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Épitaphe ratée... ou pas.
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Coucou à tous, pour cette occasion spéciale pour moi, redondante pour d'autres.

Une fois n'est pas coutume, je suis à peu près à l'heure pour remercier. Sachant que je ne serai pas trop présente pour le Nouvel An, je tenais à prendre ce temps avant, surtout compte tenu de la teneur différente de mes remerciements cette fois-ci.

Merci, donc, une énième fois, de m'avoir laissé vivre le plaisir des commentaires oniriens.

Ça a été un échec sur bien des points de vue. Ça m'a perturbée, le temps d'une passade "pourquoi tant de haine ?", puis ça m'a presque plu. Ne pas plaire, c'est une école pour l'écriture, vraiment. Je remercie donc les critiques négatives pour leur honnêteté.

Je remercie toutes les critiques particulièrement positives (hersen, notamment, et puis, évidemment, Cat et Automnale, qui tout en étant honnêtes devaient surtout chercher à me réconforter).

Maintenant, j'aimerais poser une question. Qui dépasse largement mon texte, qui dépasse largement vos lectures (autrement dit, je ne dis pas que toutes les critiques négatives sont concernées), et tout ce qui fait de vous des êtres critiques et intéressants :
Êtes-vous réellement prêts à recevoir un texte qui ne vient pas de la région de votre français maternel, de votre français de cœur ?

Cat le dit bien (et non, ce n'est pas le fait qu'elle m'ait collé un "passionnément" qui me convainc, mais la certitude d'avoir été comprise entre ses analyses) : "j’ai l’impression que tu t’autorises de plus en plus à être toi-même, tout simplement, ne serait-ce que par les expressions typiquement québécoises".
Je suis moi dans ce texte. Non, Widj, ce n'est pas un vieux brouillon abandonné puis dépoussiéré. Il est sorti il y a quelques mois à peine, après que mon père ait mentionné, en voiture, le sort de cette rivière Lairet, réellement enfouie sous le bitume dans les années soixante. C'est un texte qui m'a fait du bien. Et je l'aime. J'avais pris l'habitude de ne vous soumettre du québécois qu'en dialogue. Pour une raison ou pour une autre je ne m'en contente plus.



Il est normal que la trop profonde appartenance d'un vocabulaire, d'une tournure, vous empêche de bien apprécier le style d'un texte, consciemment ou inconsciemment. C'est souvent mon cas. Dites-le, ne vous gênez pas, ça ne fait pas de vous des lecteurs ou des êtres médiocres.
Mais je tiens à dire que personnellement, lorsque je ne comprends pas une expression venant typiquement de France ou de quelque autre partie de la planète où on comprendrait pourtant par millions ladite expression, je prends la peine de chercher sur Google. Et j'avoue que j'aimerais que l'on me fasse cet honneur.

Écrire le français du Québec où il neige enfin, écrire le français du Maroc, du Sénégal, de la Suisse, de la Bretagne ou de la région de Marseille, ça n'a pas de différence. C'est écrire en français. Un des français. Pas une perversion du français "ultime" de la France, juste une variation, un français qu'on connaît, qu'on parle, qu'on crie et qu'on pleure depuis sa naissance. Et ce n'est pas maladroit, ni malhabile, ni incorrect.

Je n'aime pas le juron "putain", ni l'expression "fait chier", que je retrouve très souvent dans vos textes et dans vos commentaires. Si je devais mentionner l'incongruité que revêtent ces tournures à mes yeux de Québécoise aussi souvent qu'on soulève mes "en maudit" ou mes "ça", mes "pis" ou mes "eux autres", j'en aurais pour des décennies. Et après quelques textes seulement j'en ai assez, croyez-moi.

J'écris en québécois. C'est triste si ça vous dérange, et c'est gentil et courageux de continuer de me lire quand même. Mais je n'écrirai jamais en français de France. Et je n'écrirai jamais comme vous voulez, que je sois bien cotée ou non. Pour moi, comme pour une auteure génialissime de ma connaissance qui a à peine réussi à être publiée ici, un "bonnet" à mettre sur la tête, ça sera toujours une tuque. Un "bonnet", pour moi, ça me parle soutien-gorge. Et c'est la même chose pour quelques millions de personnes.

