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Les raisins de la colère - retours sur retours
Expert Onirien
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Merci, bien sûr, aux bosseurs de l’ombre comme à ceux de la lumière.

Genèse

Le soir, à la télé, je vois un petit bout de remake de « La machine à explorer le temps ». Le lendemain matin, j’y repense sous la douche (je pense à plein de trucs, sous la douche), et je me dis que c’est un peu lassant de voir toujours les mêmes réactions d’incrédulité, que ce serait marrant d’inverser le truc et que ce soit le voyageur temporel qui soit surpris par le comportement blasé, presque indifférent des visités. Après tout, si le gars voyage dans le futur, il doit forcément tomber quelque part où la technologie est déjà connue. Et je me dis « Tiens, c’est une situation un peu dans le genre de celles que j’ai pu lire sous la plume de Pepito », d’où les noms de personnages, récurrents dans les histoires de SF de Pepito. L’intrigue en elle-même est venue toute seule en écrivant les premières lignes, et je suis passé de quelque chose de marrant à autre chose de moins marrant. A priori, pas destiné à une publication, l’échange épistolaire demeurant mon genre littéraire préféré.
Ah, au fait, ce texte n’est pas un texte opportuniste, l’embryon ayant été écrit en mars 2018, bien avant que naisse le mouvement des Gilets Jaunes, pour un échange entre amis.
Un dernier petit truc : le « tas de ferraille » du fab-lab, c’est de l’auto-dérision. Je suis devenu (j’essaie, plutôt) ce qu’on appelle, je crois, un artisan 2.0, exploitant des outils numériques dans un atelier communautaire (fab-lab) et ayant aussi commandé un peu de ferraille qu’il doit encore assembler pour se construire sa propre fraiseuse numérique.

Pour le reste, c’est globalement un peu long, mais vous effrayez pas, il n’y en a qu’un peu pour chacun :)

Néojamin

Je ne peux pas réfuter votre critique. Comme écrit ci-dessus, texte rapidement écrit, il y a déjà un bon moment, repris il y a peu pour n’y ajouter que quelques lignes. En réalité, je suis plutôt un auteur de textes longs, voire très très longs. Une de mes nouvelles publiées ici autrefois dépassait les 100.000 signes. J’ai besoin d’espace, de temps, de développement. C’est une boutade récurrente, avec Pepito, on se charrie mutuellement sur la brièveté de ses écrits et la longueur des miens. Là, j’ai voulu faire « du Pepito ». J’aurais sans aucun doute aimé en faire une longue histoire, faire vivre réellement les personnages dans des décors sculptés avec patience, mais j’ai aussi aimé m’en tenir à l’aspect symbolique, les personnages et les lieux n’ayant finalement que peu d’importance, voire aucune. Pour moi, écrire une nouvelle de moins de 10.000 signes, c’est un exploit, et j’aime aussi beaucoup la brièveté de Pepito. En fait, je crois que j’aime le très court et le très long. Je suis donc tout à fait d’accord avec votre critique, mais c’était un choix. Je me trompe peut-être, mais il me semble aussi que depuis que je fréquente Oniris, les habitudes de lecture ont changé. Y aurait-il encore aujourd’hui un lecteur prêt à me suivre sur 100.000 signes ? Arrghhh, Néojamin, vous me donneriez quand même sacrément envie de développer cette nouvelle si j’étais certain que j’aurais au moins un lecteur. Jusqu’à combien de signes seriez-vous prêt à tenir le coup ? Je ne blague pas, mais je sais bien sûr qu’il serait possible d’ajouter des détails sans ajouter 90.000 signes ;)
Si ce n’est pas abuser de votre temps, pourriez-vous me préciser en quoi les phrases que vous avez citées vous paraissent maladroites ?


