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L'effroyable araignée - remerciements
Apprenti Onirien
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18/03 19:57:35
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Bonjour

Voici la version de travail :

L’effroyable araignée

A l’angle d’un vieux mur, l’effroyable araignée
En artiste accomplie, tisse sa fine toile.
Le poète, à la voir, rêve à la noire étoile
Qu’il porte dans son cœur, comme elle dédaignée.

D’une clarté spectrale étrangement baignée
En lui, la tisserande honnie se dévoile
Qui souffre d’un tel mal que, jusque dans ta moelle,
Tu ressens tous les coups qu’assène sa cognée.

N’es-tu la malaimée qu’en effet nous fuyons
La tristesse embusquée quand nous nous égayons ?

Or, te voilà si proche, au bout du frêle fil
Sur lequel tu descends, en parfait équilibre,
Que je crois discerner, au fond d’un œil sans cil,
Le reflet du reclus que je suis, quoique libre !...




POLZA
«Dans un coin du vieux mur, l’effroyable araignée En artiste accomplie, tisse sa fine toile ».
Le classicisme est pour moi affaire d’esprit plus que de lettre. Si Racine me dit qu’il faut prononcer le « e » à la fin d’ « accomplie » car on ne peut l’élider à l’hémistiche, je répondrais à ce même Racine qu’il peut retourner à ses tragédies et que je demeure maître de respecter la logique plus qu’une lubie. Si je comprends bien, « La vi-e la vi-e ! » compte pour un hémistiche parfait, n’est-ce pas ? Pourtant je trouve cela artificiel. Cela me rappelle du Guy Béard.
Pour la « tisserand honnie », j’avais cru voir que le h dans « honnie » était muet.
Relisez mon poème comme s’il s’agissait de prose et vous comprendrez mes a -priori peut-être. Quant au cil au singulier, je le conserve au motif de la rime pour l’oeil que les poètes comme Hugo adoptaient.


LEBARDE

Bon c'est ce que je retiens mais j'avouerai que je perds un peu le fil ténu du sujet qui se disperse et se noie et s'emmêle dans des images et une syntaxe confuses et déroutantes.

Libre à vous de trouver ma syntaxe confuse.
Quant à mon vers bancal, permettez qu’il inifuse.

MYNDIE

"Sur la forme, le texte pèche par de nombreuses imperfections qui contreviennent aux règles de la poésie classique : nombreux hiatus, irrégularité du nombre de pied, césure aléatoire (le pire est ici :
« En lui la tisserande honnie se dévoile ») et pléthore de pronoms relatifs et conjonction de subordination (« Le reflet du reclus que je suis, quoique libre »).
Tout cela perturbe le rythme, gâche la musicalité des vers et nuit à la fluidité de la lecture.
Pour donner un élan d'originalité et de modernité à cette poésie qui aborde un thème souvent évoqué, l'écriture gagnerait à être affinée et l'expression moins conventionnelle."

Je suppose que vous appelez hiatus ces mots dont le e est non élidé car je n’en rouve pas d’autres « La rue assourdissante autour de moi hurlait ». Je ne suis pas Baudelaire mais on peut chercher un effet esthétique dans cette rencontre de deux voyelles successives. Je ne dis pas que c’est ce que j’ai fait mais que c’est possible. Baudelaire n’en est pas moins classique.
Ce choix que je fais d’écrire de la prose en vers repose sur la syntaxe. Il en naît une autre musicalité que celle que vous voudriez peut-être m’imposer.
Je dois admettre que je me fais une certaine idée de la césure : « En artiste accomplie, tisse sa fine toile ». J’élide le e d’ »accompli-e » quand bien même le mot se trouve à la césure.
Si l’on suit cette règle, il faurt éviter d’employer des noms féminins pour ne pas s’exposer à des e élidés ou non, j’avoue que je m’y perds. Dans ce poème, j’ai fait le choix de compter « accomplie » pour 3 syllabes, selon la prononciation commune, courante.

