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Remerciements pour Flamme d'eau
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Bonjour,

Je ne peux cette semaine avoir la disponibilité suffisante pour revenir comme je vous le dois sur mon dernier poème "Flamme d'eau". J'adresserai le retour approprié, sur le global mais aussi sur le particulier, en début de semaine prochaine ; désolé de cela, sachant que c'est toujours un peu dommage de ne pas agir à chaud, car paradoxalement on y perd de la fraîcheur... ! :))

En attendant, je remercie très chaleureusement le comité éditorial pour son travail en général, et pour son regard envers mon poème ; ainsi que mes commentateurs pour l'attention et le temps qu'ils lui ont consacré.

A très bientôt donc.
Très amicalement.
Vincente

Contribution du : 22/10 22:38:15
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
Expert Onirien
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Bonjour à tous,

Retour au calme, je reviens donc vers vous avec ce léger différé.

Un jour, j'ai eu un flash de ce que pourrait être un amour formidablement entier, de l'organique au spirituel, j'avais sous les yeux l'image où je me trouvais fondu dans l'amour absolu. Devant la précarité toute "fluide" de cette sensation, j'ai vite cherché à lui donner des mots ; la vision étant très essentialiste, l'expression se devait de rester à la fois sobre (ne pas se disperser) et très entière (englobante, universaliste) tout en s'acceptant allégorique.

Des fluidités du sentiment passionné et des sensations amoureuses à celles des échanges symbiotiques et des nécessités vitales, la correspondance majeure de l'amour et de l'eau m'est apparue évidente, le poème allait donc être "porté" par les potentialités de l'eau pour tenter le geste alchimique de La flamme d'eau.

Si j'ai pris le parti (le risque ?) de ne pas "priver" l'évocation de termes connotés "technique ou science", c'est afin de marquer cet aspect originaire qui les universalise. Plusieurs l'ont remarqué ici, et avant j'en avais déjà été averti, mais je l'ai conservé à cette fin. Ici les quatre termes utilisés ont volonté à rendre une perspective quasi précise, qui transpose le texte dans un réalisme immanent, rejoignant son intention extensive.

Je voudrais rajouter une considération d'ordre général fruit d'une réflexion qui m'est venue suite à vos commentaires. Ils ont été nombreux - j'ai donc été gâté - et ils ont aussi été assez variés dans leurs interprétations. Pourtant je ne pense pas avoir écrit un texte hermétique, avec un nécessaire parcours en devinettes, j'ai plutôt cherché à exploser les sens premiers qui pouvaient se trouver à l'étroit dans le cercle des convenances du sentiment amoureux. Plus largement, il me semble que la poésie a vocation à permettre ce genre d'extrapolation. L'explosion implique des projections diverses, elles se sont manifestées dans vos commentaires de façon très intéressantes, ma démarche les souhaitait. Elles font partie de la vie adulte d'un texte.

En effet, le moment de basculement pour celui-ci en est la publication. Avant étaient sa naissance et sa jeunesse, après seront sa vie adulte et sa mort quasi certaine. Dans l'amont de l'œuvre se constitue une conception à partir des matériaux issus d'antériorités : la langue, le contexte de l'auteur, le prétexte du sujet, l'analyse (y compris celle inconsciente ou intuitive), c'est-à-dire l'écriture au sens large. Dans l'aval se produit la lecture, l'assimilation et l'appropriation du lecteur, et enfin la ré-adoption rétrospective de l'auteur sous les influences diverses, éventuelles, retours des lecteurs, inscription dans la perspective de l'ensemble de son œuvre, etc...
L'écriture d'un poème est procréative, il n'est pas rare de comparer sa démarche à celle d'une gestation ; en cela on peut dire que le poème comme l'enfant est une potentialité.
Il propose un cadre, singulier en libre ou conventionnel en classique, et y développe un propos. Vous avez donc participé à sa vie adulte, émancipée, je vous en remercie chaleureusement.

***

@Lebarde – (bien-) en EL
L'écartèlement que propose le rapprochement de l'eau et de l'amour est assez gigantesque. Vos remarques sur la forme avec ses "trop" éventuels, tout en étant "pas assez" par ce "déstructuré", sont compréhensibles ; ma tentative est audacieuse, je pense que ce que je demande au lecteur est la quadrature du cercle, il doit se laisser faire mais en faisant œuvre d'imagination pour prolonger en lui ma proposition.
Désolé pour votre "Dommage". J'espère que ma contextualisation ci-dessus vous parlera.
Merci beaucoup Lebarde.

