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1 Utilisateur(s) anonymes
Ma gratitude pour La patience des troncs |
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Maître Onirien
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31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
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Je remercie le CE d'avoir accepté de publier mon texte ; mon inspiration est venue de l'appel à participer au concours, en particulier à ceci :« Ouvrez grand les yeux sous le soleil ou sous la pluie, du géranium sur le balcon à l'orage en montagne, de la dame d'en face à la pipistrelle commune. »
Et pour répondre à la question de pepito, oui, ce texte a bien été écrit pour le concours, jusqu'à ce qu'on me dise que seules les nouvelles étaient admises. Sans doute les brèves n'ont-elles pas encore gagné toutes leurs lettres de noblesse... Mais bon, comme c'est toujours dommage de gâcher la marchandise, et encore plus d' avoir travaillé pour rien, je l'ai envoyé hors concours. Passant75 : Merci pour votre retour et cette touchante appréciation. Vous décrivez parfaitement ce que j'ai cherché à explorer : ce glissement d'une métamorphose qui n'est ni un châtiment brutal ni une tragédie classique, mais un basculement inéluctable. Je suis ravie que cette ambivalence entre catastrophe et délivrance, tout comme la scène de la vieille dame, ait résonné chez vous. Pussicat : Ton commentaire et le regard que tu as posé sur mon texte sont un merveilleux cadeau. Je ne connais pas « Annihilation » mais je ne doute pas que la référence soit juste : c’est exactement ce type d’hybridation troublante entre l’humain et la nature qui m’a inspirée. Rédemption, rachat des fautes et perte des émotions au profit du vivant : ta réflexion touche juste. Merci également d'avoir pointé l'accumulation d'épithètes, c'est sans doute un tic d'écriture ; j'en tiendrai compte à l'avenir. Si jamais je m'aventure à nouveau hors de ma zone de confort, la poésie stricto sensu. Salut pepito ! Merci pour ta lecture attentive et ton œil de lynx. Je suis contente de t'avoir gâté, malgré les petits défauts que tu as relevés dans mon texte (mais je n'ai pas envie de plaider ma cause et d'argumenter sur les détails que tu chipotes^^). Je ne connais pas cette Catherine Duffour mais j'imagine que la comparaison est flatteuse. En fait, je ne suis pas spécialiste de la SF, genre qui faisait partie de mes lectures d'ado, donc plus trop d'actualité. Et l'explication du pourquoi ce texte, c'est toi qui as mis le doigt dessus (voir en intro). PS : après recherches sur Mme Duffour, je découvre que nous sommes du même signe astrologique ! Bon sang mais c'est bien sûr ! Polza : Que dire d'autre que ton commentaire, cette lecture fine et attentive, me touche énormément.C’est le genre de retour qui fait un bien fou au cœur et qui donne de l'énergie pour la suite. Tu n’as pas seulement lu ta nouvelle : tu t'es complètement laissé immerger par mon univers, tu as décortiqué mes images pour y insuffler tes propres références (et quelles références !). Pour répondre un peu à tout ce que tu as relevé (parce que tu as relevé tellement de choses !), tu as raison en ce qui concerne le concours mais voir le texte publié a effacé la déception. Je n'avais pas imaginé qu'on puisse ressentir le texte comme une utopie. C'est fascinant. En même temps, c'est vrai que le drame initial (et inconnu) débouche sur une sorte de résignation et d'apaisement. Tu as bien vu aussi pour : - la lithothérapie, dont je suis une adepte depuis longtemps. Pour la malachite, ce n’était effectivement pas un hasard e j'y mets bien plus que cette nuance entre le vert minéral/végétal et le bleu des veines, - le jeu des sonorités et la paronomase plantes/plaintes. Par contre, la pipistrelle, ne doit rien à Vampirette ; j'ai expliqué en introduction où elle a pris naissance. Enfin, bravo pour la richesse de tes références. C'est un plaisir instructif d'être commenté par toi ! Et un bonheur de voir ou ce petit récit t'a transporté. Si ma métamorphose végétale t’a donné envie de te transformer en aubépine et de voter pour ce cocon sylvestre, alors le pari est réussi. Merci infiniment pour ce retour incroyable, ton enthousiasme et cette analyse qui me va droit au cœur !
Contribution du : 28/08 11:13:55
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
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Re : Ma gratitude pour La patience des troncs |
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Maître Onirien
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Salut Cyrill! :
C'est un plaisir de recevoir une critique aussi fine. Tu as parfaitement décodé mon intention : la métamorphose végétale n'est ni une menace, ni une punition mais une échappatoire, un abri contre les turbulences de l'humanité, une sorte de paix froide. Je ne l'avais pas envisagée comme une utopie, Polza l'a fait et je dois dire que ça me plaît bien. Je dois dire que je me suis fait horreur en écrivant l'épisode du chat , cette scène « atrocement paisible » dans sa neutralité et son amoralité. En ce qui concerne la contrainte des signes pour le concours, je crois que j'aurais fait du remplissage inutile si j'avais voulu insister. Déjà que je ne suis pas sur mon terrain de jeu... Merci en tout cas pour tes mots sympathiques et ton analyse. ![]()
Contribution du : 29/08 15:15:31
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
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Re : Ma gratitude pour La patience des troncs |
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Expert Onirien
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Coucou Myndie, merci pour ce chaleureux retour sur commentaire (en poésie, je ne me serais jamais permis le « reux/re » !)
