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Expert Onirien
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10/08/2021 11:47 Groupe :
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Merci infiniment à la communauté pour l’inscription au catalogue, la mise en ligne et les commentaires (la plupart en EL!) de ce texte "confidentiel" d’hommage à une poète. J’ai essayé de transcrire, à nouveau par emprunts de mots, des émotions sans cesse renouvelées de lecteur – y compris celles qui, mystérieusement, parlent dans le silence qui suit la lecture.
Merci à vous, Polza, Passant75, Ornicar, Blase Saint-Luc, Framato, Don, Eskisse, Cyrill, Provencao et Myndie pour vous chaleureux retours ! Et pardon Robot : je ne m’attendais pas à un tel accueil et ai donc été, en effet, négligent. Mais l'anglais m'est une langue à la fois maternelle et étrangère - son usage n'est pas purement gratuit. Le titre pourrait être traduit par « Autrement dit » ou « En d’autres termes » ; quant à l’exergue, elle pourrait être rendue ainsi : « Le temps semblait ne jamais avoir passé, la pluie ne jamais être tombée, et l’homme seul ... » C’est une citation tronquée d'un passage de la fin du roman, la citation continuant ainsi : « …, with his schemes and ailments, was troubling Nature until he saw her through a veil of tears. », soit « … avec ses desseins et ses maux, troublait la Nature, jusqu'à ce qu'il la voie à travers un voile de larmes. » Howards End est le livre que j’emporterais sur une île déserte… A mesure que cette courte prose s’écrivait, irrésistiblement, la figure de Ruth Wilcox est apparue entre les lignes – la "passeuse" dans le roman, celle qui fait lien avec un invisible réel, le « Lieu », ainsi décrite dans le premier chapitre : « Trail, trail, went her long dress over the sopping grass, and she came back with her hands full of the hay that was cut yesterday — I suppose for rabbits or something, as she kept on smelling it. The air here is delicious. » (« Comme une traîne, sa longue robe glissait sur l'herbe détrempée, et elle revint les bras chargés du foin coupé la veille — sans doute pour les lapins ou quelque chose du genre — qu'elle n'arrêtait pas de respirer. L'air ici est délicieux. »). La sous-titre du roman est précisément « only connect » ("seulement relier", "juste faire le lien") ; c’est également l’épitaphe que Forster a choisi de faire inscrire sur sa tombe… E.M. Forster semble assez méconnu en France, sauf comme support de scénarios… James Ivory a en effet porté à l’écran 3 de ses 6 romans (Chambre avec Vue et Maurice, en plus de Retour à Howards End), et David Lean, un quatrième : A Passage to India (La Route des Indes). La mini-série Howards End me semble plus envoûtante (Ivory s’est autorisé des permutations et a ajouté des explications qui réduisent les mystères du livre) ; mais le roman est encore au-dessus… (il en existe une traduction aux éditions Le Bruit du Temps). Belle journée à tou.te.s !
Contribution du : Aujourd'hui 11:19:30
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