@ANIMAL – (bcp-) en EL
L'eau en "messager" de l'amour, c'est tout à fait ça, mais vous y voyez "comme une tyrannie" ; vous n'y allez pas un peu fort là ? J'y constate pour ma part une acceptation de dépendance assez délicieuse ; quand vous imaginez une "tyrannie", vous parlez d'un après pervertissant le sentiment que j'évoque, c'est pour moi un autre moment.
Je me réjouis d'avoir été lisible par vous clairement bien que le propos ne soit pas simple.
Merci beaucoup ANIMAL

@Corto (sans)–
Tu as vu d'abord une ode à l'eau, j'ai donc dû rater un petit truc. Pour moi, c'est d'abord une ode à l'amour, dont les pouvoirs de l'eau en sont l'allégorie. Ceci explique peut-être ce qui t'as laissé en retrait du poème.
Merci Corto d'avoir malgré tout commenté sans botter simplement en touche.

@Eskisse – (bcp)
Tout d'abord vous saluez le titre et le dévers tout "bachelardien", je vous remercie vivement de le souligner.
Convocation de tous les sens (perceptifs), je suis content qu'ils aient pu apparaître.
Et puis quand un auteur a été très séduit par un passage particulier, et me dit : "j'adore ces vers : " Je suis l'eau / Fruitée de la fonte de nos corps en nos âmes ", je suis ravi.
Merci beaucoup Eskisse.

@Grandin – (pas)
Je suis étonné d'avoir pu vous induire en erreur au point que vous puissiez voir dans mon poème "Une nouvelle définition de l'eau" !?
Ce texte assez ambitieux, je l'avoue, suggère de sublimer le regard et, à l'instar de l'hypnose, demande au participant d'être à la fois de bonne volonté, donc actif en quelque sorte, mais aussi de se laisser aller. Je comprends que cette antinomie soit inacceptable pour certains tempéraments. Désolé donc si cela a été le cas pour vous.


@PIZZICATO (sans)–
C'est un parallèle entre l'eau et le narrateur dont il s'agit en effet a minima, mais surtout, et c'était là toute mon intention narrative, celui entre la passion amoureuse et cet élément essentiel.
La sublimation et sa formulation vous ont paru "un peu trop sophistiquées", ce genre d'ellipse est particulière et peut rester étrangère à certains, c'est bien évident. Nous aurons d'autres occasions effectivement de nous retrouver dans des expressions plus consensuelles.
Merci beaucoup PIZZICATO pour cet avis délicat bien que divergent.

@Pouet – (bien)
Simplicité de l'anaphore appréciable pour contrebalancer les complexités du texte : je la vois aussi comme cela ; à l'écriture, ces occurrences me sont venues comme pour revenir au sujet, comme pour calmer le jeu.
Concernant les "trop techniques" que tu évoques, tu auras vu plus haut comment j'en assume la volonté, au détriment d'une "poésie" qui n'est pas pour moi un Graal en soi ; l'important étant à mes yeux, l'adhérence (j'ai constaté avec intérêt qu'elle avait bien "un peu griffé" certains) et l'apport au propos.
Merci beaucoup Pouet.

@papipoete – (bien)
Vous saluez le titre, j'en suis ravi, son double sens est riche de pas mal de choses, mais aussi d'une singularité que vous soulignez très judicieusement dans :" Deux éléments qui ne vont pas ensemble, mais dont on ne peut se passer pour vivre... et qui se retournent contre nous quand l'un et l'autre sont en colère !".
Je retiens que vous auriez aimé un plus de simplicité sur ce sujet complexe ; eh oui, il a fallu faire un choix où je n'ai pas pris le parti du milieu. Ce sera pour une autre fois.
Merci beaucoup Papipoete.

@troupi – (bcp)
" Flamme d'eau, de la source à la mort. Entre les deux il y a de quoi faire et l'auteur nous emmène dans un voyage poétique assez intéressant.". Heureux que tu aies pu t'en abreuver.
Merci beaucoup Troupi.

