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Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
Expert Onirien
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Merci beaucoup à Oniris et à ceux qui en amont le font vivre.

C'est un poème que j'ai écrit il y a trois ans, il a moins vieilli que moi. Assez étonné par cette bonne santé, j'ai pensé à le présenter sur Oniris pour "vérifier" si mon sentiment venait d'une familiarité toute nostalgique, ou si, je l'espérais, il avait su tutoyer l'intemporel et, pourquoi pas, un peu d'universel…

Je ne casserai pas l'imagerie que chacun s'est dessiné pour visionner mes vers, ce texte a une part descriptive assumée, donc relativement explicite, mais tout en laissant quelques latitudes à l'interprétation. Certains auront pu ainsi considérer le narrateur en père, d'autres en grand-père ; et puis d'autres encore auraient envisagé un peu plus de surréalisme ou de "poésie"… Les mise en chair, mise en chaire, mise en scène devaient dire l'advenue effective, mais surtout les visions affectives qu'elles inspiraient au narrateur. En l'incarnant par des personnages bien réels (et même plus puisque transcendés par le "kaléidoscope" des prunelles), j'ai voulu accentuer leur incarnation. L'ici et maintenant cherchait ainsi à se mettre hors du temps et atteindre chacun.

Juste une petite précision cependant, purement informative, mais, comme on l'a vu plus haut, ne prévalant pas de ce point de vue plutôt que de l'autre. Le narrateur est un grand-père, l'auteur en l'occurrence. Je vous avouerais avoir volontairement entretenu une ambiguïté parce que justement, celui-ci est aussi père, comme il a été enfant avant, c'est ce qui lui donne ce recul et le regard large (d'autant plus en tant que grand-père, j'ai privilégié celui-ci) et surplombant qui a vu naître ce poème. L'intention donnant corps à ce texte était de raconter ce qu'il avait vu (cf. l'exergue). Pour ne pas éparpiller le lecteur, le début (1ère strophe + les deux vers suivant) cadrait le récit, ensuite le déroulement des actions se raconte depuis une sorte de fusion entre les trois sources : ce que perçoivent les enfants, ce que voit le grand-père du déroulement scénique, et ce qu'il aperçoit de son propre lieu émotionnel surplombant.

Ce moment d'exception, malgré sa force indéniable, risquait de se diluer dans le temps, l'écriture devait tenter de mieux le tenir, le retenir finalement.

Il y a bien des raisons d'écrire. Dans ce récit, l'intention première était d'inscrire l'exceptionnalité pourtant bien modeste de cette scène. Le moment avait une poésie propre, la plume l'invitait sur un chemin, chacun a profité de l'un au profit de l'autre ; enfin c'était l'espérance littéraire.

***

@Eclaircie – (bcp en EL)
Je me réjouis de votre réception sympathique.

Vocabulaire : le "zibure" est un souvenir d'expression enfantine (pas spécialement argotique, mais plutôt du registre de "La guerre des boutons"), elle était formulée en "à toute zibure", pour dire à toute vitesse à vélo ; j'ai un peu étiré son sens... Nous l'employions dans les années soixante dans la vallée de l'Eure, mais je ne sais pas si elle l'était dans d'autres coins de France. Et puis ce "Croquevillées" est bien un néologisme, si je suis bien le seul à l'avoir imaginé, il faudrait qu'on le propose à l'académie, vous ne trouvez pas qu'il manque à notre langue !...:).)

Je suis heureux que vous ayez pu percevoir mon modeste travail sur la musicalité et la mise en page.

Dans le final, peut-être qu'un vers pourrait être supprimé, pour aller dans le sens de votre remarque, vers moins de prosaïsme : "Moi l'ami le protecteur le compagnon de jeu". Je vais continuer à y réfléchir. Merci beaucoup Eclaircie.

@Gabrielle – (bcp en EL)
Vous avez vu un père en tant que narrateur ; comme je l'ai explicité plus haut, je suis le "confusionniste" qui a induit cette orientation éventuelle. Sachez que votre appropriation me plait, j'y vois le fait d'avoir donné une certaine "malléabilité" à ma formulation.
Ainsi vous avez aimez vous saisir de mes mots, j'en suis ravi, d'autant qu'ils s'entendent si bien avec les vôtres. Merci Gabrielle.