Corto

« Si le temps n'est plus le temps, si l'espace n'est plus l'espace, mais que reste-t-il donc ? Le piège... » : oui, c’est exactement ça. Merci.
« Restent quelques maladresses de formulation faciles à rectifier. » : j’aime mêler des phrases littérairement travaillées (encore qu’ici, il n’y en ait pas vraiment) et des phrases qui ne font pas penser à un écriveur en train de se regarder écrire (ce qui ne signifie pas pour autant qu’elles ne soient pas travaillées). Pour ce qui me concerne, l’ennui peut provenir autant d’une écriture convenue, sans surprise, que d’une histoire plate. C’est une critique que je connais depuis mon premier texte publié ici il y a neuf ans et j’y suis habitué. Pourtant, ici, je suis resté très sage quant à la forme.

izabouille

J’ai évoqué ci-dessus le caractère court et vite envoyé. Merci de votre commentaire.

Sylvaine

Un merci à vous tout particulier d’avoir commenté mon texte en ne tenant pas compte du fait que je n’ai pas trop aimé le vôtre publié récemment ni même que je vous ai un peu charriée sur le fil y consacré. Merci beaucoup, donc, pour votre fair-play.
pourquoi le Boss est-il sûr que "ça n'arrivera jamais"? : Ca n’arrivera jamais pour le voyageur. Nous sommes en 2189, soit quatre siècles après 1789. Il connait l’histoire future du voyageur puisqu’elle est déjà passée pour lui et il sait qu’aucune révolution n’a eu lieu entre la date de départ du voyageur et 2189. En revanche, il ne connait pas son propre futur.

hersen

« sauf à quelques râouleurs près qui n'iront pas bien loin » : je vais te faire un aveu : je ne l’ai pas fait exprès. Ou alors, c’était inconscient. Des fois, le lecteur est plus intelligent que l’écriveur. Lorsque le lecteur apporte son intelligence à un texte, voilà une collaboration que j’apprécie beaucoup. Bien entendu, si un autre commentateur relève ce trait d’esprit, j’aurai déjà oublié ton commentaire :)
« Partir d'une révolte dans les vignes, le titre rappelant une révolte comme Steinbeck a su la conter » : second aveu : là, c’était bien sûr fait exprès, mais je n’ai jamais lu la moindre ligne de ce roman. Je ne compte pas faire perdurer cette situation. Je suis curieux de voir comment Steinbeck a traité mon sujet :) Il faudrait d’ailleurs aussi que je lise H. G. Wells que je n’ai jamais lu.
« tu nous peins là un Boss, un vrai boss » : oui et non, comme le dirait le Boss lui-même. On n’a jamais trouvé le moyen de faire autrement que d’exploiter des hommes, alors on a résolu le truc en exploitant des morts, ceux-là mêmes qui voyageaient dans le futur. Après tout, ceux qui ont eu la sagesse de demeurer dans leur époque n’ont pas connu le même destin cruel. On notera que le Boss, maîtrisant pourtant lui-même et mieux que le voyageur la technologie du voyage temporel, ne connait pas son propre futur, ce qui signifie peut-être qu’il a renoncé à l’utiliser pour lui-même en la retournant uniquement contre ceux qui l’ont utilisée. Le Boss est impitoyable, cruel pour ses ancêtres, mais peut-être pas si méchant que ça, après tout. Un peu de sagesse dans la cruauté ? Les trois premières lignes laissent penser que le procédé est généralisé et pas seulement dans le privé puisque des fonctionnaires y interviennent. Un système de tickets a été instauré. C’est organisé. Le Boss n’est pas tout à fait un exploiteur. Il se trouve dans une société ayant résolu autrement les paradoxes sociaux, même si un paradoxe est toujours présent. Ici, la nature ne se venge pas sur l’Homme, c’est l’Homme qui se venge de l’Homme. Peut-être une alternative à Homo Courgens ? ;) Marrant que nos deux textes aient été publiés l’un après l’autre. Il y a des correspondances. Des points de départ très proches, mais des développements différents. C’est chouette. Cependant, il me semble que ton texte laisse plus de latitude à l’interprétation, ce qui en fait l’une de ses qualités.
« edit : pour pas creveR dans le cabernet;
mais pleure pas, à ce niveau, je pardonne tout ! » : je pleure pas. Ça m’a rapporté mille euros (voir réponse à FrenchKiss).

