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CC#5 - 08/07/2012 - Les pigeons sont morts
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Écrire un texte (nouvelle ou poème) qui commencera obligatoirement par :
Les pigeons sont morts.

Par ailleurs il doit comporter les mots :
flagornerie
pétulant
gravissime.





Liste des participants


1. Pimpette
2. Pepito
3. Blacksad
4. Costic
5. Arielle
6. Palimpseste
7. MonsieurF











1 - Pimpette



les pigeons sont morts

D'un chasseur pétulant
Le tir fut gravissime
Compliments Mère Jacquotte
(Sans nulle flagornerie)
Pour ces pigeons en cocotte
Et petits pois en tendre garniture


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2 - Pepito



- Les pigeons sont morts.
- Tu en es sur, Abruto?
- Oui patron. Tous sans escep, sans exect, … enfin tous, quoi!

Toni observe son homme de main. Deux mètres de haut, presque autant de large, des mains de … tueur et une tête drôlement cabossée. La faute à un père en manque d’exercice physique au retour de soirées arrosées. L’intérieur du crâne, aussi, porte quelques séquelles de cette enfance malmenée et il vaut mieux s’assurer qu’il comprend exactement les consignes.

- Tu n’as pas mangé les bestioles, j’espère ? Ils valent une fortune !
- Ha, çà, surement pas ! Le jompi me reste sur les stomas. Si j’en mange, après je suis tout pétulant et y me sort des flagorneries que vous pouvez pas savoir !

Amusé par les écarts de langage d’Abruto, le mafioso se garde bien de rire. Il se rappelle comment celui-ci a mis fin lui-même aux agissements de son truand de père en lui coinçant une bouteille de rouge au fond du gosier. A neuf ans il fallait le faire, d’autant que la bouteille est passée par des voies peu banales avant d’en arriver là, surement par manque de connaissance en anatomie. Plus tard, aussi, à l’école communale, quand il a supprimé le premier de la classe sous prétexte qu’il en savait trop. Et, pire, le jour du mariage de sa sœur, ou par pur réflexe il a éliminé les deux témoins… Non, bien qu’un peu idiot, Abruto était un tueur à prendre au sérieux.

- Allons voir cela de plus près, ou sont-ils et secoue-moi ta veste, elle est encore pleine de plumes.
- Ha, désolé patron, voilà, voilà. Ils vous attendent tous sagement au bord du lac, patron.

Toni sourit à la plaisanterie, tout en se remémorant les étapes de sa dernière affaire. Par le plus grand des hasards il était tombé sur deux jeunes napolitains qui lui avaient fait miroiter le gain que pouvait rapporter, à la revente, un vol de pigeons voyageurs. Jusqu’à 170 000 euros pour un pigeon de l’institution Hans-Peter et Peter Brockamp*. Même à 50-50 c’était une affaire en or !

Il admirait maintenant les volatiles qui attendaient sagement dans des cages déposées sur l’herbe au bord de l’eau. Trouver à qui les revendre ne devrait pas poser de problème.

- Heu, patron, si vous n’avez plus besoin de moi, je dois aller à l’église.
- Tu ne vas pas te confesser au moins ?
- Que non, c’est le Padre. Il m’a demandé de chanter comme basse à la chorale, pas’que j’avais une voix gravissime, qu’il a dit.

Souriant, Toni se retourna vers le lac, attiré par un glougloutement délicat. Il repensait à son affaire. Deux successions de cercles concentriques formaient des huit à la surface de l’eau. Histoire de ne pas être vu en compagnie des deux apprentis truands, au dernier moment, il avait demandé à Abruto de se charger du règlement.

En nature.

Une belle paire de palmes en béton chacun…


*véridique


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3 - Blacksad



Tous les pigeons sont morts. Ce n'est pas possible autrement.

J'ai appelé mes collègues des autres chaînes. C'est pareil pour eux. Pas une vente depuis ce matin. Des audimats qui frisent le zéro absolu. Rien. Pas un appel.
Si ça se confirme, ce n'est pas grave. C'est gravissime. C'est la fin de tout.
J'ai transmis dans l'oreillette de mes braves présentateurs d'en rajouter encore. Ca parait difficile d'en faire plus mais ils l'ont fait. Ils ont ajouté la flagornerie la plus flagrante au mensonge le plus éhonté. Toujours rien.

