États dans l'avenir ?) il y a souvent quelqu'un prêt à mettre des billes :)


C'est sûr, mais encore faut-il que les gens considèrent que c'est rentable d'investir des milliards dans un projet qui peut au final ne ramener... pas grand chose de concret.

La conquête spatiale piétine depuis des années, parce que c'est un gouffre financier monstrueux, et que ça ne rapporte pas tant de choses que ça, en termes de découvertes, ou de progrès scientifiques.

Dans mon idée, le Plan Rorchak a des supporters, c'est sûr, mais il a aussi pas mal de détracteurs qui le considèrent comme du temps perdu, ou tout au moins un truc secondaire au regard de tous les investissements à faire dans l'Espace Connu. D'où des ressources limitées :)

Mais c'est vrai que je n'ai pas détaillé tout ça, donc c'est clairement laissé à l'interprétation.

Citation :
Sur le point des ressources, je pense qu'il serait tout à fait envisageable que certains mondes ne présentent que peu d'intérêt pour une longue terraformation mais soient exploitables pour leurs ressources uniquement.


Et nous sommes tout à fait d'accord vu que c'est un des indicateur finaux de l'Echelle :

Citation :
Afin d’identifier facilement la nature de l’intérêt représenté par une planète, l’Échelle les regroupait en trois catégories : Alpha pour les mondes terraformables, Bêta pour les mondes riches en ressources et Gamma… pour les planètes n’entrant dans aucune des deux catégories précédentes (ou à l’intérêt négligeable), mais qui possédaient une spécificité lui donnant une valeur particulière.


Citation :
mais cette réutilisation des robots me laisse quand même dubitatif.
Ici, le robots est "humanisé" de par ses fonctions d'interprète et sa proximité avec l'ambassadeur, si je me souviens du texte. Il aurait pu y avoir d'autres raisons qui le poussent à évoluer, même le temps est un facteur (je pense à un truc genre wall-e, là :)


Tu n'es pas le seul à avoir trébuché là dessus... à voir comment j'aurai pu l'améliorer. Effectivement, le faire évoluer est une bonne idée, mais je ne voulais pas tellement qu'il évolue par lui-même, je voulais juste que son histoire lui ai permis de bénéficier d'améliorations comportementales qui le rapprochent (un peu) d'un être humain. Pour le reste, il était censé rester un robot "normal".


@ Perle :

Citation :
J'ai bien aimé ta justification du robot "humanoïde" mais pas trop, pour que l'homme l'accepte sans se sentir mal à l'aise. Je n'y avais jamais réfléchi (en même temps, hein...) et ça ne me semble pas bête du tout ! ;)


Oulah, ce ne sont pas la mienne de justification, hein. Je doute que j'aurai trouvé ça tout seul ^^

Ce sont les propos d'un chercheur qui bosse sur le comportement via (entre autres) l'utilisation de robots programmables. Et oui, ça m'a paru plutôt intelligent, comme analyse.

@ Pepito :

Merci pour Moon, je vais essayer de voir ça rapidement. En effet, la situation semble assez similaire d'après le synopsis... intéressant ^^

Encore merci à tous !

Contribution du : 28/08/2012 16:23
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Re : À propos de "L'Echelle de Rorchak"
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... je ne peux pas résister au plaisir de poursuivre les références :
L'acteur héros de Moon est "l'élément comique" du délicieux Galaxy Quest. En bonus, une perle magnifique et méconnue pour cause de non sortie en salle : The man from earth.

Désolé Ninjavert pour ce "remplissage".

Contribution du : 28/08/2012 20:46
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Re : À propos de "L'Echelle de Rorchak"
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@ Pepito : Aucun mal, bien au contraire, je suis toujours preneur de références et autres trucs qui naissent de ce genre de dérivations, n'hésite donc pas !

@ Brabant :

Citation :
Je ne suis pas un fan de science-fiction. Est-ce que cela m'a donné envie d'en lire ? Pas forcément. Mais lire du Ninjavert, oui... parce qu'il ne se moque pas de son lecteur.