Malitorne

« Le choix des prénoms (Roger, Marcel, Gaston), l'évocation insolite du glyphosate, le tout au milieu des vignes du Bordelais ça ne fait pas sérieux. » : je suis bien d’accord avec vous, ça ne fait pas sérieux. Je ne trouve pas le monde de 2019 plus sérieux. Peut-être même moins.
Je considère qu’on devrait toujours commenter un texte qu’on a lu, en particulier si on ne l’a pas aimé et ce n’est pas forcément évident de le faire. Merci à vous, donc, d’avoir commenté un texte que vous n’avez pas aimé.
Satisfaire les critères d’exigence de tous quand ils sont parfois contradictoires est une tâche très ardue et je n’en ai pas encore découvert le secret, mais je continuerai peut-être de chercher.

Cat

« Une belle trame, une écriture comme j'aime, mais c'est beaucoup trop court ! » : je compte Néojamin, izabouille, toi et Frenchkiss pour une version longue. Je vais y réfléchir.
« S'il y a des imperfections, genre virgule en excédent, ou prononciation imparfaite (je me comprends), il ne faut pas compter sur moi pour les voir » : dommage, j’aime bien ça.
« Voilà, tout ça pour dire que j'ai adoré les trois minutes » : t’es sûre que c’est vraiment un compliment, ça ? :)

Pepito

Ça fait deux jours que je me demande ce que je dois faire de ton Passionnément+.
Primo, venant d’un pote, c’était la pire vacherie à me faire, surtout que le mec ne note jamais les textes. Ca fait jaser, ça décrédibilise. Une vacherie, quoi. Mais je m’arrête jamais à une seule hypothèse, d’autant que techniquement, ton Passionnément+ vaut que dalle, puisqu’il est pondéré relativement à la moyenne de tes notes… et que la moyenne de tes notes, c’est forcément Passionnément+ :)
Ensuite, je sais que t’es pas du tout un commentateur tendre et que tu ne l’as pas été avec certains de mes textes et que c’est peut-être pour ça, avec ta permission bien sûr, que je te considère comme un pote.
Enfin, parce que si me je suis permis d’écrire un texte à la sauce Pepito, Pepito aurait été le premier en droit de me filer une mandale.
« Puis la spéciale dédicace des prénoms franchouillards, là je me suis gondolé grave. ;)) » : ouf, j’ai échappé à la mandale :)
« Au fait, c'est pas Gaston mais Gérard. Enfin quoi quoi quoi ! ^^ » : c’est marrant, je me suis aperçu après coup que j’avais pas casé Gérard et me suis dit que j’aurais dû le mettre à la place de Raoul, mais vu le com de Hersen, je crois qu’il y a parfois des hasards heureux.

Senglar

« Bien, un tout petit pinaillage, le gugusse bosseur saisonnier extrajenesaisquoi cliquèterait-il: " Y a plus plus que 3 semaines à tirer... " (je cite approximativement) alors que cela ne fait qu'une semaine qu'il a commencé. Ne dirait-il pas : " Encore trois semaines et puis basta... " ? » :
Dans la mesure où la moitié du délai n’est pas encore passée ? Oui, vous avez peut-être raison. Oui, j’accepte la suggestion. Mieux, je l’adopte.
« Pour le reste et pour le principal je me suis senti bien comme chez Bradbury la plupart du temps. Et ça c'est un très gros compliment :) » : Mince, c’est bête. Comme j’aimerais pouvoir le savourer pleinement ! Je crois qu’on se connait un peu (anciennement Brabant, non ?). Je me souviens même que vous étiez un de mes plus fidèles lecteurs. On se tutoyait, non ? Tu sais peut-être alors que ma culture littéraire se limite à peu de choses et je n’ai jamais rien lu de Bradbury dont je ne connais que vaguement le nom. Je suis content que tu sois revenu. Et merci.


