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1 Utilisateur(s) anonymes
Les oiseaux |
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Apprenti Onirien
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27/08 09:43:25 Groupe :
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Merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire mon poème Les oiseaux et de donner leur avis, et en particulier à ceux qui ont cherché à le bien comprendre : vous savez combien est intime la voix poétique, qui vient du fond de l’âme.
J’admets que je n’avais pas accordé suffisamment d’attention à la ponctuation, comme me l’a fait remarquer avec justesse LeChevalier, et indirectement aussi ceux qui ont eu du mal à lire le poème ou lui ont reproché un manque de fluidité. J’ai donc reponctué mon texte de façon un peu plus serrée pour aider la pensée à naviguer dans ce texte, il est vrai assez dense. Voici ce que ça donne : La sagesse des oiseaux Lorsque tombe le soir sur nos cieux solitaires, Nous contemplons de haut vos villes de fourmis Dont les hôtes, jamais ne semblant endormis, Allument en leurs murs d’étranges luminaires. Mais ces feux qu’aveuglés vous dites tutélaires, La nature à vous seuls, hommes, les a permis ; Pour nous, aucun flambeau – ceux des astres hormis – N’éclaire après le jour nos cimes et nos aires. Car nous oiseaux savons que c’est l’obscurité Qui donne à voir le monde en son immensité ; D’étoiles il n’est point qui brillent sans nuits sombres. Illuminez le ciel, aussitôt il s’éteint, Et le mystère meurt que la lumière atteint : L’abîme ne s’admet qu’à la faveur des ombres. Comme vous pouvez le voir, j’ai aussi changé le titre du poème (à l’origine : Les oiseaux) qui a rappelé à plusieurs d’entre vous le film d’Hitchcock, ce qui n’était pas du tout le but. Et justement, Cyrill, ce changement d’épigraphe que j’ai demandé aux correcteurs, de « La sagesse des oiseaux » à l’ironique « Sentencieux volatiles », je l’ai regretté presque aussitôt… Sûrement un petit manque de confiance passager dans la voix de mes oiseaux… On ne m’y prendra plus. Sinon, pour expliciter en une phrase le poème : il s’agit en réalité d’une méditation sur la nécessité de l’obscurité – au sens physique comme symbolique – pour percevoir l’immensité, le mystère, et tout ce que la lumière de notre connaissance rationnelle ne peut atteindre. En fait, le thème moderne de la pollution lumineuse n’y apparaît que par accident, et les oiseaux sont plus ici des figures de sagesse et d’humilité que de véritables volatiles. En tout cas, ce ne sont pas des oiseaux des villes, mais des oiseaux des hauteurs, qui nous regardent avec commisération « le soir », depuis leurs « cieux solitaires ». En deux mots, ils nous parlent de la folie humaine d’essayer de tout voir, comprendre et maîtriser, contre la sagesse de celui qui sait contempler le mystère. Il me semble que c’est un thème très actuel, mais aussi très ancien… Mais le poème laisse volontairement la liberté à chacun de dire ce que sont pour lui ces « feux aveuglants », « l’abîme » et « les ombres », et à cet égard j’ai été fort touché par l’interprétation personnelle que Ramana a faite de mon poème. Encore merci à tous. Au revoir.
Contribution du : Hier 16:50:36
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Re : Les oiseaux |
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Expert Onirien
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08/04/2022 10:50 De Tannhäuser Gate
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Citation :
Giscard sort de ce corps Merci pour vos remerciements et vos explications Carolus, au plaisir d'une prochaine de vos compositions...
Contribution du : Hier 17:10:32
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« Deviens ce que tu es » |
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Re : Les oiseaux |
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Chevalier d'Oniris
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26/12/2025 17:32 Groupe :
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Merci pour ce retour, Carolus. La ponctuation est assez importante en effet et on ne peut pas compter seulement sur les correcteurs du site qui n'ont pas toujours toute l'information nécessaire pour remettre les choses en ordre. Il faut donc soigner cet aspect avant de proposer son texte.
Vous ne dites rien de certaines formulations syntaxiques qui vous ont été reprochées mais je suis sûr que vous avez été sensible à ces remarques et y avez vu quelque chose d'utile. À bientôt.
Contribution du : Hier 22:47:45
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Re : Les oiseaux |
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Apprenti Onirien
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27/08 09:43:25 Groupe :
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LeChevalier, pour tout vous avouer, le seul vers que je trouve vraiment médiocre dans le poème et que je n’ai pas réussi a améliorer est « dont les hôtes jamais ne semblant endormis ».
Et je l’aime encore moins avec la ponctuation que j’ai ajoutée pour tenter de le rendre plus clair, car la mise entre virgules décentre en plus la césure… Le verbe sembler en participe présent n’est pas idéal, on sent comme un flottement. Pas facile il faut dire de faire ici un beau vers avec « endormis » à la rime. Et pourtant c’est je crois le mot le plus naturel pour garder la rime visuelle et sonore en -rmis qui a été choisie. Je suis passé à d’autres poèmes, mais je retravaillerai sûrement un jour ce vers ! Allez, pour vraiment continuer l’auto-critique jusqu’au bout : la « ville de fourmis » n’est pas non plus une expression bien neuve… En revanche, j’aime bien tout le deuxième quatrain, et particulièrement les incises « hommes », et « ceux des astres hormis », où l’on entend la voix sentencieuse des oiseaux, je trouve. Et même peut-être leurs coups de becs dans « vous dites tutélaires ». Les tercets aussi portent élégamment l’idée philosophique, il me semble. Donc pour vous répondre, oui oui j’ai bien lu les reproches, et je les trouve justifiés, au moins sur le 3eme vers. Après, c’est une question de goût… Et le style soutenu et philosophique peut ne pas plaire à certains, mais là je je peux rien faire, car c’est celui que j’ai choisi ici. Bonne nuit.
Contribution du : Aujourd'hui 0:16:18
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