Pour vérifier, j'ai demandé à la pétulante assistante de plateau de tomber le chemisier et de se planter devant la caméra. Le CSA a appelé aussitôt. Rien à foutre.
Mais toujours pas une vente.

Je ne vois pas d'autre explication, les pigeons sont morts.
Et comme le disait de manière prémonitoire le directeur commercial hier soir : "Si jamais les pigeons mourraient tous d'un coup, ce serait la fin des requins, hein ?"


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4 - Costic



Les pigeons sont morts. Il y avait le fils. Regard cristallin, crâne oblong. D’une belle taille, mais à l’ossature trop fine, que les voyages n’avaient pas encore eu le temps d’enrober d’une gaine musculeuse. Il était acariâtre. Toujours prêt à en découdre. Il y avait la femelle au plumage miellé. La mère. Profil encore jeune, charpente harmonieuse, avec un bec assez court et solide. Ses yeux ronds n’exprimaient pas grand-chose mais elle faisait preuve d’une flagornerie des plus serviles. Il y avait le plus jeune, le cadet, âgé de six mois, pétulant, remuant et déluré. Plumes rondes, caroncules blanches, nuque déliée, corps élancé et délicat. Il y avait le mâle à la livrée anthracite : le père, vingt ans bien frappés, fourche arrière solide élastique et bien serrée. Père, mère, aîné, cadet vivaient dans la robuste cage, posée sur la terre battue dans un coin de mon jardin. Et derrière le grillage, allongé dans la demi-pénombre, aussi froid qu’inerte il y avait encore un mort, le dernier, celui que je venais de tuer : le faucon pèlerin introduit par Joseph Lazo, mon voisin, notre ennemi insidieux et éternel. Le crime gravissime et odieux ne resterait pas impuni. Ma vengeance serait terrible.


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5 - Arielle



Les pigeons sont morts, plumés et mangés,
un bien triste sort pour ces messagers
pétulants qui ont, sans flagornerie,
en héros risqué pour notre patrie
leur petite vie, bravant la mitraille,
agents de liaison, dévoués samouraïs.

Un poilu sans âme a, pour son malheur
en tordant le cou de ces voyageurs,
pensé relever un peu l'ordinaire
du fade bouillon de la cantinière.

Gravissime erreur, stupide troufion,
les pigeons occis étaient en mission !
Manquant à l'appel on les croit tombés
aux mains ennemies, l'assaut est donné.

Brève échauffourée où l'on ne déplore,
la plume au fusil, qu'un unique mort.
Les pigeons vengés, pleurons sur son sort !


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6 - Palimpseste



"Les pigeons sont morts" lache Dom Fratelli d'une voix sépulcrale en déposant quelques cadavres mouillés devant lui. "C'est tout ce que j'ai pu sauver", marmome-t-il entre deux sanglots.

Dans l'échelle des mauvaises nouvelles, celle-ci entre directement dans la catégorie "Gravissime".

Les pigeons sont notre dernière source d'alimentation depuis que les poissons rendent malade. Quand une grande partie du pigeonnier s'est abimé dans les flots, nous avons tous pris peur. Dom Fratelli s'est porté volontaire pour constater les dégâts et en rendre compte.

Qu'il était bon, le temps où nous élevions des lapins dans la basilique! A l'époque, Gina commerçait facilement alentour. Elle trouvait à échanger nos trésors contre de la nourriture et parfois, suprême délice, contre de la bière! Abusant d'un caractère pétulant autant que d'un décolleté profond, elle arrivait toujours à des échanges avantageux.

Maintenant, ses charmes usés n'arrivent plus à corrompre des chairs de plus en plus rétives. Même en ajoutant à ses déshabillés les plus osés la flagornerie la plus abjecte, la moindre calorie est devenue trop précieuse pour des mâles dont les désirs s'amenuisent au fur et à mesure que les rations déclinent. Qui se soucie encore de l'or, des pierres ou même d’exceptionnelles bouteilles de vin ? Les priorités changent tandis que les bâtiments s'enfoncent de plus en plus rapidement.

