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Retour de flânerie parisienne et remerciements
Maître Onirien
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31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
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Tout d’abord un grand merci au CE qui a accepté de publier ce texte, ainsi qu’à celles et ceux qui sont passés le lire et encore plus l’ont commenté. Merci à tous pour votre implication.


Passant75 : Merci beaucoup pour cette lecture attentive et si fine, particulièrement à voix haute (le plus beau compliment pour une prose qui cherche son rythme). Vous avez parfaitement saisi le jeu des sonorités : Je n'ai pas de soeur Anne ^^ mais cette déclinaison en « -ane » n'est pas tout à fait un hasard... C'est le fil rouge d'une déambulation où les mots font écho aux pavés. Ravie que vous vous soyez laissé bercer par cette musique parisienne.

Rendu : Vous avez été sensible à l'image de La Seine qui se pommelle ; c'est une image qui me tenait particulièrement à cœur pour traduire ce glissement vers la mélancolie. En réalité, je ne regrette pas les temps révolus. C'est surtout que j'ai une imagination et des émotions qui me dépassent bien souvent. Paris change, c'est vrai, mais la littérature et la poésie nous permettent de garder les clés de toutes ses époques. Je suis heureuse que cette balade vous ait plu.

Polza : Quelle belle analyse, lumineuse et détaillée ! A part peut-être ma motivation pour le choix du passage Sainte Anne, tu as décortiqué le texte avec justesse, de la dualité des rimes (-ton/-ane) jusqu'à la résonance luxe/lustre. Et, comme tu l'as précisément relevé, c'est un clin d'œil au Paris des passages qu'Aragon aimait tant. Quant au « micheton », il fallait bien une petite touche de titi parisien pour bousculer le luxe de Saint-Germain ! Merci pour le décodage et pour le partage musical !

LeChevalier : Vous avez l'oeil juste et je plaide coupable ! J'ai joué à déguiser des rimes et des alexandrins, surtout pour le rythme et la musicalité qu'apporte ce que vous appelez « prose ornée ». Je ne suis pas plus parisienne que vous mais j'aime les villes. Elles m'apportent des sensations différentes de la nature mais sans aucun doute autant d'émotions. Merci pour ce commentaire très intéressant et pour la suggestion de lecture.

marcolev : Quel plaisir de lire que cette déambulation n'est ni un cliché, ni une carte postale figée ! « Elle décrit Paris comme un théâtre humain ou s'entrelacent la mémoire et le passé. » C'est ça, un théâtre humain permanent et j'ai voulu que le passé et le présent s'y croisent et insufflent leurs ambiances différentes et leurs émotions particulières. En tout cas merci pour avoir apprécié autant la balade que la ballade !

BlaseSaintLuc : Je ne sais pas trop quel sens à donner à ce «romancière pur jus d'encre de Chine ». mais j'apprécie avec le sourire ton coup de griffe au Paris de Netflix ! Tu as raison, tant qu'il nous restera de l'encre de Chine, résistons ! Et si l'envie t'en prend, n'hésite pas à faire grincer et chanter le trottoir ! Merci à toi pour cette haute appréciation.

Cyrill : Je te dois un immense merci pour ce commentaire d'une incroyable profondeur. Déjà je suis très touchée par cette référence à Modiano (pur parisien lui), je n'avais pensé qu'à Aragon mais quel plaisir et quel honneur ce petit morceau de ton commentaire ! Ensuite associer cette flânerie à à l'atmosphère d'« Ascenseur pour l'échafaud » (Jeanne Moreau marchant la nuit sur le saxo de Miles Davis... quelle image sublime !) me touche énormément.
Tu as bien défini ce qui sous-tend la déambulation : « le plaisir doux-amer de remonter le temps. » et mon intention d'ancrer le mythe littéraire et cinématographique dans une ville bien réelle, sans en faire un guide touristique.
Encore un point et non des moindres, tu as apprécié « la saveur argotique d’un Léo Ferré ». C'est évidemment le but recherché avec ce fameux « escher le micheton ».
Mille fois merci pour avoir si bien ressenti ce « sanglot à rebours ».

Larivière : Salut Lari ! Merci pour ta généreuse appréciation. Je suis ravie que tout ait fonctionné à tes yeux, sans tomber dans le « cliché et des images de carte postale un peu mièvre » ; c'est le Paris que j'aime arpenter, qui me raconte ses histoires et me rappelle ses mythes mais où je ne saurais vivre. Et comme c'est quand même un défi d'en parler sans être étouffé par les fantômes, ton commentaire me confirme que le voyage en valait la peine.

Mokhtar : Merci pour vos nombreuses « deux ou trois lectures »!^^ C'est un plaisir pour un auteur de voir son texte lu avec autant d'attention, et une récompense de savoir que la première lecture vous a entaîné au milieu de ses fantômes, dans une grande parade nostalgique.« Ces assonances rythment le pas, battent le pavé, comme dans une litanie accompagnant le cheminement du narrateur. » Vous avez parfaitement saisi l'intention de cette musicalité interne et le jeu des assonances, cette litanie qui cherche à reproduire le rythme même de la marche.

Damy : Bonjour Damy ; merci infiniment pour m'avoir suivie au pas et pour m'avoir dit cette émotion si intense au cours de cette promenade à la « mélancolie envoûtante »
Ce retour me va droit au cœur.
Merci pour tes mots gratifiants et à bientôt (au détour d'une autre rue de papier?)

Un immense merci à chacun d'entre vous pour avoir chaussé vos baskets de lecture et m'avoir accompagnée dans les rues de ce Paris de papier. Tous ces retours ont été, comme à chaque fois, d'une grande richesse. Qu'il s'agisse de débusquer les rimes cachées, de capter la mélancolie de la Seine ou de convoquer les fantômes d'Aragon, de Modiano et de Miles Davis, Vous avez donné à cette déambulation parisienne son plus bel écho. Au plaisir de lire vos propres textes et d'échanger à nouveau avec vous !

Contribution du : Aujourd'hui 16:03:04
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
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Re : Retour de flânerie parisienne et remerciements
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
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Myndie a écrit :


Polza : Quelle belle analyse, lumineuse et détaillée ! A part peut-être ma motivation pour le choix du passage Sainte Anne


En première idée, j’ai pensé que tu avais choisi ce passage par rapport à Baudelaire…

Merci pour ce retour sur commentaires détaillé et individualisé

Contribution du : Aujourd'hui 17:13:08
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