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Remerciements pour les commentaires sur « Printemps frais »
Chevalier d'Oniris
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27/09/2014 00:27
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Je sais pourquoi j'écris. Ce n’est pas une distraction, un passe-temps, je n’ai plus d’activité professionnelle pour raisons personnelles ; et comme je l’avais affirmé dans l’un de mes textes présent dans le catalogue de ONIRIS « Les météores » : J’écris parce que je ne sais pas quoi faire d’autre pour me sauver des peurs qui m’anéantissent.

Ce n’est pas une figure de style, c’est une nécessité. Écrire me donne un sauf-conduit, un permis de vivre mieux l’instant d’après.

Je sais pourquoi j'écris et je sais aussi que je ne publie pas pour plaire. Mais certains retours sur le texte « Printemps frais » ont sérieusement remis en question mes bases. Je m’explique.

Lorsque j’écris « je ne publie pas pour plaire » cela n’implique pas l’indifférence aux retours que je lis et demandent parfois autour de moi auprès de mes amies, de mes amis.

L’avantage pour celles et ceux qui me lisent (mais qui peut se muer en inconvénient) est qu’ils et elles me connaissent et commencent à connaître mon vocabulaire, ma langue, mon écriture comme : l'absence de ponctuation (souvent reprochée sur ONIRIS), les néologismes, les inventions de verbe, de mot, l’absence de rimes (si elles existent c’est qu’elles s’imposent).

Je m'attelle à forger depuis près de 40 ans une langue, une écriture, un vocabulaire poétique (sans prétention) qui défrichent des buissons de ronces pour atteindre un objectif qui s'éloigne à mesure que je tranche, mais c'est mon idéal, mon moulin à moi. 

Il est vrai que je demande un effort au lecteur, à la lectrice. Il est vrai que mes textes ne s’offrent pas à la première lecture, je suis même consciente qu’il m’arrive parfois d’avoir cette impression de rechercher une obscurité pour cacher (me cacher ?) mes véritables intentions. Et encore, je ne propose au comité de lecture de ONIRIS que des textes que je pense susceptibles d’être acceptés.

Et c’est le point que je voulais éclaircir auprès de vous : mon écriture m’implique dans ma chair. L’acte d’écrire me fait aussi mal qu’il me délivre.


Sur ce, je veux remercier tous les contributeurs et contributeuses qui ont lu mon texte et laissé un commentaire, cela revêt une importance que vous n’imaginez pas.

J’ai osé penser que certains et certaines d’entre vous ont plus ou moins saisi mon entreprise comme : Cyrill, EtienneNorvins, Polza. Myndie, Larivière. L’absence de ponctuation (récurrente dans mon vocabulaire) est un choix pour mettre en valeur le rythme, la musique… La lecture peut en devenir fastidieuse, je le reconnais, mais je ne recherche pas la facilité, je cherche quelque chose que je ne trouverai sans doute jamais.

Des vers comme :
« L’héritage est volée poussière / avant lever des soleils fous » m’est d’une grande clarté. Inutile de s’accrocher à un passé révolu, l’à-venir est seul gage de promesses.

« Quand roule éprise l’amoureuse... », même si elles sont belles, transgressives, les amours sont passagères et parfois source de chagrin.

« Si chaîne étamée close en paix... » ne croyez pas que vous êtes libre, le Printemps est lui seul signe de renouveau.

« Mordez la main, soyez féroce... » est une adresse : à moi-même, aux forces naturelles mais aussi au lecteur.

Polza, votre lecture me conforte dans mon travail de recherche poétique.

Myndie, tu cites deux auteurs de chevet (Michaux et Eluard : je relis actuellement « Capitale de la douleur » !), liste trop longue à laquelle j’ajouterai René Char, Rimbaud… Et tu mets l’accent sur l’idée force des contraires, une étoile qui me guide.

LeChevalier, Passant75, Provencao, rendu, je comprends votre réticence, votre pas d’écart : je ne suis pas adepte de la versification académique, de la phrase scolaire : sujet, verbe, complément. Il m’arrive de commettre ce genre de poésie, par distraction, délassement, mais elle ne correspond pas à qui je suis. Il n’existe pas une poésie. Le rythme, avec la musique, sont mes rails. Quant à la beauté, cela se discute.

Ce texte est une tentative de renaissance poétique tirée d’expériences personnelle, écrit dans un vocabulaire, une langue, que je forge depuis des années et qui m’appartient.

Et contrairement à ce que j’ai pu lire en commentaire : « … vers jetés à l'emporte pièce », j’ai ouvert ce texte en 2020. J'ai commencé à travailler sérieusement dessus en 2022 pour ne plus le lâcher. C'était ma tâche quotidienne, parmi d’autres. 

En 2025, j'ai considéré avoir poussé le travail d'élagage à son terme pour un résultat qui correspondait aux contours de mon projet - sans doute perfectible, sans aucun doute, mais je ne trouvais pas d'autres voies. J'ai réalisé quelques changements avant de le proposer.

J’aime à penser que l’obscure clarté qui me guide trouvera son chemin, un jour…

Contribution du : Aujourd'hui 13:54:28
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Re : Remerciements pour les commentaires sur « Printemps frais »
Expert Onirien
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08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
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Merci pour ce retour sur commentaires d'une grande richesse et d'une grande confiance envers nous tous et nous toutes...

Vous écrivez avec le sang bleu de vos veines, c'est tout à votre honneur, même si ça doit sûrement faire mal...(je ne plaisante pas, pour une fois !)

Contribution du : Aujourd'hui 14:50:18
_________________
« Deviens ce que tu es »
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Re : Remerciements pour les commentaires sur « Printemps frais »
Maître Onirien
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31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
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Bonjour Pussicat,

Merci infiniment pour ce retour si sincère et éclairant. L'écriture comme « sauf-conduit », c'est une définition magnifique et douloureuse ; on la ressent dans ta poésie qui, certes, ne cherche pas la facilité, demande un effort, mais c'est précisément ce qui fait sa force et sa singularité.
Je suis ravie que mon clin d'œil à Éluard et Michaux ait résonné avec tes lectures et si je peux me permettre : continue sur ta propre route, ta voix poétique est précieuse.

Contribution du : Aujourd'hui 14:56:54
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
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Re : Remerciements pour les commentaires sur « Printemps frais »
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
26/12/2025 17:32
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Bonjour et merci de ce retour qui ne me surprend pas vraiment. Pour autant, voudriez-vous nous dire ce que signifie « la Pétarque » dans votre langue ? Avec un autre utilisateur, nous nous sommes bien remué les méninges en tâchant de comprendre.

Contribution du : Aujourd'hui 16:17:53
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