FenchKiss

« Quand j’ai vu la catégorie SF, j’ai failli décamper, et puis quand j’ai remarqué que votre texte était moins long qu’une de vos interventions dans le forum Gilets jaunes, je me suis dit que j’aurais quand même le temps de faire mes courses. » : m’en parlez pas ! Dire que j’aurais pu tout résumer à ça et que j’aurais moi-même pu faire des courses et pas crever de faim !
« un raisin sec par pied de vigne » : non, c’est pas à ce point-là ; une grappe entière par pied. Vous confondez avec Sauternes.
« Du coup, il m’en a manqué un peu plus. » : c’est une blague ? Long, c’est trop long. Court, c’est trop court. Je vais y réfléchir.
« Y-a-t-il aussi des esclaves pour la bière ? » : bien sûr. J’ai fini de réfléchir. Ce sera dans la version longue.

« Franchement, je n’ai rien compris à l’histoire. Au début j’ai pensé qu’il s’agissait de travailleurs hindous sur les chantiers de la coupe du monde 2022 au Qatar !! » : bah, c’est un peu ça aussi. Des passeports confisqués ou une machine à explorer le temps vérolée, qu’est-ce que ça change ? Coincé dans le temps ou coincé dans l’espace.
« Pour finir, je sais que vous êtes très attentif à votre orthographe. » : Je ne sais pas comment vous êtes parvenu à cracker le site, mais c’est super bien vu d’avoir inséré une faute dans mon texte avant de prétendre au poste de correcteur. C’est mille euros pour mon silence.
« Et puis, dans la vraie vie, vous vous appelez vraiment Roger ?
« Roger, Il ne lui suffit pas de comprendre, il lui faut toujours réfléchir un peu plus loin. Pourtant, ça lui fait mal à la tête de réfléchir, comme s’il pédalait sur un vélo d’appartement en se tuant à ne pas avancer. »
C’est comme ça que je vous vois. » : ah, non, ne me faites pas ça ! Je n’écris qu’à la première personne, sauf une fois avant celle-ci, et je m’étais complètement planté la première fois. Je suis nul à la troisième personne. Laissez-moi croire que j’ai réussi au moins une fois ! Dans la vraie vie, je m’appelle Rocher.
Au fait, je vous félicite. Dix plumes en deux textes, c’est vachement classe. Je ne suis pas cinéphile, mais… vous vous prénommez Eddy, non ? Ou Claude ?

Plumette

« j'ai pas compris l'intro avec Marcel ? » ; j’en parle dans ma réponse à Hersen. J’aurais pu ajouter une ou deux autres situations pour insister sur leur multiplicité et leur banalité, mais je voulais faire court.
Merci de ton passage.