Bon, j'aime bien faire découvrir / apprécier la SF à des gens qui n'en sont pas fan... mais à choisir, je préfère qu'ils me lisent, SF ou pas ^^. Objectif à moitié atteint, du coup.

Ceci dit, je ne me moque jamais de mon lecteur comme tu le dis, c'est une règle :) J'attache toujours autant de soin à mes textes, que j'aime en trouver dans ceux des autres... donc merci :)

Citation :
Reste que ce genre de textes me dépasse : trop abstrait, trop technique, trop sidéral...


Je te rassure, tu n'es pas le seul. Je ne suis pas forcément très fan non plus dès qu'on se perd en explications techniques, ou lorsque les textes sont bourrées de termes néo-techno-machino-bidules pour faire "SF". Je commence malgré tout à m'y faire, mais j'y étais carrément allergique au début. Merde quoi, un flingue c'est un flingue, je vois pas pourquoi dans 200 ou 300 ans on appellerait ça un "fulgurant" ou un "plasmatron", du moins dans le langage courant. Même chose pour les Taxiboule des Guerriers du Silence (Bordage), qui m'ont fait hurler de rire tant c'est ridicule.

Mais bref, c'est comme ça, une bonne part du public SF est friande de ces petits termes, et beaucoup d'auteurs le sont eux-mêmes. Certains plus que d'autres. Généralement, c'est un peut chiant au début, parce qu'on en est saturés et que ça ne parle pas forcément, mais en avançant dans les pages, ça finit par se lisser et on ne les remarque plus.

Bref.

C'est aussi l'inconvénient du format nouvelles. En ce qui me concerne, je bosse sur un roman de SF qui se veut assez dense, du coup, beaucoup de choses que je cite ici (ou dans d'autres de mes nouvelles de SF) s'inspirent de cet univers : le saut Haenkel, par exemple.

J'ai essayé de ne pas entrer inutilement dans le détail, reste qu'il faut donner un minimum de billes pour que ça ne perde pas le lecteur. Et comme l'a également remarqué Placebo, le texte ayant la longueur qu'il a, j'ai été obligé d'implanter de gros pavés technico-contextuels.

C'est un choix, il y en avait sûrement d'autres, comme celui d'en dire moins pour se recentrer sur les émotions.

Je vois aussi ce que tu veux dire par le "trop sidéral", et je conçois parfaitement en quoi ça gêne. Mais, là, c'est vrai que c'est aussi un peu le genre qui veut ça (même si tu as des textes / bouquins de SF pas "sidéraux" pour deux sous... on restreint trop souvent le genre au "Space Opera", qui lui, se veut très sidéral, mais il n'y a pas que ça)

Merci de ta remarque.

Citation :
Reste que ce genre de textes me demande d'accepter des choses que je pense irréalisables : la téléportation par exemple, les voyages intergalactiques (Je n'y crois pas une nanoseconde. lol).


Hmmmm intéressant. Pour te taquiner, je reformulerai ta phrase comme cela :

Reste que ce genre de textes me demande d'accepter des choses que je pense irréalisables en l'état actuel de nos connaissances.

Jules Vernes n'a t-il pas été considéré comme un auteur de Science Fiction, avec De la Terre à la Lune, ou encore 20.000 lieues sous les mers ?

Lui le pensait possible, certains de ces lecteurs aussi, d'autres pas du tout et n'y voyait qu'une histoire divertissante, ou un tissu de conneries sans intérêt.

Galilée, Copernic, combien de types dans l'histoire ont eu des ennuis parce qu'ils croyaient des choses qui semblaient, par trop en avance sur leur temps ?

N'est-il pas difficile, voir impossible, de présumer de quoi seront capables la science et / ou le cerveau humain dans quelques siècles, quand on voit les progrès technologiques qui ont été faits ne serait-ce qu'en 50 ans ?

