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1 Utilisateur(s) anonymes
Remerciements pour les commentaires du Dîner |
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Onirien Confirmé
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01/01/2025 23:36 Groupe :
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Merci au comité éditorial d'avoir inclus ce texte dans le catalogue d'Oniris.
Je dois une plume aux commentateurs : Le meilleur compliment, celui qui va au cœur, vient de SQUEEN. Merci Donaldo75 pour votre analyse, et pour avoir trouvé l'écriture efficace. A Passant75, je dirais que je suis d'accord avec le sens de ce que j'envisage comme une parabole : un deuil impossible, plus exactement, je crois, un deuil refusé, car il est trop soudain. Peut-être Jeannot aurait-il dû parler aux meurtriers mais, rentré en lui-même, il n'entend que la table parlante. Eskisse, merci de votre passage, également. C'est une bonne idée à laquelle je n'avais pas pensé, que le défilé figure un convoi funèbre. Ce cortège est une corruption du convoi funèbre. Les allusions au dîner sont multiples. Dans le dialogue initial, il est question de savoir quoi manger au dîner. Puis Capucine le prépare, mais n'y touche pas : ce sont ses meurtriers de Capucine qui le mangent, sans toucher au petit pot de beurre, qui est probablement tombé des mains de Capucine lors de son meurtre. Le canard même qui est cause de la dispute entre voisins concerne la nourriture. Après la mort de Capucine, dont la transformation en nourriture est suggérée par la cathédrale, et dont le cadavre est oublié, Jeannot n'a pas envie de toucher au petit pot de beurre qui symbolise une concession qu'il a faite à Capucine, ainsi que leur amour du moins leur union. C'est le refus de manger qui enclenche la course à la mort, mais aussi le refus de voir le cadavre et de commencer à prendre conscience de la mort de Capucine. Il reste un dernier espoir : la cathédrale Sainte-Marie de la Providence prend la parole pour les inviter à entrer et à partager le corps du Christ, c'est-à-dire encore de la nourriture, sous forme d'hostie, équivalente à la chair humaine de Jésus (transsubstantiation eucharistique). Il s'agit d'un dîner mais aussi de la convivialité qui manque cruellement au cortège. Hélas, quelqu'un dans le cortège exprime et continue le refus de vivre de façon automatisée. C'est un conte sur la destruction du lien, ce lien qu'un dîner pris ensemble aurait pu réparer. La destruction est en germe dans le machisme traditionnel de Jeannot et la soumission de Capucine, mais surtout dans la dispute au stylet entre les voisins. A noter que Capucine est bouc émissaire : sa mise à mort réconcilie les deux adversaires. Jeannot est victime aussi, mais au lieu d'accepter de rester avec eux, il les met dehors.
Contribution du : Hier 23:31:12
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