chVlu

Hey ! Merci du passage.
« J'ai été dérangé par Marcel dont je ne sais pas quoi faire. » : j’ai répondu à Plumette ci-dessus.
« (Il me semble d'ailleurs que je les ai déjà croisé ces deux aventuriers des temps futurs à la façon bidochon) » : sans aucun doute, mais pas chez moi, plutôt chez Pepito ;)
« L'histoire du différentiel de déroulement du temps entre le futur et le passé m'est totalement obscure dans sa logique et/ou sa mathématique ...D'ailleurs à ce sujet d'où sort cette année 2190, je suis comme Roger j'ai le petit vélo qui mouline.) » : 2190, c’est l’année des prochaines vendanges. Là, on est en 2189 et on parle de quatre siècles écoulés. Si tu soustrais 400 à 2189, ça te donnera une date qui, pour un Français notamment, devrait évoquer quelque chose ;)
« mais alors dans le champs il doit y avoir des habitués qui auraient du cracher le morceau bien avant le Boss.... » : ils ne crachent pas le morceau parce qu’ils ne sont pas au courant. C’est la première fois qu’ils débarquent. Le modèle bêta Open Time Voyager vient d’être développé au fablab. L’année suivante, ils seront au courant, mais ça ne changera rien, et ça n’en sera que plus cruel.
« c'est le module qui a une programmation incrémentée pour renvoyer au passé puis ramener au futur à des dates calculées en fonction des vendanges ? » : par exemple, ou alors, dans une version plus basique, le Boss joue avec des petits switchs pour régler à chaque fois la date, ce qui pourrait d’ailleurs donner lieu à quelque chose de marrant pour une suite éventuelle en imaginant que le Boss se goure en jouant avec les switchs :)
« Mais alors l'histoire des microsecondes elle sert à rien. » : elle sert d’une part à éviter que Roger et les autres n’aient le temps de prévenir leurs copains du fablab et, d’autre part, à évoquer un cycle « infini » redémarrant toujours au même stade. Je mets « infini » parce que, le temps s’écoulant normalement pour Roger dans son propre référentiel, il vieillit et va finir par crever un jour ou l’autre.
« "C’est toujours à cet endroit-là que le doute et la méfiance sont à leur comble"
c'est vraiment endroit que tu as voulu écrire ? » : oui. C’est un abus de langage consistant, comme tu le relèves je pense, à utiliser un marqueur de lieu en substitution d’un marqueur temporel, pour désigner un point du discours du Boss, abus de langage courant dans le langage familier. Sauf à de très rares exceptions, mon « style » consiste à mêler du langage soutenu, du langage familier, de l’argot, des élisions de négations, des néologismes, des torsions de la syntaxe,… Je suis souvent mal compris, je le sais. Je dirais qu’il y a trois types de lecteurs : ceux qui ne remarquent pas que c’est fautif, ceux qui remarquent que c’est fautif et ceux qui remarquent que c’est fautif et comprennent que c’est fait exprès. Là, tu fais partie de la deuxième catégorie. Si tu me connaissais mieux, tu ferais peut-être partie de la troisième. Pourtant, dans ce texte et hors dialogues, je suis resté très sage. Je sais très bien que je perds des lecteurs à cause de ça, mais je n’ai pas envie de perdre les autres. Je ne te prends pas pour un con, hein ! ;) Il est vrai que dans un texte aussi court, ça ne marche peut-être pas aussi bien que sur un texte long, parce que sur la longueur, on finit par mieux comprendre que c’est fait exprès. Moi, en tant que lecteur, j’ai besoin d’un peu de surprise sur la forme, et j’écris comme si j’étais obligé de me lire. Et puis, je ne me verrais pas écrire tout un texte de manière académique. Je me trouverais un peu ridicule. « Cela », par exemple, est beaucoup plus pompeux que « Ça » et j’adore ce petit démonstratif qui apporte ce petit quelque chose d’irrévérencieux, comme dans « ça cause, ça cogite ». Bref ;)
« "Gardez plutôt votre énergie pour pas crevez jusque-là dans le cabernet."
Crevez m'a crevé les yeux et jusqu'à là paru incongru j'ai lu juste là mais ai-je raison? » :
Pour « Gardez », tu as parfaitement raison d’être dans la deuxième catégorie de lecteurs évoquée ci-dessus, parce que c’est fautif et que c’est juste une faute d’inattention de ma part.
Pour « jusque-là », tu as raison si tu te places dans la deuxième catégorie et tort si tu te places dans la troisième, parce qu’il s’agit d’un abus de langage exactement identique à celui que tu relevais précédemment. A une nuance près, mais importante cependant : ton exemple précédent se situait dans la narration tandis que celui-ci se trouve dans un dialogue.