La "main courant d'air", ce n'est pas du québécois plus que ça, c'est vrai. Je l'aime bien quand même, je suppose que ça voulait dire quelque chose de particulier pour moi. Mais ça ne change rien à l'essentiel de ce que ce texte a mis en lumière.

J'écris dans la neige, j'écris dans mes yeux à moi. Les expressions plus typiques (et je suis parfaitement consciente qu'on ne sait pas nécessairement que l'on se trouve devant une expression plus typique), elles peuvent vous freiner, mettez-moi un commentaire négatif pour ça, je vous comprendrai parfaitement, même si de l'autre côté de l'Atlantique on oserait rarement discriminer vos tournures, pourtant nées de la même humanité, de la même nécessité du langage, de la même façon. Mais je sais (et jetez-moi autant de pierres que vous voudrez pour mon manque d'humilité), que j'écris bien, et que je n'écris pas "maladroitement" ou en surjouant.

Si vous voyez du maladroit, dites-vous que c'est du maladroit profondément pensé dans une réalité qui est ou qui n'est pas la vôtre, comme je me le dis souvent moi-même en lisant d'autres gens. Si ce sont les québécismes ou la voix québécoise qui vous gênent, avouez-le moi, et avouez-le vous. Parce que j'ai beau relire et relire mon texte avec toute la bonne foi du monde, et en ayant recours à des avis extérieurs, tant québécois que français, je n'arrive pas à y voir quelque chose d'autre que quelque chose de moi, de moi qui ne force pas, contrairement à ce que bien des commentateurs suggèrent. Je n'arrive pas non plus à y voir quoi que ce soit de si différent de mes précédents textes mieux accueillis. Remarquez, les modes passent.

Bien sûr, peut-être que vraiment bien écrire c'est posséder le mystère de l'écriture universelle. Je ne sais pas.


Mauron : Je vous remercie pour votre analyse tout en douceur. Vous me semblez être entré très respectueusement dans l'esprit de la nouvelle, et j'en suis plus qu'honorée. Au plaisir de vous relire bientôt.

Donaldo75 : Eh bien, à une prochaine fois. Je vous remercie pour votre honnêteté, et pour avoir tenté une seconde lecture. Je me permets seulement de dire qu'un thème s'explore très souvent mieux en surface qu'en profondeur. La notion de profondeur est relative, mais il est très important pour moi que vous me laissiez une idée de votre notion à vous. Merci.

Pascal31 : Votre commentaire m'est très bon et très utile. Merci.

hersen : Je suis très heureuse que cet intermède vous ait plu. La vie de famille au quotidien, c'est l'une des principales choses qui m'habitaient en écrivant. Je suis heureuse et reconnaissante que vous l'ayez dénichée. Au plaisir de vous relire tout bientôt.

carbona : Vos commentaires sont toujours en tel cadeau pour la relecture ! Merci d'être passée, mes notes sont prises, comme toujours ;)

Pepito : Désolée de vous avoir déçu cette fois. Restez aux abois, on ne sait jamais quand je pourrai raconter la vie d'un cadre de banque. Personnellement, au lieu d'un défi, je vous propose un pari : une civière est-elle ou non impliquée dans le déroulement de ma prochaine nouvelle ?

widjet : Vous êtes un vrai ami littéraire, l'honnête est franc personnage qui me laisse sentir à quel point vous auriez voulu aimer ce nouveau texte. Merci du fond du cœur. Je n'ai pas forcé le trait, surtout pas en écrivant ce texte en une demi-heure, mais qu'un lecteur ait senti le trait forcé, cela revient au même et je le sais. J'espère vous retrouver au prochain tour. Je suis personnellement en train de tâtonner dans vos univers moins "sentimental/romanesque", en espérant y comprendre suffisamment pour savoir vous commenter à votre juste valeur.

Automnale : Pendant une phase de frayeur, je me suis réfugiée dans votre commentaire comme dans les jupes de ma mère. Ça m'a fait tellement de bien que vous me pardonniez une première lecture décevante. Un feuillage chouchouté, c'est un feuillage dont on prend soin. Comme vous prenez soin de moi, la fourmi de deux décennies.