Personnellement, je suis rationnel au possible. Dès que j'évoque une technologie, un truc particulier, j'essaie de me baser sur des éléments plausibles et j'utilise généralement des technologies actuellement en cours de développement / étude / conception.

Il est vrai que pour le saut Haenkel, c'est un grand classique de la SF : le voyage spatio-temporel... (peu importe le nom qu'on lui donne : "saut", "hyper-espace",...) et indispensable dès lors qu'on veut "voyager loin". Donc là, je te l'accorde, c'est abstrait et dans mon cas purement fantaisiste. Pour autant, je ne pense pas que nous soyons à même, aujourd'hui, d'affirmer que nous n'en serons jamais capables, sous une forme ou une autre. Peut être. Peut être pas. Ça ne devrait pas nous empêcher de rêver, comme on peut frissonner en lisant un bouquin avec des monstres (Lovecraft, par exemple), même si l'on n'y croit pas.

Au demeurant, puisque j'en suis à déblatérer, tu as des auteurs de SF qui se contrefoutent de l'aspect technologique, ou le réduisent souvent à sa plus simple expression pour se concentrer sur d'autres choses (émotions, société ou civilisation, etc.) par exemple Bradbury, ou encore Asimov.
Et tu as aussi un courant à l'opposé (la Hard Science Fiction) dans laquelle les auteurs s'évertuent à n'utiliser que des technologiques "réalistes" ou, du moins, plausibles. C'est assez austère, pour le coup souvent très technique, mais passionnant si le côté "je ne veux pas de trucs abracadabrantesques" te tiens à coeur. (par exemple, la Trilogie de Mars, de Kim Stanley Robinson, qui raconte la terraformation de Mars dans un futur proche (2026), passionnant, même si un peu chiant et pointu parfois).

Citation :
Il m'est très difficile d'éprouver de l'empathie pour ces mondes froids et sans héros, désincarnés.


Là, c'est moi le coupable, pas la SF. La SF ne fait que transposer des situations dans une monde imaginaire, plus ou moins avancé et plus ou moins fantastique, mais elle n'a jamais déshumanisé ses personnages (sauf intention volontairement contextuelle).

Je l'ai évoqué en réponse aux autres, mais je voulais qu'on s'attache plus à mon robot qu'à mon humain. Une façon de m'amuser avec ces deux personnages, avec la notion d'humanité, ce genre de choses. Certains zoologistes "préfèrent les animaux aux humains", je suppose que lorsque les robots auront atteints un certain développement, une certaine autonomie, (sans sombrer dans le délire de l'Intelligence Artificielle, on peut déjà simuler des comportements assez complexes via de la programmation), il y aura forcément des gens pour s'y attacher.

Pour moi il s'agissait de mettre en scène deux formes de vie, une organique et une artificielle, et de m'amuser à rendre le robot plus attachant que son homologue biologique.

Pour autant, je ne voulais pas que mon Opérateur semble "désincarné"... mais comme je l'ai dit, c'est mon traitement qui est loupé, dans ce cas :)

Citation :
Un seul humain ici, qui a commis l'inhumanité de quitter sa femme pour un tiroir


C'est vrai (bon, plus exactement c'est sa femme qui l'a quitté, mais suite à son choix). Ceci dit, il est devenu Opérateur par choix. Il le voulait, pour des raisons que j'effleure à peine dans le texte (manque de place, toujours...), telles que l'ambition... le besoin de reconnaissance, ce genre de choses qui, au demeurant, n'en sont pas moins humaines que l'amour qu'il porte à sa femme.

Des couples qui se séparent pour des raisons découlant de leur vie professionnelle, il y en a des brouettes, et pas la peine de lire de la SF pour en voir, il suffit de regarder autour de soi.

Mais si tu ne l'as pas ressenti, c'est que je n'ai pas su l'exprimer, il y a donc, comme d'autres l'ont vu également, bien un loupé important sur le personnage de l'Opérateur.

Citation :
et le diplomate (pour quelle diplomatie dans un monde où tout est codifié, où tout n'est que duplication et hypothèse.