STEPHANIE90

« Votre imagination semble débordante » : pas tant que ça. Si vous lisez l’intro ci-dessus, vous verrez que ce n’est jamais que l’assemblage de quelques briques, l’imagination ne servant que de ciment.
« Bref, votre histoire aurait mérité un peu plus de tanin, car je n'y retrouve pas les paysages, l'ambiance qui règne dans les vignobles sous les larges mains des vendangeurs. Il faudrait également que vos personnages soient moins flou, car ils sont peu attachants. Quelques améliorations lui ferait prendre de la bouteille.» : je vous comprends très bien. Vous trouverez réponse à cela dans ma réponse à Néaojamin.
« J'ai également constaté quelques erreurs de langage, un mot pour un autre (la plupart ayant déjà été relevé, je ne réitèrerais pas), et certaines formulations trop moderne fait perdre pour moi un peu de crédibilité au texte. » : vous trouverez réponse à cela dans ma réponse à chVlu.
C’est marrant, moi je craignais justement que certaines formulations « modernes » soient trop datées pour une histoire se déroulant en 2189.
Merci de votre passage, Stéphanie.

Contribution du : 06/02 11:20:17
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Merci Stony pour ta réponse circonstanciée à mon commentaire. Visiblement j'ai traversé ce texte sans qu'il ne me saisisse ou que moi je ne trouve le canapé pour m'installer dedans..
Pour les héros connus c'était une litote de ma part que de dire j'ai l'impression de les connaitre. Je connais très bien Pépito et j'ai un petit mail qui me prévient quand Oniris retient un de ces textes.

chVlu
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Contribution du : 06/02 13:04:16
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Hello, chVlu,

Je m'en doutais un peu pour la litote. Je crois me souvenir que vous êtes potes, Pepito et toi. J'avais un peu la trouille qu'il m'en veuille de le pomper, mais il est sympa, l'affreux Pepito.
Les potes de Pepito ont l'air sympa aussi.

Après nos échanges sur un défunt fil, je l'avoue, j'ai été un peu déçu que tu ne lises pas ce texte comme leur prolongation, mais je peux te rassurer tout de suite : il m'arrive aussi de passer à côté de textes en ayant la sensation de passer à côté de quelque chose, mais sans savoir du tout quoi alors que ça parait évident à d'autres.

Pour Marcel, j'aurais peut-être pu mettre une séparation plus nette entre le premier paragraphe et le reste, plus nette qu'un simple espacement de plusieurs lignes, genre ligne d'étoiles ou autre, mais j'essaie autant que faire se peut d'éviter les avertissements trop visibles.

Contribution du : 06/02 13:26:04
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Comme tu le dis si bien il y a des fois où on passe à coté d'un texte comme quand on cherche ses lunettes que l'on a sur la tête.
Je te rassure la ligne "politique du texte je l'ai clairement perçu. C'est d'ailleurs pour cela que j'y suis allé, revenu et revisité pour finalement laisser un commentaire.

Pour Marcel je crois qu'une indication de style "oui mais voilà pendant c'temps là" (sans la musique de Joe) aurait suffit pour ma part à bien fixer qu'une première histoire était lancée sans suite et qu'une autre semblable et autre à la fois allait être narrée.
Je partage ton goût pour les indications légères; les gyrophares, feux à éclats et flèches indicatrices lumineuses ne laissent pas assez de place au lecteur selon moi...
Alors vu le nombre de lecteurs qui ont saisi (y c compris Pépito dont la première des qualités est de ne pas flatter) tu as surement fait juste ce qu'il faut.

Contribution du : 06/02 13:52:32
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Salut Stony ! Vieux pote :) Ben tu t'étais bien déguisé en gonzesse toi à une certaine époque et tu m'avais mené en bateau au point que je t'avais pris pour un troll.

Dis-donc tu fais dans le télégramme maintenant, toi l'auteur de romans fleuves.

Amicalement

Senglar :)))

Mais si !