Bien que débarrassée de son orgue, la mezzanine ne propose déjà plus une surface habitable suffisante pour notre petite communauté, malgré une taux de suicide cyniquement rassurant. L'annonce de Dom Fratelli permet à chacun d'anticiper une disette propre à accentuer les comportements agressifs, engendrés par la promiscuité.

Nous sommes encore une trentaine, regroupés sous la coupole. Ce soir personne n'aura faim. Mais demain ?

Nous avions l'habitude de tirer au sort celle ou celui chargé de préparer le repas de la semaine. Nous sommes tous conscients qu'à très brève échéance, le hasard ne désignera plus un cuisinier, mais un garde-manger.

Fuir vers un des rares palazzio encore émergé? Sans même imaginer leur situation, sans doute pas meilleure que la nôtre, c'est impensable: un orage a détruit la semaine dernière notre dernière gondole...


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7 - MonsieurF



ACTE I - Scène 1

LaTrique - Les pigeons sont morts.
Riton Portejoie - Merde t’es sûr Latrique ?
LaTrique - Oui Boss, aussi morts que Louis XVI sur la Veuve. Y’sont fait buter par les hommes à Le Bègue, c’matin vers 8h00 sur les Maréchaux.
Riton Portejoie - Il est con Le Bégue ou bien ? Pourquoi y déclare la gurre comme ça, juste avant la Noël ? L’enfant Jésus y connait pas ?
LaTrique - En même temps on y a piqué les clandés, la roulette de la rue Cardo et trois tabacs. Normal qu’il fasse vilain le gars.
Riton Portejoie - Bon on s’affole pas, pour l’instant c’est pas gravissime, y nous reste du cave à dépouiller, et du pain de fesses à vendre ; mais va falloir la jouer fine mon vieux Latrique, très fine.
LaTrique - Oui Patron, oui, parce que la horse c’est mort aussi depuis que le Marquis a pris tout ça en main.
Riton Portejoie - Fais le venir Le Marquis, dans mon bistrot de la Contrescarpe, m’es avis que nous allons avoir des choses à négocier.

ACTE II – Scène 2

Le Marquis – Mon Bon Riton, que me vaut l’honneur de ce sommet ?
Riton Portejoie – Bin voilà Marquis, y’a comme qui dirait une couille dans le potage et du grabuge dans nos affaires. Le Bègue, maudit soit-il sur 7 ou 8 générations, a flingué deux blaireaux ce matin sur mon territoire, maintenant ça va être difficile de vendre de la fesse sur mes boulevards !
Le Marquis – Effectivement c’est fâcheux, mais en quoi cela me chaud ?
Riton Portejoie – Marquis…Si il s’attaque à moi, il va venir chez toi, et ça va faire vilain. Même si tes hommes sont armés comme un cuirassé, pas sur qu’ils soient là au bon moment.
Le Marquis – Sans flagornerie inutile, le moins pétulant de mes hommes reste bien meilleur que le plus excellent des vôtres, mon bon Riton, et je gage qu’ils sauront régler quelques problèmes que ce soit
Riton Portejoie – Avec un excès de plomb dans la cervelle on règle plus grand-chose . Et puis, t’as pas compris Marquis, Le Bégue va pas flinguer tes hommes, mais du quidam, de l’innocente victime, ça va en faire du dégât collatéral moi j’dis
Le Marquis – Fi, nous verrons bien .

ACTE III – Scène 3

Riton Portejoie – Alors qu’est ce que j’avais dit Marquis ?
Le Marquis – Oui en effet, il y a eu du grabuge, une véritable gabegie. Je vous concède mon Bon Riton que vous aviez raison. Aussi je vous accorde qu’il serait bon de nous allier.
Riton Portejoie – Qu’à cela ne tienne ! Mais une faveur Marquis, une seule …
Le Marquis – Oui da ?
Riton Portejoie – Appelez moi encore Mon Bon, et je vous fais une overdose de plomb dans le sang. Le saturnisme que ça s’appelle.


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Contribution du : 01/11/2012 22:24
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Re : CC#5 - 08/07/2012 - Les pigeons sont morts
Chevalier d'Oniris
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On peut encore y mettre sa mine ?