@Lebarde – (bcp en EL)
Un spectacle de rue. Oui effectivement, les premiers gestes scéniques laissent bien souvent le chaland assez distrait. C'était le cas ce soir là, mais une annonce amusante avait été faite et elle avait donné envie à mes bambins de regarder. Leurs parents étaient partis faire un petit tour en amoureux et mon épouse évitant les foules ne nous avait pas accompagnés. Nous étions donc trois, mes deux jumelles de trois ans et moi-même.
Ensuite, le "zoom" sur la "scène familiale intimiste" parallèle à la scène au contraire dévolue à l'extériorité des saltimbanques. Deux moments dépendants se nourrissant l'un de l'autre.

Vous avez apprécié mais !... ces "gaucheries" qui dérangeront un peu votre fête. Oh que vous êtes cartésien sur votre première remarque ! Moi qui lutte contre ce même penchant, je me fais prendre à mon propre évitement. J'ai tenté de larguer les amarres, pour m'arracher à la terre qui m'endiguait, je vous avouerais ne pas avoir longtemps tergiversé sur cette question ; elle m'a effleuré mais l'image que j'avais ici s'imposait, je me voyais comme je l'ai écrit, et puis vous savez mes petits-enfants ne sont pas non plus des faons et pourtant je les vois ainsi…
Quant à la suivante évoquée, elle m'apparaît de façon tout à fait subjective sans geste forcé, je crois d'ailleurs qu'elle aurait pu s'écrire dans le sens conventionnel "prunelles mignonnes" sans préjudice particulier.
Et enfin, la grandiloquence du final, je suis étonné non pas que vous ayez perçu une évolution du ton, mais plutôt que cela vous ait dérangé. Dans ce dernier pan du regard, le "dézoomage" se produit pour passer de l'intimité à "l'universel", mais je comprends que le "saut" est assez osé, surtout dans son versant transcendantal…

Merci beaucoup Lebarde. (merci aussi pour cette pièce de plus en Edit.)

@Papipoete – (bcp+)
Je suis touché que vous m'ayez lu avec très vite vos propres fonds sonore et visuel invités. C'est très plaisant en tant qu'auteur de se sentir, à la fois entendu dans nos propres émotion et authenticité, et catalyseur d'une réminiscence réjouissante.
Nous avons donc fait ces parcours ensemble (vous depuis le père et moi depuis celui du grand-père, c'est amusant cette inversion car j'ai cru comprendre que vous me devancez d'une petite vingtaine d'années…:).), de part et d'autre de notre rencontre dans nos mots ; un très bon moment dont je vous remercie de tout cœur. A bientôt Papipoete (je n'ai pas réussi à ne pas mettre de majuscule à votre pseudo, vous ne m'en voudrez pas ?)

@Annick – (passio)
Malgré votre peu de disponibilité, mon poème vous a "happé". Ce que vous m'en dites en trois mots est tellement dans la justesse, si proche de mon intention que je ne sais dire de plus. Oh si peut-être, sûrement, votre adoption de mes mots, dans leur entièreté, tout simplement, dans l'émotivité épurée, est un de ces cadeaux précieux pour lequel le geste de l'écriture, s'il n'en est l'initiateur, en est une récompense indiscutable. Merci "passionnément" Annick.

@Hersen – (bien-)
Tu n'as pas été emportée par ma façon de composer le poème alors que tu as été sensible à l'évocation envisagée.
Je veux t'entendre et comme dans ton franc-parler tu ne te "démontes" pas, je t'avouerais avec été un peu secoué. Rien de grave, d'autant que ça m'est bien utile, tu l'exprimes puisque tu l'as senti, tu ne peux pas être la seule. Alors j'aimerais en savoir un peu plus. Sans chercher à te convaincre par des explications, je vais plutôt tenter de te reposer quelques questions (afin de ne pas me reposer sur les tiennes…).

Tout d'abord ce terme "expectative" qui t'interloque. Son sens est approprié ("Attente qui repose sur une promesse ou une probabilité." Cf. CNTRL) et pourquoi ne serait-il pas dans le champ lexical ? Tu le trouves peut-être un peu trop "psycho", non je ne vois pas en quoi il est "à côté" !
Et ce "vibrure" que tu proposes, ce serait en lieu et place de "zibure" ? Vois ce que j'en ai dit ci-dessus plus haut, j'espère que l'éclairage te sera suffisant.

Tu as fait partie de ceux qui ont vu un père au centre de la scène, très bien, je te redis mon assentiment.