Contribution du : 06/02 14:03:01
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Bonsoir Stony,

Bien sûr que je prends le temps... à savoir que j'ai été surpris de relire mon commentaire... c'est vraiment tendu de commenter en EL... suvant les jours, ma fatigue et ma perception du moment, certains textes me paraissent moyens... puis, en les revoyant à la publication je me surprends de tous les commentaires élogieux et je me dis merde, qu'est-ce que j'ai foutu ! Même si tous les goûts sont dans la nature onirienne, j'ai du mal à concevoir le "un peu" juste à côté du "passionnément". Mais bon, j'ai compris en suivant un peu les discussions au sujet de Pépito qu'il y a aussi un style à part ici qui ne me touche pas des masses. Ça m'a fait pareil avec le texte de Hersen homo courgens. Je me rends compte que je suis un peu trop coincé dans mes visions "classiques" de la littérature pour apprécier ce qui en sort... mais j'en ai pris conscience coup sur coup là et je vais y travailler.
Bref (désolé pour le monologue, fallait que ça sorte),

- Devant lui, assis sur une chaise, le Boss, lequel souhaite à Roger la bienvenue.
Encore une question de style, mais le "lequel" m'a perturbé, ça m'a paru un peu lourd à la lecture.

- Ca le fait d’ailleurs sourire.
Ici c'est le d'ailleurs que je toruve pas très utile... mais c'est peut-être juste le ton voulu, le côté un peu "parlé".

- Enfin, des réponses, il y en a, et des tas même, mais aucune ne surnage.
Ici, j'ai trouvé le "surnage" moche pour être franc, ça ne fonctionne pas pour moi.

- comme s’il pédalait sur un vélo d’appartement en se tuant à ne pas avancer.
Bon... encore une question de sensibilité ça manque de fluidité, j'ai eu du mal à laisser la phrase couler dans ma bouche, j'ai le sentiment que peut rendre l'image plus forte, plus originale aussi. Mais encore une fois, ça correspond avec le ton général, donc pourquoi pas !

Sinon, ma nouvelle, Corentino, ne fait "que" 23 000 caractères, mais j'aime aussi et surtout les textes longs. J'avais il y a trois ans arrêté Oniris à cause de ça... j'ai du mal à ne pas rester sur ma fin avec les nouvelles et je ne peux m'empêcher de penser à tous les développements manqués... je lirais un de vos textes avec grand plaisir... sur Oniris ou ailleurs.

Très bonne soirée,

Contribution du : 06/02 19:01:44
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"Pour écrire sur la vie, tu dois d'abord la vivre!" H.E
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Bonsoir, Néojamin,

Touché que vous ayez pris le temps de développer au-delà que ce que je pensais/attendais.

L'espace lecture

Il m'est déjà arrivé aussi de me demander ce que j'avais foutu en EL, mais l'anonymat est en cela intéressant qu'il permet de juger le texte sans l'auteur et sans les autres commentaires. On s'y trouve davantage face à ses responsabilités.

La note

C'est très compliqué de noter, et très aléatoire comme vous le soulignez. C'est d'ailleurs pour ça que je ne note plus, en plus du fait que j'ai beaucoup de mal à demeurer bienveillant lorsque je n'aime vraiment pas et il serait inutile d'ajouter une mauvaise note à un mauvais commentaire. Néanmoins, si votre note reflète votre impression, c'est qu'elle est juste pour vous. Celui ou celle qui a noté "Passionnément" trouvera peut-être votre "Un peu" curieux, mais la réciproque est probablement tout aussi vraie. C'est en cela que le nombre et donc la diversité des commentaires sont intéressants.

Le style

Merci d'avoir précisé votre impression concernant certaines phrases. Le choix de mots, de tournures syntaxiques est sans doute affaire de sensibilité, les nôtres ne sont manifestement pas tout à fait superposables, bien que je puisse apprécier aussi une écriture très classique, et je ne souhaite pas me trahir pour aller à la pêche aux lecteurs, mais je relève dans ce que vous avez écrit quelque chose d'intéressant que je puisse intégrer à ma propre sensibilité : la fluidité. J'y ajoute une autre notion qui peut lui être associée : les sonorités. J'y prêterai davantage attention dorénavant.
On ne peut pas toujours retirer des choses nouvelles de chaque commentaire, mais je retire quelque chose du vôtre.