Oh, tout n'y est pas si codifié que ça, si ? Je veux dire le Plan, l'Echelle, oui, ils sont codifiés évidemment. Mais le reste de la société, je ne l'évoque pas vraiment ici... (ce sera plus le cas dans la suite).

Au moyen âge, tout était codifié, à la cour du roi, tout était codifié, de nos jours également, tout est codifié. Chaque "classe sociale" dispose de ses propres codifications, de ses propres règles et de son propre système de valeur. Je n'avais pas en tête un monde qui soit si différent du notre à ce niveau là, (et il ne me semble pas l'avoir dit). Si tu as une raison précise qui t'as évoqué ça (hormis ton prisme général anti-sf [remarque absolument pas péjorative]) je suis preneur ! :)

Citation :
Il n'ont même pas de noms, seulement des fonctions. Standards. J'ai besoin de me blottir moi, j'ai besoin de chaleur, je ne dors pas en lévitant ("Chatouille-moi les pieds, Lucifer". Euh non je préfère Lilith). Y a-t-il quelqu'un qui ait une âme dans le coin ? Comment ça je viens de la perdre ?


Mon robot à un nom. "Cent-Douze", tel qu'il est utilisé, est bien un nom plus qu'un numéro. Contrairement à l'Opérateur, en effet.

Là encore, ça découle de ma maladresse à humaniser mon robot plus que mon humain, mais peut être avec insuffisamment de finesse. Il est sûr que la chaleur humaine n'a jamais été mon but dans ce texte, je voulais plutôt jouer avec la notion de malaise, l'isolement de cet homme qui a tout plaqué pour un rêve que la fantaisie du destin va lui faire passer sous le nez, et qui se raccroche à ce qu'il a de plus humain sous la main : un robot.

Je note toutes tes remarques, merci ;)

Citation :
Tiens ! A propos d'âme ! Le robot m'a paru plus sympa que l'opérateur. L'humain dans cette histoire n'est pas celui qu'on pense.


Voilà, ça c'était voulu :) Mais pas forcément au détriment du personnage de l'Opérateur. Il y a eu erreur de dosage quelque part dans mon alchimie...

Merci pour ton commentaire précis Brabant !

Contribution du : 31/08/2012 15:12
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Re : À propos de "L'Echelle de Rorchak"
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Bon, je m'aperçois en voulant répondre à David, que j'ai complètement zappé ma réponse à Aldenor... que voici donc :

@ Aldenor :

Citation :
Entre le saut Haenkel et le plan Rorshak, le texte gagne une assise pseudo-scientifique, que j’ai trouvé satisfaisante. Encore que le but du plan reste confus : retrouver la terre ? Ou juste des espaces accueillants ?


C'était ce que je voulais : difficile sur une nouvelle aussi "courte" d'asseoir plus que ça un univers cohérent et des avancées technologique justifiant cet univers. Je voulais que l'ensemble "ait l'air de se tenir", tant mieux si ça fonctionne car, comme tu le dis, il s'agit bien évidemment de pseudo-science.

La justification du plan, il me semblait l'avoir donnée dans ce passage :

Avec la découverte du saut Haenkel, l’histoire de toute l’humanité s’était vue bouleversée : il avait fallu aux hommes des millénaires de voyage pour coloniser une poignée de planètes isolées, et du jour au lendemain ils s’étaient retrouvés en mesure de sauter d’un point à l’autre de la galaxie presque instantanément. La civilisation avait connu une expansion sans pareille : les liaisons commerciales avaient explosé au sein de l’Espace Connu et les planètes avaient tissé entre elles de véritables autoroutes de transport et de communication. Des relais s’étaient développés le long de ces axes et, peu à peu, le vide s’était comblé. Instinctivement, l’Homme avait retrouvé ses penchants expansionnistes. L’Espace Connu, qui jusque-là lui avait inspiré une terrifiante agoraphobie, lui était soudain apparu trop exigu. Un vaste programme de colonisation avait été établi, et l’humanité était entrée dans une nouvelle ère.