Wall-E : Vous pouvez certainement vous exprimer ainsi. Je me permettrai simplement de dire qu'une intrigue ne fait pas une histoire, et que par conséquent je me repose rarement sur une intrigue (ce que vous pouvez me reprocher, bien sûr, surtout quand le style en lui-même vous déplaît). À une prochaine fois, j'espère.

Salamandre : J'aime que vous ayez vu dans ce texte un extrait de roman. Un écriture qui prend des risques, sur ce site c'est peut-être l'une des meilleures définitions qu'on puisse trouver. Je suis bien d'accord pour le titre, c'est ma bête noire pour toutes les nouvelles. Merci infiniment.

vendularge : "Votre langage vous appartient et il dit". Merci pour cette générosité, et pour cette ouverture. Je ne vous connais pas mais je vous embrasserais bien ;) J'aime la façon dont vous avez abordé le texte, en ne tentant pas de le réécrire mais sans lui donner d'excuses. À une prochaine fois.

Coline-Dé : C'est vous qui êtes inimitable. Vous avez le don de voir de la tendresse là où il y en a. Je suis jeune mais je sais déjà qu'il vous faut en profiter à fond­. Je vous dis merci du fond du cœur.

Cat : Mais t'en n'as pas assez de me faire pleurer à chaque commentaire ? ;) Je te promets une chose : je m'affranchirai toujours. Et tu m'y a aidée sur ce coup-là. Je t'embrasse.



J'espère n'avoir vexé personne, mais surtout j'espère n'avoir fait douter personne sur Oniris du plaisir et de l'honneur que représente pour moi la possibilité de publier sur ce site. En espérant de tout cœur que nos langages, littéraires et géographiques, s'accorderont mieux la prochaine fois.

Alice

Contribution du : 30/12/2015 12:59
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Écrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas, il n'est qu'écriture.
-Jean Cocteau
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Voilà enfin un plaidoyer de la francophonie qui dit l'essentiel : Quelle que soit la façon dont on parle, où que l'on soit dans le monde, notre culture est à la base de tout. De la compréhension de l'autre.
Le Français n'est guère réputé pour son aptitude à parler d'autres langues. J'espère de tout coeur que ce n'est pas par désintérêt. Car parler un français "d'ailleurs" m'a toujours fait rêver, puis voyager, puis apprendre d'autres langues. Se figer uniquement dans notre petit univers,on le voit aujourd'hui de plus en plus, ne mène nulle part.

Alice parle de différents pays francophones. Mais que dire de nos régions, ici sur le vieux continent, quand dans un magasin on me demande si je veux un cornet, celui qui est derrière moi, voyant mon embarras me traduit : il demande si vous voulez une poche, je m'exclame alors, ah, oui, je veux bien un sac ! Et il n'y a pas d'océan entre ces régions, juste peut-être des malheureuses rivières au-dessus desquelles on a fait des ponts pour que passe le TGV, pour "désenclaver."


Je n'aurais pu le dire mieux, Alice. Alors un gros merci.

Bonne Années enneigée.

hersen

Contribution du : 30/12/2015 13:35
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Un petit plus pour les régions à désenclaver, fort judicieusement mises en lumière par vous, chère hersen. J'avais effleuré la chose avec Marseille, mais Dieu sait qu'il y a plus à dire (chez moi, ça sera entre les Franco-ontariens, les Acadiens, et des dizaines d'autres). Pour avoir hébergé plusieurs Français issus de diverses régions dans la maison de mon père qui a dû passer la moitié de sa vie d'adulte en France, je sais à quel point la diversité de langage y est riche.