Là où je reste plus circonspect, c'est sur cela : "Je ne dis pas que l'histoire n'est pas touchante, mais si je parle de poésie, tu pouvais l'exacerber.". C'est un grand sujet que tu invites dans cette phrase. L'endroit n'est pas le meilleur pour le développer. Je dirais simplement que sûrement il y a possibilité d'exacerber "poétiquement" un propos, mais ça n'est pas une façon absolue de "faire marcher" un récit, lui donner une démarche pertinente. Dans ce poème, je voulais qu'à partir de la poésie intrinsèque d'une modeste respiration de vie humaine, l'évocation trouve des ailes, mais en restant malgré tout "les pieds sur terre". On pourrait presque dire que la poésie précède et suit l'intention ; lui donnant ses ailes, elle l'envolerait à sa convenance ou à sa nécessité.
Si bien que le fait que le narrateur ait "les pieds sur terre" me paraît une des positivités du poème. Si je m'en dispensais, je ne dis pas que ce serait mieux ou moins bien, non, mais que ce serait un autre poème (d'ailleurs, tu m'as donné envie de m'y pencher…). L'intention ici était justement d'appuyer par un certain réalisme une émotion énorme, comme pour lui donner une existence la plus saisissable possible, avec le moins possible d'évanescence "poétique".
Merci beaucoup Hersen de ta franchise et de ton regard exigeant.

@Leni – (passio)
Toi le saltimbanque, tu t'es retrouvé dans mon spectacle. Là en tant que public connaisseur, tu as vu et apprécié et même plus quand je t'entends dire "et un fait divers banal devient tendresse par un coup de magie du poète"…
Tiens et puis tu me rappelles cette expression sœur de mon "à toute zibure", ce "à tout berzingue" bien dans la même veine nostalgiquement sympathique.
Un grand merci pour cette confidence connivente Leni.

@Senglar – (passio)
Je ne voulais pas trop m'emporter afin d'asseoir mon évocation dans le vécu très réel, (aux dommages de Hersen, et d'Eclaircie et de Lebarde, qui ont trouvé dans le final une distanciation un peu trop marquée). Heureusement, tu es là avec ce cadeau, où tu fais jaillir de mon poème de la transcendance.

Je ne te dirais pas qu'elle n'y était pas bien implantée sous couvert des mots tendres, à l'abri sous le regard attentif. Je voulais effectivement porter un œil infra-rouge, capable de déceler sous le simple, la vie des importances qui nourrissent le quotidien. Tu m'aides dans cette tâche ardue avec la générosité qui te fait grand. Si bien que je me retrouve dans les vecteurs existentiels que tu convoques. Le trio "quasi" religieux, le spectacle profane qui va induire tant de matière de se réjouir, la "colossalité" des cathédrales comme expression de la bonne volonté humaine, l'immémorial, le ciel qui éclaire et oxygène, signale l'infini flottant au-dessus du néant, etc… jusqu'au paganisme que tu devines.
Par toi, je viens d'exploser, j'ai des étoiles pleins les yeux (je l'ai bien cherché à requérir "l'infini du ciel" que tu évoques…).

Pour le coup d(e)u dé, il n'est pas fortuit. Il s'est présenté physiquement à moi, je ne pouvais le négliger d'autant que j'y ai appuyé mon dos et... mon poème. Le jeu pouvait s'élancer ainsi.
Merci beaucoup Senglar.

@Robot – (bcp)
"Simplicité, candeur, complicité", des mots qui, drainés par le regard enfantin, vont installer l'écriture.
Vous êtes dans la même approche que la mienne, vous le redites dans la phrase suivante : "Le récit rend bien cette idée de prendre ce qui est présenté sans analyse mais par absorption de ce qui est offert au regard". Je vous emprunte vos mots, ils disent si justement le chemin que j'ai emprunté.

L'intemporel se manifeste dans nos consciences par les rapprochements de souvenirs qui, manifestement, étaient du même registre, et souvent du même calibre.
Merci beaucoup Robot.

@Davide – (bcp)
Quelle fine et complète analyse ! Tu proposes là une sorte de retour sur images où ton regard reconstruit mon intention littéraire. Tu m'as ainsi replongé dans un souvenir que je voulais inscrire dans le temps par des mots, celui de cette soirée, mais plus encore, tu m'invites à refaire le parcours de la gestation du poème.

Ainsi tu as bien remarqué l'inversion des rôles où le regard se porte sur le triptyque des enfants, et du narrateur qui regarde un autre spectacle.
Spectacle dans le spectacle, la clé de voûte narrative était là. Merci de ce judicieux ciblage.

Tout ce que tu soulignes dans "Il n'y a rien que je n'ai pas aimé dans ce poème, tout est joliment exprimé, suggéré ; la trame narrative, avec ces vers isolés, s'effile sans accroc, harmonieusement. On sent tout le travail derrière." me pousse à ne pas en rajouter, tu as tout dit dans ton commentaire. Merci beaucoup Davide.