@leni – (passio)
Tu as perçu ma "quête d'amour absolu" tout en n'oubliant pas que l'amour, "quand il veut serrer son bonheur, il le broie". Oui je n'y avais pas pensé, d'autant que pour "broyer" de l'eau, la représentation n'est pas simple. Ceci dit, l'amour qui broie n'est déjà plus l'amour absolu, ce serait plus l'amour en fuite, et là l'eau, elle s'y connait…! :))
Du surréalisme dans ce poème, oui, sûrement, je le revendique. Et je me réjouis d'avoir imaginé ce "Je lave tes brumes" puisqu'il a su particulièrement te plaire.
Merci beaucoup Leni pour tout le reste dont ta très belle appréciation.

@Davide – (bcp)
Le titre a su te plaire, j'attache de l'importance à ce premier pas dans un poème ; il me semble qu'il est un visage lors d'une première rencontre, il doit dire, en toute discrétion (presque en neutralité), l'invitation à l'autre, mais sans cacher le potentiel intérêt de la rencontre.
Une "musicalité des vers, légère, sautillante…" et pourtant "fluide", aidée en cela par l'anaphore. C'est un plaisir pour moi d'entendre que tu l'as entendue.
Pour les termes "techniques", tu auras vu ce que j'en dis plus haut. Quant à ta moue, petite, je la regrette car ce qui l'a provoquée ne me produit pas le même effet perturbateur qu'à toi. Nous garderons ce petit point de divergence.
Et puis "la trame narrative… qui manque de clarté, d'articulations". Sur la clarté, je suis assez d'accord car elle est complexe bien que présente ; sur les articulations, dans une gradation très proche de celle de Louis, ci-après, je pourrais la résumer ainsi, dans l'ordre de la lecture, soit pour chaque strophe : l'eau/amour est d'abord celle qui apporte à "l'extérieur" de l'être aimé – ensuite, elle commence une mue qui la rend capable de prendre soin du corps et mais aussi de l'esprit – puis elle s'affirme aussi dans la félicité (aimante et reproductive) symbiotique, le mariage s'affirme – elle rassemble plaisirs et attentions "extérieures" et "intérieures" – vient l'imaginaire qui ne renie son originaire pure réalisme – Puis la fusion qui rend unitaire les deux amours, de la source à la mort.
En final, tu "aimes beaucoup ce poème" et j'en suis ravi, d'autant que tu es certain de retenir longtemps cette "amoureuse enceinte"…
Merci beaucoup Davide.

@Donaldo75 – (bien+)
" Et quand je dis pas mal, ne te méprends pas, cela signifie plaisant à lire, travaillé, évocateur, parfois original.". Eh bien, voilà qui est déjà très agréable à entendre !
Pas de dissert. donc, oui bien sûr, ce doit être d'abord un ressenti ; après, que l'on cherche à trouver une (ou des) raison(s) à certaines "apparitions" un peu floues, pourquoi pas ? Comme à donner une perspective à ce que l'on goûte d'une lecture, ce n'est tout de même pas condamnable. En tous les cas, pour quelque raison que l'on ait d'écrire, je ne crois pas que l'attention première des poètes soit de faire bonne figure, ou de "contenter" son lecteur.
Merci beaucoup Donaldo75.

@STEPHANIE90 – (bcp-)
Ma "flamme d'eau" vous a d'abord un peu désarçonnée, si elle avait une prétention un peu déplacée en ce sens, je le regretterais ; singularité et incongruité peuvent parfois empiéter hors de leur champ de compétence.
Je reste étonné de la préciosité que certains d'entre vous attribuent aux mots "symbiotes, vecteur, ensemble, etc… ??
Mais la lecture vous a été "vivifiante", tant mieux.
Merci beaucoup Stéphanie.

@Louis – (bcp)
Votre commentaire montre une conjonction entre mon intention d'écriture et la vision que vous en avez eue. Je parle de vision à dessein car vous donnez de la perspective à mon expression, de son en deçà à son au-delà. Je me reconnais dans toute votre analyse. Après mon intuition, l'extraction de mes perceptions et leur mise en forme, votre regard, traduit dans vos mots, vient enrichir ma propre compréhension de ce que j'ai élaboré ; cette rencontre, quasi expérimentale, est, je dois vous dire, aussi troublante que passionnante. Je vous en remercie.
Si bien que j'invite ceux qui s'interrogeraient encore sur ce poème après mes explications à consulter votre commentaire.
Merci beaucoup Louis.