Édit : J'ai failli manquer le gentil et riche commentaire de Pouet avant d'essayer de dormir quelques heures (mes insomnies deviennent pour le moins incontrôlables, presque huit heures et pas l'ombre d'un bâillement).
Mes commentaires concernant la langue ne touchent évidemment pas tout ce qui a pu être relevé ou senti comme lourdeur ou défaut stylistique. Je ne cherche pas à m'abriter derrière un océan :P Mais si je cherchais un dénominateur commun dans les incompréhensions ou les blocages, je tombais là-dessus, et comme l'une de mes amies avec déjà expérimenté cela encore plus clairement...
Votre travail doit être plus qu'intéressant, je le sens à la façon dont vous semblez comprendre parfaitement ce que vous faites. Ma mère travaille énormément avec des gens souffrants de problèmes mentaux de ce genre et j'ai pu profiter de l'extraordinaire vision des choses de certains de ses protégés à travers les histoires qu'elle raconte. Je vous souhaite plein d'émerveillement dans cette partie de l'humanité qui n'a peur de rien.
Merci beaucoup d'être passé :)

Contribution du : 30/12/2015 13:46
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
Maître Onirien
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Bonne année (sans S) enneigée.

je réagis trop fort, sans doute, j'en perds mon orthographe...

Contribution du : 30/12/2015 14:14
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
Maître W
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J’hésitais à vous (te ? Je sais plus à force) répondre.

Pourquoi ai-je le sentiment que votre longue explication d’entrée me concerne directement ? (encore mon égo qui me joue des tours, sans doute)

« J'écris en québécois. C'est triste si ça vous dérange, et c'est gentil et courageux de continuer de me lire quand même ».

Je ne suis ni dérangé, ni gentil, ni courageux (courageux de quoi, je me le demande), ni vexé.
Et plus que tout, je ne demande pas à ce qu’on écrit comme je voudrais. Jamais.

Ce que j’écris sur votre texte comme sur tous ceux que je commente, n’engage que moi. Ce n’est en rien la vérité si ce n’est la mienne.
Ainsi quand je dis « Alice recherche trop, force trop le trait… », ce n’est que moi qui le dit et personne d’autre. De grâce, ne faite pas comme la plupart des gens ici qui me demandent de préciser systématiquement des « selon moi, à mon humble avis,… ». Des fois, je pense à le faire, des fois non. Mais ça ne change rien : c’est l’avis d’un type. Juste ça.

Enfin, merci de ne pas résumer mon avis à mon interrogation sur une ou deux expressions que je n’ai pas comprise.

Mon seul baromètre, c’est mon palpitant. Il m’est arrivé maintes et maintes fois de ne pas voir pleins de maladresses, car j’étais trop occupé à vivre le récit, trop ému en somme.
Ce ne fut pas le cas pour ce texte. Pas si grave. On ne va pas en faire un fromage, hein ? (expression bien française).

« Je n'arrive pas non plus à y voir quoi que ce soit de si différent de mes précédents textes mieux accueillis »
Peut-être que c’est juste une question d’humeur (de ma part), de moment, (de mode je ne pense, pas je n’ai jamais été à la mode de quoi que ce soit).
Enfin sauf votre (ton) respect, j’estime que l’auteur n’est pas forcément le mieux placé – et malgré « toute sa bonne foi du monde » (qui reste à démontrer) – pour pouvoir juger de son œuvre.

Bravo pour ce nouveau succès quoiqu’il en soit.

W

PS : un vrai ami littéraire ? Bah merd’alors, j’ai rien demandé, moi !

Contribution du : 30/12/2015 14:37
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Bonjour Alice,

Je suis surprise par votre post car j'ai l'impression d'avoir raté un épisode. Ben oui je n'ai pas perçu la présence d'expressions québécoises à part sans doute "puer en maudit". Y en avait-il d'autres ?

Carbona, curieuse...

Contribution du : 30/12/2015 14:48
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Lettre à ma petite fourmi de deux décennies

Ce que tu viens d’écrire, là, sur ce forum, est une magnifique déclaration d’amour à l’écriture.

Quel coup de poing ! Quel uppercut ! Quelle énergie ! Quelle façon de remettre les pendules à l’heure et les points sur les « i » ! Quelle formidable façon de réveiller les morts !

Ton écriture est unique, ma petite fourmi. Tu la défends, mieux que personne, contre vents et marées. Comme la tempête de mon pays, tu t’es levée… Tel le condamné qui tient tant à la vie, tu t’es bagarrée. Et tu as gagné. C’est exactement de cette façon qu’il fallait réagir. Bravo !