« Le pire est ici » : allez-y tant que voulez, j’ai les reins plutôt
solides malgré ma dépression sévère.
J’avais vu que le h dans « honnie » était muet non aspiré d’où le décompte qui suit :
« En / lui / la / tis /se/rande/ honni-/e se/ dé/voile. »

Papipoète
« sa cognée ? des coups d'araignée, je ne vois pas ! »
C’est la cognée du mal qui bat aux tempes du poète, et non la cognée de l’araignée. Le pouls de la vie devient une angoisse, toute vie ne tenant qu’à un fil... d’arignée cette fois !

Qui souffre d’un tel mal que, jusque dans ta moelle,
Tu ressens tous les coups qu’assène sa cognée.

L’araignée est le double du poète. L’action se déroule dans une prison et l’araignée est la seule visiteuse du prisonnier. On peut aussi en déduiire que le poète s’imagine une compagnie via les vers qui transfigureraient sa condition d’exilé.

A mon sonnet boiteux, changerai-je une ligne ?
Je l’ai voulu tel quel et je persiste et signe.
Vous pouvez me casser de vos règles les reins
En le faisant choir dans le contemporain,
Je tiens que par l’esprit, il demeure classique
Non sans s’évertuer à vous faire la nique.

CURWOOD

Une tentative de sonnet qui a mal tourné, un thème quelque peu abscons font que ce poème reste une ébauche que l'auteur voudra sûrement parachever dans une production faisant davantage appel à la simplicité de l'expression et des images.

Je vous trouve sévère mais c’est votre droit de l’être.
La simplicité ne me semble pas toujours un but, non plus que la clarté. Prenez Mallarmé, fut-il mal armé en fait de vers ? « La chair est triste hélas et j’ai lu tous les livres. » Quel puissant raccourci poétique !
« Aboli bibelot d’inanité sonore ». Si vous aviez trouve ce vers sous ma plume, nul doute qu’il eût été qualifié d’amphigourique. Mes vers peuvent être emberlificotés à l’occasion mais cela relève d’une esthétique volontaire.
Aussi bien tâchez de me juger sans faire appel à vos propres a priori.

BOUTET, PROVENCAO, LeChevalier, Passant75

Merci pour votre éclairage. Je note vos remarques et je ne manquerai pas de m’en souvenir lors d’un nouvel essai poétique.
Ce poète me ressemble mais je suis dans un tel gouffres de problèmes que mon désespoir n’est pas une vague angoisse. Elle dépasse le qualificatif de spleenatique aussi.
Je ne suis pas sûr de terminer cette année en vie.

CRISTALE
J’attends un 10 la prochaine fois, comme à l’Ecole des fans de Jacques Martin

Voilà une autre version qui tient compte de vos pistes :

L’effroyable araignée

A l’angle d’un vieux mur, l’effroyable araignée
Tisse patiemment en artiste sa toile.
Le poète, à la voir, rêve à la noire étoile
Qu’il porte dans son cœur, comme elle dédaignée.

D’une clarté spectrale étrangement baignée
La noire tisserande à ses yeux se dévoile
Qui souffre d’un tel mal que, jusque dans sa moelle,
Il ressent tous les coups qu’assène sa cognée.

Malaimée n’es-tu celle que nous fuyons
La tristesse et le spleen quand nous nous égayons ?

Or, te voilà si proche, au bout du frêle fil
Sur lequel tu descends, en parfait équilibre,
Que je crois discerner, au fond d’un œil sans cil,
Le reflet du reclus que je suis, quoique libre !...

Je tiens à la disposition des strophes. Ce sonnet, tout en restant classique dans l’inspiration, prétend à certaines nouveautés, comme un rythme prosaïque et le renoncement aux tercets.

Contribution du : Aujourd'hui 9:04:48
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Re : L'effroyable araignée - remerciements
Chevalier d'Oniris
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Bonjour et merci pour votre retour. Je tiens à vous souhaiter une amélioration de votre santé, c'est le plus important. Quant à la poésie, les vers et les sonnets, il faut bien admettre qu'ils ont quelque chose d'accessoire.

