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Généalogie à queue de cochon, quelques précisions et remerciements
Maître Onirien
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Merci au CE pour avoir permis la publication de ce texte, merci aux commentateurs.

Les enfants nés d’unions consanguines sont susceptibles de souffrir de malformations, comme par exemple d’avoir une queue de cochon, c’était le sens du titre. D’autres me sont apparus ensuite, comme par exemple une histoire tire-bouchonnée : en queue de cochon, comme dit Vincente. Et puis de plus scabreux.

Je suis depuis longtemps intéressé, intrigué, interloqué, par les dysfonctionnements au sein des familles. J’ai d’ailleurs écrit une histoire de cannibalisme mère-enfant il y a quelques temps.
J’ai du coup raconté cette histoire, mais je ne voyais pas l’intérêt de rajouter du pathos à celui intrinsèque à ce genre de faits et déjà bien développé dans les journaux.
Ce qui explique ce ton de « cruauté désinvolte », dit Socque, ce « faux détachement », dit Inconnu1.

Le sujet méritait à mon avis cette forme assez rigoureuse que vous êtes plusieurs à avoir soulignée, je vous en remercie. J’ai eu besoin de ce langage moyenâgeux pour exprimer ce qu’il y a d’archaïque dans les faits.

Donaldo, Cat, vous avez vu un air de sorcellerie dans ce conte - car oui Cristale il s'agit d'un conte - je suis bien content.
Il y a quelque chose de contre-nature mais aussi de magique dans le fait d’être père et grand-père d’un même enfant, Et cet enfant est sacrifié, mais par qui ? On ne sait pas : c’est la raison du « ça tue », une expression qui prend comme sous un coup de baguette magique un sens littéral.

On peut se désespérer que ces choses soient possibles, mais mon histoire est inventée et mise en forme, c’est de cette façon que je me distancie du sordide.
Je suis désolé de n’avoir pas su toucher ou faire adhérer certains d’entre vous, que la mise en poème de ce genre d’horreur a plutôt secoués, laissés songeurs ou indisposés.
De là à voir dans ces vers des « circonvolutions pour dire une chose simple », dit Miguel … peut-être mais sans ces « acrobaties verbales », je ne vois pas où est la marge de manœuvre de la poésie. Quant à la « grammaire libre », je ne vois pas où.

Myo, les « détournements de sens » dont tu parles m’ont semblé correspondre à ceux de l’abuseur et des complices muets pour justifier de tels actes.
Hersen, ton « pince-sans-baiser » me paraît si juste !!
Mintaka, certes le printemps et les fleurs sont une belle matière poétique. J’ai tendance à les vivre et je n’ai pas souvent le désir de les écrire en poésie.
Pouet, j’ai lu le poème dont tu parles, c’est toujours intéressant de voir de quelle autre façon ce thème peut être traité.

Je n’ai pas nommé tout le monde mais chaque commentaire m’a été utile et m’a permis de réfléchir à la raison de ce poème. J’avoue que j’ai tout de même un peu hésité avant de le proposer, mais je m’attendais finalement pas à un accueil aussi positif et aussi proche de l’esprit dans lequel je souhaitais transmettre mon idée.

Ça a été un sacré travail, mais un plaisir aussi, pour bien penser et peser chaque mots, je suis content d’en être venu à bout. Car bien conscient que pour un sujet si sensible il faut savoir où on va et comment y aller, j’ai laissé mûrir quelques années un brouillon qui ne me satisfaisait pas. Je suis lent.

Encore une fois, merci à toutes et tous d’être venus faire la critique de ce poème.


Contribution du : 08/02 10:03:19
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Re : Généalogie à queue de cochon, quelques précisions et remerciements
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je crois que personne n'a évoqué "Cent ans de solitude", mais c'est très exactement le mythe menaçant des enfants à queue de cochon issus de couples consanguins qui fonde le roman.
Si Cyrill ne le connaissait pas, il peut se vanter d'avoir une imagination digne de Garcia Marquez, quel honneur!