Merci et bonne soirée à vous.

Contribution du : 06/02 21:07:04
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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chVlu,

Citation :

Pour Marcel je crois qu'une indication de style "oui mais voilà pendant c'temps là" (sans la musique de Joe) aurait suffit pour ma part à bien fixer qu'une première histoire était lancée sans suite et qu'une autre semblable et autre à la fois allait être narrée.


J'ai mis une indication de style "A quelques dizaines de kilomètres de là". Rupture de lieu, incluant dans mon esprit unité de temps et rupture d'action, alors que tu suggères une rupture d'action explicite, incluant elle aussi une unité de temps. Pourquoi pas ? Je retiens.

Contribution du : 06/02 21:16:37
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
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Myndie

C’est incroyable en tout cas parce que si j’avais eu ta nouvelle à lire en EL (ce qui n’arrivera jamais parce que je ne suis abonnée qu’à la poésie) , j’aurais franchement cru lire du pepito ! Sans rire.

Je pensais qu'il n'existât point de note supérieure à Passionnément+.
Je me trompais ;)

J'y reviens dans mon retour à Donaldo75 ci-dessous.

Citation :

C’est juste que te trouver en SF me désarçonne un peu.


J'ai déjà eu un texte de SF publié ici il y a longtemps, mais il était long de plusieurs dizaines de milliers de caractères. C'est pour ça que tu ne l'avais pas vu :)
Je ne pense pas retrouver avant longtemps le temps ni le courage nécessaires à ça.
Et puis, si tant est que les notes et les plumes puissent représenter le résultat d'un travail, il est évident que la flemme offre un rendement plumaire vachement plus intéressant :)



Donaldo75

J'aimerais d'abord dire que je revendique le texte, tout le texte, dans son fond et dans sa forme.
Tu sembles dire que ça devient meilleur lorsque ça devient du Stony.
Si je relie ça au com de Myndie, on pourrait en somme en déduire "lorsque ça cesse d'être du Pepito" (bien que Myndie ne reconnaisse jamais Stony).

Il est difficile de qualifier un style, mais je dirais de Pepito qu'il possède une nonchalance stylistique, ce qui n'est pas du tout équivalent à une absence de style. Au contraire, c'est son style. C'est en tous cas comme ça que je le vois. Et cette nonchalance n'est pas de la paresse, mais un refus conscient et actif de la littérature de salon. Et j'aime ça. La brièveté et le type de narration ne font pas à eux seuls le style de Pepito.

En revanche, si tu me dis que dans la deuxième partie, c'est plus direct, avec des arguments qui font mouche, c'est que le mélange est alors plus complexe que ça parce que je dirais volontiers de Pepito qu'il est direct avec des arguments qui font mouche.

Bref, je ne sais pas :)

En tous cas, à moi, ça me fait vraiment des vacances de sortir de mes histoires autobiographiques et de ne pas passer dix mois à écrire une nouvelle :)
Ou alors, faudrait peut-être que je tente un truc dans le genre de ce que tu as fait avec le poème de Morrison. Why not ?

Merci de ton passage.

Contribution du : 06/02 22:40:24
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Re : Les raisins de la colère - retours sur retours
Maître Onirien
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Salut Stony,

Il m'a fallu lire le début de ce post pour comprendre pourquoi tu parles de Pepito.



Comme tout lecteur, j'aime bien rester dans ma zone de confort, lire ce que j'aime habituellement. C'est le sens de mon commentaire, en partie. En tant qu'auteur, je comprends ton envie d'ailleurs. Alors vas-y, je ne suis qu'un lecteur parmi tant d'autres; en plus, beaucoup de lecteurs ont posté des commentaires qui légitiment ta démarche.



Don

Contribution du : 07/02 09:15:58
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