Contribution du : Aujourd'hui 10:01:14
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Re : L'effroyable araignée - remerciements
Maître Onirien
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Merci pour ces éclairements, auxquels je me plie ; mais si vous craignez de moi, que je vous fustige ne serait-ce qu'en paroles, vous n'entendrez qu'un infime murmure...
Je comprends que dans votre être, cela ne va guère alors acceptez de moi, mes souhaits de meilleur les plus sincères.
papipoète

Contribution du : Aujourd'hui 10:07:44
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Re : L'effroyable araignée - remerciements
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Bonjour Franco,

Je viens de lire un terrible message qui fait passer en arrière plan, loin, très loin derrière, toutes les observations contenues dans mon commentaire. Je suis désolée s'il vous a blessé mais ce sont des remarques auquel tout un chacun s'expose dès lors qu'il soumet son texte à l'avis des commentateurs.
(J'ai eu moi aussi ma part de volées de bois vert).
Laissons tomber tout ceci, le plus important est bien que l'écriture vous soit un exutoire.
J'espère vous trouver ici encore plus loin que la fin de l'année.

Contribution du : Aujourd'hui 10:19:27
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
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Re : L'effroyable araignée - remerciements
Maître Onirien
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Bonjour Franco,

Merci pour ce retour détaillé, et merci d'avoir suivi mes modestes pistes d'amélioration.
Et puis ne vous inquiétez pas, il n'y a que des gentils ici, toujours prêts à donner et recevoir des critiques autant que de bons conseils.

Je compte sur vous pour que la prochaine fois je puisse lever mon ardoise avec un grand 10/10
Ça va aller

Contribution du : Aujourd'hui 10:40:05
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Re : L'effroyable araignée - remerciements
Apprenti Onirien
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Salut. Merci pour votre empathie. Détail insolite, je suis suivi par un psychiatre bègue. Nos échanges s'en ressentent. Son niveau d'anglais est bien supérieur au mien, cela m'évite de parler polonais. Bien qu'en Pologne depuis 13 ans, j'ai renoncé à parler cette langue qui vient juste après le chinois en termes de complexité, sachons-le. De même, il m'a fallu de longs efforts, et de nombreux brouillons, pour enfin comprendre toutes les subtilités du e muet à l'hémistiche, outre les autres règles qui ne me posent plus problème. Merci à Polza. Cela dit, je revendique le droit de passer outre sans pour autant être déclasse en néoclassique ou contemporain. De même je tiens le poème A une passante de Baudelaire pour un poème classique, pour cette même raison. Les questions de forme ne devraient qu'arriver au second plan. C'est le thème, le ton, le propos et les images, de même qu'un respect des rimes, et la prosodie de base qui importent le plus à mon sens. A ce titre, je ne crois pas, comme vous Cristale, qu'il faille un sans faute pour que nos vers relèvent du classique. Ame et flamme riment quoi qu'en en dise. Le hiatus peut suivre un dessein. L'ellision du e après malaimée n'est pas naturelle, d'autant moins si on fait suivre le mot d'une voyelle pour lsuivre une ègle qui me semble archaïque, d'autant plus si au Moyen Age, on y avait déjà renoncé. On tombe même ici, à mon sens, dans l'absurdité et la disgrâve visuelle. Je ne pense pas terminer l'année vivant et c'est un fait. Je suis criblé de dettes. J'aurais pu les lliquider si mon frère m'avait rendu les 54OOO euros qu'il me doit. Mais il les a dépensés en cocaÏne. Et de mon côté, j'angoisse tous les jours pour savoir comment subenir aux besoins de ma famille. Je vous passe les détails. La poésie est mon refuge. Mais vous ne pouviez rien savoir de tout cela. Francois

Contribution du : Aujourd'hui 13:14:08
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Re : L'effroyable araignée - remerciements
Chevalier d'Oniris
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Allons, allons : si vous trouvez que le polonais et le chinois sont compliqués, c'est que vous n'avez pas essayé le géorgien. Tout est relatif sauf les règles de la versification. C'est pourquoi certains parmi nous aiment s'y tenir : c'est une valeur sûre, inaltérable depuis 400 ans.

Contribution du : Aujourd'hui 13:30:33
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