Contribution du : 08/02 17:11:06
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Re : Généalogie à queue de cochon, quelques précisions et remerciements
Maître Onirien
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Loupé pour l'imagination, j'ai lu au moins 10 fois ce roman, Rosebud !
C'est celui que j'emmènerais sur une île déserte au cas où...

Mais lorsque j'ai voulu l'évoquer ici, j'ai eu beau chercher le passage en relisant en diagonale, je n'ai trouvé que des iguanes pour soutenir la prophétie des derniers de la lignée. J'en ai conclu que j'avais au fil du temps transformé ces iguanes en cochons

Alors merci de suppléer à ma mémoire défaillante, et au plaisir.

signé : José Arcadio Buendia

Contribution du : 08/02 18:54:50
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Re : Généalogie à queue de cochon, quelques précisions et remerciements
Expert Onirien
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Si cela peut susciter l'envie à d'autres lecteurs de Garcia Marquez (et pas seulement de "Cent ans de solitude"!)

Au commencement du roman:

"Une tante d'Ursula, mariée à un oncle de José Arcadio Buendia, eut un fils qui porta toute sa vie des pantalons flottants aux jambes réunies en une seule, et qui mourut, vidé de tout son sang, après quarante-deux ans d'existence dans la plus pure virginité, car il était né et avait grandi pourvu d'une queue cartilagineuse en forme de tire-bouchon avec une touffe de poils au bout. Une queue de cochon qu'au grand jamais il ne laissa voir à aucune femme et qui lui coûta la vie le jour où un ami boucher s'offrit à la lui couper d'un coup de hachoir."

Et cent ans plus tard:

"Après lui avoir coupé le cordon ombilical, la sage-femme, qu'Aureliano éclairait avec une lampe, se mit à enlever avec un linge l'onguent bleuâtre qui couvrait le corps de l'enfant. Ce n'est qu'après l'avoir retourné sur le ventre qu'ils remarquèrent qu'il avait quelque chose de plus que le reste des hommes, et ils se penchèrent pour l'examiner. C'était une queue de cochon.
Ils ne se firent pas de mauvais sang. Aureliano et Amanta Ursula ignoraient le précédent qu'il y avait eu dans la famille, et ne se souvenaient pas d'avantage des avertissements épouvantables d'Ursula, et la sage-femme acheva de les tranquilliser en émettant l'avis que cette queue inutile pourrait être coupée au moment où l'enfant pousserait de noiuvelles dents."

C'est le serpent qui se mord la queue et la fin des cent ans de solitude.

Contribution du : 09/02 07:35:05
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Les honneurs déshonorent ; Le titre dégrade ; La fonction abrutit - Gustave Flaubert
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Re : Généalogie à queue de cochon, quelques précisions et remerciements
Maître Onirien
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Serpent, cochon, iguane, on se retrouve avec une vraie ménagerie

Merci pour les extraits Rosebud. Et c'est vrai, pas seulement 100 ans de solitude mais aussi L'automne du patriarche et tant d'autres.

J'en reviens aux commentaires et à cette sempiternelle question posée par certains d'entre vous : peut-on parler de tout en poésie ? Oui, je crois. Ma limite est celle du comment.

Contribution du : 09/02 14:48:14
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Re : Généalogie à queue de cochon, quelques précisions et remerciements
Maître Onirien
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Merci Antonin pour votre commentaire, et d'avoir débattu en vous-même pour savoir si les torsions de sémantique, logique et syntaxe étaient recevables à vos yeux.
A l'étrangeté de la langue correspond, me dis-je, l'étrangeté - et c'est un euphémisme - du tableau.
Ne pas céder au pathos était en effet ma ligne de conduite dans l'écriture de ce conte.

Contribution du : 14/02 16:55:35
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