Je suis heureux de savoir que mon commentaire te donne envie de poursuivre l’aventure du côté des nouvellistes de Schindler ! Il me restait quelques rince-doigts dont je ne savais pas quoi faire, ils étaient planqués au fond d’un vieux tiroir, j’ai donc bien pu me nettoyer les doigts après avoir décortiqué tes images ![]() J’ai encore pas mal de gemmes chez moi, même si je n’en achète plus depuis un bail, premièrement parce que ça coûte un peu d’argent, deuxièmement parce que ça prend de la place et troisièmement parce qu’il est difficile de contrôler d’où viennent certaines pierres, ce sont parfois des enfants qui vont les extraire dans des conditions difficiles… Le pire ce sont les diamants, mais j’ai pas les moyens d’en acheter, alors la question ne se pose même pas ! J’avais lu une assez bonne BD à ce sujet, ça s’appelle Katanga Chaque pierre est différente bien évidemment, mais en lithothérapie, ce que j’ai de plus puissant chez moi, ce sont des Pinas, Isis et Osiris… ça fait longtemps que je ne m’en suis pas servi, mais quand j’en prends une dans chaque main (elles sont vendues par paire, mais ça, tu dois déjà le savoir) associées à une tourmaline noire, ça fait un sacré voyage astral gratis assuré ! Puisque tu parles de « bleu des veines » et que je t’ai moi-même parlé de « L’écume des jours », ça me fait penser à « Il était si gentil qu’on voyait ses pensées bleues et mauves s’agiter dans les veines de sa main »… Pour la pipistrelle, je te taquinais, je me doute bien que tu ne l’avais pas seulement placée pour ton côté Vampirette ! D’ailleurs, je te félicite vraiment d’avoir respecté non pas une seule, mais presque toutes les suggestions pour ce concours auquel tu n’as pas pu directement participer et c’est bien dommage (à une montagne près !) À mon tour de te remercier pour ce retour sur commentaires qui fait du bien au moral
Contribution du : 29/08 23:00:36
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Re : Ma gratitude pour La patience des troncs |
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Citation :
Ah oui! Bis et repetita! c'est moi qui te remercie pour cette chanson qui rebooste un peu le mien (de moral) Hummm! Est-ce que trop de mercis tue le merci? Thèse, synthèse, antithèse, vous avez quatre heures! ![]()
Contribution du : 30/08 08:49:17
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Re : Ma gratitude pour La patience des troncs |
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Contribution du : 30/08 10:12:08
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Re : Ma gratitude pour La patience des troncs |
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Contribution du : 30/08 10:38:01
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Bonjour Moschen et merci d'avoir pris le temps de rédiger cette longue critique. Il m'a semblé, en parcourant celle-ci, que vous projetiez dans mon texte ce que vous auriez vous-même écrit, à savoir un texte de science fiction pure avec une explication logique à la métamorphose. Ce n'était pas mon but. J'ai plutôt voulu un récit fantastique, à la fois poétique et allégorique. Le classement en catégorie « Brève » — qui retient votre attention — se justifie par le nombre de caractères et, à mon sens, par son adéquation aux exigences de cette catégorie.
La répétition du mot « orage », que vous ne comprenez pas n'est rien de plus qu'un effet de style, un procédé d'insistance : je l'assume totalement. « Je n’ai pas compris ce que vient faire l'ozone dans le récit. » Je ne crois pas me tromper en disant que l'ozone (son odeur) se perçoit pendant l'orage, soit avec les éclairs, soit juste avant la pluie. Quant à l'absence de lutte, le calme absolu et l'immédiat de la métamorphose, ce sont des choix délibérés : il s'agit de décrire la dissolution des angoisses humaines dans un état végétal, et non le début d'un combat ou d'une survie. L'acceptation et l'apaisement sont ce que sous-entend le titre. La chute du chat vous paraît contradictoire ; en effet, il y a loin de la vitesse d'un météore à la lente descente d'une feuille morte. Mais il faut y voir une métaphore de ce qui est « perçu » par le personnage végétalisé et non une description physique de la chute. J'ai trouvé vos remarques intéressantes et je prends note de vos observations sur le rythme ; elles me permettront de vérifier si la fluidité peut encore être améliorée. Encore merci pour votre lecture !
Contribution du : 12/09 09:35:55
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Bonjour Pattie et merci pour ce beau retour ! Savoir que cette "mise en bouche" (qui malheureusement n'a pas pu constituer un plat de résistance pour le concours) a su vous captiver et que le parti pris de l'intériorité a résonné ainsi est une récompense et un encouragement pour quelqu'un qui est sans doute moins à l'aise dans le domaine des nouvelles qu'en poésie.
Un cadeau tout végétal pour vous donc! ![]()
Contribution du : 22/09 11:29:22
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