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Les cygnes du désespoir vous font un signe de remerciement
Expert Onirien
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14/01/2016 20:05
De Milan
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Bonjour à toutes et à tous,

La mort dramatique du premier cygne m'avait vraiment touché mais celle du deuxième (mort 2 jours plus tard) m'a poussé à l'écriture de ce poème.
J'ai beaucoup travaillé dessus (il y a eu plusieurs versions) et comme je l'ai précisé à Davide, la magnifique musique de Camille Saint-Saëns m'a accompagné tout au long de l'écriture.

Un grand merci au CE pour avoir permis la publication de mon poème, aux lecteurs et plus particulièrement à ceux qui ont pris la peine d'exposer leur ressenti avec beaucoup de précisions. Croyez-moi, je suis très sensible à l'accueil que vous avez réservè à mon poème.

Un grand merci à Anje ; Lebarde , Papipoete ; Poldutor ; BlaseSainluc ; Corto ; Sympa ; Davide ; Hananke ; Leni ; Pizzi ; Hersen ; Senglar ; Cristale.


Pour répondre à BlaseSaintLuc, ce drame a eu lieu au petit lac supérieur de Recoaro Terme. Toute l'Italie a été touchée par ce tragique épisode.

Absence de ponctuation uniquement les 4 premiers quatrains :

Par cette omission, j'ai voulu de manière symbolique marquer le sentiment de liberté qui se dégage de ces 2 volatiles.

Doubles espaces :

J'ai lu que certains ont été gênés par ces blancs que l'on croise par ci par là lors des 4 premiers quatrains.
Explications de cette démarche :
Le deuxième quatrain étant à la première lecture un peu difficile à comprendre sans ponctuation, j'ai eu cette idée de mettre un double espace en guise de virgule, de peur que le lecteur ne se perde dans sa lecture.
Si vous regardez de plus près le dernier quatrain, la ponctuation y est volontairement exagérée. C'est une manière d'exprimer une forme d'oppression.

5ème et 6ème quatrain :

Comme l'a souligné Davide, il est vrai que j'ai utilisé un ton différent dans ces 2 strophes. Et c'est d'ailleurs à partir de là que j'utilise la ponctuation. J'ai voulu briser net le côté poétique. D'ailleurs, si vous regardez bien, les 2 premiers quatrains sont presque inutiles dans ce sens où ils décrivent l'environnement. Si je les ai insérés en insistant bien sur le côté poétique (me semble-t-il), c'est justement pour infliger au lecteur une claque encore plus forte. J'espère être parvenu à me faire comprendre.

Inhérent :

Il me semble Hersen que ce mot (utilisé dans le sens inséparable) s'utilise également pour les personnes. Si quelqu'un n'est pas d'accord, qu'il se manifeste.

Repaire / repère :

Je ne sais pas si vous l'avez fait exprès Senglar mais je vous dois un grand merci. L'orthographe est « repaire » et non « repère » comme j'ai pu l'écrire.

Juste pour le plaisir :

Le Cygne, de René-François Sully Prudhomme (merci à Davide de me l'avoir fait découvrir. Je me sens tout petit à côté, mais c'est tellement beau)

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d’avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d’un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l’entraîne ainsi qu’un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d’acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d’ombre et de paix,
Il serpente, et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d’une tardive et languissante allure ;
La grotte où le poète écoute ce qu’il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent : il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule ;
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l’azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu’il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l’eau ne se distinguent plus,
A l’heure où toute forme est un spectre confus,
Où l’horizon brunit, rayé d’un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l’air serein leur bruit
Et que la luciole au clair de lune luit,
L’oiseau, dans le lac sombre, où sous lui se reflète
La splendeur d’une nuit lactée et violette,
Comme un vase d’argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l’aile, entre deux firmaments.

Contribution du : 05/07/2019 09:08
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Ce qui importe c'est d'aller vers et non d’être arrivé car jamais l'on arrive nulle part sauf dans la mort.
Antoine de Saint-Exupéry (Citadelle)
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Re : Les cygnes du désespoir vous font un signe de remerciement
Expert Onirien
Inscrit:
14/01/2016 20:05
De Milan
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Merci beaucoup Myndie pour ton appréciation et tes belles paroles. Je suis à la fois ravi et sensible au fait que mon triste poème est (ou "soit", je me plante tout le temps) parvenu à toucher ta sensibilité.

Contribution du : 05/07/2019 11:28
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