Il ne s'agit pas tant de retrouver la Terre, qui n'aurait d'ailleurs d'autre valeur que sentimentale, mais bel et bien de trouver d'autres mondes à coloniser ou à exploiter pour leurs ressources, afin de permettre le développement de cette civilisation humaine extra-terrestre, maintenant qu'elle a les moyens technologique de se développer.

Je voyais ça un peu comme le besoin de ces explorateurs français, anglais, portugais, espagnols (etc.) qui se lançaient en mer, parfois dans un but précis, parfois un peu à l'aveuglette, pour découvrir de nouvelles terres, de nouvelles routes...

Citation :
Me semble clocher : « encore 50 ans à peine. » ou encore de parler au sujet de l’Échelle de Rorchak de paramètres cabalistiques et de calculs ésotériques pour une évaluation en somme calculable.


Le 50 ans cloche parce que la durée te paraît trop brève ?

Pour les paramètres tu as raison... je voulais en réalité évoquer le fait qu'ils étaient cabalistiques / ésotériques au yeux du pékin lambda, qui n'y comprendrait absolument rien vu leur complexité, un peu comme si on me collait moi devant des calculs d'astrophysique ou de physique quantique.

Mais il s'agit bien d'une science, qui ne fait qu'agencer, relativiser et mettre en corrélation des données factuelles. Donc au demeurant parfaitement calculable, comme tu le dis.

Citation :
Pas compris ce que venait faire la notion de « partisans du Surhomme… »


Rien de particulier. C'était une simple réflexion de ma part. Aujourd'hui, l'humanité est déjà divisée : y a t-il d'autres formes de vie dans l'univers ? Si oui, quelle serait la place de l'Homme vis à vis d'eux ?

Si on met de côté tout caractère religieux, en se basant uniquement sur l'aspect scientifique, certains pensent que la vie est inévitable sous de nombreuses autres formes, d'autres qu'elle est probable mais que les chances de découvrir une forme de vie aussi évoluée que la notre sont minces, etc.

Demain, si nous avions la possibilité d'explorer l'espace comme le peuvent désormais les humains dans le texte, cette notion changerait-elle ? Et si, malgré les nombreux explorations, aucune forme de vie intelligente n'était découverte, certains continueraient-ils à placer l'Homme en haut de l'échelle de l'évolution ?

L'usage du terme est probablement maladroit, dans la mesure où il ne fait pas référence à la notion de "surhomme" qu'on retrouve chez certains philosophes... il me semblait d'ailleurs avoir changé cette formulation en apportant les finitions au texte, parce qu'elle ne me satisfaisait pas, mais j'ai du zapper.

Donc il s'agit bien de gens considérant l'Homme comme espèce dominante, supérieure aux autres formes de vie, dont ils sont convaincus que si on n'en a pas encore découverte de plus évoluée, c'est simplement que l'Homme est la forme de vie la plus évoluée dans l'Univers. (point de vue qui ne fait évidemment pas l'unanimité)

Maladresse de ma part, je changerai le terme, merci ;)

Citation :
On sent le souci de vouloir que « tout se tienne », louable, il n’empêche que les explications deviennent lassantes parfois. Comme les édifices et les façades, qui sur la fin impatientent : pas compris ce que sont les dernières installations souterraines.


Symptôme de vouloir peut être mettre trop de choses en si peu de place. Du coup, obligé de condenser un peu trop, en assénant parfois des pavés contextuels. Tu as raison, d'autres l'ont pointé aussi. J'ai essayé de rendre ces infos le plus digeste possible, mais il y a probablement moyen de faire mieux :)

Citation :
Pourquoi ce robot est-il différent des autres ? L’explication fournie (diplomatie, traductions, vertus de l’étude comparative des langages) est intéressante mais enfin… difficile a gober.


Chaque robot est différent. Pour reprendre les termes que m'a dit le chercheur (cité plus haut en réponse à Perle sur l'apparence des robots) "un robot a l'intelligence qu'on lui donne".