@Hersen – (bcp)
L'angle par lequel tu vois mon poème n'est pas celui que j'ai cru lui imprimer, ce n'est pas grave en soi, chacun "assimilant" la matière poétique en fonction de son vécu et de ses "parlances". Mon approche parle d'abord d'un amour absolu qui se trouverait des parallèles avec les particularités de l'eau.
Ce qui est plaisant, c'est que "l'entrée" que tu as faite a aussi ses "avantages", puisque tu me dis que tu as aimé toutes les strophes, l'important est donc aussi l'apport que chacun peut engendrer à partir du poème.
Merci beaucoup Hersen.

@Lulu – (bien+)
Le titre "joli !", je ne me lasserai pas de l'entendre.
Si je vous faisais une confidence, je vous dirais que je préfère, comme vous, le fond du poème à sa forme. En fait, l'idée que porte le poème me paraît toujours aussi radieuse, peut-être même encore plus après ces décantations, son empire idéel est assez immense, alors que l'humble écrit se borne à ses limites intrinsèques ; toute libre qu'elle soit la forme écrite embrigade.
Vous manifestez une singularité par rapport à l'anaphore qui semble avoir séduit la grande majorité des lecteurs. Elle me paraît néanmoins "nécessaire" à défaut de son manque de "souplesse".
J'ai bien aimé en retour votre perception où vous ressentez " l'image de cette eau qui est à la fois présence au monde et auprès de l'être aimé", c'est tout à fait dans mon espérance narrative, et pourtant je ne la formulais pas ainsi.
Et puis j'ai beaucoup beaucoup aimé votre extension perceptive qui aperçoit une dimension "cosmique" au cœur du poème, selon vos termes : " comme une métaphore de la Terre et de ses beautés liées à l'eau".
Ensuite, vous revenez au titre : " je ne vois plus le titre comme un rayon posée sur une simple goutte d'eau, mais bien comme une présence forte de l'élément liquide dans sa manière si réelle d'être là…". Ainsi que sur ces passages "vraiment très beaux".
Merci beaucoup Lulu.

Contribution du : 28/10 18:35:33
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Bonjour Vincente,

Ah, l'emploi du mot tyrannie... Je l'ai choisi à cause du côté directif qu'il y a dans votre poème, mais attention : "comme" une tyrannie est destiné à adoucir le propos car il y a aussi de douces tyrannies.

C'est cette nuance que je voulais exprimer, pas l'emploi du terme en son sens le plus dur. Loin de moi l'idée de pervertir de si beaux sentiments. Et si j'ai semé un doute, vous m'en voyez navrée.



Au plaisir de vous lire à nouveau.

Contribution du : 28/10 21:09:34
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Auteur : Le maître nécromant (Les Elémentales 1) - Editions Nestiveqnen
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Merci beaucoup pour votre retour, Vincente.

C'est très éclairant et cela m'a donné envie de relire votre poème que j'ai trouvé à la fois très inspiré et inspirant…

Le fait que vous ayez différé la discussion sur cette publication nous permet justement de voir ce poème avec encore plus de recul. Je préfère souvent ce laps de temps, car lorsque les réactions sont immédiates, bien que les points de vue des auteurs soient toujours intéressants, ne nous laissent pas toujours le temps de nous défaire, peut-être, de ce qu'on a mis dans une lecture pour laisser mieux place à une parole qui nous conduit un peu plus près des intentions au moment de l'écriture.

J'ai effectivement trouvé cela étonnant que beaucoup aient apprécié cette répétition "Je suis l'eau", et comprends bien votre sentiment, mais il est vrai qu'en relisant ce texte, je reste assez sur mes premières impressions. C'est là une affaire de goût, rien d'autre…

L'ensemble est d'une belle sensibilité. Bravo !


Contribution du : 29/10 09:32:36
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Bonjour ANiMAL et Lulu,

@ANIMAL -
Oui, avec la notion de "douce tyrannie" auquel inviterait le "comme" qui introduit le terme par trop abrupt, j'arrive à adhérer à votre nuancement. Merci pour cette précision qui sauve "de si beaux sentiments". Bien amicalement.