Des critiques sévères ont réussi à te perturber, à t’attrister… Et voilà que, derrière mon écran, je suis, à mon tour, perturbée et attristée… Ai-je essayé de te réconforter ? Peut-être… Mais c’est surtout, ma petite fourmi, parce que je crois en ton avenir littéraire. Et je suis absolument certaine - pour une fois - de ce que j’avance. Qui ? Mais qui, à vingt ans seulement, écrit ou écrivait aussi bien que toi, avec tant de force, de sensibilité, d’intelligence, d’imagination, de poésie, d’originalité, de caractère ? Qui ? Qu’on me le dise !

L’Epitaphe n’est certainement pas ratée, loin s’en faut… Tu aimes ce texte, d’autres - dont moi - l’apprécient infiniment. Tu n’écriras jamais, dis-tu, comme certains le voudraient. Ah, mais j’espère bien... Tu n’es pas comme les autres, ma petite fourmi… Tu as un plus… Un immense plus… Un gigantesque plus… Ce qui fait que ton écriture - ta passion, ton oxygène, ton chemin de vie - possède une véritable signature. Surtout, surtout - et surtout -, ne la change pas, ne change rien… Ne change pas, ma petite fourmi. En aucun cas.

Et dépêche-toi de m’envoyer (je règlerai les frais de port et tout et tout !) ta première publication.

Automnale

Contribution du : 30/12/2015 15:10
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Hello Alice ! Bravo pour cette affirmation de ce qui t'importe. Oui, tu écris comme toi seule, d'autres auraient dit ça autrement, mais heureusement, c'est toi qui écris ce que tu signes ! Je veux dire par là que ce sont souvent les aspérités qui font qu'une écriture n'est pas lisse et académique, du genre de celles sur qui personne ne trouve rien à redire parce qu'il n'y a rien à en dire : elles sont parfaitement françaises et ... parfaitement insipides !
Elles pâtissent de la résurgence du scolaire où on a surtout appris à "ne pas". C'est ce dont il faut parvenir à s'affranchir si l'on veut "écrire" vraiment... Sinon, ce serait comme penser qu'on peut devenir Monet en s'appliquant à colorier sans dépasser !
Et quel dommage ce serait de ne pas profiter à plein des subtilités et richesses variées des parlers différents. Les tournures québecquoises me ravissent tellement que j'en emprunte parfois, tout en me disant que je ne suis pas légitime à les utiliser, mais tant pis pour la légitimité !
Je ne vais pas m'interdire les frites sous prétexte que je ne suis pas belge ou la paella parce que je suis née ailleurs qu'Espagne !
Alors je ne peux que te conforter dans ta persévérance à écrire du Alice et rien d'autre : voir naitre un écrivain est pour moi un vrai bonheur !

Contribution du : 30/12/2015 15:20
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Décidément, je ne dormirai tout simplement pas aujourd'hui. Tant pis, ça me prépare pour le réveillon de demain.

Widjet, ce n'est selon moi pas vraiment une question d'ego, mais tant mieux si vous (toi :P, c'est comme tu veux, moi je sais jamais, j'ai été élevée pour jamais savoir avant le plus vieux) ou d'autres vous sentez concernés... c'est vaguement le but quand on "pète sa coche" (expression typiquement québécoise ;)) en forum. Avec toute la bonne foi du monde (qui reste effectivement à prouver parce que c'est gros comme hyperbole, mais qui est sentie, ne vous méprenez pas), je peux dire que cette diatribe n'a vraiment pas pris sa source que dans votre commentaire. Je distingue par ailleurs les critiques négatives purement littéraires du reste, évidemment, je ne dis pas que ce texte est parfait et que vous, bande d'ignares, ne l'avez pas assez compris. Je l'aime juste bien tel qu'il est, et je suis honnêtement très heureuse d'avoir votre avis peu importe sa teneur lorsque je publie sur O, c'est tout. Et comme le plus je me laisse aller au québécois le moins on aime (non pas stylistiquement comme certains peuvent le croire en toute bonne foi, mais linguistiquement parfois) je me contente d'exprimer mon point de vue sur cette tendance, que j'ai également pu observer sous les textes d'autres auteurs du site de diverses cultures, et ce, même dans les commentaires positifs.
Ne vous en faites pas, va, non ami littéraire si ça vous gêne, disons honnête et utile personne qui (semble-t-il) veut le bien de mon écriture ?