Les pigeons sont morts.
Et moi qui avait passé des jours en flagornerie intéressée. Pas à dire, j'ai pas de chance. Mais qui est-ce qui me fout la poisse comme ça ? Et pourquoi ?
J'étais bien parti pourtant. Elle, je l'avais ferrée fort. Elle avait mordu à pleine bouche, qu'elle avait jolie d'ailleurs. Mais lui, il hésitait encore. Il démontrait encore un pet de scepticisme. Une offre comme ça, c'était trop beau, il n'y croyait pas. Imaginez un peu…
Elle, elle avait le plaisir pétulant. Et lui, le dynamisme d'un crotale digérant son repas. Il fallait savoir les prendre. Et ça monsieur, je l'ai. Je sais comment aller chercher les gens, moi. Je sais s'il faut mordre ou lécher, caresser ou frapper. Ça me vient comme ça, pas besoin d'y penser. Moi, je branche gravissime sur les gens, moi.
Mais là, les pigeons sont morts. Décidément, j'ai la poisse, le mauvais œil. Un accident de voiture, un banal dérapage sur le verglas. Et là, hop ! Envolés mes chances de leur arracher leurs économies. Pourtant c'était bien parti.
Mais vous là. Oui, vous ! Dites, je peux vous parler d'une offre incroyable ? Un investissement sûr, monsieur. Allez, je vous raconte...


Contribution du : 18/04/2013 18:22
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Re : CC#5 - 08/07/2012 - Les pigeons sont morts
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Oups, je pense que je suis hors-jeu, là...
excusez-là

Contribution du : 18/04/2013 18:24
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Re : CC#5 - 08/07/2012 - Les pigeons sont morts
Visiteur 
Bonjour, dowvid,

Je dois vous dire que ces fils ont été conçus comme des fils d'archive de nos participations passées, pour que nos textes soient mis dans une sorte de vitrine, dépouillés des interventions des uns et des autres, qu'il avait été convenu que personne d'autre que leur rédacteur (bibi) n'y posterait, que pour cela, si je me souviens bien, ils seraient d'ailleurs verrouillés le plus tôt possible par un modérateur de bonne volonté.

D'un autre côté, cet atelier d'écriture est voulu pour permettre à chacun de s'y exercer et je ne vois pas pourquoi on pourrait vous interdire d'y participer. Ce serait contraire à l'esprit, me semble-t-il.

Je propose de demander à Tankipass, actuel "responsable" des contraintes contrastes (la fonction est beaucoup moins formelle que le titre que je lui donne) ce qu'il en pense.
Doit-on considérer qu'au-delà de la semaine qui lui est normalement consacrée, une contrainte est définitivement close ?
Si oui, alors je proposerais à un modérateur de supprimer les interventions qui ne devraient pas se trouver sur ce fil, c'est-à-dire tous les posts à partir de et y compris le #2.
Sinon, je propose qu'on réfléchisse tranquillement à une solution permettant de conserver le caractère soigné des présentes archives tout en permettant à chacun d'utiliser encore une contrainte passée.

Quoi qu'il en soit, je vous remercie de me rappeler au bon souvenir de ces archives. J'essayerai de reprendre mon boulot dès ce soir.

Nous nous étions manifestement fourvoyés : les pigeons n'étaient pas complètement morts, ils bougent encore.

Stony

Contribution du : 18/04/2013 19:21
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Re : CC#5 - 08/07/2012 - Les pigeons sont morts
Chevalier d'Oniris
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18/10/2012 17:29
De Lévis, Québec.
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Membres Oniris
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C'est juste que je fouillais un peu à tort et à travers, et je suis tombé sur cette page où on retrouve que 7 textes. Me suis dit que j'étais en retard mais pas fait le lien avec Contraintes-contrastes auquel je participe parfois.
Je ne crois pas qu'il faille éliminer les trucs anciens, toujours intéressant à lire.
Mais cette page qui ne retrace que 7 textes était particulière et je n'ai pas compris ce que c'était...
Mon erreur, ne changez rien...
j'aime bien les exercices d'écriture bien que des fois je n'y comprenne rien, parce qu'en manque de références. Moi, Céline, ou plein d'autres dont j'ai lus des noms sur le forum, je n'ai pas lus. Mais j'aime écrire et m'amuser avec les mots
Bonne journée, 13:30 hres chez-nous, et j'écoute Thomas Dutronc : "Ni dieu ni maître, mais des frites, bordel"

Contribution du : 18/04/2013 19:30
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