@Lulu -
J'ai été comme vous souvent étonné du "bénéfice" qu'il y avait à différer sensiblement les retours sur lecture, ainsi que ceux, indispensables, après l'écriture elle-même. Ce laps de temps qui permet la décantation de ce que l'on a mis dans son récit et le recul pour l'apprécier en surplomb est essentiel. Dans notre rythme dicté par l'instant et ses impériosités, paradoxalement, l'on doit se faire "un peu violence" pour lui laisser le temps de passer, de se passer, en fait de nous dépasser.

Quant à l'anaphore "Je suis l'eau", effectivement il y a là une prise d'option qui reste une affaire de goût...

Merci pour vos encouragements.
Bien amicalement.


Contribution du : 29/10 11:07:38
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Bonjour Vincente et merci pour ce retour.

Je comprends très bien ta démarche, du moins je m'imagine la comprendre et entends aussi ton propos concernant la "recherche poétique à tout crin". Il est évident, enfin me semble-t-il, que "se forcer" à quoi que ce soit en matière de littérature et de poésie s'avérerait soit contre-productif, soit artificiel ou tout du moins pas en accord avec soi-même. Tu noteras que mon intervention n'était en aucun cas un reproche, tout au plus une observation, une affaire de goût.
J'ajouterais pour finir que je me surprends à pointer de façon plus ou moins négative certaines choses chez les autres auteurs que je ne m'applique pas à moi-même, du moins des choses auxquelles je ne réfléchis pas tant ma façon d'écrire est assez à l'écart du calcul et que je me laisse très facilement emporté pas les mots. J'ai pris l'habitude d'écrire d'une certaine façon et je m'y tiens bon an mal an.
Bref tout ça pour te dire que ton style est très reconnaissable et c'est bien là le plus important selon moi.

Au plaisir.

Contribution du : 29/10 13:45:42
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Mohammad Al-Maghout
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Salut Pouet,

En écriture, j'avance comme toi "sans calcul", d'où mon choix de ne m'exprimer qu'en libre ou en prose, le fait que je me retrouve dans une configuration poétique est une résultante de mon expression et non pas une orientation originelle. Il se trouve que le domaine de la poésie est "permissif", j'en profite donc dans ce qu'elle a de plus délibérément généreux, c'est-à-dire le libre, voire la prose.
Je voudrais que le fond soit toujours prédominant, la forme pour moi n'est qu'un véhicule, mieux il "marche", mieux il dit ; les ressorts sémantiques et les choix formels ne devrait qu'être au service de leur fonction de transmetteur. A partir de la mise en forme conceptuelle du fond "brut de décoffrage", je place les mots qui lui donnent forme et me renseignent sur la pertinence de leur "explication". Le moment où il y a lieu de retravailler la "propreté" du texte n'intervient qu'en dernière phase.

Je pense en effet que notre démarche créative a beaucoup de points communs, alors ne t'inquiète pas, tes réserves ne me gênent pas et au contraire m'intéressent, je vois ainsi par nos quatre yeux, c'est donc mieux !

Tu auras compris qu'avoir un style n'est pas pour moi un but, mais une conséquence de ce choix d'écriture ; ceci dit, bien sûr, je suis content qu'il puisse avouer une singularité.
Merci Pouet, et au plaisir.

Contribution du : 29/10 16:11:10
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Salut Vincente,

je trouve -comme souvent- ton propos très intéressant, notamment concernant le côté plus "permissif" des formes "libres". Je suis parfaitement d'accord avec cela. De mon côté, j'esquisserais une légère nuance. J'écris pour ma part beaucoup en "contemporain", de façon assez personnelle et je trouve que la recherche de "sonorités" ou de "rimes" (qui ne le seraient pas pour des puristes) permet aussi "d'orienter", "d'affiner" son propos. Il est bien évident que, pour moi, une "rime" ne saurait prendre le pas sur le sens -le son au détriment du sens- mais il m'est arrivé lors de l'écriture de nombreux poèmes de m'apercevoir que le "vocable rimé" correspondait très bien à ma pensée, et que le choix plus large d'un autre indépendant du son ne me convenait pas plus. Ainsi je trouve qu'il y a une certaine "structuration", "orientation sonore", "proposition musicale" qui peuvent être parfois spontanées, intéressantes, instinctives et qui n’entravent pas la "liberté d'expression", qui "n'enferment pas". Parfois, de la "musique" du vers surgit le sens. Alors je suis encore loin de m'imposer un "carcan" classique, mais je peux aussi percevoir "l'intérêt" de ceux qui s'y astreignent. Je navigue donc un peu entre deux eaux, me débattant dans l'écume du son tout en "recherchant" les abysses du sens.