@Cat – (bcp+)
Tout d'abord, je suis ému de la façon que tu choisis pour me donner ton avis sur ce poème. En me gratifiant de " poète, protecteur autant que doux et aimant, fondant de bonheur à partager d'inoubliables moments avec ses (petits) enfants.", tu me réjouis simplement. Parce que vois-tu, je ne sais pas si quand j'écris comme cela je fais "de la poésie", mais ce qui me fait très plaisir c'est que l'on m'entende "poète". Dis autrement, je ne cherche pas à prendre une attitude, mais je voudrais donner de la couleur ou parfois encore plus modestement du contraste aux "choses de la vie".
Comme tu l'évoques, ces "prétextes" circonstanciels, ces occurrences qui invitent à "poétiser", sont d'abord des vecteurs de partage et d'émotions, j'en use avec plaisir, parfois avec délectation, j'espère ne pas en abuser, aux lecteurs de me le dire. Merci beaucoup Cat.

Contribution du : 27/08 10:09:31
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Ah ah, Vincente, alors comme ça, hersen t'a démonté !

elle aurait dû faire attention !

mais tu sais que tu es l'un des auteurs ici les plus agréables à commenter car tu es ouvert sur tous les points de vue. Le sachant...

Bien plus sérieusement maintenant :

J'ai expliqué dans un autre fil que la première lecture était pour moi primordiale ( et tu abondais dans mon sens) et en général, mes coms représentent largement 80% de ce que m'a laissé, en bien ou en mal (bien que ces deux mots soient très relatifs) cette première lecture.

D'où les deux points importants que tu cites, même si à des niveaux différents dans l'écriture :

- Expectative. Naturellement que sémantiquement, il n'y a pas de problème. je ne reproche pas le sens du mot, mais à la fois comment il "sonne" et le sens plus actuel qu'on lui prête aujourd'hui, plus présent dans le milieu économique.
ce mot ne m'a pas préparée à recevoir un poème sur deux bouts de chou fascinés par un spectacle de rue et un adulte en ayant la charge fasciné par leur émerveillement. Poétiquement, dans le contexte, je le trouve pauvre en poésie (mais je ne dis pas qu'l ne faut pas l'utiliser en poésie, je parle bien de ce cas présent puisqu'il n'y a pour moi aucun mot interdit en poésie.
Mon sentiment est qu'il n'est pas raccord.

- Ce poème est pour moi un mise en abîme du spectacle : les enfants regardent un spectacle et par ce fait, par leur émerveillement, offrent un spectacle à l'adulte. Et voilà, c'est là où que ça coince grave : tout le tralala protecteur, même si je le comprends dans l'absolu, ici avait moins sa place; le spectacle, toujours le spectacle... Tu as pour moi interrompu ce spectacle par cette fin "responsable".


Je peux être la seule à penser cela, mais ça ne m'empêche pas de le penser

Pour zibure et vibrure, là , tu vois, on ne va pas se battre, les deux sont marrants :)))


Contribution du : 27/08 13:31:48
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Ah merci Hersen, là je vois clairement ce que tu soulignais. Est-ce que ton trait était trop délicat pour qu'il m'apparaisse aussi clair que maintenant, je sais pas ? Mais ce "responsable/protecteur"
qui casse "le spectacle", je le vois évident désormais.
Je dirais même mieux, il faut que je rende son apparition beaucoup plus discrète. Je vais y travailler..

Pour les deux autres points. Eh bien, c'est OK.
Merci encore.
Vincente

Contribution du : 27/08 14:51:33
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Contribution du : 27/08 15:01:44
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Émue de t'avoir ému, Vincente ! Mais ce n'est pas de ma faute si tu es poète dans l'âme...

Par contre, en acceptant de revoir ton poème, afin de gommer le côté protecteur comme te le suggère hersen, tu m'exposes à un dilemme. Car pour moi, c'est justement ce côté protecteur qui est l'épine dorsale de l'histoire, celui autour duquel s'est bâti mon ressenti.

Peu m'importe le spectacle auquel assistent les trois protagonistes, il n'est ici que prétexte à allumer des lumières dans les yeux. Car moi, ce que ton poème me donne à voir, c'est le bonheur du papa-papy faon (donc le protecteur, mais cela aurait aussi bien pu être la maman-mamie ou tout autre adulte garant de la sécurité des enfants) devant l'émerveillement de ses petits, et du coup, son propre émerveillement de partager un moment aussi particulier avec sa descendance, avec la chair de sa chair...