En gros, l'intelligence d'un robot est directement liée à la complexité et à la richesse de sa programmation.

Cent-Douze n'est pas "plus intelligent" que d'autres, il a simplement, de par son histoire, eu la "chance" de bénéficier d'une programmation assez poussée, qui lui a permit de remplir son rôle de traducteur / interprête diplomatique. Les autres robots avec lesquels bosse l'Opérateur ayant des fonctions beaucoup plus basiques, ils lui semblent "moins évolués", mais tout est question de programmation et de la place que ces robots occupaient auparavant dans la société.

Il y a probablement, ailleurs, des robots encore plus évolués que Cent-Douze, je n'avais en ce qui me concerne aucune intention de le rendre "plus intelligent" ou de le doter d'une particulière "capacité à apprendre ou à évoluer".

On peut le voir comme ça bien sûr, mais c'est de l'interprétation :)

Merci pour ton commentaire !

@ David :

Citation :
L'humain est bien, lui aussi se révèle, mais comme le véritable second rôle, le clown blanc qui met en valeur l'auguste, même si le récit n'est pas du tout comique, l'image m'a semblé coller.


Une bien belle image que tu me donnes là de mon Opérateur... effectivement, il devait garder ce second rôle, celui du faire valoir, c'est un peu l'Obelix d'Asterix, le Fantasio de Spirou, le Bérurier de San Antonio... Mais ton image du clown blanc est beaucoup plus poétique ^^

Citation :
Le second point fort, ce sont les descriptions


Content qu'elles t'aies plues ! Les descriptions (comme les sentiments) sont le truc avec lequel je suis le moins à l'aise... pas tellement que j'ai du mal à les rédiger, mais plutôt que j'ai tendance à oublier d'en mettre. Je me concentre sur l'action et comme, pour moi, tout est très visuel dans ma tête j'ai tendance à oublier de décrire ces décors, ces tableaux dans lesquels s'inscrivent les actions de mes personnages. Là j'ai essayé d'en mettre régulièrement et de les rendre assez harmonieuses.

Merci

Enfin, comme tu l'as vu mes sources d'inspiration sont nombreuses, je ne m'en cache pas et n'essaie pas forcément de m'en couper non plus. A quoi bon chercher à créer du neuf à tout prix, quand il y a tellement de choses intelligentes qu'on peut réutiliser à loisir, pour créer de nouvelles choses ?

Je baigne dans la SF depuis tout petit, que ce soit dans la littérature, le ciné, les séries ou encore les jeux vidéos. Les trucs qui me viennent sont souvent inspirés (consciemment ou non) de trucs que j'ai lu ou vu quelque part. Quand c'est conscient, j'essaie de les personnaliser un peu, quand ça ne l'est pas, ma foi, ben ça ne l'est pas donc je m'en rend parfois compte après, quand on me le dit, ou parfois jamais. Peu importe. Si le résultat est plaisant, si le résultat ne donne pas l'impression d'être un pagiat ou même un réchauffé de quelque chose (ce que, bien entendu, je ne cherche pas à faire), alors tant mieux !

Merci pour ton commentaire élogieux m'sieur, et content que l'ensemble t'ai plu :)

Contribution du : 01/09/2012 17:30
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Re : À propos de "L'Echelle de Rorchak"
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« Il ne s'agit pas tant de retrouver la Terre, qui n'aurait d'ailleurs d'autre valeur que sentimentale, mais bel et bien de trouver d'autres mondes à coloniser ou à exploiter… » J’ai bien compris ce « plan », mais comme c’est bien la terre, non ?, que le robot retrouve, ça m’embrouille.
Dans « …encore 50 ans à peine. » ce n’est pas la durée qui me dérange, mais me semble seulement répétitif « encore » et « a peine ».
Et pour "surhomme", je suis sans doute trop axé sur Nietzsche pour imaginer d’autres définitions.

Contribution du : 01/09/2012 23:49
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