Bien à toi.

Contribution du : 31/10 08:11:38
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Salut Pouet,

Ce nuancement que tu signales, en soulignant ton souci de "travailler" le son au gain du sens dans ton écriture, que tu écris dans cette très jolie expression, " Je navigue donc un peu entre deux eaux, me débattant dans l'écume du son tout en "recherchant" les abysses du sens.", me parle et me plait tout à fait.
Cependant, ce que tu évoques est plus(+) dans une logique ayant trait au rythme et à la systématisation du son, et de son cadencement, que dans le fait d'avoir recours à l'enrichissement du sens qu'il permet. Cette histoire de construction systématisée que l'on trouve dans le classique est d'abord sa spécificité, toute formelle donc ; que cela corresponde à une "habituation" à des critères qui, au fil des ans, des cultures (critères différents selon les régions, les époques), permet un confort de lecture (et une difficulté d'écriture ; elle peut "amuser" les puristes, je le conçois) et qu'au final, elle atteigne une beauté formelle qui profite au sens dans les meilleurs réussites, nous sommes bien d'accord. Si le "carcan" a la vertu du délice, pourquoi ne pas s'y essayer… il n'y a pas de mal à se faire du mal si c'est pour notre bien, et que l'on ne s'y abîme pas.

La musicalité adroite de jeux sonores apporte saveurs à l'oreille et couleurs au sens, en poésie plus qu'ailleurs, le sensitif est mis en avant pour faire lit à l'émotion, ils sont pour moi donc très important pour transmettre le "message" d'un poème. Par exemple, je viens d'avoir un poème qui n'a pas été retenu sur Oniris, il présentait des allitérations qui entendaient accentuer une exacerbation de l'état d'esprit du narrateur, ils ont été jugés "pesants" par le comité éditorial (au point d'être rebutants donc !) ; mais je suis d'accord avec cela, ils sont "pesants", c'était leur destinée, et je l'assume ; en fait je suis prêt à prendre ce risque dans ce sens pour Le sens. Dans mon avant-dernier poème paru, L'outre-passage, j'avais également appuyé pas mal dans ce penchant, ça a plutôt plu.

Pour revenir à la façon d'introduire des musicalités bénéfiques dans un poème, je pense, que leur situation dans le vers ne doit pas être en effet "innocente". En prenant la voie du final régulier en classique, voire en contemporain pour toi, l'on perd la possibilité de "faire saillir" l'harmonie des enchaînements rimés par rapport à d'autres plus modestes, voire plus mornes ; dans le libre, rien "n'interdit" d'y avoir recours dans les passages opportuns.

Amitiés

Contribution du : 31/10 09:42:08
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Re : Remerciements pour Flamme d'eau
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Oui, je ne saurais m'exprimer aussi adroitement et spécifiquement que toi.

Mais mon propos était bien de dire qu'un mot venant "à l'oreille" sans "travail" particulier, de façon spontanée, instinctive, une "rime" en quelque sorte peut très bien correspondre parfaitement au sens qu'on veut donner à un vers. Je plaçais donc la musicalité au cœur du sens et à son enrichissement. Comme une correspondance cachée, un appel phonético-sémantique. Quelque chose d'un peu mystérieux, un écho de masque tombé, un discret maquillage sonore -eye-liner de cécité du dire.


Sinon, j'avoue que me soumettre à des règles strictes (poésie classique) ne m'attire pas plus que cela, principalement par fainéantise, ne pouvant réellement concevoir mon plaisir d'écriture que dans une certaine forme de dilettantisme, de -sans barrière- en revenant toujours à ce sentiment de "liberté" réel ou supposé, ma "vision" de la rime étant encore une fois bien plus spontanée que recherchée. Je ne passe pas des jours sur un poème personnellement, quelques heures tout au plus. C'est ainsi que je "procède" depuis mes treize ans, donc maintenant 25 ans... :) Le "travail" sous-tendu par le "classique" me fatigue rien que d'y penser... Mais le "cadre" comme espace d'ouverture ne me semble pas si antinomique que cela.

Contribution du : 31/10 10:00:54
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Mohammad Al-Maghout
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