carbona : Ça ne tient effectivement pas seulement qu'à des expressions, la seule flagrante étant celle que vous avez relevée. Parfois ce ne sont que des tournures, du genre de "Tu veux que j'y fasse quoi?" ou l'abondance de "ça", un peu comme celle de "ben" dans d'autres de mes nouvelles. Que certaines de ces tournures puissent être désagréables à la lecture ne fait aucun doute, il y a toujours place à l'amélioration. Mais je me permets, après avoir quand même passé une bonne année à observer le regard général porté sur les français d'ailleurs sur Oniris, d'y voir certains des signes d'un blocage culturel qu'on confond trop souvent, en langue française, avec un blocage concernant la qualité ou l'habileté dans l'utilisation de la langue.

Si je donne l'impression de vouloir faire une montagne (ou on fromage) d'un petit pas grand-chose, ou si je semble ingrate devant l'attention que vous portez à mes textes et l'honnêteté intellectuelle dont vous faites preuve, je m'en excuse. J'aurais vraiment aimé vous donner simple matière à réflexion, sans conduire à un débat en règle, et sans méchanceté, mais peut-être ai-je semblé trop assoiffée de sang.

Pour moi, c'était très important, particulièrement concernant mes deux derniers textes. J'ai hésité jusqu'à ce que j'aie vu à quel point les critiques positives semblaient insister sur le fait que de me lire dans mes mots et dans mon langage amenait quelque chose, et j'ai compris que le fait d'aimer ou pas résidait en grande partie là (mais pas uniquement, bien sûr !) Ça m'a déçue, je ne m'en cache pas, et comme empêchée de mieux retravailler mes textes dans l'optique littéraire du site. Et je pense en toute sincérité que, devant ces deux textes comme ailleurs en littérature et en général dans la vie, il est primordial de se poser les questions soulevées plus haut. Parce qu'on risquerait de se priver de belles choses, et de coincer sa propre écriture quelque part.

Vivez votre français, mais ne vous enfermez pas dedans quand vous en lisez d'autres. C'est tout ce que je demande. J'essaye vraiment de faire de même, en tant que lectrice et en tant qu'auteure, et de bien départager les conseils sur ce site. Parce que je ne sais plus à quel point les commentateurs prennent la peine de tout départager avant de commenter ce qu'ils ont lu. Et même si je suis loin d'avoir à me plaindre, c'est un peu plate. Pour ainsi dire.

Édit : J'abuse vraiment des mots "en toute bonne foi" en ce beau matin. C'est une manie. Ça va passer.

Contribution du : 30/12/2015 15:34
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Re : Épitaphe ratée... ou pas.
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Citation :

Coline-Dé a écrit :
Je veux dire par là que ce sont souvent les aspérités qui font qu'une écriture n'est pas lisse


Et moi je dis que souvent quand la route est plate elle ne monte pas!


Je taquine, je taquine... Ah humour quand tu nous tiens
Dsl Alice de squatter votre fil pour mes gamineries.

Sinon c'est vrai, les personnes autistes apportent beaucoup (pas plus mais pas moins que les autres) mais ces enfants sont parfois très surprenants, espiègles et plein de vie. Quant à la peur soulevée par le texte et un autre commentaire il me semble, elle est bien présente chez certains mais cela dépend vraiment des enfants et de leur autisme, ce n'est pas une constante, de ce que je peux en voir du moins. Ils ont des angoisses, des craintes mais ce ne sont pas tous des enfants qui se balancent d'avant en arrière et qui hurlent de peur comme on peut parfois se le représenter. Ils ont tous leur personnalité, comme tout un chacun. Je ne doute pas que vous savez tout cela car le texte n'entre absolument pas dans ce cliché, je cesse donc avec mon bavardage.

Quoiqu'il en soit bonne continuation à vous et bonne année 2016.

Contribution du : 30/12/2015 15:35
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