Moi je trouve attendrissant les hommes qui savent laisser leurs yeux se remplir d'eau...

Enfin, je ne sais pas si je me fais comprendre (?)

Au plaisir de partager avec toi nos impressions, car jamais tu n'abuses avec ta palette de couleurs. Tu sais toujours doser avec beaucoup de tact et de cœur.


Cat

Contribution du : 28/08 10:18:02
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Bonjour Cat,

Tu te fais très bien comprendre, en tous les cas par ce que tu dis là, je pense très bien te comprendre.

Et, non seulement je te comprends, mais je suis aussi pleinement d'accord avec toi. Le sentiment qui m'est venu à l'esprit quand mes petits se sont "croquevillés" contre moi, c'était tellement ça que l'idée du poème que je "me devais d'écrire" m'est venue dans les instants qui l'ont suivi. Donc oui, c'est bien essentiel dans mon intention de le faire perdurer dans l'écrit.

En prenant en compte la remarque de Hersen, j'ai aperçu la connotation "juridique" du mot protecteur, celui du tuteur "administratif" et responsable. Mais je suis évidement dans un champ tellement plus vaste et moins "technique", qu'il ne faut pas que ces notions s'accaparent le devant ; c'est pourquoi, je pense lui chercher (je ne le tiens pas encore pour l'instant) un terme qui évoque de façon plus discrète, mais avec autant de force cette attention protectrice.

Merci Cat de cette réaction précieuse, précise, et fine.
Vincente

Contribution du : 28/08 10:52:47
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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J'espère que tu prendras beaucoup de plaisir à chercher ce mot plus discret que protecteur mais tout aussi percutant.

Je me suis essayée à l'exercice, et voici les synonymes trouvés, sans être toutefois pleinement satisfaite car il y en a un d'insaisissable qui rôde autour de mon clavier sans que je puisse lui mettre l'encre dessus :

le bouclier – le défenseur – le champion -
le fondateur – l'ancêtre – l'ascendant – le modèle -

Tu me diras ?


Cat

Contribution du : 29/08 09:37:16
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Cat, j'apprécie ton geste "participatif" et donc tes propositions, mais comme tu le suggères, il y a un autre terme qui reste tapi, prêt à se montrer.
Après bien plus de plaisir que de souffrance en effet, grâce à ton "bouclier",mais pas si facilement que ça, j'ai trouvé : "rempart". J'ai réfléchi cependant à le placer en premier dans la hiérarchie du vers pour qu'il soit en cohérence avec un "ordre" de nécessité vitale. Il s'accorderait avec celui suivant qui place "le grand", avant "le père" et avant "l'enfant", dans une contre-chronologie accordée à cette nécessité. Mais la rythmique du vers est moins agréable, et le sens "solide" qui est centré comme une clé de voûte, bien approprié, donc je l'échange tout simplement en lui conservant la même place. Et puis "l'enceinte" me plaisait aussi beaucoup pour son double sens intéressant, celui qui protège parce qu'il enclôt, mais surtout celui qui, par cette protection, donne la vie (un rêve masculin de féminité réalisé par procuration...). Mais il a aussi une connotation restrictive, car un enclôt ça bride et limite, ce qui n'est pas l'intention ici, elle est plutôt d'endiguer les adversités. Ce qui donne :

"Nos trois cœurs battent le même rythme
D'une mesure fine qui dessine sens et que j'inspire
Moi l'ami le rempart le compagnon de jeu
Je suis aux anges avec mes chérubins chéris
Moi le grand le père l'enfant
Qui se délecte du triptyque délicieux
Que nous formons dans l'infini !
"

Merci de tout mon cœur à vous deux Hersen et Cat, mes coproductrices...
Vincente

Contribution du : 29/08 12:25:08
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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Coucou Vincent,

Ton raisonnement donne un excellent résultat, j'adhère !...

Je pensais comme toi, le rempart en première place sur le vers, mais j'applaudis ton sens inné de la rythmique.

Quant à l'enceinte, et son rêve masculin de féminité, waouh, quoi !!!... Dommage son côté enclos restrictif, car elle proposait une ampleur magnifique par son sens élargi de ce rêve.

Merci pour cet échange dans la forge du poète, un vrai bonheur...


Cat

Contribution du : 30/08 08:44:00
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Re : Ce que vous avez vu dans ces Prunelles...
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j'adhère aussi (moins "juridique" comme tu l'as relevé :))

Contribution du : 30/08 09:24:31
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